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So I Chained Myself To A Friend ft Eléna

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Dim 11 Juin 2017 - 1:46
Andrea Marcello
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So I Chained Myself To A Friend




 J
'avais toujours aimé ma vie. Même être orphelin de père depuis ses 4 ans, même avoir été délaissé par ma mère au profit d'une nouvelle famille, d'une petite demi sœur, même être incapable de se projeter dans une quelconque vie maritale à cause d'elle, même le danger, la tension inhérente à être un Gambino... Non cela ne lui faisait pour pour autant cracher sur ce que la vie lui a apporté. Il avait été sauvé par Ettore et Girolama qui lui avait offert bien que tardivement un vrai foyer, pas juste une maison où il était vu comme le boulet qui ramenait toujours vers la Cosa Nostra. C'était ce qu'il avait toujours l'impression d'être, gamin, celui qui l’empêchait de profiter de la mort de son mari dignement. Mais même veuve, une femme de la mafia sicilienne ne pouvait s'enfuir, surtout pas avec un  fils, pas chez les nous. 

Alors oui même quand petit on m'avait appris à me battre, à être attentif au moindre danger autour, à ne pas faire confiance facilement aux étrangers de notre société, même si sans jamais avoir pressé la détente, je savais le bruit d'un flingue qui claque, oui même ainsi, j'estimais être chanceux. J'appartenais à quelque chose de grand, même en tant qu'associé je savais m'en contenter. C'était plutôt Luciano qui voulait me faire monter en grade. L'idée ne me déplaisait pas sauf que pour cela je devrais me marier . Que faire à ce moment là ? Prendre une femme à mes filets dont je n'aurais strictement rien à faire, une femme d'une autre famille sicilienne sans doute, la faire vivre dans l'inquiétude ou l'espoir que je puisse mourir ? La rendre aigrie comme le fut Virginia, ma très chère maman. Ou alors impliquer dans une vie, parfois trop sombre, une femme que j'aurais pu aimer ? 

Non je n'aurais pu supporter de voir une femme comme Elena, fraîche , pleine de vie, car c'est comme ça que j'aurais imaginé celle qui aurait partagé ma vie, s'éteindre auprès de ma famille. Non pas que ses membres n'ouvriraient pas , pour la majorité, grands les bras à la femme qui aurait mis les fers à leur impossible de dragueur de cousin. Mais nous étions des Gambino, la Cosa Nostra n'était pas juste un belle idéal lointain. Non elle faisait partie de nos vies quotidiennes.Et elle prenait le visage de la peur de perdre nos proches, et de la rage de tout faire pour que ça n'arrive jamais. Elena avait ses propres combats … Jamais je ne lui ferais subir ça. Elle aurait été capable de s'inquiéter vraiment pour moi.Même le fait qu'elle fréquente Bianca me faisait parfois peur. Mais j'aurais été un égoïste complet si  j'avais tenté de les éloigner . Je les aimais toutes les deux et elles s'étaient bien trouvés, se faisaient du bien. De plus je savais que jamais ma petite cousine ne l’emmènerait trop loin dans nos histoires de famille. J'aimais ma vie... mais je ne la souhaitais pour autant à personne... surtout pas à celle qui me la rendait un peu plus belle. 

Un sms de sa part pendant que je travaillais et j'avais envie de tout lâcher pour aller la retrouver.   Dés qu'elle entrait chez moi et posait ses livres pour étudier, je manquais de rester à la regarder répéter ses cours à voix basse. Elle me distrayais de tout, même quand elle n'était pas là.  Nul doute qu’après cette nuit elle serait on ne peu plus capable de me couper l'envie d'en voir d'autre dans l'immédiat. Je voulais garder son odeur, ses marques sur moi le plus longtemps possible  sans que des femmes inutiles ne tentent de les effacer. 

Ma jeune et sublime nouvelle maîtresse continua de vouloir me garder immobile . Si seulement elle savait les bouleversements qu'elle provoquait dans mes veines. Un regard incendiait mes reins qui crevaient déjà de se déchaîner en elle de nouveau, mes doigts voulaient s’entremêler aux siens encore. Et de matière plus terre à terre , elle faisait bouger une partie de moi même bien trop réactive ce soir auprès d'elle. Non pas que je ne sois pas capable d'habitude de résister toute une nuit mais tout de même... le moindre frottement me donnait tellement envie d'elle que ça en devenait indécent, même pour moi ! 

Et comme si elle doutait de mes capacités à ne pas la caresser , et cela à juste titre , elle emprisonna mes mains. Je ne voulais pas lui dire qu'avec un simple coup de pression j'aurais pu me libérer et prendre ses jolies hanches pour les plaquer aux miennes. Pourtant quand elle posa sa joue sur mon torse j’eus une envie irrépressible plus innocente. Juste lui caresser les cheveux tendrement en murmurant que j'aimais ce moment , que j'aimais l'avoir avec moi, que je craignais qu'elle entende dans mon cœur des choses que je ne voulais même pas me dire à moi , que je l'adorais elle... Tant de choses trop intimes, trop dangereuses.

Elena débuta une série de caresses qui aurait presque pu me faire perdre le fil de mes pensées si celles ci n'étaient pas de toute façon attachés si étroitement à elle. Tout en gardant mes mains en dehors du jeu j'embrassais tout de même son front quand elle passa à porter de lèvre. «  Tu sais pour un service nocturne, les couples avec des fringales après le sexe c'est toujours mieux qu'une soirée beuverie d'étudiants. Et puis il y a aura toujours un mec boutonneux qui s'empressera de venir pour espérer voir un petit bout de peau de la gonzesse en question. Saches d'ailleurs que tu as interdiction de lui montrer quelque chose ! Ton corps m'appartiens pour la nuit et je partage jamais ... »

Je mordilla son oreille , la tirant comme un petit cabot mauvais avant de rire . Mon pouce dessina de petits cercles sur la peau de sa main pour lui rappeler ce que ça pouvait être de les sentir sur elle . «  Qu'est ce que je dois faire pour avoir un baiser ? Car tes lèvres me manquent là... » murmurais-je avec un sourire presque enfantin . Ses cheveux retombaient en cascade sur ses seins et mon torse, me faisant  mordre mes lippes pour ne pas la faire basculer dans une position compromettante.







