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[Roulette Surprise] Un jour sans fin Ft. Shandra & Raylan

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Ven 16 Juin 2017 - 2:17
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Un jour sans fin


Shandra & Javier


La chaleur est infernale en cette fin de journée et la circulation bloquée, pas grave la musique adoucie les meurt, tout comme la climatisation de votre véhicule pas vrai ?

Sauf que voilà, un tapage de tous les diables remonte la rue, et petit à petit les gens sortent de leurs voitures, ou ouvrent les fenêtres. C’est la gay pride surprise du quartier de Boystown chaque année ceux-ci en font une affaire incontournable, jugeant que le seul jour accepté par la municipalité n’est pas suffisant.

En un rien de temps c’est un vrai déluge d’hommes de femmes tous déguisés pour l’occasion, vélos et chariots en guise de chars et musique techno et autres animent cette joyeuse fiesta dans laquelle vous êtes partie prenante puisque bloqué avec votre voiture.


Rebondissement possible a tout moment pas le staff

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Ven 16 Juin 2017 - 3:29
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Shandra & Javier

Un jour sans fin




Cela faisait des jours et des jours que Javier travaillait avec son partenaire et c'était pas forcément l'amour fou entre eux. Mais le jeune brun savait que c'était aussi parce que c'était un vieux policier et que c'était sa manière de faire comprendre à son jeune coéquipier que le métier était dure de nos jours.  Après cinq jours de service, il avait pris l'habitude de s'arrêter tous les jours au même endroit dans le quartier de Boystown et pendant que son collègue allait quelque part lui se voyait attendre dans la voiture pendant quelques minutes parfois allant même jusqu'à l'heure.

Javier ne disait rien parce qu'il savait qu'en tant que bleu, il n'était qu'un larbin qui devait se taire devant les autres policiers ou bien même les officiers, fort heureusement il avait prit l'habitude de garder le silence et d’obéir aveuglement aux ordres qu'on lui donnait depuis l'armée donc il se la fermait pour le moment même si il savait qu'un jour prochain il finirait par dire ce qu'il avait sur le cœur à son binôme. Il attendait depuis déjà quelques minutes quand il entendit un bruit assourdissant, il tourna la tête en essayant de trouver la source de soudain vacarme puis finit par la trouver, un mosaïque de couleurs pastels et fluo s'approchait de la voiture, Javier fronça les sourcils et sortit de la voiture pour voir de plus près ce qui se passait. Le temps que le jeune homme se décide de sortir les premiers chars étaient arrivé à hauteur et c'était un véritable choc pour le jeune policier, qui regarda passer le premier char avec l'impression d'être une vache qui regardait le transsibérien passait.


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Ven 16 Juin 2017 - 14:51
Shandra Reyes
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Un jour sans finShandra & JavierC'était un de ces jours où Shandra prenait plaisir à quitter sa boutique de pâtisserie pour se rendre chez l'un de ses fournisseurs afin de voir les graines de cacao qui serait les meilleurs pour certaines de douceurs. Chacune recevait un grain parfaitement différent, durant ses études, elle avait pu largement se qualifier dans ce domaine de maître chocolatier, en conséquence, elle connaissait les meilleures saveurs. De l'amer au plus doux, être pâtissière, c'est savoir se plonger dans des métiers qu'on ne soupçonnait pas. Créer une pièce montée en chocolat, c'était se transformer en un artiste, un architecte par moment et c'est la diversité de ce métier qui plaisait tant à la jeune femme et qui lui permettait de sortir des sentiers battus de sa piètre existence entourée d'un mensonge. Raconter des bobards à Dante n'était pas pour lui plaire, mais entrer à nouveau dans la vie d'un homme aussi buté n'était pas une chose des plus aisées. Dans la panique, elle avait pris l'excuse la plus bidon qui soit pour être pris sous son aile. Ceci dit, voir la vie qu'il menait allant vers l'autodestruction alors, qu'il n'était en rien coupable de sa situation la mettait en colère et la poussait parfois à vouloir lui révéler la vérité et l'inviter dans l'appartement qu'elle avait pour l'aider à trouver un meilleur départ. Plus qu'une femme amoureuse, elle voudrait au moins emprunter le sentier de la confidente et de l'amie qui peut lui tendre une main secourable. Mais ce rital est plus fier que tous les napolitains de monde. Elle soupire sur le chemin. Le trafic est vraiment pourri dans ce genre d'endroit, alors, elle préférait largement emprunter le métro ou encore le bus, mais une journée comme celle-ci lui donnait envie de marcher. Ceci dit, cela ne l'empêche pas de prendre par moment le bus et de se rappeler quand elle le prenait avec son grand-père. A chaque fois qu'il passait devant une église, il faisait le signe de croix et encore aujourd'hui ça continue avec Shandra qui ne loupe pas de se confesser, surtout que les péchés jonchent son existence comme la mauvaises herbes tapissent le sol d'un jardin.

Une voiture de police attire son attention, stationner, il semblait n'avoir qu'une personne. Un sourire lui prend en se disant que ce genre de véhicule ne faisait pas long feu dans lequel elle vivait lorsqu'elle était enfant. A Cancùn, les gangs régnaient en maître et vivre avec, c'était habituel. Des morts chaque jour, des dommages collatérale pour la plupart. Des coups de feux à l'aveugle et des pleures dans tous les coins de rues. A dire que deux de ses frères ont plongé dans le monde de leur oncle, se complaisant dans l'illégalité alors, que Shandra a tout fait pour s'en sortir pour rendre fière ses parents partis au loin à cette époque. Fameux temps où sa sœur s'est transformée en garce schizophrène. Une attitude avec leurs parents et une autre quand ces derniers n'étaient pas dans leur champ de vision.

Traversant au passage piéton pour rejoindre la rue en face pour se rendre à l'adresse qui l'intéressait. La jeune femme fut coupée sur sa progression par une musique entraînante nourrit par des amplis puissants et un cortège annonçant la gaypride surprise. Autant dire que cela fit rire la jeune femme plus que de l'énerver. Sans s'en rendre compte, elle s'arrêta devant le policier qui se trouvait dans voiture un peu plus tôt. Sortant son portable, la jeune femme prit une photo comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Ensuite, une vidéo tout en souriant et bougeant un peu au rythme de la musique. Cela savait s'amuser sans se gêner et leur bonne humeur était entraînante. Comme des rois et des reines sur leurs chars, certains s'embrassant pour prouver que l'amour reste l'amour même entre deux personnes du même sexe. Shandra n'a jamais eu de préjugé quel qu'il soit. Elle n'est pas en droit de juger alors, qu'elle-même commettait un nombre d'erreur incalculable surtout ces derniers temps.

« Si vous rejoignez le chars suivant vous pourrez danser sous la musique des Village People. » Fit-elle en s'adressant au policier à ses côtés. Elle rit légèrement. « Mon grand-père disait souvent que ça ne sert à rien de s'énerver ni de se presser, ta destination ne changera pas de place. » Elle fait un clin d'œil au policier.

