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Hunting game (Elizabeth)

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Ven 30 Juin 2017 - 2:02
Raylan Bran
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Pour une fois la mâtinée était calme, notre cher patron nous avait conviés à une réunion sur l'augmentation du nombre de crimes en ville et les différents moyens pour nous d'y remédier. Sincèrement le meilleur était de changer de chef, mais ça je me gardai bien de le dire, j'avais deviné que c'était un pourri mais il me fallait des preuves pour lui faire enfin fermer sa grande gueule de connard, désolé si je suis un peu brut là les copains, mais il me tapait vraiment sur le système, en gros il se foutait de la gueule de tous les flics du département. Oh pas que j'en ai quoi que ce soit à faire de mes « très estimés » collègues, mais j'en faisais partie moi, des flics du département, et j'avais une sainte horreur qu'on se paye ma tête.

Bref, alors que j'avais abandonné l'idée d'échapper à cette réunion aussi utile que le « H » de Hawaï, l'un de mes collègues cherchait un volontaire pour aller récupérer le témoignage d'un héroïnomane notoire servant d'indic pour lui, autant vous le dire, je fus plus rapide que Brooke pour accepter et me tirer en m'excusant avec une arrogance non contenue auprès de mon chef pour louper sa « petite sauterie », oui, oui, c'est bien les termes que j'ai utilisé, vous devinez qu'on s'adore hein ? Je ne manquai pas de demander à ma très chère partenaire un peu trop fouineuse à mon goût de me raconter la fin du spectacle. Ben quoi ? Oui je la trouvais fouineuse, avec elle il fallait parler, non mais vous vous rendez compte ?

Parler, quelle connerie, je reste persuader que c'est une invention des femmes pour nous emmerder encore. Oups, pardon, j'ai pensé en écrivant ? Vraiment désolé ça m'arrive tout le temps, ne le prenez pas pour vous mesdames, je ne vous déteste pas, enfin pas vous spécialement, je déteste tout le monde à partir du moment où je dois m'impliquer, c'est à dire à partir du moment où je dois parler.

Bref, après avoir fait cracher ses paroles, ainsi que quelques dents, à l'indic en question, je me rendis compte que si je rentrais de suite il y avait des chances pour que la réunion ne soit pas terminée et que je doive encore écouter l'autre guignol déblatérer sur un sujet aussi important pour lui que la première fois où il avait lassé ses chaussures. Tiens en parlant de ça, j'ai jamais fais gaffe, avait-il des chaussures à lacets ?

Oui pardon je m'égare un peu, il fallait donc que je loupe cette saloperie inutile, arrêtez de jouer les choqués, vous savez très bien qui vous lisez. Le problème c'est qu'il était un peu trop tôt pour aller déjeuner, je décidai donc d'aller me boire une bière dans un bar, vu les heures supplémentaires qu'on se tape dans la police, autant vous dire que je n'avais aucun remord à me prendre une petite pause. La bière était franchement bonne, si on faisait abstraction des clients sirotant leurs cafés et me regardant comme si j'avais tué leur chien. Le barman était sympa lui au moins, il ne posait pas de question et se contentait de sourire en me servant, aussi je décidai de lui laisser un petit pourboire en partant.

Bien, après deux bières, il était temps de manger et j'étais certain d'avoir loupé complètement la réunion, je sortis donc du bar en quête d'un endroit où manger, autant le dire, ça ne manquait pas, tout comme ça ne manquait pas de passants, et parmi eux une rencontre qui allait chambouler ma journée calme pour la rendre un peu plus animée, bordel, pour une fois que j'avais une journée calme...
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Ven 30 Juin 2017 - 13:30
Elisabeth Langton
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L
orsqu'on est hors-la-loi, les horaires de journée et de nuit ne sont pas forcément les mêmes que la plupart des citoyens. Ils sont approximatifs et aléatoires. On peut aussi bien dormir de minuit à huit heures du matin comme de seize heures à vingt-deux heures. Ou ne pas dormir du tout. La mission a un pouvoir décisionnel assez élevé.

Aujourd'hui, je me levai aux alentours de midi. Je me douchai, m'habillai et me rendis dans le Starbucks le plus proche pour m'offrir un petit-déjeuner typiquement anglais. C'était mon petit plaisir matinal : toasts beurrés, haricots rouges, saucisses, œufs brouillés et un bon grand café (nda : on va admettre l'idée que Starbucks propose ça quelque part lol). M'installant dans un coin, j'en profitais pour me renseigner sur les dernières news, tout en dégustant mon repas.