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Dim 11 Juin 2017 - 1:46
Eléna Gariano
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L’instant de calme, de paix simple entre deux adultes qui viennent de passer du bon temps, voilà une première. Mais je me gardais bien de me lancer sur des sujets bateaux, entendus ou lus dans certains ouvrages du genre que toutes les filles s’arrachaient, se passaient de main en main en mode je suis folle de ce livre. Non j’étais juste moi avec mes petites gamineries folles qui me demandaient d’écouter son cœur ou son souffle, de tester sa capacité physique aux chatouilles ou simplement m’embrumer de son parfum d’après ébat certaine que celui-ci ne serait plus jamais à ma portée. Je tachais au mieux de ne pas sentir mon cœur se briser à l’idée qu’un moment ou un autre on sortirait de ce monde entre deux. De cette chambre et qu’on devrait reprendre nos vies comme par le passé sans aucune appartenance. La simple idée de ressortir en soirée le voir allumer une autre et déposer un baiser sur ma joue en me disant qu’il filait me tordait les entrailles. Mais c’était le contrat et je ne pouvais plus en négocier les closes.  

« J’ai le droit de marchander de nouvelles closes pour les baisers ou mon corps à recouvrir avant la livraison ? humm… » Je glissai mon doigt sur mon menton, glissant ma bouche sur le côté pour prendre un air des plus réfléchis qui n’avait rien de naturel et d’un bond m’assis à côté de lui le détaillant allongé. Ma main se glissa de son cou à son torse dessinant quelques courbes entre ses poils et s’attardant un instant sur ses tétons alors que son corps était à moitié sauvé de sa nudité par la couette. De mon côté ma poitrine glissait sous mon épaisse chevelure brune en cascade encore humide par endroit. Me mordant les lèvres, je glissai mon index autour de son nombril et remontai mon regard sur son visage pour plonger dans ses iris.

« Je veux choisir le lieu notre week-end et je veux t’attacher à ce lit. Tu me laisse la main et je te donne en échange tout ce que tu désire dès l’instant où je te libérerai, et j’ajoute les closes baisers et appartenant de mon corps jusqu’à la sortie de l’hôtel au contrat. » Marchandais-je avec le roi du marchandage, voilà qui était risqué, le pire c'est que j’y prenais plaisir.

Ma main remonta sur son ventre, ses épaules, mon index fit glisser son ongle sur les marques rougies de notre étreinte et je dû me faire violence pour ne pas oublier mes petites idées. Me penchant sur le côté je plaçai ma main sous ma tête en soutien et avançai mon visage au plus près de sa joue et de ses lèvres tentatrices.

« Quelles sont vos contre-offres, maître ? » Murmurais-je au plus près de son visage sans toutefois me laisser sombrer à l’embrasser ou le toucher.


parole : #9966ff


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Andrea Marcello
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 S
i j'avais eu le droit de tenter de déstabiliser les gens ainsi pendant mes procès, nul doute que j'aurais déjà officié à la cour suprême . En quelques heures Elena avait déjà mémoriser le pouvoir qu'une femme pouvait avoir sur un homme. Elle avait déjà appris que, nous, pauvres bêtes sexuelles, étaient bien trop enclin à ne plus réfléchir quand il s’agissait de tenir entre nos bras une femme que l'on désirait vraiment. Et Dieu m'en préserve, mais je voulais tellement l'avoir contre moi que je devenais bien trop prompte à lui dire oui. Sa pose de fausse écolière à la recherche de la meilleure façon d'échapper à une punition me fit rire... et frémir quand son index avait, quant à lui trouver le meilleur moyen de me faire succomber. 

Chaque endroit où ses caresses passaient sembler avoir été chauffés au fer blanc et en redemander encore et encore. Je soupira et mon abdomen eu un soubresaut quand elle s'approcha de mon nombril. Je fis claquer ma langue à l'écoute de la suite de son chantage. « Tu sais que tu as pourtant déjà venu ton âme au diable ? Pourquoi je te permettrais de marchander ce qui m'appartient déjà ? » J'haussais un sourcil pourtant , curieux de ce qu'elle allait me proposer, sachant que même si je devais lui dire non... je ne m'attacherais pas assez aux clauses d'un contrat pour m’empêcher de la toucher autant que mon corps et mon cœur me le réclamerait. Je lui laissait juste le loisir de le croire, et de se croire capable de se refuser à moi.

Ses conditions pourtant furent loin de déplaire à une partie de mon imagination . Être totalement à la merci d'une femme n'était pourtant pas vraiment un de mes fantasmes. Mais il s'agissait d'Elena.Alors pourquoi pas ? Ma virilité ne s'en porterait pas soudain plus mal. Et il fallait bien lui apprendre que quand il s’agissait du plaisir charnel il fallait se montrer ouvert d'esprit, dans les limites que Dieu et les lois siciliennes régissaient bien évidement. Ou avais je juste envie que la frustration qui en découlerait me serve du plus merveilleux des prétextes pour lui faire subir quelques délicieux outrages qui lui ferait perdre l'envie de jouer à la plus maligne avec moi ? 

Comme pour me rappeler ce que je risquais de perdre selon elle, elle m'offrit la proximité de ses lèvres sans me les offrir, elles. Son souffle sucré et chaud passait sur ma bouche légèrement entrouverte par le besoin de faire le plein d'air, le plein de son oxygène. Sans oublier ma promesse de garder les mains au dessus de la couette, je profitais que son buste soit totalement à découvert pour frôler de ma paume sa hanche , allant avec tendresse jusqu'à la naissance de sa cuisse plusieurs fois d'affilé avant de la plaquer sans crier gare, plus proche de moi. « Ok pour le week end... Mais garde à toi si tu me traînes dans une colonie d'hyppies ! Et garde à toi aussi quand tu me détachera. Tu ne sais pas encore tout ce qu'un homme peut faire à une femme sous le coup du désir, surtout si il veux faire monter crescendo le plaisir entre lui et sa maîtresse. Alors voilà ma contre proposition ... » 

Je claqua sa fesse avec fermeté en me réjouissant de pouvoir à mon tour y mettre mon grain de sel. « Cela ne serra pas juste cette nuit... Tu veux un week end avec moi ? Acceptes l'idée que maintenant j'aurais toujours envie de toi et qu'au premier signe de ta part , je fondrais sur ta bouche, t'attacherai au barreau de mon propre lit pour des heures entières, que je n'épargnerai plus aucune de tes pudeurs quand nous serons seuls... Alors sûr de vouloir signer ? » J'allais trop loin, cela ne devait etre qu'une nuit mais j'étais tellement certain  qu'entre nous cela ne suffirait pas que j'étais prêt moi aussi à vendre à mon âme. Je comptais de toute façon sur mon ange pour l'arracher de l'enfer en un sourire. 






