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[Roulette 6] Rame rame rameur ramez Ft Elisabeth & Anarkia

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Lun 13 Nov 2017 - 0:51
Elisabeth Langton
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Ana & Elisabeth
Quelque part sur le lac Michigan


Rame rame, Rameur ramez




J
e hochais simplement la tête. Je n’allais pas la contrarier et risquer de ne pas avoir un bon dîner. Je n’étais pas à sec niveau argent, j’avais largement de quoi m’en sortir. Je gardais toujours une belle somme sur moi pour ne payer qu’en liquide d’ailleurs. Plus pratique, moins traçable, plus sécurisant. Cependant, j’admets que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait inviter au restaurant. Les seuls hommes que j’attirais dans mes filets se trouvaient dans des bars… lorsque je leur laissais la vie sauve. Soit c’était dans une ruelle, soit dans les toilettes du bar, soit chez lui. Je n’avais pas le temps de me formaliser sur les convenances et autre chose barbante. Si j’avais envie de coucher avec quelqu’un, je le faisais, peu importe où. Heureusement, il n’y a aucun mal à se faire plaisir et le pire qu’il pourrait arriver serait de se faire surprendre soit par une tierce personne, soit par la police. Je n’ai jamais eu l’expérience, mais j’étais persuadée pouvoir m’en tirer sans encombre.
Je la remerciais pour sa sollicitude et pendant qu’elle allait chercher le plaid, je me déshabillais sans honte. Je savais que je n’avais pas un corps repoussant et je n’étais nullement gênée de me montrer. D’autant plus qu’elle était médecin, des corps, Anarkia en avait vu et en verrait encore. Autant lui faire profiter du spectacle ! Après m’être mouillé la nuque, les bras, le haut du torse et le ventre, je plongeais dans l’eau froide du lac, remontant à la surface quelques brasses plus loin. L’eau me brûlait la peau, mais je débutais un crawl, ne m’arrêtant que lorsque j’atteignis enfin la rive. Cela faisait quelques bons mètres, mais en une dizaine de minutes, j’y étais parvenue. J’étais légèrement essoufflée, je l’admets, mais je n’avais pas le temps de me préoccuper de cela. Je cherchais une barque avec un moteur, mais impossible de le faire fonctionner. Je rageais, essayant de ne pas shooter dans le bois et de me faire mal bêtement au pied pour extérioriser ma rage. Le vent en profita pour se lever quelques secondes et me geler sur place. Je frissonnais et m’activais, cherchant une corde pour tirer notre canot de sauvetage en bois jusqu’à notre barque. Ma corde enfin trouvée, je l’accrochais simplement, avec deux nœuds, et accrochais l’autre bout autour de ma taille. Mieux valait que je reste dans l’eau, j’allais attraper la mort si je commençais à ramer maintenant. Surtout que je pourrais avoir une rame dans chaque main sans problème et Anarkia n’aura qu’à regarder le paysage. Je tirais la barque en bois et retournais à l’eau, la trouvant plus chaude. Ca faisait du bien. Mon corps était relativement fort et résistant, j’étais persuadée de passer à côté d’un rhume éventuel ou d’une pneumonie. Je mis un peu plus de temps qu’à l’aller, la barque n’étant pas si facile à tirer que cela, mais je prenais également mon temps pour ne pas être trop fatiguée. Je restais essoufflée lorsqu’Anarkia m’aida à remonter sur le bateau, mais mes muscles et l’adrénaline me donnait encore la force de faire un dernier effort.

« Merci beaucoup, lui dis-je sincèrement alors que je dénouais la corde pour l’accrocher à notre bateau ; ça serait con d’avoir fait tout ça pour qu’elle se barre au milieu du lac ! Voici notre carrosse très chère, fis-je en lui montrant d’un geste de la main le bateau en bois contenant deux assise et deux rames à l’intérieur. »

Mes dents commencèrent à claquer et je fis quelques pas avant de prendre ma serviette sous le plaid et de m’enrouler dedans, soufflant un coup. Je sentais que ce simple geste me réchauffait et me faisait énormément de bien. Mon corps grelottait et je décidai de frotter mes bras puis, mes jambes, mon ventre et enroulais mes cheveux dans la serviette, les essorant au mieux. J’attrapai une pince dans mon sac, me fis un rapide chignon pour éviter que mes cheveux fassent couler de lentes goulettes gelées. Je pris le plaid et fis le tour de mon corps avec, comme si j’étais un maki, me sentant sèche. Je lançais un regard vers Anarkia et je ne pus m’empêcher de la remercier une nouvelle fois.

« Merci, c’est sympa. »

Ce n’était pas la meilleure idée que j’avais eu de ma vie, mais au moins, j’avais survécu et nous allions quitter ce lac de merde et cette malchance. Je pris mon courage à deux mains et me rhabillais, reniflant légèrement, mais je savais que c’était la différence de température qu’il y avait entre l’eau, à l’extérieur, de nouveau dans l’eau et de nouveau en dehors. Je plaçais mes affaires sorties dans mon sac, pliais le plaid et le tendis à ma compagne d’aventure, attrapais mon sac et me dirigeais vers la barque, jetant mon sac en plein milieu pour éviter de le faire tomber malencontreusement dans la flotte. Ca serait con ! J’attrapais la corde et rapprochais la barque. Je passais mes jambes par-dessus le bateau que nous allions prochainement délaisser et glissais doucement dans la barque, qui tangua légèrement, mais je la stabilisais, accrochée au bord du bateau.