Alors que je sirotai mon café, je reçus un mail de mon "employeur". Une nouvelle cible. Mais étonnamment, ce n'était pas quelqu'un a tué. Je devais seulement lui soutirer des informations. J'avais une photo, et donc un visage, une heure et une rue, le tout avec un petit descriptif. Une journée relativement classique, mais tranquille. Je terminai mon café et en pris un autre pour la route jusqu'à mon appartement actuel. Dans deux jours, je devrais changer d'appart'. Ce n'était pas comme si j'étais attachée à ces murs, je n'étais pas matérialiste, c'était quelque chose de nécessaire pour ne pas que l'on me trouve. Tuer des gens vous apportait rarement la paix, surtout lorsque vous faites partie de la Mafia.

Je décidai de me préparer et de me renseigner sur ma cible, de trouver un maximum de choses. La prendre en filature n'était pas une mauvaise idée si ça pouvait rapporter des informations supplémentaires. J'avais quelques contacts dans la rue, des gens en galère, bien contents d'avoir une bouteille pour se réchauffer ou un repas. Aucun d'eux ne connaissait mon vrai prénom, c'était plus prudent, on pouvait facilement les faire chanter, mais ils étaient plutôt efficaces lorsqu'ils donnaient une info.

Quittant mon appartement, je marchai dans les rues vers mes indics sans abri. Ils me donnèrent plusieurs tuyaux et je n'avais plus qu'à faire le reste du travail. Je choisis le premier et m'y rendis à pied. Je m'installai sur une terrasse, sirotant un thé, juste en face d'une boutique où on aurait aperçu ma cible. Mes lunettes cachaient en partie mon visage. Je patientai une heure avant de partir. Mon rendez-vous était à une demie heure d'ici et je n'avais pas envie de me retrouver comme une sardine dans le métro.

J'arrivais pile à l'heure et mon contrat mit cinq minutes à se pointer. Il était certainement en train de vérifier si j'étais bien seule. J'avais mis un jean avec un haut un peu décolleté et une veste en cuir. J'avais opté pour des chaussures à talons, mais pas trop grands pour pouvoir me défendre si nécessaire. Je mis quinze bonnes minutes à obtenir sa confiance et je sentais que j'allais mettre autant de temps à avoir les informations.
Soudain, il reçut un sms, plissa les yeux et je compris immédiatement que j'étais grillée. Je sortis un couteau de ma manche et l'attaquai. La lame se planta dans son torse, mais il me propulsa contre une benne à ordures, m'assommant légèrement. Le bruit interpela quelqu'un, car je perçus une femme demandée de l'aide. Ce n'était pas bon, je n'arrivais pas à me relever, encore sonner par le choc. Par chance, je n'avais plus d'armes sur moi... et ma cible s'était probablement enfuie. Quelle poisse...




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Ven 30 Juin 2017 - 14:46
Raylan Bran
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Vous savez ce qui est le plus marrant quand on est flic à Chicago ? Moi non plus, mais avouez que ça fait une bonne introduction pour continuer à vous raconter cette histoire non ? Il était donc temps pour moi de me restaurer et je ne mis pas trop de temps à trouver un repas saint et équilibré, un hot dog moutarde avec des frites et de la mayonnaise, oh ça va ne me regardez pas comme ça, je suis flic moi, la diététique c'est pas mon truc et pour moi un repas équilibrer c'est un repas qui vous nourrit. Sans déconner, quel intérêt de manger un truc et surtout de le payer si vous avez faim une heure après ? Oui je m'égare, mais réfléchissez-y, c'est important.

Bref, je ne mis pas bien longtemps avant de terminer mon repas, suite à quoi des pseudos policiers en vélo vinrent tenter de me mettre une amende parce que j'avais loupé la poubelle, sans déconner, une amende, à moi, pour un pseudo crime imaginaire en prime. Oh ça va les écolos hein, vous ne me ferez jamais avaler qu'on puisse polluer un sol déjà pollué car recouvert de béton, avouez que si vous dîtes le contraire faut vous faire soigner ou alors votre connerie dépasse de loin la moyenne. Enfin, même en leur montrant ma plaque, ces messieurs décidèrent de faire fi de la solidarité policière et de me la coller en s'étonnant que je sois flic.