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Lun 31 Juil 2017 - 23:16
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Mar 1 Aoû 2017 - 21:33
Raylan Bran
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Un jour sans fin

Vous savez ce qui est pire que de découvrir que l'un de vos collègues policiers est ripoux et de devoir tout mettre en œuvre pour l'arrêter ? Et bien le faire le lendemain d'une certaine fusillade alors que votre patron a décidé de vous accorder un jour de repos, donc sans la moindre autorisation parce que vous n'êtes pas en service, mais bon, voir un collègue réclamer de l'argent à un commerçant, même si à la base vous êtes juste venu voir un indic, ça a tendance à donner envie de s'occuper de ce genre de connard.

Et comme si la situation n'est pas déjà assez difficile comme ça, il fallait en prime que ce soit le jour de la gay pride, tout du moins les participants avaient décidé de la fêter aujourd'hui en plus du jour officiel. Pas que j'ai quoi que ce soit contre les hommes déguisés en fées, les femmes déguisées en men in black et les mi-hommes, mi-femmes, après tout chacun faisait ce qu'il voulait de ses fesses, mais contre leur défilé qui allait grandement me gêner et risquait de les mettre en danger lors d'une poursuite, là je plaide coupable, j'aurai préféré que ça se passe un autre jour. Surtout que ce cher inspecteur Hoodson n'avait pas une minute hésité à me canarder dès qu'il m'avait vu, je ne passais pas à travers les balles, mais heureusement les murs de ce vieil immeuble dans lequel nous nous trouvions lui, c'était les balles qui ne passaient pas à travers.


« Harry, tu veux bien m'expliquer pourquoi tu me tires dessus ? »

« Désolé Raylan mais j'ai pas le choix, si tu m'arrêtes les italiens vont me faire tuer en prison, j'en sais trop...n'y vois rien de personnel, c'est juste toi ou moi... »

«  Dans ce cas témoigne contre eux...on peut demander au procureur le programme de protection des témoins si tu en sais autant ! »

« Ne me fais pas rire ! On sait tous les deux que c'est bidon comme programme ! Il n'y a que dans les films qu'il fonctionne ! »


Bon, il n'avait pas tout à fait tort, si dans les films ça fonctionnait à chaque fois, en réalité la plupart du temps les témoins finissaient par se faire tuer au bout de quelques mois ou quelques années. Mais que voulez-vous que lui sorte d'autre moi ? Que je l'aurai descendu moi-même si je n'étais pas flic et qu'un connard dans son genre méritait tout ce qui allait lui arriver ensuite ? Je ne pense pas que ça lui aurait donné envie de se rendre sincèrement.

« Je connais les flics dans ton genre, moi j'appelle ça le syndrome du héros, tous les moyens sont bons pour confondre les criminels en justice et peu importe le prix...je ne suis pas comme ça moi ! Je ne donnerai pas ma vie pour ces connards qui vivent dans cette ville et n'ont absolument aucune reconnaissance pour ce que j'ai fais pour eux ! »

Il parlait beaucoup, ça c'était un signe de stress, il semblait persuadé que même s'il se rendait il ne passerait pas la nuit. Bizarre il n'avait pas l'air si tendu que ça lorsque je l'avais vu tabasser le commerçant en bas de l'immeuble avant de le suivre.

« J'avais pas le choix Raylan ! C'était lui ou moi ! Comme ça l'est entre toi et moi à présent ! »

C'était qui ce « lui » ? De quoi est-ce qu'il me parlait cet abrutis ? Le commerçant était toujours vivant donc il parlait logiquement de quelqu'un d'autre.

« Écoutes mon grand t'es nerveux, je comprends, un flic en taule c'est toujours un peu délicat avec les autres prisonniers, mais si tu t'y prends bien, ils seront doux avec toi... »

« Arrêtes de te foutre de moi ! Si je vais en taule je suis mort ! Les fédéraux ne pourront pas me protéger ni des italiens, ni des flics ! »


Des flics ? Oh merde, il n'avait pas fait ça quand même ? Bordel et je n'étais pas en service en prime, pas moyen de vérifier qui patrouillait ou enquêtait dans le secteur aujourd'hui. Bien, désormais je n'avais plus aucune excuse pour ne pas descendre cette espèce de connard. Je sortis de ma cachette arme braqué dans sa direction, mais ce n'était pas à un vieux singe qu'on apprenait à faire la grimace, il avait prévu le coup. Mon opposant m'avait foncé dessus pour me mettre à terre au moment-même où j'étais sortis de ma cachette, le seul problème, c'était qu'il n'avait pas calculé la fenêtre derrière moi et le fait qu'il venait de prendre beaucoup trop d'élan.

Vous l'avez deviné les copains, j'allais encore une fois devoir faire un tour à l'hosto, mais notez bien que cette fois ce n'était pas de ma faute. Nous passâmes donc tous deux par la fenêtre pour tomber sur l'échelle de service qui forcément, se trouvait deux étages plus bas. Une fois le choc et la douleur due à ce dernier passé, j'allais chercher mon arme, mais le ripoux lui était déjà debout, calibre 9mm pointé sur ma tête, visiblement j'avais finis par lui amortir la chute. Mais heureusement pour ma pomme, l'échelle, enfin moi je pense qu'on devrait plutôt appeler ça un échafaudage personnellement, bref toujours qu'elle lâcha, nous faisant descendre les derniers étages qui nous séparaient du sol.

Si j'eus le réflexe de m'accrocher à ce que je pouvais, la position allongée fut plus que salvatrice à ce moment-là, ce ne fut pas le cas de mon agresseur qui tangua et passa par-dessus la rambarde, droit dans une benne, non mais quel enfoiré ! Ce n'était pas possible d'avoir un bol pareil ! Je parvins à amortir un peu le choc grâce à la rambarde, mais il fut tout de même rude. Curieusement cette fois je n'avais rien de cassé, c'était déjà ça de gagné. Je me relevai difficilement et tombai sur mon arme que je ramassai, disparu, cette enflure avait disparue, bordel Arthur allait me descendre, déjà qu'il n'aimait que je prenne des risques en service, alors en repos et sans résultat en plus.

Je rangeai mon arme, il était désormais dans le défilé, je me tournai et vis non loin une voiture de police, bien, ce serait au moins ça de pris, j'allai jusqu'à cette dernière, vide, bon, je lançai tout de même l'appel.


« Allo central, ici le sergent Raylan Bran, j'ai perdu un suspect en fuite sur Boystreet, le suspect est l'inspecteur Harry Hoodson, je répète, l'inspecteur Harry Hoodson. Possible 999 sur place. Terminé »

« Sergent ici central, bien reçu, nous envoyons des renforts dès que possible, terminé. »


Ben ouais forcément, même toutes sirènes hurlantes, ces allumés du bocal n'allaient pas bouger leurs foutus chars, on était obligé d'attendre la fin de la manifestation, mais au moins le ripoux serait recherché maintenant. Je sortis de la voiture pour m'y adosser tandis que je m'allumai une cigarette, pourquoi cette bagnole était-elle vide ?

Pourvu que ce n'était pas le policier que l'autre connard m'avait avoué avoir liquidé. En regardant autour je n’apercevait rien de particulier, tous les véhicules étaient à l'arrêt devant ce carnaval surprise, en ce qui me concernait j'étais furieux d'avoir perdu mon fuyard, donc leur spectacle ils pouvaient bien se le carrer là où ça leur ferait plaisir, j'étais de mauvaise humeur à présent.
 