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Voilà qui changeait tout, pour une nuit changée en week-end, je me vendais à son bon plaisir à tout moment par la suite, en somme je passais de meilleure amie à plan cul régulier, bizarrement cela ne me dérangeait pas autant que les mots qui en donnaient la signification. Je me cabrai doucement sous ses crasses, son emprise sur moi était impitoyable, plus brûlante encore que j’accepterai de l’admettre, mais qu’importe tout ceci était à mon avantage, car l’un dans l’autre je pouvais l’avoir à nouveau entre mes mains.

« Dans ce cas je veux une close d'exclusivité. Si contre un week-end tu me change en jouet régulier, je ne veux pas d’autre femme dans tes bras entre moi et moi, car tu sais d’avance que de mon côté je ne suis pas femme à cumuler les conquêtes. Donc en somme, tu arrêteras tes petits jeux au moment où tu en prendras une nouvelle, ce qui ne me place pas en couple moi non plus mais qui rendra caduque notre pacte dès lors que tu en auras touché une autre de quelques façons que ce soit même des plus banales tel qu’un baiser. A prendre ou à laisser au simple week-end et on en parlera plus. » Dis-je plus intransigeante que jamais. Mes jambes remontaient doucement la couette sur nos deux corps réduisant son champ de manœuvre. Quand un double toc toc se glissa sur la porte et qu’une voix masculine clama un room service, je ne le relâchai pas pour autant.

« Non, non, tu prends ou tu ne laisses pas en pause le serveur pour que tu m’entourloupe. » Dis-je attrapant sa bouche pour la mordre et me laisser retomber sur le coussin auréolé de mes cheveux bruns. Mon regard fixé sur le siens attendant qu’il réponde par la positive ou la négative.

« Décides-toi il va rentrer en pensant qu’on est dans la salle de bain et je suis totalement offerte à sa vue, je te rappelle. » Dis-je un sourire provocateur sur le visage.


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 J
'attendais sa réponse mais je n'aurais cru qu'elle allait continuer à négocier comme si sa vie en dépendait. L'exclusivité ? La fidélité ? Autant de mots qui provoquaient chez moi un frisson d’inconnu des plus déplaisants.Je n'étais absolument pas prêt à ça, du moins pas si on me le demandait. Quelques minutes avant l'idée de toucher une autre femme me paraissait une perte de temps, et même si j'en avais pas plus envie maintenant j'avais du mal à accepter que cette décision ne serait plus mienne . Que je devrais ce bouleversement à une clause de contrat. C'est un peu comme un gamin qui prit d'une folle envie de ranger sa chambre, une fois qu'on lui demande, se met souvent à gueuler et refuse obstinément d’obéir. Même en tant qu'homme de 27 ans j'avais parfois ce gamin en moi, qui n'aimait pas devoir obtempérer. Je me mis donc de mon 1m90 , allongé tel Marc Antoine face à sa Cléopâtre, à bouder . 

Comme elle le vu arriver de loin, quand on toqua à la porte je voulu échapper à la réponse pour bondir sur mes pieds . Elle me rappela aussitôt à l'ordre me faisant sourire au vue de la rapidité où elle attrapa mes lèvres sans vraiment me donner ce baiser qui était le cœur du marchandage. Pourtant j'en avais toujours envie.C'était ça le soucis, elle me faisait tourner en bourrique mais j'avais toujours autant envie de l'embrasser , de la serrer entre mes bras. De ma libido j'avais l'habitude, de vouloir cajoler une femme juste pour le plaisir de la voir détendue, sereine, en confiance avec moi, ça c'était original.Alors au final pourquoi lui refuser ce que je lui aurais déjà offert ? Par esprit de contradiction ? Pour avoir l'impression de toujours avoir le dernier mot ? Je n'avais pas envie de salir ce qu'on vivait en allant vers un bête plan cul ,où nous chercherions à faire plier l'autre ou pire le modeler à l'inverse de ce qu'il était. Sauf si c'était dans le cadre d'une position du Kamasutra, ou si c'était modeler à l'aide de ses paumes caressant tout son corps...

C'était à moi de choisir... la belle affaire. A mesure qu'elle se dissimulait sous la couette , je remontais la main vers son épaule, son cou pour se poser sur sa joue quand elle finit de se jouer de moi en s'attaquant à ma jalousie maladive. Car oui même si je savais d'autant plus aujourd'hui qu'elle était une femme bien, qui ne multipliait pas les conquêtes comme moi, qu'est ce qui l’empêcherait d'aller comparer désormais ? Si je ne lui disais pas oui maintenant, alors un groom aurait la pleine vue sur ses courbes que je ne voulais que pour moi . Si je ne lui disais pas oui alors demain elle irait peut être voir un autre, Jethro, un de ses mecs qui gravitaient autour d'elle pour soit disant l'aider dans ses recherches, ce Adam là, ou bien juste un petit pilier de comptoir qui prendra sa curiosité pour une affaire conclue ? Au final moi je savais que tant que je ne serais pas repu entièrement de sa peau, je n'irais pas en voir une autre mais rien ne me disait que l'attraction qu'elle exerçait sur moi était réciproque . 