« D'accord ça va, je vais vous le prendre votre papier...mince il est tombé par terre, est-ce que ça va aggraver mon cas ?...Aller au revoir messieurs...ah tant que j'y pense j'ai une question...lorsque vous tomber sur un vrai criminel, vous le poursuivez à bicyclette ou vous appeler les vrais flics à la rescousse ? »

Sourire arrogant tenu, faut dire pour ma défense que c'était le seul que je savais vraiment faire sans me forcer, je m'éloignai en laissant ces moralisateurs du dimanche ramasser leur amende, après tout ils ne pouvaient pas la laisser là alors qu'ils foutaient des amendes pour pollution. Soit dit entre nous, les amendes n'étaient pas nominatives lorsque l'on ne donnait pas de nom, ce qui était légal, donc leur boulot était inutile, ces mecs ne servaient donc strictement à rien. Enfin, ils m'avaient tout de même bien pris la tête, il allait falloir que je passe à ma voiture me griller un joint avant de retourner au poste.

Enfin c'est ce que j'aurai normalement fait si ma journée était restée calme, mais non bien sûr, une bonne-femme cria à l'aide, bordel ça ne sert qu'à ça les bonnes femmes, gueuler, gueuler, gueuler. Oh pardon si je vous ai vexé vous qui me lisez, mais quelque part fallait bien que quelqu'un vous le fasse réaliser non ? Allez, parce que c'est vous, allez-y, traitez moi de connard macho très fort dans vos si jolies têtes, hey me regardez pas comme ça, je suis un enfoiré mais je ne suis pas gay, vous avez de sublimes visages je vous assure.

Bref, après m'être repasser dans ma tête ce qu'impliquait pour un flic une non-assistance à personne en danger, je me précipitai en direction des cris, arme en main, plaque levée pour qu'on me laisse passer. Une jeune femme avait été poignardée visiblement, comment je le savais ? S'il y avait eu une arme à feu tous les spectateurs trop curieux seraient encore planqués, enfin j'espère, sinon le taux de suicidaires et d'idiots dans cette ville dépassait largement mes estimations. J'attrapai la gueularde et plaçai ses mains sur la jeune femme de façon à limiter la perte de sang, la belle avait eut du bol, un peu plus à gauche et elle n'aurait pas tenu avant l'arrivée des secours.


« Bonjour je suis le sergent Bran de la C.P.D...Veuillez maintenir la pression s'il vous plaît madame...que s'est-il passé ? Vous monsieur, appelez les urgences s'il vous plaît, dîtes-leur qu'un inspecteur vous a demandé d'appelé d'accord ? Merci...ça va aller madame, ne bougez pas surtout... »

Pendant que je donnais des instructions pour prendre le contrôle de la situation et que je retirai ma veste pour surélever un peu la blessée, miss gueularde me racontait tant bien que mal ce qui s'était passé, elle regarda en même temps dans la foule de passants et pointa son doigt en direction d'un type qui observait la scène derrière la foule amassée devant la ruelle. Elle n'eut pas besoin de me dire pourquoi elle le pointait du doigt, j'avais deviné qu'il s'agissait de l'agresseur.

« Hey vous là !...Oh sérieux, tu vas me faire courir ?... »

Le suspect venait de commencer à tailler la route, ce qui me suffit à vouloir le poursuivre, je sais j'ai quelques similarités avec un chien, et encore je ne vous dis pas tout. Bref je dû me frayer un chemin pour enfin pouvoir le poursuivre. Visiblement la belle blessée était parvenue à se défendre car il semblait souffrir d'une jambe, ce qui m'arrangeait bien je dois l'admettre. Néanmoins il parvint traverser la rue au rouge, moi aussi, mais pas sans me prendre un capot de bagnole, génial je boitais aussi à présent et comme d'habitude je n'avais pas appeler les renforts, ma nouvelle collègue allait me tuer, cette idée me fit sourire, mais je repris rapidement la poursuite, monsieur avait décidé que sur les toits ce serait plus facile, je le suivis donc sans m'arrêter.

Vous connaissez l'avantage des toits à Chicago par rapport à Los Angeles ? Ben ils sont moins haut, je parvins à me jeter sur le fuyard, nous faisant descendre nous cracher sur le toit d'une camionnette avant de chuter à nouveau par terre à cause de roulades. Et voilà, je pouvais arrêter mon homme, j'avais mal partout, surtout à la jambe, mais je le tenais, même si mon boss, mes collègues et même cette si gentille médecin des urgences allaient tous me faire la morale et prévenir la psy du service.