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Dim 6 Aoû 2017 - 13:06
Shandra Reyes
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Un jour sans finShandra & RaylanBien que la journée soit chaude et étouffante, cela ne décourageait pas les membres de la gay pride qui dansaient sur leurs chars s'en donnant à cœur joie. Ce qui a su faire sourire Shandra qui observait avec une certaine envie la naïveté du moment de ces hommes et ces femmes montrant fièrement sous le signe de la danse leur préférence de vie et sexuelle. La demoiselle n'avait rien contre ces derniers, mais les admirait plutôt pour être capable de montrer qui ils étaient vraiment sans avoir honte de se dévoiler au reste du monde contrairement à elle qui avait passé ces dernières années à se cacher, à montrer qui elle était au fond d'elle. Loin d'être cette peste qui joue avec le cœur des hommes. En fait, ce sont des histoires qui la tenaient proche de Dante et non la vérité. Quand on ne trouve pas le moyen de rester proche de quelqu'un que l'on aime, on tente de trouver une solution même si celle-ci est loin d'être la meilleure et la plus judicieuse. Connaissant le personnage Shandra n'avait pas trouvé d'autre moyen que cela. Enfin qu'importe, on ne pouvait pas dire que le policier à côté d'elle n'ait le sens de l'humour, il l'avait sans un mot, un simple sourire de circonstance sur les lèvres. Pour une fois que la jeune femme souhaitait se montrer amical, on lui renvoyait son effort en une belle claque à la figure. Vociférant intérieurement, cette dernière haussa simplement les épaules se disant que c'était la dernière fois qu'elle faisait le premier pas pour blaguer avec un policier et détendre l'atmosphère.

Ceci dit étant donné que son collègue mettait un peu trop de temps, ce dernier s'en alla à sa recherche laissant la mexicaine au milieu de la gay pride qui évoluait dans la rue bloquant la circulation, ce qui énervait grandement, pour la majorité tout du moins, les automobilistes qui ne s'attendaient pas à être bloqué de la sorte alors, que la plupart se rendait au travail et se devait à présent de trouver une solution. Shandra se dit qu'elle se devait de reporter son rendez-vous à une autre fois pour la sélection de ces grains délicieux qui apporteront un goût certain à ses pâtisseries qu'elle souhaitait rendre plus goûteuses et raffinées à un prix raisonnable. Son seul plaisir, c'était de rendre accessible le goût pour les gens modestes et autant dire qu'en un temps plus ou moins court, la jeune femme a su se faire une clientèle fidèle.

Plongée dans la contemplation du spectacle amusant et un chouïa indécent de cette fête improvisée, la jeune femme ne put s'empêcher de se montrer indiscrète en entendant l'appel du policier qui venait d'arriver, enfin plus haut placé que celui qui a disparu dans une ruelle. Ce dernier semblait mal au point et Shandra ignorait si elle devait le prévenir ou bien le laisser se débrouiller tout seul. Après tout, il était entraîné pour faire face à des situations plus dangereuses les unes que les autres.

Faire son devoir ou ne pas le faire. Décidément, elle ignorait vraiment l'attitude à adopter. Vous savez à Cancùn les flics sont plutôt mal perçus. Sévère voir violent envers la population ou bien ce sont des connards de ripoux qui abusent de la situation. Plus jeune, Shandra avait entendu ses grands-parents discutaient et sa grand-mère semblait quasiment paniqué et inquiète mentionnant que la fille de leur voisine avait été agressée sexuellement par trois policiers. C'est à partir de ce jour que Shandra a compris pourquoi ces derniers ne l'ont jamais laissé sortir sans que l'un d'eux soit avec elle. Pour sa sécurité. Mais si ceux qui en étaient responsables et avaient jurés de protéger la population envers et contre tous, où pouvaient-ils trouver la sécurité et la tranquillité ?

C'est pour cela que la plupart avaient compris comment faire. Mais dans les deux cas, les femmes n'étaient que des objets qu'utilisaient les hommes. Des putes autant pour les gens que pour les flics. Oh bien sûr, Shandra admettait qu'il y avait des exceptions, cela existait. Ici elle a pu rencontrer des policiers sympathiques et qui faisaient partis de sa clientèle habituelle, mais la jeune femme ne pouvait pas s'empêcher de se méfier et de laisser le doute planer autour d'elle.

C'est peut-être sous ce souvenir aussi houleux que délicat que la jeune femme s'avança vers cet homme qui s'adossait contre la voiture vide de ces occupants précédents. « Euh excusez-moi... » Shandra le regarda un instant, pas très attiré par l'atmosphère qui planait autour de lui, son regard aurait pu la foudroyer sur place s'il en avait été capable. « J'ai pas pu m'empêcher d'entendre ce que vous avez dit plutôt.... Les deux policiers en patrouille... L'un d'eux s'est dirigé vers la ruelle derrière vous... Un autre est resté ici, mais comme son collègue ne revenait pas et bien il est allé voir... » La jeune femme regarda son portable. « Et cela doit bien faire 10 minutes qu'il n'est pas revenu. »

L'enfant de Cancùn sentait quelque chose de pas très clair là-dessous, mettez cela sur le compte d'une fille qui sait sentir les emmerdes à plein nez, une chose qui est plus que salutaire quand on veut les éviter et survivre au pire. D'ailleurs, ceux qui ont vu des choses qui retireraient l'envie aux gens de sortir de chez eux.

Subitement, le regard de Shandra était attiré par quelque chose derrière le policier et des hurlements éclatèrent... En fait, les choses se sont passées si rapidement que la jeune n'avait rien compris à ce qu'il s'était passé. Ce dont elle se souvient, c'était qu'elle avait agi d'instinct en sautant sur l'homme pour qu'il se baisse alors qu'un homme avait voulu tirer sur ce dernier. La balle l'avait manqué lui, mais pas un passant qui se retrouvait à terre sur le trottoir d'en face. Bien sûr le bruit de la manifestation avait recouvert le coup de feu, mais la vision de l'homme avait su faire naître un cri dans la gorge d'une femme qui avait reçu du sang sur son visage.

Malgré ce qu'il se passait, Shandra restait stoïque malgré la peur qui commençait à ronger son estomac. Fille d'un pays où ce genre de chose faisait à présent partir du décors quand on quittait les belles plages et qu'on se retrouvait dans les quartiers les plus reculés... Quoi qu'il fallait avouer que même les quartiers tranquilles n'étaient pas évités. Les vols à la tire étaient plus qu'habituel, à la première menace les gens donnaient portable ou mp4 ou toute chose qui pouvaient agrandir le budget des voleurs ou qui pouvaient être venus. Soit cela se passait tranquillement ou bien sous la menace. A dire que ces propres frères s'étaient livrés à ce genre de chose si ce n'est bien pire. Tout ce dont elle se rendait compte, c'était qu'elle serrait le bras d'un homme inconnu faisant parti des forces de l'ordre et que le coup de feu l'avait plongé dans un passé qui était à la fois sombre, mais également heureux pour la jeune femme. Shandra avait toujours préféré voir le bon côté des choses, quand elle passait l'entrée de l'appartement où elle vivait avec ses grands-parents, la jeune femme s'était alors dite qu'elle avait réussi à survivre à une nouvelle journée sans encombre et sans aucune ombre au tableau. Les choses continuaient aujourd'hui, mais cela ne l'empêchait pas de penser que les USA étaient loin de lui accorder du répits. Les gangs pullulaient partout... Pire que des rats dont on avait du mal à se débarrasser et la police... Comment savoir à qui on pouvait se fier ? Cet homme ? Celui qui était en face d'elle et sur lequel elle avait sauté pour sauver la vie ? Agir d'instinct... C'était tout ce qu'elle avait fait. Un animal qui se met hors de danger, voilà ce qu'elle avait accompli. Loin d'être un grand prédateur au milieu de toute cette merde, Shandra se considérait comme un caméléon qui savait comment se fondre dans la masse pour survivre.