«  C'est ok... j'en toucherais pas d'autre... Mais toi tu ne te met plus en danger comme tu t'es mise ce soir ! Et si j'apprends que c'est toi qui te laisses peloter par un autre... Alors tu sauras ce que c'est qu'un sicilien en colère . » Je posa mon front contre le sien avant de prendre à mon tour les pans de la couette pour l'en couvrir totalement avant de soupirer « Tu vas me rendre fou... alors avant que tu me force à t'écrire tout ça sur papier en lettre de sang, puis je aller ouvrir à ce pauvre type qui a raté l'ocaz de sa vie ? »  






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Les secondes passaient et j’aurai voulu me fondre dans les ressorts du matelas, me cacher, sérieusement qu’est que je suis en train de faire, je me vends comme une vulgaire rien, juste pour un peu de lui ? Dans les deux cas rien qui m’offrait un avenir, m’offrir jusqu’au jour où il se lasserait pour en toucher une autre ? Ma mère aurait honte de moi, mon père me renierait à jamais et… je tachai au mieux de ne rien montrer de mon émoi, le laissant réfléchir à mon offre, alors que les secondes hurlaient la venue du garçon de service. A mon soulagement il me recouvra et je poussai un soupir de soulagement qu’il pouvait prendre comme un rire étouffé.

« Tu vas me rendre fou... alors avant que tu me force à t'écrire tout ça sur papier en lettre de sang, puis je aller ouvrir à ce pauvre type qui a raté l'occase de sa vie ? »

Je me repliai doucement, prenant conscience de mes mots alors qu’il n’était plus à côté de moi, comme si son absence me plaçait face à moi-même, à celle que j’étais à présent, ou serait pour lui et au yeux des miens s’ils pouvaient me voir, un bref instant ma gorge se serra alors que je pouvais l’entendre bouger dans la chambre sûrement à la recherche d’un couvre-chef bancal. Ma main se glissa sur ma bouche pour contenir un okay perdu entre peine et douleur de réaliser que je ne valais plus grand-chose, je venais de m’offrir comme une fille de rien, à devenir le plan fesses de mon meilleur ami, jusqu’au jour où il trouverait mieux, voilà ce qu’il restait de la pure et vierge mexicaine que mes parents avaient mise au monde et éduqué en travaillant des heures et des heures pour lui offrir un avenir, le droit à des études dans une école privée et un possible chemin qui n’avait jamais eu pour eux-mêmes avec un passif d’enfants de favela.

Je fermai les yeux tachant de me reprendre alors que la lumière s’animait dans la chambre et que la voix américaine du serveur raisonnait, armée d’un chariot qui glissait dans le couloir. Je pouvais entendre leurs échanges comme si j’étais à leurs coté, mais n’en écoutais plus rien, bien trop prise par la culpabilité, par l’envie de le retrouver… bien trop perdue et damnée. J’inspirai une nouvelle fois et me laissai tomber sur le dos. Fermant les yeux face à aux draps souillés à la couette et j’eus soudainement envie de m’enfuir de ce lit, sale et indigne de lui, comme si j’allais l’attirer dans la fange. Ma main se glissa hors de mon antre et coupa la lumière a peine l’homme repartit et la porte close, d’un bond serrant le drap contre moi je me relevai et m’avançai vers la baie où la neige dansait une farandole des plus belles sous le faible halo de la ville. Lui tournant le dos en m’entourant d’une robe de drap vomissant de mon adn.

« Je vais me doucher, il faudrait peut-être demander à ce qu’on change les draps, tu ne peux pas revenir dans un lit pareil. » Dis-je en me tournant vers la salle de bain remplie dos et en fermant la porte sur mon passage.

« J’en ai pour deux minutes au plus et on pourra manger. » Dis-je bouclant la porte pour me laisser tomber au sol et me détailler dans le miroir qui me reflétait dans une lumière trop vive soudainement.

J’avais demandé tout ceci, je le désirais, mais jamais au grand jamais je n’aurai imaginé dériver à des mots pareils, à croire que le retour de bâton était plus que cruellement mérité. Étouffant de ma main quelques sanglot, je me relevai d’un bond pour vite me fondre sous la douche et éviter que cette traîtresse de pièce à l’écho trop prononcé parlait pour moi. M’attelant au ménage de mon corps sans toutefois remouiller mes cheveux. Je ne sais pas combien de temps je passai sous l’eau ainsi à passer le jet çà et là sur moi, effaçant les taches rouges, signe que je ne serai jamais plus la gamine ingénue de mes parents. Une fois les taches parties, je me glissai dans la serviette et attrapai la chemise qu’il avait pendu à son arrivée sur le porte manteau pour m’en vêtir. Parfaitement remise physiquement de mes émotions, et soudainement affamée et prête à ne pas lui montrer que je venais de me planter un couteau dans le cœur.

« Donc, qu’est qu’on disait ? Ah oui à moi, jusqu’à ce que tu décides d’en prendre une autre, ce qui n’implique pas l’exclusivité, juste un temps limité, pas vrai ? Et tu demandes quoi toi déjà ? » Je passai la porte de la salle de bien.

« Plus de danger, ça va être compliqué vu que cette ville à elle seule est un danger, mais je peux à la limite dire que je ferai au mieux pour les éviter. » Je me laissai tomber sur le bord du lit détaillant le chariot. « On miam ? » Dis-je en lui lançant un regard complice et en tapotant le lit pour qu’il vienne me rejoindre.


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S
itôt que je sortis du lit j'aurais voulu y retourner. Pas pour revenir sur les termes du contrat, pas pour reprendre mes mots mais juste car elle ma manquait déjà. Simplement car je savais qu'elle était sous la couette, nue et attendant de pouvoir se blottir contre moi. Ou bien était ce juste moi qui le souhaitais ? Moi qui encore une fois faisait déteindre mes propres envies sur les siennes? Je me posais toujours un tas de question avec elle mais là je pensais bien que ma tête allait exploser si on me donnait pas au moins quelques réponses à me mettre sous la dent. 