« Attendez c'est un malentendu, c'est cette garce qui a essayé de me planter ! »

« Ben voyons, c'est elle qui à failli avoir le poumon perforé, toi qui a le couteau et les mains tâchées de sang, mais c'est toi la victime...t'es nouveau dans la criminalité toi non ? »

« Vous n'avez pas le droit, vous ne m'avez même pas dit mes droits ! »

« T'as raison, t'as le droit de fermer ta grande gueule car tout ce que tu dis sera retenu contre toi...le prends pas mal, mais fallait pas me faire sauter d'un toit, je suis de mauvaise humeur maintenant bizarrement... »


Bon j'avais bien aimé sauter de ce toit en réalité, c'est l'atterrissage qui m'avait collé de mauvais poil, ça et puis je les voyais déjà me faire la morale là tous, pire je voyais déjà la psy me demander comment je me sentais en ce moment et ce que je pensais de mon geste. Bref, je conduisis plus calmement l'agresseur jusqu'à la scène du crime où déjà les secours ainsi que quelques collègues étaient sur place.

« Bouclez-moi celui-là s'il vous plaît les gars... »

Après avoir confié ma prise à mes collègues j'allai prendre position à l'arrière de l'ambulance où la blessée recevait ses soins.

« Vous en faîtes pas ils sont super compétents...la semaine dernière ils ont retirer une balle des fesses d'un collègue, et ben il peut presque s'asseoir sans faire un cri de fillette maintenant... »

Tandis que je parlais à ma victime présumée, l'un des urgentiste vint évaluer mes blessures, non sans me lancer un regard qui en disait long sur ce qu'il pensait de mon héroïsme à la con. D'un coup ma journée était devenue beaucoup moins calme...
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Ven 30 Juin 2017 - 15:30
Elisabeth Langton
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J
'avais mal aux côtes et mon dos me faisait souffrir le martyr. Je tentais de me relever, mais une grimace me tordit le visage tout comme la douleur au niveau de ma cage thoracique. Par réflexe, je posai une main à l'endroit exact et sentis un liquide me couler sur la main. Malgré ma vision un peu floue, je vis du sang et jurai en me laissant tomber de nouveau sur le dos. Il fallait vraiment que je m'entraîne au corps-à-corps, j'avais beaucoup perdu à force de descendre mes cibles au sniper. Heureusement, ce connard n'avait pas troué ma veste en cuir.
Je m'insultai mentalement alors qu'un jeune homme entra dans ma vision. En faisant la mise au point, il se pencha vers moi avec une femme. Un flic. Merde. Quelle galère. Il se présenta et lui donna les instructions pour limiter l'hémorragie et s'enfuit en courant, sûrement pour poursuivre l'autre connard. Je ne dis rien, tentant de limiter les battements de mon cœur, qui s'étaient accélérés à la vue de ma blessure sanglante, soufflant régulièrement par la bouche. Je fermai les yeux, me concentrant sur ma douleur. Ce n'était pas ma première blessure au couteau et ça ne serait certainement pas ma dernière. Je serrai finalement les dents, ma respiration un peu plus calme et ouvris de nouveau les yeux, observant les environs. Dans quelques minutes à peine, les pompiers et les renforts de police seraient sur les lieux. Je crus voir un téléphone non loin. Peut-être celui de ma cible ?

« Vous pouvez aller me chercher mon téléphone s'il vous plaît ? demandai-je en regardant la femme qui appuyait sur ma plaie. Je vais appuyer pendant que vous faites l'aller-retour. »

Si elle n'était pas motivée, elle finit par céder à ma demande et revint à mes côtés avant même que j'ai pu souffler. Elle rangea le téléphone portable dans mon sac à main et reprit sa position initiale. Au moins, c'était déjà ça de récupérer.
Quelques secondes à peine après, les secours arrivèrent et s'occupèrent de moi. Malheureusement, il fallait que je passe par le bloc, la blessure étant relativement profonde. Quelle galère. Je donnai mon nom d'emprunt et mon vrai prénom question de m'enregistrer auprès de l'hôpital rapidement. Je n'avais pas perdu beaucoup de sang, donc j'arrivai à rester consciente et à suivre les soins qu'ils me prodiguaient.
Ce fut alors que le flic revint, s'asseyant dans l'ambulance. Un flic comique par-dessus le marché ? Malgré moi, je lâchai un sourire en coin.