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Dim 6 Aoû 2017 - 20:28
Raylan Bran
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Un jour sans fin

Je tentais donc de me calmer un peu avec une sucette à cancer après avoir perdu de vue ce bon vieux connard ripoux de Harry, oh ça va me regardez pas comme ça, je n'allais très certainement pas le complimenter cet enfoiré. En tout cas le moins que l'on puisse dire c'était qu'avec cette manifestation on pouvait faire un peu tout et n'importe quoi, sans déconner un autre jour je n'étais pas certain que passer par une fenêtre pour tomber sur une échelle avant que l'échelle en question ne finisse par s'écraser au sol avec un homme dessus ne passe aussi inaperçu, aujourd'hui en tout cas rien du tout, ça avait effrayé quelques mouches à la limite.

Je finis par jeter ma cigarette pour lever les yeux au ciel et respirer profondément quand une femme vint m'aborder, me faisant revenir le regard devant moi. Oh ? Jolie en prime, origines latines, c'était plus agréables à regarder que les branleurs du cartel mexicain se prenant pour des lascars. Et ben fallait croire que tout le monde n'était pas concentré uniquement sur cette foutue parade, les flics en patrouille ? Oh merde, je crois que je commençais réellement à comprendre pourquoi Harry ne voulait pas se faire arrêter, ses gardiens allaient le tabasser pour avoir buter des flics, et ouais les tueurs de flics ce n'était pas vraiment populaire chez nous. Je voyais même bien un gardien payer des prisonniers pour finir le boulot en laissant libre court à leurs pulsions, qu'elles soient sexuelles ou meurtrières, voir les deux en même temps.

Je sortis mon arme et allais me retourner quand la belle revint à la charge, mais cette fois pour me sauter directement dessus tandis qu'un coup de feu retentissait, fallait croire que l'autre ripoux n'était pas le seul chanceux du coin, bordel mais c'était qu'elle venait de me sauver la vie ! Pas mal pour une civile, même si pour le coup elle semblait en état de choc, visiblement l'un des passants avait manqué de chance, même au sol je pouvais voir la région où il avait été touché, il était mort ou mourrait dans moins d'une minute, touché vers la carotide. La belle était toujours sur moi, il fallait que je la fasse réagir pour la sortir de sa torpeur, je sais ce que vous vous dîtes, à peu de choses prêt ça donne un truc du genre : « C'est pas ta spécialité avec les femmes ça, espèce de connard ? ». Comment ça non ? Soit vous me connaissez mal, soit vous usez d'un peu trop de politesse avec moi les enfants.


« Je ne dis pas que la position me déplaît...mais je déteste être en-dessous ! »

Sans plus de délicatesse j'agrippai ses épaules pour la faire s'asseoir à côté de moi tandis que je me redressai également en position assise. Je me plaçai entre elle et la vision du corps sans vie pour diminuer un peu le choc émotionnel qui devait tambouriner en elle et claquai même un peu des doigts devant ses yeux pour être sûr de la faire sortir de ses pensées. Bon pour ce qui a suivi, ce n'est dans aucun manuel de police je vous préviens à l'avance, ceci dit vous me connaissez, si je commençais à appliquer le manuel à la lettre je serais mort en moins d'une journée.

« Vous sautez tout le temps sur les flics en civil ou c'est juste ma gueule d'ange ? »

Mais non je ne la draguais pas, en réalité je cherchais plutôt à la faire réagir, je m'attendais à une claque, si j'avais appris une chose dans ma vie, c'était que quand une femme vous filait une claque, c'était qu'elle allait bien, enfin vous voyez ce que je veux dire quoi. Je me redressai pour voir si le tireur était toujours là, une balle tapant contre la voiture me dit que oui, mais je l'avais vu moi aussi. C'était encore ce gros tas de beignets ambulant, je me remis à couvert quelques secondes puis me relevai complètement, pas de bol Harry, si les Delta m'avaient bien appris quelque chose, c'était à savoir viser et tirer. Je braquai mon arme sur lui et tirai trois balles qui le touchèrent, une dans l'épaule, une autre dans la poitrine et la dernière pour ses intestins.

Monsieur ne voulait pas aller en taule, il n'irait pas, mais en tuant quelqu'un devant moi il m'avait donné la légitimité de le descendre et après tout ce qui venait de se passer par sa faute, j'avais décidé de ne pas louper l'occasion. Je revins vers la demoiselle assise et vérifiai rapidement qu'elle n'avait pas été touchée.


« Vous n'avez rien ?...merci pour le plongeon...vous pouvez vous lever, pas de bobo ?...Je reviens d'accord ? Je dois juste prévenir le central... »

Lui souriant aussi sympathiquement que je le pouvais, je me redressai pour atteindre l'habitacle du véhicule qui nous avait servi de protection face aux coups de feu et saisi la CB sans perdre une seconde.

« Central ici le sergent Bran, numéro de plaque Whisky Charlie 050235 Tango Delta, je signale une fusillade sur la quatrième à l'est du métro, un civil abattu et l'agresseur également, possibilité d'autres victimes et une civile en état de choc, je demande des renforts et des secours médicaux terminé. »

« Sergent ici central, bien reçu, nous vous envoyons tout ça le plus rapidement possible, terminé ! »


Je m'adossai à nouveau à la voiture et sortis une deuxième cigarette pour l'allumer, je me foutais un peu des risques de cancer, je venais de descendre un collègue, même si c'était un ripoux, et je n'aimais pas beaucoup ça, si on commençait à se tirer dessus mutuellement dans la police, on n'était pas prêt de nettoyer toute la merde qu'il y avait dans cette ville. Je tendis mon paquet de cigarette à la belle.

« Vous en voulez une ? Je vous aurai bien proposé autre chose mais je n'ai que ça... »
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Mar 8 Aoû 2017 - 0:05
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Un jour sans finShandra & RaylanEn cet instant, sous ce coup de feu alarmant, la jeune femme se rendit compte que le pays compte peu, car la population ou plutôt l'être humain ne changera jamais au fond de lui. Trop faible face à son côté sombre, il y en a qui oublieront humanité, logique et honneur pour se laisser plonger sous l'appuie de la peur vers des choses horribles rien que pour survivre. Shandra n'était pas vraiment le genre à en vouloir à ce genre de personne de choisir une telle voie, mais elle ne le cautionnait pas pour autant. Elle qui a grandi dans les quartiers dangereux de Cancùn a dû vivre avec la peur au ventre et le courage à bout de bras. Un peu comme Atlas qui, même si épuisé, continuait à porter le poids du monde sur son dos. Sur cet homme, la mexicaine n'avait répondu qu'à son instant. Un peu comme un animal qui a su ce qui allait se tramer au moment même où elle a vu cette arme pointée vers le policier. Aussi noir que les ténèbres, elle aurait fait naître le carmin d'un sang éclatant qui aurait tapissé le bitume avec une simplicité déconcertante. Un peu comme cet homme qui agonisait sur le trottoir d'en face, malgré l'attention délicate de cet homme, le spectacle funeste toucha tout de même le regard de Shandra qui ne pouvait détourner son regard. Combien de corps a-t-elle déjà vu allongés à même le sol, sans vie, avec ou sans de sang autour de lui. Non, ce n'était pas la première fois que la peur tourbillonnait dans son ventre et qui pourtant, lui apportait l'adrénaline nécessaire pour lui permettre de faire un pas après l'autre.