J’allumai la lumière qui agressa mes pupilles qui n'avaient trop vu que par Elena . Je chercha le tas de linges attroupés dans la salle de bain, ramenant ceux de la jeune femme avec moi avant d'y pécher un peignoir plus ou moins trempé par le tsunami que nous avions provoqué et grimaçais tant son contact était désagréable sur ma peau. Je n'allais pas me présenter complètement nu face à un étranger, qui sait j'aurais pu tomber sur un gai qui aurait bien trop aimer le spectacle. Je finis donc par ouvrir et découvrit un homme gesticulant sans vergogne pour voir qui m'accompagnait. Haussant un sourcil évocateur de ma colère , je me mis d'autant plus de sorte à lui couper la vue. Au final ça ne me rassura pas . J'aurais préféré qu'il lorgne sur moi, j'aurais pu lui mettre un gentil coup de boule. Là l'idée qu'il aurait pu voir ne serait ce qu'un doigt d'Elena et je l'aurais mis complètement K.O . Je n'étais pas un homme à me battre pour rien mais je n'en avais pas peur si on s'attaquait à ceux et celles à qui je tenais. Et Elena avait le don pour me rendre sanguin, dans tout les sens du terme . 

Je pris donc le rail et alla surtout mettre les glaces dans le frigo , en sortant quelques miniatures pitoyables de bonnes bouteilles. Elle pourrait s'y servir si elle le voulait, pour moi je ne savais me contenter d'un petit avant goût, il me fallait toujours absolument tout. La preuve en avait été donné ce soir. Je revins ensuite vers l'anguille qui servait de groom et en prenant mon porte feuille je pris également tout nos vêtements humides, c'est à dire tout les siens et juste mon boxer. «  Vous pouvez nous lavez ça ? Vous pourrez nous les laissez devant la porte demain matin, je ne veux pas qu'on nous dérange à part si on vous le demande expressément. » Je donna encore une fois un bon pourboire avant de me désoler de son manque de réaction. « Allez c'est bon... au revoir ! » Je claqua la porte , prêt à lui faire un descriptif de ce qu'elle n'avait pas pu voir mais elle s'était déjà drapée d'une toge de fortune et se tenait devant la baie, belle à en mourir. Je fis un pas vers elle, levant la main dans l'espoir de la passer sur son ventre et la tenir un instant contre moi avant qu'elle ne m'échappe , partageant son envie d'aller se doucher. Bien sur je la comprenais mais je ne pus que perdre mon sourire quand mon bras retomba ballant sur moi même. 

Je n’eus même pas le loisir de voir son visage avant qu'elle ne s'enferme, seule dans la salle de bain. Je ne m'étais jamais sentit aussi démuni. Avait elle pris conscience de ce que nous avions fait ? L'euphorie du sexe était il retombé pour ne la laisser que dans le doute ? Je resta un moment sans plus bouger, incapable de le faire avant de réfléchir à ce qu'elle venait de me dire . Je repris donc tel un automate le combiné pour commander un nouvel ensemble de literie . Celui ci arriva deux minutes plus tard et je n'avais toujours pas retrouvé un semblant de calme. Je pris les draps et la couette propre et interdit au jeune homme d'entrer. Et voilà que je me retrouvais à changer moi même le lit comme une femme de ménage, comme une femme au foyer... comme une femme ! 

Je regarda l'état dans lequel j'avais laissé le lit et grimaça. Bon ok, je n'étais pas doué à ça. Mais c'est pour ça j'avais loué les services d'une femme de ménage. Espérant qu'Elena ne m'en tienne pas rigueur je m'installa sur le coin du lit où je n'avais pas réussi à faire tenir le drap house et toujours vêtu de mon peignoir, plia les jambes en indien avant d'allumer une cigarette. L'eau devait toujours coulé sur le corps de la femme que j'avais tellement envie de rejoindre. Mais la directive avait été claire quand elle avait fermé la porte, elle ne le souhaitait... Je l'imaginais déjà revenir et me dire de tout oublier , qu'elle prenait ses vêtements et disparaissait de ma vie. M’étais je débarrasser de ses vêtements inconsciemment pour être sur qu'elle ne me laisserait pas ? Peut être bien. Rien que le fait que nous devrions quitter cette chambre un jour me tordait le ventre littéralement . J' étais si bien auprès d'elle , je m'étais tellement laissé emporter par le plaisir de la sceller à moi que finalement maintenant dés qu'elle me tournait le dos j'avais l'impression qu'elle voulait me fuir. La chambre me paraissait soudain plus froide, trop silencieuse. Je mis en route le télévision qui n'avait eu aucune espèce d'attrait quand j'avais l'occasion de la voir elle. Le bruit d'une émission quelconque n'arrivait pourtant pas à faire taire mon esprit, celui ci tournait vers le moindre son émanant de la salle de bain .

Quand elle revint j’observai son visage avec une attention quasi médicale, cherchant ses intentions quand elle enfila ma chemise. Je la trouvais ravissante mais je passa outre en l'écoutant quand elle énonça de nouveau notre contrat. «  Du mieux pour les éviter ? » répétais je, le sourcil arqué. « Car en ce moment tu ne fais pas d'effort ?  Elena je suis sérieux je ne supporterai pas qu'il t'arrive le moindre problème . Alors même si jamais tu n’arrêtera de chercher Elvira... me force pas à vivre moi sans toi. J'ai pas envie de me retrouver à ta place à te chercher dans toute l’hémisphère nord et plus encore. » Je la rejoignis en glissant jusqu'à elle et posa ma joue sur ses cuisses . Le mouvement fit sauter le bord du drap housse et je soupira «  Tu veux bien faire le lit avant ? J'ai essayé mais je suis absolument nul à ça ... » Je pris un air penaud en mâchouillant ma lèvre inférieure . Pourtant j'aurais voulu rester là à vérifier que tout allait bien... qu'elle était toujours ma meilleure amie, que j'avais pas tout foutu en l'air.Alors avant même qu'elle me réponde je me releva juste assez pour embrasser rapidement ses lèvres. « Et après tu me diras que tout va bien? Pas parce que ça fait partie du contrat mais juste car c'est vrai, hein ? »  






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Sa joue toucha ma cuisse et tout mon corps vibra, comme interpellé par ce simple contact par le besoin d’être proche de lui, de lui appartenir encore et encore là où mon esprit lui s’amusait à se foutre de moi en me hurlant que je ne vaudrai rien à ce petit jeu.