« Vous parlez de vous là ? demandai-je. C'est vrai qu'il y a eu un léger changement dans votre voix lorsque vous vous êtes assis. »

Je haussai les sourcils de manière assez provocatrice tandis qu'un ambulancier tapa contre la vitre pour signaler qu'on pouvait y aller. Il ferma les portes à l'arrière et l'ambulance démarra, direction l'hôpital. J'observais l'agent de police, qui avait l'air d'être passé sous un rouleau compresseur. Est-ce que tous les policiers jouaient au justicier ? C'était ça le deal ? Attrapez les connards quitte à avoir quinze mille blessures ?

« Vu votre état, j'espère que vous avez au moins attraper ce connard, commentai-je avant de grimacer parce que l'ambulancier appuya fortement sur ma blessure tout en me maintenant les côtes de l'autre côté, me comprimant légèrement la cage thoracique. »

Si j'étais tombée sur un cascadeur, ça aurait été le pompon de la journée ! Et dire que j'imaginais cette journée tranquille, rapide, sans accro. Je m'étais bien mis le doigt dans l'œil et jusqu'au coude ! Rien n'était tranquille et sans accro. Il fallait que je réfléchisse à comment j'allais me sortir de cette merde...




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Ven 30 Juin 2017 - 18:33
Raylan Bran
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Au moins se changer en gruyère n'avait semble-t-il pas entaché l'humour de la jeune femme, c'est que madame avait du répondant, néanmoins ça avait le mérite de me faire sourire, sourire qui s'effaça lorsque mon regard recroisa celui de l'urgentiste pas content, mais alors pas content du tout. C'était quoi son problème ? On aurait dit que j'avais piqué la sucette de son gosse, si un inconnu était aussi énervé par ma prestation, je n'osais même pas imaginer pour les visages connus. En tout cas je savais qu'il ne se montrait pas très délicat pour me faire comprendre que j'avais joué au con, au moins je savais ce que les deux prochaines minutes allaient me réserver. Enfin, mais pourquoi il fermait les portes ?

Je ne venais pas moi, j'avais un rapport à faire, des collègues à éviter, et c'était pas à l'hôpital que j'allais pouvoir le faire ça, si en prime je retombais sur la petite blonde, elle était fichue de me faire attacher au lit pour me tenir tranquille, trop sérieuse comme fille, je vous jure, d'ailleurs ils étaient tous trop sérieux dans cette ville, même les criminels ne s'amusaient pas dans le coin, sans déconner. C'est alors que ma partenaire de route vers l'enfer hospitalier se décida à s'adresser de nouveau à moi, encore une fois avec une petite note d'humour, ce qui me fit un peu de bien je dois l'admettre.


« Franchement mademoiselle, j'ai remarqué le manque d'alliance, si en revenant dans cet état je n'avais pas attrapé cet abrutis, je serai un bien mauvais flic non ?...Donc je vais vous laisser deviner...ça vous occupera en attendant d'arriver... »

« Désolé mon grand, mais elle va en prime pouvoir s'occuper avec votre strip-tease... »

« Quoi ? Oh allez j'ai rien, la semaine dernière quand j'ai empêché le braquage vous avez aussi essayé de m'embarquer...désolé jeune homme, mais je ne mange pas de ce pain là... »

« Vous êtes comique inspecteur, oui on vous connaît déjà tous ici, par souci professionnel un certain hôpital de Los Angeles nous a prévenu de votre abonnement aux urgences et nous a même envoyé votre dossier en avance...Raylan Bran, le seul homme au monde à ne pas avoir un seul os qui n'ait jamais été fracturé, je continue ? Maintenant vous enlevez votre tee-shirt ou dois-je le découper pour vérifier le nombre de vos côtes cassées ? »

« Okay ça va, pas la peine d'être aussi désagréable...après ne vous étonnez pas que les gens préfèrent les pompiers... »


Le regard noir qu'il m'offrait gracieusement pendant que je lui obéissais tant bien que mal en enlevant mon tee-shirt. Néanmoins en voyant les contusions violacées sur mon abdomen, je pouvais presque comprendre son agacement, oui presque, car retaper des gens blessés c'était son boulot non ? Certains en faisaient une vocation, alors pourquoi diable me prenait-il autant la tête celui-là ?