« Vous sautez tout le temps sur les flics en civil ou c'est juste ma gueule d'ange ? »

« C'est par simple instinct de survie que j'ai réagi monsieur... » Fit-elle de but en blanc alors, que ses pupilles se désintéressaient lentement du corps à présent sans vie qui se trouvait à quelque mètre d'elle. Il était mort parce qu'une vie devait trépasser aujourd'hui. Posant ses yeux sur l'homme en face d'elle, Shandra pu aisément sentir que ce dernier était habitué à ce genre d'événement. Est-ce que cela devait la surprendre ? Oui et non, mais tous les flics n'étaient pas des accoutumés des coups de feu et des morts à la pelle. En tout cas pas autant qu'un enfant d'un pays en difficulté ou encore d'un militaire ayant subi la guerre.

Au moment même où les tirs reprirent, la jeune femme se boucha les oreilles fermant les yeux. A cet instant, Shandra voyait ses pensées dériver vers Dante... Pourquoi penser à un homme qui se foutait de vous au quotidien ? Tout simplement parce que malgré tout, la jeune femme l'aimait depuis son adolescence et qu'elle souhaitait toujours vivre pour se donner la chance de poursuivre cette voie qu'elle a entreprit autant que ce rêve qu'elle a peine commencé à réaliser. Se concentrant sur sa propre respiration, Shandra se voyait peu à peu détendu, bien que le bruit environnant crispait son cœur d'une façon bien malvenu. Ses muscles se tendaient, parfois douloureusement.

« Vous n'avez rien ?...merci pour le plongeon...vous pouvez vous lever, pas de bobo ?...Je reviens d'accord ? Je dois juste prévenir le central... »

« Allez y ne vous préoccupez pas de moi... » Fit-elle en le laissant partir lancer son appel alors, qu'elle tentait de reprendre ses esprits. Mais, c'était un peu compliqué avec la panique des gens qui les entouraient. Bien que Shandra y soit habituée, elle ne pouvait pas ignorer sa propre peur. Cependant, voyons le bon côté des choses, elle était en vie et sans une égratignure, peut-être le genou un peu écorché, mais rien de bien dramatique.

Adossée contre la voiture, tout du moins ce qu'il en restait, après tout, cette dernière avait été victime des mauvais traitements des tirs des deux hommes. Shandra leva les yeux vers le ciel pour prendre une profonde inspiration, le choc passait doucement en tout cas, elle se donnait des claques mentales pour ne pas paraître stupide et trop fragile. Ce n'était pas une chose qu'on pouvait se permettre quand on se trouvait totalement seule. Oh bien sûr, la jeune femme se permettait quelques écarts avec Dante, mais il était une exception.

« Vous en voulez une ? Je vous aurai bien proposé autre chose mais je n'ai que ça... »

« Non, merci... Je ne fume pas... » Murmura-t-elle simplement avant de pousser un long soupire. « Décidément... Des fois, je me dis que je suis un véritable aimant à emmerde... » Elle posa son regard sur lui et vit une blessure à l'arcade sourcilière. Shandra sortit alors un mouchoir et sa petite bouteille d'eau pour désinfecter la blessure et empêcher le sang de rentrer dans son œil. « J'ai de la place dans mon club... Si ça vous dit, je vous offre une carte de membre VIP. » Fit-elle dans un petit rire pour alléger l'atmosphère.

Comment pouvait-on être ainsi ? Plus tôt, emprisonnée dans ses souvenirs, la jeune femme avait été prise de  panique et maintenant la voilà prompt plaisanter ? Tout simplement parce que se morfondre ce n'était pas le genre de Shandra sauf si bien sûr c'était un certain italien qui lui faisait face alors seulement là, elle se permettait de se laisser aller. Insulte et déversement de colère. Cependant, il fallait bien se l'avouer, cet homme la faisait passer par beaucoup d'émotions aussi contradictoires les unes que les autres.

« A propos... Merci de m'avoir protégé... » Elle posa son regard sur lui et esquissa un sourire puis changea de mouchoir pour nettoyer sa blessure à l'œil.


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Mar 8 Aoû 2017 - 9:28
Raylan Bran
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Un jour sans fin

Cette femme semblait bien pensive, mais pouvait-on réellement le lui reprocher ? Elle venait d'assister en première loge à une fusillade qui venait de coûté la vie à deux hommes, moi-même j'aurai pu faire partie de la liste des victimes sans son intervention. Dire que j'avais joué les malins avec ma partenaire lorsque cette dernière m'avait parlé de la nécessité de porter très souvent un gilet pare-balles dans cette ville, j'allais lui devoir des excuses en bonne et due forme, bah ce serait un truc en plus à mettre sur ma note à son égard, ce n'était pas vraiment mon genre de m'excuser parce que ma vie était menacée, celle des autres ça pouvait arriver en revanche.

Je ne pus m'empêcher de poser mon regard sur elle lorsqu'elle me parla d'être un aimant à emmerdes, un sourire naquit sur mes lèvres, pas que je me moquais d'elle je vous rassure, mais l'entendre dire ça me rappelait juste le nombre de fois où j'avais pu entendre ce genre de paroles depuis mon arrivée dans cette ville. Quelque part si tant de gens pensaient être des aimants à emmerdes, peut-être que c'étaient simplement les dîtes emmerdes qui avaient tendance à envahir cette ville de force au point que pas une personne y habitant ne puisse les éviter.

La belle commença alors à me désinfecter une blessure à l'arcade, j'allais la repousser par réflexe, mais elle ne m'en laissa pas vraiment le temps, je me félicitai en tout cas d'être vêtu d'une chemise épaisse, parce que si une petite écorchure à l'arcade la faisait réagir de la sorte, je n'osais imaginer ce qu'elle ferait en voyant les multiples hématomes et les blessures dues à ma chute de plusieurs étages, en en reparlant, merci encore Henry. Je jetai ma cigarette lorsqu'elle me remercia et changea de mouchoir pour continuer ses soins, faut dire que sa façon de réagir était louable et que je ne devais pas l'aider en lui soufflant de la fumée de tabac au visage.


« Désolé, mauvaise habitude de l'armée qui est restée... »

Je posai mon regard sur elle, l'observant des pieds à la tête, ne relevant pas sa blessure au genou qui semblait un peu plus avoir besoin d'être désinfectée que mon arcade qui allait saigner encore un moment, la pauvre tout son paquet de mouchoirs allait y passer à ce rythme là. J'attrapai le poignet de sa main me prodiguant les soins du bord comme le disaient certains de mes anciens potes chez les Delta, puis le repoussai vers elle, souriant aussi sympathiquement que possible.