« Oh dios mios, mais on s’en fiche du lit. » J’attrapai son visage en coupe, glissant doucement ma bouche contre la sienne, humant son parfum un instant avant de lui donner un baiser des plus tendres, ma langue caressant la sienne, mes doigts resserrant leur emprise.

« C’est moi qui vais te perdre, mi amor, pas l’inverse, tu as raison, je ne cesserai jamais de chercher ma sœur, j’ai besoin de savoir, mais je ne cesserai jamais non plus de t’aimer, toi par contre, ça changera un jour je ne serai plus qu’un moment plaisant, un jouet que tu aimeras retrouver pour te détendre, et le pire dans tout cela c'est que j’ai envie d’être cela, mais ça me terrifie aussi. Alors, je me dis qu’il faut oublier les closes, oublier l’idée qu’après ce soir on pourra continuer à s’embrasser, se toucher ainsi et juste profiter du moment, je refuse de finir comme ça, je refuse de lire un jour dans tes yeux autre chose que ce que j’y lis ce soir. » Je relâchai son visage et me relevai pour revenir vers la baie vitrée et repousser mes cheveux dans mon dos.

« Je ne regrette pas une seconde de nos moments, et je ne veux rien faire qui nous ferra les regretter au lieu de les aimer. »  Je me retournai et le détaillai un instant

« A trop vouloir les retenir, ils vont nous échapper. » Murmurais-je avant de revenir vers lui et de saisir une frite pour la croquer et le pousser hors du lit.

« Laisse-moi faire homme, ton œuvre ne tiendra pas plus longtemps. » Je repoussai la couette et le drap pour commencer avec le drap housse.

« Je suis tienne pour cette nuit et inversement, dès qu’on aura franchis ces portes le secret conclus au départ prendra place, cette nuit n'aura existé que pour rester secrètement gravée entre nous. » Je m’attelai au lissage du drap et enfin au couchage de la couette. Me redressant un instant pour souffler, avant de prendre les quatre coussins duveteux et de les redorer, j’inspectai mon œuvre satisfaite et allai me saisir du plateau juché sur le rail du serveur pour le placer au centre du lit et m’installai assise en indienne.

« Mais pour le moment, on mange ou je vais finir aux urgences pour cause de malnutrition, à moins que le vin compte comme une nourriture ? » J’attrapai une seconde frite et la glissai dans ma bouche, laissant dépasser la frite pour m’approcher de sa bouche et la glisser comme un petit appât, un sourire amusé sur mes lèvres, « Elles sont délicieuses. » J’œuvrais ensuite à ouvrir mon burger pour en sortir le cornichon et le délaisser dans le sachet, je plaçai en suivant quelques frites à la place et refermai le tout un sourire sur le visage avant de l’entourer d’une serviette et de le tendre à Andy pour recommencer mon manège avec le miens.

« Là je me sens bien, toi à poils… Enfin en peignoir, un lit qui n’est plus couvert sali par ma faute et de la bouffe, je pourrai rester là toute ma vie ! » Dis-je avant de croquer affamée dans le plat préféré des américains.

« Humm, c’est jouissif tu ne trouves pas ? » Je m’arrêtai soudain et le détaillai une petite moue sur le visage, j’aurai quand même le droit d’attacher après ? » Je venais de sortir ça comme on demande le sel, et le réalisant j’éclatai de rire perdant toutes crédibilité à ma moue de gamine.

« Oh passons, ne parlons pas sexe à table, enfin au lit en mangeant. D’ailleurs j’ai une question, ça se passe comment pour toi avec tes stagiaires ? J’ai un prof qui m’a proposé un poste de stagiaire, on m’en dit que du bien, il a ton âge et bien qu’il n’a pas encore percé dans l’anthropologie, il a une bonne place au musée et je me demandais ce que pouvait attendre un prof d’une bonne stagiaire, tu saurais sûrement me donner quelques tuyaux et occuper mon crâne à autre chose que les idées de dessert qui me travaillent là ? »


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A
lors que j'aurais pu être plus serein après son baiser, un simple, un tendre, un baiser à la Elena qui me ravissait le cœur à chaque fois il n'en fut rien. Elle faisait demi tour. Elle qui n'avait de cesse de vouloir marchander, de me pousser à accepter des clauses toutes sauf naturelles pour l'homme que j'avais toujours été, la voilà qui reprenait ses billes et me disait qu'en fait on en resterait là. Merci, tu fais bien le taf mais bon à bien y repenser j'irais bien voir ailleurs ? Ma fierté en prenait un coup, alors que savais d'avance que je ne pourrais plus jamais lui résister , à elle , son insolent corps de diablesse et son regard qui me donnait l'impression de pouvoir être un type bien. Et bien elle me disait que ça ne lui poserait aucun soucis... Je tenta de rester de marbre en l'écoutant distraitement, trop occupé à garder une expression qui ne me trahirait en rien pour vraiment voir ses raisons, vraiment réfléchir à la façon dont je pourrais la rassurer. Est ce que elle me rassurait de toute façon?

«  A trop vouloir les retenir hein ?  Comme tu veux alors … Je resterais ta première fois et après tu seras libre. » Je détourna le visage quand elle présenta sa silhouette se dessinant dans la lumière de la lune. Tout en elle me donnait envie de ne lui laisser aucune espèce de  liberté . Déjà je voulais la plaquer contre le verre froid pour nous réchauffer, pour lui murmurer que non elle ne pourrait plus m'échapper. Je ravala l'idée qu'au final elle me laisserait aussi, comme d'autres, pour une vie meilleure et plus facile. Je me laissa sortir du lit pour la voir s'affairer. Ce petit répit me permit de faire le point sur mes intentions .Si cette nuit devait être la seule je ne devais pas la gâcher avec mes frustrations à la con. D'ailleurs je n'aurais pas du être aussi durement atteint. N'était ce pas pour le mieux ? Moi qui craignait que ça remette en cause notre amitié... Je passa une main dans mes cheveux noirs et me réinstalla donc auprès d'elle et notre dîner de fortune. 