« Tu peux monter, je tiens la barque pour qu’elle ne parte pas n’importe où, dis-je en regardant Anarkia, dans son gilet, rendant ses mouvements pas aussi fluides que les miens. Ne t’inquiète pas, au pire, tu tombes dans l’eau, tu flottes, je te repêche. »

Je m’accrochais d’une main à la corde qui retenait la barque au bateau et tendis ma main pour l’aider à descendre...






→ Scénario ici ←
If our love is tragedy, Why are you my remedy ?
If our love's insanity,
Why are you my clarity ?

Crédit - Joy
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Mar 2 Jan 2018 - 23:52
Anarkia Kooks
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Elisabeth & Ana
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Rame, rame, rameurs, ramez !




N
on, vraiment, son aplomb et sa force d'esprit ne cesseront de m'étonner. Je la regardais attacher notre carrosse de sauvetage. Encore une barque avec des rames. Non, vraiment, je pense qu'il s'agit là d'un complot destiné à me faire perdre la tête. Sa résistance au froid m'étonnait aussi. J'aime le froid, et je suis plutôt hivernale qu'estivale, mais certainement pas à ce point-là. Elle risque d'attraper une pneumonie, voire pire. Les pneumonies non-traitées ont des risques mortels pour lesquels il n'existe aucun traitement. Mais Elisabeth n'a pas l'air de s'inquiéter le moins du monde pour sa santé. Il s'agit sûrement d'une déformation professionnelle de ma part. Elle me rendit mon plaid plié et je le glissai dans mon sac. Elle balança sans manières son sac dans notre nouvelle locomotion et s'embarqua dessus. Cette embarcation tangait beaucoup trop à mon goût. Je ne suis pas spécialement sujette au mal de mer, mais je ne suis absolument pas rassurée. Pas du tout. Au pire je tombe dans l'eau je flotte et elle me repêche ? J'eus deux pas de recul en entendant cette dernière menace.

"Ouvrir en deux par le bas un corps humain me rassure bien plus que monter dans cette invention du diable qui bouge plus que la Grande Roue par jour de tempête. Vous... tu m'assures que je ne risque rien ?"

Allez, il est grand temps que je sorte de ma zone de confort. La vie chez Anaville est magnifique, malheureusement cette grande métropole mondiale est fictive et ne m'aidera pas à regagner la terre ferme. Avec le même geste que ma compagne je lançai mon sac qui atterrit dans la petite barque. Mon cœur sauta un battement. J'agrippai fermement la main d'Elisabeth, un peu trop fermement je pense, je pouvais sentir les nerfs se crisper sous mon étreinte. Si je sers plus fort je lui coupe presque la circulation du sang. Il vaut mieux éviter. En tremblant comme une feuille je passai une jambe par-dessus bord. Je tentais de passer la deuxième mais le gilet n'aidait pas mes mouvements et je passai par-dessus, les quatre fers en l'air, le derrière en premier, dans l'embarcation de secours. Me relever fut une épreuve difficile à cause du gilet, ce dernier quittera mon corps seulement et uniquement une fois loin de ce lac maudit. Même sur la terre ferme à trois pieds du bord, je n'ai pas confiance. Si l'humain a été fait terrestre et non pas aquatique, et si les sirènes n'existent pas, c'est bien pour une raison scientifique précise. Une fois assise correctement j'attrapais une des rames. Note pour moi-même : ne pas la faire passer par-dessus bord. Dans une tentative de mémoriser les consignes d'Elisabeth quelques moments plus tôt, j'adoptai la position adéquate et attendait son signal pour nous ramener en lieu sûr.

"Le Premier Lieutenant Kooks attend vos instructions Capitaine Elisabeth. La barre à tribord ou à babord toute ? Souquez les artiments !"


J'ai entendu cette dernière phrase dans un film mais ne me demandez pas sa signification. Mon vocabulaire nautique a atteint ses limites. Je serai incapable de faire la différence entre tribord et babord d'ailleurs. L'un est gauche, l'autre est droite, mais lequel est l'autre, je ne saurais pas dire. En revanche je connais la totalité des os, des tendons, des vaisseaux sanguins et des terminaisons nerveuses du corps humain. De mon point de vue un domaine de connaissance est plus utile que l'autre. Cependant il faut bien des marins pour équilibrer la balance. Et de ce que j'ai pu voir lors de mon bénévolat au centre des vétérans, les marins sont tout aussi exceptionnels que les autres.

"Tu sais quoi ? Si on arrive jusqu'à la rive sans une autre bêtise anarkienne, ce restaurant se fera ce soir-même. Une telle aventure, aussi risible soit-elle, a ouvert mon appétit gargantuesque."





[/quote]


There's always gonna be another mountain, I'm always gonna wanna make it move, always gonna be an uphill battle. Sometimes I'm gonna have to lose. Ain't about how fast I get there. Ain't about what's waiting on the other side. It's the climb.
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