« J'ai peut-être une autre idée... »

Je me déplaçai alors jusqu'au coffre de la voiture et l'ouvris, si c'était un flic prévoyant alors ce que je risquais d'y trouver en dehors de quoi changer une roue ou des armes d'assaut c'était...Bingo ! Une trousse de secours de survie, bien alors qu'est-ce que le propriétaire avait donc mis dans son sac ? Désinfectant, pansements, bandages en tout genre, Majijuana...Quoi ? Oh bordel, je pris rapidement le petit sachet que je mis la poche de ma veste, ben quoi ?

Je n'allais quand même pas cracher sur un peu d'herbe gratos. Bon, sinon, aspirine, pommades et enfin quelques barres de céréales même pas périmées. J'avoue que je ne m'attendais pas à trouvant autant de choses, mais je n'allais certainement pas me plaindre, je pris le sac et refermai le coffre pour revenir vers la belle, un sourire en guise d'explications. Enfin je sortis un bandage, un pansement et le désinfectant.


« On va s'occuper de votre genoux, avec les pieds et les mains c'est l'une des parties les plus exposées aux bactéries, donc vous risquez d'avantage une infection que moi, si vous permettez... »

Pas mal non ? Mais comment un toquard comme moi pouvait bien savoir ça ? Ben vous savez à force d'aller aussi souvent à l'hôpital, je rappelle d'ailleurs au passage que ce n'est pas tout le temps ma faute, oui je vous vois venir avec vos pensées à la con, bref donc à force on finit par apprendre deux ou trois petits trucs quoi. Bref, suite à ça sans même attendre son accord, ben quoi ? C'est elle qui avait commencé à me soigner sans prendre la peine de vérifier si elle était elle-même blessée, j'avais toujours eu horreur des soins personnellement, donc pas question que je sois le seul à souffrir. Donc, sans attendre son accord je pris la pose des demandeurs en mariage, un genoux au sol, en guise d’étui à bague le sac que je venais de récupérer, en guise de bague la petite bonbonne de désinfectant et en guise de demande un pschitt dû à la bonbonne.

Je posai ensuite le pansement et enfin finit par passer le bandage sur sa blessure, d'ailleurs le mec qui avait conçu ce petit kit personnel de soins avait oublié de mettre de quoi attacher le bandage, donc je fis comme on faisait sur le terrain en Afghanistan, un joli nœud bien ridicule devant. Après quoi je me redressai en tentant au maximum de ne pas grimacer, j'avais encore des séquelles de ma chute, et je risquais même de les avoir un moment.


« Voilà ! Bon sinon moi c'est Raylan Bran, je le dis au cas où vous voudriez envoyer un petit cadeau de remerciement... »

Tout sourire je ne manquais pas de lui soutenir le regard avec mon habituelle arrogance, un dernier petit test pour vérifier qu'elle n'était plus en état de choc, bon d'accord elle risquait de faire quelques cauchemars ce soir, mais l'humour était la meilleure solution à ce genre de traumatisme, enfin il y avait la colère aussi, mais là j'espérais qu'elle ne la pratiquerait pas, je jonglais déjà pas mal, pas la peine de rajouter des blessures.

Et puis pour être honnête, j'espérais également qu'elle se sente obligée de me dire son nom, ce n'était pas tous les jours que quelqu'un qui n'était pas médecin me sauve la vie, donc je voulais la remercier plus tard avec une bonne bouteille de scotch, pour vous dire je n'allais même pas l'ouvrir cette bouteille, un exploit, mais ce qu'elle avait fait aujourd'hui le méritait bien...
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Jeu 10 Aoû 2017 - 15:51
Shandra Reyes
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Un jour sans finShandra & RaylanMalgré ses efforts, le sang ne parvenait pas à s'arrêter. La blessure n'était pas grave, mais un petit rien pouvait pourrir la vie et en cet instant, c'était la vue qui risque d'être gênée par ce fluide chaud et vital qui s'écoulait lentement de l'arcade sourcilière du policier qui, selon la jeune femme, a dû en connaître des vertes et des pas mûres aujourd'hui. De par sa tenue, il lui a semblé remarquer que ce n'était pas la seule blessure qui recouvrait son corps telle une seconde peau indésirable. Mais, ce dernier sait en faire fie et à se concentrer sur autre chose comme son métier a pu lui enseigner. Enfin presque, car pas tout le monde n'était capable d'oublier sa propre douleur pour s'occuper des autres surtout quand l'adrénaline est revenue à son état normal. Peut-être que selon le policier, Shandra semblait en état de choc, surtout quand on sent que sa main tremble. Est-ce vraiment le cas d'après vous ? Pour ma part, je dirais oui et non, après tout, n'oublions pas que la mexicaine a vécu dans des quartiers réputés dangereux à Cuba et que ce genre de spectacle est aussi courant qu'une eau suivant son cours dans une rivière tranquille.

Sa propre adrénaline s'amenuisait d'où les tremblements qui se dissipaient un peu plus à chaque seconde. Cependant, la vue du corps en face baignant dans son sang ne la laissait pas sans réaction. Cela lui rappelait le nombre de fois où elle avait pu entendre le son d'une arme à feu. Les blessures que cela pouvaient causer. A Cuba, tout du moins dans le quartier où elle vivait, Shandra avait pu voir plus ou moins aisément ce genre de spectacle et la vie aussi brusque et violente a-t-elle pu être pour elle, cela lui a permis de se renforcer et de ne pas réagir de façon illogique quand une telle chose se produisait. On apprenait à l'accepter plus ou moins, en tout cas le temps de prendre la fuite pour un endroit plus sûr. Mais aussi, moins vous en savez et plus sûre est votre vie. C'était essentiel quand on souhaitait échapper aux gangs qui pullulaient comme la pire des pestes dans les rues qui auraient pu être si tranquille. Même ici, la maladie se poursuivait alors, qu'on aurait pu espérer dans un tel pays qui ne connaissait pas un seul de pauvreté aussi important qu'à Cuba, un peu plus de civisme et de sûreté. Mais, ne dit-on pas que le pouvoir c'est l'argent et l'argent, c'est le pouvoir ? Qui cracherait sur ça ? Personne et apparemment, même pas un membre de la force de l'ordre qui pourtant a juré de protéger le citoyen contre les criminels.

Nous pouvons alors, observer plus justement que l'être humain est un individu faible face à son côté sombre. Si l'on ne sait pas comment trouver un juste équilibre alors, on se laisse facilement tenter. Contrairement à cela, Shandra savait ce qu'elle voulait et la jeune femme ne désirait aucunement faire partie d'un gang ou encore d'être proche d'eux. Elle sait à quel point cela peut détruire et nuire autant à soi qu'à son entourage. Sa propre famille a été détruite à cause de cela et encore, la tentation reste dans les gènes et Dieu sait que Shandra combat cette part d'elle avec une férocité impressionnante.

La fumée de la cigarette s'écrase sur sa figure, ce qui bien entendu pousse la jeune femme à tousser. Ce qu'elle pouvait détester cette odeur. C'est une mauvaise habitude qui pourrit autant la santé que le palais de la personne.