Elle me donna la becquet et me dérida en un instant. Je pouffa de rire même malgré moi, malgré mon envie d'être grincheux. Je me saisis par la suite du burger dont je pris une grande bouchée puis une autre appréciant qu'elle ai pris le soin d'en avoir retirer ce petit truc vert et immonde. «  On est pas mal ouais mais bon profites puisque ça n'arrivera plus .. » Je ne pouvais m’empercher une petite pique tandis que je lui fis un clin d’œil en allant ouvrir la bouteille de soda.. « J’aurai quand même le droit d’attacher après ? » . Ok là, même ma mauvaise humeur fondue comme neige au soleil. J’éclatai d'un rire franc qui résonna dans la chambre pendant qu'elle tenta de  changer de sujet avec une bien maladroite question . 

J'inclinais la tête en essayant de me calmer et cette fois ci vraiment écouté ce qu'elle me rapportait . Je passa outre sa question sur mon comportement avec les stagiaires même si je n'avais rien à me reprocher à ce niveau là. J'aimais mon travail et même si la tentation était souvent bien compliqué je n'y avais jamais cédé.«  Alors.. il a mon âge, il est vite fait bon, sans pourtant avoir fait un travail de fou c'est ça ? Alors au mieux il attends une secrétaire, pigiste, esclave ou au pire il se veux une petite étudiante au pieu. » Je me pencha pour prendre une seconde clope en levant les yeux au ciel. «  Et ne va  pas penser que je fais pareil.. je suis une légende au barreau. Et j'ai rarement vraiment besoin d'aide sauf en ce moment, si je me prête à ce jeu c'est plus pour leur donner des occasions de voir ce qu'est vraiment le taf » J'imaginais déjà le bellâtre tentait de l'attirer dans son lit et ma mâchoire se crispa . « Alors mon conseil c'est de pas accepter ou alors d'éviter de te retrouver seule avec lui » Ma jalousie faisait peine à voir, même à mes yeux.   






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C’est étrange de sentir qu’il était tendu, comme changé, plus aussi ouvert que tout à l’heure, mais avec mon propre saut d’humeur, je ne pouvais pas jurer de mon sentiment. J’avalai doucement mon burger en écoutant le retour à mes mots. Inclinant quelques secondes la tête agacée pas la sensation qui me tordait les entrailles. Je pris le temps d’avaler quelques gorgées de soda tout en grimaçant après coup car peu ou pas du tout fan des liquides à bulles en tout genre. Alors qu’il allumait une seconde cigarette, je me laissai tomber sur le lit, les jambes toujours en indiennes, détaillant un instant le plafond comme si je ne l’avais jamais observé jusque-là.

« Ok, je lui parlerai d’une amie qui a aussi besoin de stages pour valider son trimestre. »  

Me tournant sur le côté je glissai ma main sur sa cuisse échappée du vêtement éponge.

« Tu m’agace a piper ton truc sans dire ce qui te ronge, tu penses sérieusement que je ne vois pas qu’un truc te déplaît Andy ? »

Je me fis tourner sur moi-même pour me relever et allai me plaquer à la baie pour voir le paysage des plus magnifiques. La neige avait le mérite de rendre n’importe quoi propre, pur et beau. « Si tu veux… » Je croisai les bras sur la chemise trop grande pour moi.

« Enfin si tu veux qu’après manger on se couche pour regarder un film ou dormir, Il n’y a pas de souci, pas besoin de fumer comme un pompier et d’être ronchon pour me faire comprendre que t'as plus envie de moi que t'as fait ta part et veux la paix. » Dis-je en ne me tournant pas pour le détailler, le simple reflet dans la vitre me suffisait à l’entrevoir sur un fond de nuit lunaire et neigeux. La rue en contrebas était inanimée, une première pour une ville toujours en mouvement, plus personne n’osait mettre le nez dehors, pas même les déneigeuses visiblement. Finalement je glissai ma main sur l’ouverture et laissai entrer un air glacial pour tendre la main sur les flocons dansant sous mes yeux, un pas, un simple pas et je serai sur le balcon les pied nus dans le lit blanc et duveteux, mais je n’en fis rien, je me contentai de regarder les flocons fondre au contact de ma paume.

« Je suis trop gourmande et j’oublie parfois que de nous deux c’est moi la capricieuse qui t’en demande toujours plus ou trop. La preuve j’ai même pas pris le temps de te demander ce que tu faisais, j’ai juste appeler au secours sans me soucier cinq minutes de te déranger, j’ai fait mon manège pour t’avoir à moi, comme jamais je n’aurai dû t’avoir, sans me dire trois secondes que tu me faisais encore passer avant tes souhaits à toi. Et voilà qu’après je t’en redemande ou t’assigne à ranger mon bordel ou commander à manger sans rien régler, je suis une vraie peste ce soir et pour tout cela je te dois des excuses. » Soupirais-je soudainement vidée de toute chaleur.

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S
ortir une clope était une habitude que j'avais prise à l'adolescence pour calmer mes nerfs . Même si ma tante en particulier refusait que je m'adonne à ce Vilain vice chez elle, je ne pouvais pas m'en empêcher. Surtout quand , là ,maintenant , j'étais en proie à l'agacement et à la frustration à cause d'une certaine petite bombe mexicaine. J'étais rassuré du fait qu'elle ne se laisserait pas attraper dans un plan cul par un professeur … mais ça n'avait été qu'un mauvais rappel d'à quel point elle était séduisante et attractive pour d'autres hommes également. Elle glissa sa main sur ma cuisse dénudée et un frisson me parcourut l'échine. En bonne meilleure amie qu'elle était elle avait su distinguer mon changement d'humeur mais je n'arrivais pourtant pas à me calmer. Je gâchais notre seule et unique nuit mais je n'étais pas homme à pouvoir cacher ma colère même si pour Elena j'essayais pourtant de faire des efforts, qu'elle s'en rende compte ou pas. 