« Désolé, mauvaise habitude de l'armée qui est restée... »

Reportant son regard vers le policier, la jeune femme esquisse un léger sourire. « Vous devriez vraiment arrêter... La cigarette est autant mauvaise pour la santé que pour le palais des gens. Ne plus avoir goût à la nourriture et autre douceur est vraiment... Triste. » Se mordant doucement la lèvre inférieure. « Désolé... Mauvaise habitude d'une pâtissière... »

Le goût est primordial pour goûter ce que l'on fait et savoir discerner chaque saveur et surtout chaque erreur pour ne pas la reproduire. Le travail de pâtissier, c'est quelque chose à laquelle on se donne à fond surtout si l'on veut percer dans cet univers plus que fermé où seul l'excellence, le talent et la créativité prime sur tout le reste.

Quand l'homme prit son poigné pour l'éloigner, Shandra arqua un sourcil, mais cependant après ces mots, elle le laissa faire. L'attendant sans bouger et elle se sentit un peu idiote en le voyant débarquer avec une trousse de premier soin. Mais en même temps, Shandra ne pouvait pas le savoir et fouiller dans un véhicule qui n'était pas à elle ne lui viendrait pas à l'esprit ou si l'on peut dire le mot jamais. Mais, on lui a aussi enseigné qu'il ne fallait pas dire ce mot, car dans la vie tout pouvait se produire.

« On va s'occuper de votre genoux, avec les pieds et les mains c'est l'une des parties les plus exposées aux bactéries, donc vous risquez d'avantage une infection que moi, si vous permettez... »

« Moi ? Mais, je n'ai rien... » Quand les yeux de Shandra se posa sur son genou, elle en fut étonnée. Elle n'y avait même pas fait attention.

Ceci dit, elle se retint de rire quand il prit cette position prompt au demande. Rire dans un tel moment serait vraiment trop déplacé pour Shandra qui préféra donc garder son sérieux et se laissa faire par le membre des forces de l'ordre.

« Voilà ! Bon sinon moi c'est Raylan Bran, je le dis au cas où vous voudriez envoyer un petit cadeau de remerciement... »

Regardant son genou, la jeune femme posa ensuite ses pupilles sur le visage de l'homme qui venait de se présenter.

« Shandra Reyes... Je ne sais comment vous remercier exactement sauf vous offrir un café et une pâtisserie de votre choix dans ma pâtisserie... Enfin si vous aimez cela bien sûr. Si oui, vous aurez consommation gratuite à chaque fois que vous viendrez me voir. » C'était la moindre des choses que la jeune femme pouvait faire. « Je vais bien... Alors arrêtez de vous inquiéter. » En tout cas, c'est ce qu'elle pensait. « De là d'où je viens, ce genre de spectacle, c'est une chose courante, plus que le défilé de la gay pride. » Fit-elle avec un mince sourire sur les lèvres. « J'aurai une question ceci dit... Vous avez fait l'armée... Vous avez dû voir pas mal d'horreur... Comment vous faites pour... Continuer à vivre. Chez moi, c'est devenu une habitude pour moi de voir un mort, mais pour vous... Enfin, je veux dire comment vous vous y êtes habitué. »


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Jeu 24 Aoû 2017 - 22:00
Raylan Bran
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Un jour sans fin

Ses mots firent étrangement écho en moi, il est vrai que je n'avais savouré ou apprécié aucune sorte de nourriture depuis la mort de Jessica, faut dire que je n'avais pas vraiment envie d'apprécier quoi que ce soit pour ma défense, mon job était tout ce qu'il me restait, j'étais bon quoiqu'on dise de mes méthodes ou de ma discrétion, et ça m'allait très bien. Enfin sauf quand une mistinguette me rappelait que ma vie paressait bien triste évidemment, néanmoins je ne relevai pas, je ne parlais jamais de mes véritables sentiments aux quelques personnes qui restaient dans mon entourage, ce n'était très certainement pas pour craquer et tout déballer devant une parfaite inconnue, aussi jolie ou gentille soit-elle.

Un sourire prit place sur mes lèvres lorsqu'elle me parla de son café et de sa pâtisserie et tout terminant les soins ses ses blessures artificielles je ne pus m'empêcher de vouloir lui répondre, mais elle sembla avoir deviné que je la soupçonnais d'être sous le choc depuis l'incident, de là où elle venait hein ? Elle n'avait pas l'accent brésilien, donc il n'y avait qu'un seul pays latin où l'on pouvait dire que ce genre de chose était monnaie courante sans aborder de dictateur, le Mexique. Sa dernière question me fit oublier mes interrogations à son sujet en revanche, c'était une question des plus naturelles vu le contexte je le savais très bien, mais pourquoi diable avait-il fallu qu'elle me la pose à moi ?

Comment lui répondre sans déballer mon histoire ? Devais-je vraiment lui dire quel détail m'empêchait d'appuyer sur la gâchette de mon arme chaque matin lorsque je mettais cette dernière sur ma tempe ou dans ma bouche ? En temps normal je me serai simplement montré assez désagréable pour lui donner envie de ne plus jamais l'ouvrir en ma présence, quoi que ça ne marchait pas forcément à chaque fois, ma très estimée partenaire en était la preuve vivante. Mais là elle venait tout de même de me sauver la vie, je me voyais mal la rembarrer en lui disant qu'elle comprendrait plus grande ou autre connerie du genre, quoique ça aurait juste fait une personne de plus à me mettre sur liste noire, mais bon elle m'avait donné envie de la goûter moi, sa foutue pâtisserie.

Je terminai enfin les soins et relevai vers elle, cherchant des mots pour lui expliquer la réponse qu'elle attendait, mais le souvenir du visage de ma femme heureuse qui me revint en mémoire m'empêcha de prononcer le moindre mot. Je finis par me relever pour allumer une nouvelle cigarette, j'avais besoin de me remettre les idées en place.


« Il n'y a pas de secret miss Reyes, j'ai été entraîné spécialement pour ça...oui je n'étais pas tout à fait dans l'armée conventionnelle que vous avez en tête, j'étais chez les forces spéciales...les horreurs pratiquées dans votre pays, je les ai vu, j'ai aussi vu pire encore dans d'autres pays...en ce qui me concerne c'est ma femme qui m'a empêcher de finir en monstre moi-même...elle et mon meilleur ami...mais si je dois vous répondre franchement je ne fais plus attention à ma vie, la seule chose qui m'empêche de me tirer une balle dans la tête tous les matins, c'est ceci... »

Gardant ma cigarette en bouche, j'ôtai mon alliance pour la lui tendre, qu'elle puisse voir ce petit anneau insignifiant pour la majorité des gens mais qui pourtant signifiait absolument tout pour moi. Pour vous dire la vérité amis lecteurs, l'enlever m'avait même fait mal physiquement, mais je tâchai au mieux de ne rien en montrer.

« Chaque matin lorsque je suis à deux doigts de passer à l'acte, ce petit anneau de rien du tout placé à mon doigt me rappelle que je ne veux pas qu'elle puisse avoir honte de moi, même dans la mort...vous êtes désormais la personne qui en sait le plus sur moi, mais vous êtes aussi la seule à m'avoir sauvé la vie ici donc...j'imagine qu'on est quittes...enfin quoi que non pas tout à fait, si votre offre de pâtisserie tient toujours, je passerai en goûter une un de ces jours...je vous promets même que je ne fumerai pas la moindre cigarette avant de l'avoir mangée pour en mesurer toute la saveur... »

Je récupérai mon anneau pour la placer à sa place légitime, tandis que j'abordais un sourire sympathique depuis l'évocation de la bague et du fait que chaque matin j'essayais d'en finir. Ce n'étais certainement pas parce que j'avais accepté de lui donner mon secret pour rester en vie que j'allais lui laisser l'occasion d'en parler d'avantage.

« Ils risquent de mettre un petit moment à débarquer avec le défilé, vous pouvez y aller si vous le souhaitez, je prendrai juste vos coordonnées pour vous convier à donner votre témoignage au poste, et bien sûr ainsi je saurai où aller chercher cette fameuse pâtisserie qui fait tant rêver mon estomac... »
Berth©


[HJ : Désolé pour le temps d'attente ^^']
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Jeu 31 Aoû 2017 - 22:34
Shandra Reyes
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Un jour sans finShandra & RaylanVous avez déjà eu l'impression d'avoir percé la carapace de quelqu'un et que celui-ci le remarque et ne veuille le dissimuler sous des faux semblants. Faire croire que l'on tâtonne dans un vide immense et nous change totalement de direction. Vous savez pour Shandra, ce n'était pas si compliqué de connaître un cœur meurtri, c'est le genre de chose qu'elle perçoit aisément puisqu'elle-même se trouve dans le même cas. Les personnes qui nous ressemblent, sont faciles à percevoir dans le brouillard que peut devenir cette saloperie de vie. Croyez-le ou pas, mais la fusillade d'aujourd'hui prouve bien que l'existence est aussi pourri qu'une pomme qu'on a fait trop de fois tomber et même si l'aspect reste toujours aussi attirant, il n'empêche qu'en dedans, le fruit n'est plus aussi beau est comestible. C'est façon comme une autre de voir les choses et Shandra aime bien mettre un peu de poésie dans sa manière de percevoir les choses, cela donnait un tant soit peu de baume au cœur et personne ne le ferait à sa place. La jeune femme avait besoin de ça pour tenir dans ce labyrinthe immense qu'est la vie. On naît et on vous lâche dans la fosse aux lions et il ne tient qu'à vous de vous en sortir. C'est dur, mais c'est comme ça qu'a toujours été la vie de la demoiselle et les tentations ont été multiples sur son chemin. Il lui a fallu du courage pour ne pas laisser la facilité la gagner empruntant et adoptant la difficulté. Néanmoins, les mensonges et les accrochages font partie de son quotidien, chose que ne lui a pas appris ses grands-parents, mais cela semble faire partie de la famille puisque que sa sœur est pareille à elle et que Shandra a eu aisément le temps de l'observer depuis le temps, bien que les ponts soient dorénavant totalement coupé enfin pas vraiment. Mais, ça c'est une autre histoire.

« Il n'y a pas de secret miss Reyes, j'ai été entraîné spécialement pour ça...oui je n'étais pas tout à fait dans l'armée conventionnelle que vous avez en tête, j'étais chez les forces spéciales...les horreurs pratiquées dans votre pays, je les ai vu, j'ai aussi vu pire encore dans d'autres pays...en ce qui me concerne c'est ma femme qui m'a empêcher de finir en monstre moi-même...elle et mon meilleur ami...mais si je dois vous répondre franchement je ne fais plus attention à ma vie, la seule chose qui m'empêche de me tirer une balle dans la tête tous les matins, c'est ceci... »

Elle qui pensait que sa vie était pourrie, la jeune femme venait d'être surpassé. Bon, Shandra se doutait que ce dernier ne lui disait pas tout, mais qui irait se confier à une étrangère qui arrive comme un cheveu dans la soupe et même si celle-ci vous a sauvé, cela ne veut pas dire pour autant qu'on va se dévoiler d'un claquement de doigt. Cependant, Shandra lui prêta une oreille attentive tandis qu'elle entendait encore les battements effrénés de son propre et pauvre cœur. S'appuyant contre la carrosserie trouée par les balles, la jeune femme ferme un instant les yeux avant de les ouvrir à nouveau quand elle vit l'alliance du policier, ce qui la fit sourire un tant soit peu. Shandra pensait que ce serait malpolie de la prendre dans sa main alors, elle ne fit que la regarder avec attention avant de le laisser la reprendre. La jeune femme avait su percevoir la douleur de ce dernier, le manque de la présence de petit bout de métal autour de son doigt.

« Chaque matin lorsque je suis à deux doigts de passer à l'acte, ce petit anneau de rien du tout placé à mon doigt me rappelle que je ne veux pas qu'elle puisse avoir honte de moi, même dans la mort...vous êtes désormais la personne qui en sait le plus sur moi, mais vous êtes aussi la seule à m'avoir sauvé la vie ici donc...j'imagine qu'on est quittes...enfin quoi que non pas tout à fait, si votre offre de pâtisserie tient toujours, je passerai en goûter une un de ces jours...je vous promets même que je ne fumerai pas la moindre cigarette avant de l'avoir mangée pour en mesurer toute la saveur... »

Un sourire léger s'affiche sur les lèvres de la jeune femme malgré la pointe de douleur qui apparut dans son cœur. Le pauvre homme avait perdu la moitié de son être et son souvenir était assez puissant pour lui permettre de continuer d'arpenter sa vie au lieu de porter le canon de son arme à sa tempe pour en finir avec tout cela.

« Je... vous comprends... Je sais ce que c'est de survivre même si on a envie d'en finir par moment... » Elle regarde le ciel dans un geste habituel et quelque peu ennuyeux. « C'est une promesse qui me tient à la vie également, mais aussi parce qu'on m'a appris à me battre et à ne pas abandonner même si les choses me semblent lourdes et trop dures à surmonter. » Ceci dit, elle enviait cet homme de ne pas être seul dans son combat quoi qu'il en pense, il a des gens pour l'encourager. Shandra n'est pas réellement entouré quoi qu'on pouvait en penser. Avec Dante, c'était pas possible de parler ans qu'ils ne viennent se prendre la tête ou bien à se piquer pour un oui ou un non. C'était leur seul moyen d'expression.

« Ceci dit, vous serez le bienvenue dans ma pâtisserie quand vous le voulez, mais je demanderais juste de laisser les emmerdes dehors, pas que je ne sois pas une fan de votre style à la inspecteur Harry, mais je tiens à quand même à mon petit bébé. » Fit-elle alors qu'elle ponctuait cela par un clin d’œil.

« Ils risquent de mettre un petit moment à débarquer avec le défilé, vous pouvez y aller si vous le souhaitez, je prendrai juste vos coordonnées pour vous convier à donner votre témoignage au poste, et bien sûr ainsi je saurai où aller chercher cette fameuse pâtisserie qui fait tant rêver mon estomac... »

« Si ça vous ne gêne pas, je vais rester encore un peu. » Ses jambes tremblaient un peu trop sous le coup de l'émotion pour pouvoir se lever et repartir comme si de rien n'était. Néanmoins, la jeune femme sortie une carte de son sac avec les coordonnées de sa pâtisserie et inscrivit rapidement sur le dos de cette dernière son numéro personnel comme il pouvait la joindre plus facilement.

« Je suis souvent au travail, mais au cas où j'ai noté mon numéro personnel. » Dit-elle en lui tendant le petit bout de carton à l'écriture délicate.


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