Je n'eus même pas le temps de prendre sa main comme j'en avais envie que déjà elle s’échappait pour retrouver le paysage dont je commençais à être jaloux aussi. J’écoutai ensuite le début de ses reproches qui me laissa pantois  . Je souffla si fort qu'elle du croire que ça donnait du crédit à son hypothèse. Pourtant elle se trompait sur toute la ligne. Elle m'apprit donc que je n'avais plus envie d'elle, moi qui ne voulait que la caresser et l'embrasser à en perdre l'esprit. Je devais avoir l'air insondable dans la pénombre qui s'était soudainement abattu dans la pièce entre deux rayons de lune. Mais au point d'aller dans l’erreur ainsi je ne l'aurais pas cru possible.

Elle ouvrit la baie et l'air frais me frappa en plein visage quand qu'il faisait voltiger les pans de ma chemise sur ses fines cuisses. Je fronça les sourcils en me levant pour mieux entendre la fin de son absurde monologue. Comment pouvait elle croire que c'était ainsi que je la voyais ? Je me dirigea dans son dos et plaqua mon corps au sien m’apparaissant encore plus chaud au vu de la température en baisse qu'elle avait fait entrer dans la chambre . Mes deux bras entourant les siens je commença à les frictionner délicatement sans pour autant fermer l’accès au balcon. J'aimais aussi cela, ne plus pouvoir mettre le silence de la ville sur le compte du double vitrage mais simplement sur le fait que le temps se soit arrêté pour cette nuit. Je déposa un petit baiser sur son épaule avant de tenter de lui répondre . 

«  Tu n'es pas plus gourmande que moi et encore moins capricieuse Elena... C'est plutôt moi qui n'ai de cesse de vouloir t’apparaître comme un chevalier toujours prêt à sortir sa carte de crédit parce qu'à défaut d'un  beau destrier c'est tout ce que j'ai . Pourtant j'ai rien du héros, loin de là . Alors ce que tu appelles tes caprices, moi c'est ce qui me donne l'impression de t'être utile . Une chambre, un repas c'est rien pour moi. Mais que je sois celui que tu appelles peu importe l'heure car tu as confiance, car tu sais que je viendrais toujours, ça , ça compte pour moi plus que tout . » 

Ma main remonta sur son cou et sa joue pour tourner son visage vers le mien. «  Alors désolé d’être ronchon et de fumer clope sur clope... mais ce n'est pas car j'ai plus envie de toi, au contraire, c'est juste que je n'ai pas envie d'être demain et de devoir te redonner au monde. Donc non je ne veux pas regarder un film ou dormir. Je veux continuer à te faire l'amour puisque c'est ma seule chance de te faire comprendre que j'aurais envie de toi jusqu'à mes vieux jours Elena. » Je l'embrassa plus amoureusement que je l'aurais voulu en la portant pour installer ses pieds sur les miens . Puis alors que ma bouche tentait toujours d’annihiler tout sens du danger chez elle, je mis un pied dehors, puis un second jusqu'à nous retrouver au centre du balcon et que je puisse libérer ses lèvres. 

Je me mis doucement à rire en la tenant encore plus fort . « Tu vois comme si je veux, je peux t’empêcher de me fuir ? Comme j'ai envie que te tenir à moi soit ta seule et unique solution ? » Plaquant le tissus sous ses fesses de mon bras pour que le froid ne s'invite pas plus encore sur son corps, je vins épousseter ses cheveux noirs des flocons blancs qui s'y installait . «  C'est moi qui veux égoïstement que tu ne vois qu'à travers moi … Il faudra juste que je fasse des efforts , mais à partir de demain matin seulement, d'accord ? Pour ce soir nous pouvons bien être le caprice l'un de l'autre? » 
 






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Les tempête, l’océan, l’eau en général, a toujours été un moyen de me ressourcer, et voilà que je découvrais la neige, le froid vif me surprenait encore, moi qui n’avais jamais réellement connu des températures négatives. J’eus rapidement la chair de poule, mais pas question de me priver de l’instant.

De cette petite accalmie morale qui venait sauver mon cœur d’un battement trop douloureux, d’une peine préméditée à un sort que j’avais provoqué.  Je fermais les yeux quand ses bras m’entourèrent, que je sentis la chaleur de son corps contre le miens, vif contraste à l’air qui s’infiltrait dans la luxueuse chambre. Me mordant les lèvres alors qu’il me contre disait et je me perdis totalement.

J’étais bien incapable de dire si j’étais émue, brisée ou joyeuse à l’idée qu’il puisse ressentir le même désir impossible à éteindre. Pire j’eus presque le sentiment que dans une autre histoire, on aurait pu simplement s’aimer, s’adorer comme mes parents l’avaient fait, s’aimer comme un couple qui ne respirait que grâce aux poumons de l’autre. Ma main allait se glisser sur son bras quand il me retourna pour me soulever quelque peu et me plaça comme une enfant sur ses pieds et nous infiltra dans l’obscurité du balcon. Mon visage se souleva et mes yeux s’ébahirent sous la danse enivrante des flocons qui venaient embrasser sa chevelure sombre.

Un petit pincement au cœur m’enserra la poitrine, en imaginant le regard de ma sœur ou ma mère face à un tel spectacle. Et finalement les mains sur mes fesses effacèrent toute intention de mon esprit de fuir l’instant. Je n’avais rien dit, juste écouté chacun des mots, rien fait pour répondre à ceci, totalement perdue, touchée, quand il glissa une de ses mains que mes cheveux pour y cueillir l’or blanc tombant d’un ciel plus que jamais entourée de silence, j’entrouvris les lèvres pour laisser échapper un fin nuage de buée.

« Je n’ai pas envie d’un demain matin, je déteste l’idée qu’avec le jour les choses seront différentes. C’est mon côté qui veux toujours trop, mais ok, va pour l’égoïsme mutuel. » Je glissai mon nez glacé dans son cou et fermai les yeux en inspirant son parfum.

« Tu sais que c’est la première fois que je vois autant de neige ou me trouve dans un froid pareil. » Murmurais-je.

« C’est aussi la première fois que je suis pratiquement nue dehors… » Mes pieds glissèrent des siens à cause de l’humidité de la neige et je poussai un cri de surprise.

« Mon dieu que c’est froid ! »

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