« Pas la peine de me regarder comme ça, c'est un fait...par ailleurs c'est pas super sympa de donner mon nom à une inconnue...imaginez qu'elle tombe sous le charme, je fais comment moi après ? »

En guise de réponse, j'eus le droit à un appui spontané sur mes blessures, ce qui valu de me faire fermer ma langue pendue en grognant légèrement de douleur, bon d'accord en grognant bien, si j'avais pu je lui en aurai collé une directement dans la mâchoire, mais un truc me disait que ça risquait de me desservir.

« Incroyable, ce tatouage, vous avez servi chez les Delta ? Ils embauchent vraiment n'importe qui ceux-là...vous avez deux côtes cassées, bien sûr pour être sûr il va falloir faire une radio...l’élite de l'armée n'est pas si impressionnante que ça en fin de compte... »

« Oh quelle amabilité, vous êtes payé à quoi vous déjà ? Me soigner ou me faire la morale ? »


Voilà qui eut au moins le mérite de le faire taire, mais ça ne l'empêcha pas de continuer à me torturer, entre moi et ce mec c'était l'amour fou, putain je n'allais pas le loupé à la moindre connerie susceptible de le faire arrêter celui-là. Mon regard revint ensuite à la victime de l'agression, la pauvre devait avoir envie de se faire petite avec un échange pareil, tout comme l'autre urgentiste s'occupant d'elle. Non vous ne rêvez pas, je peux faire preuve d’empathie, surtout si la personne que je plains vient d'apprendre mon nom et une partie de mon passé à cause d'un enfoiré d'urgentiste indiscret en fait.

« Au fait mademoiselle...puisqu'on est coincés ici jusqu'à destination, pourriez-vous me dire ce qu'il s'est passé exactement ? Pourquoi ce taré vous a-t-il poignardé ? »
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Ven 30 Juin 2017 - 21:06
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J
e ne pus empêcher un malicieux sourire d'étirer ma bouche en coin. Ce mec avait du répondant, j'aimais bien.

« Le manque d'alliance, hein ? C'est ça votre trip ? Les demoiselles en détresse ? »

Oui, c'est cela. Méditons sur la question du mystérieux flic aux allures de bad boy. Tout était dit, non ? J'observais l'échange entre le policier et l'ambulancier. On aurait dit un vieux couple qui était en train de se chamailler pour avoir la télécommande.

« Quoi ? Oh aller j'ai rien, la semaine dernière quand j'ai empêché le braquage vous avez aussi essayé de m'embarquer.... désolé jeune homme, mais je ne mange pas de ce pain là...
- Mais moi, oui, commentai-je en haussant les sourcils et affichant clairement un sourire. Je suis ûre que j'irais déjà mieux. »


Inspecteur hein ? Ce n'était pas un simple policier de quartier et mon petit doigt me soufflait que l'ambulancier en savait davantage sur ce jeune homme. Inspecteur Raylan Bran. Un nom que je n'étais pas prête d'oublier. Un peu casse-cou sur les bords apparemment, mais ça ne me choquait pas tant que ça. Au vu de son attitude et de ses remarques, ça avait l'air d'être le genre de la maison. Un vrai téméraire.
Finalement, Raylan enleva son tee-shirt et j'en profitais pour admirer la vue. Certes, il avait de méchantes ecchymoses sur le torse, mais ça n'enlevait rien à sa musculature.

« Et bien voilà un nouveau remède, dis-je. Plus besoin d'avaler des cochonneries, il suffit d'une vue très agréable. »

C'était peut-être osé, mais je n'avais aucune honte à dire ce que je pensais. J'assumais et ce n'était pas comme s'il avait quelque chose à se reprocher ou à changer, bien au contraire. C'était en quelque sorte un compliment déguisé. Ou un compliment. Je ne sais pas trop. Visiblement, il avait remarqué mon regard - bien que je ne cherchais absolument pas à être discrète - et émit l'hypothèse que je tombe sous son charme. Prétentieux en plus de cela ?

« Comme si vous n'aviez jamais brisé de cœur, Don Juan. Ne vous en faites pas, je ne tombe pas amoureuse aussi facilement que les minettes que vous ramenez dans votre lit. »

Si tu voulais jouer, pas de problème, j'allais être de la partie. Un ex-Delta ? Ce mec ne rigolait vraiment pas. Il avait dû en voir des vertes et des pas mûres et l'autre le rabaissait comme ça ? Quel connard. Qu'il aille sur le terrain, dans la merde, avec rien pour soigner ses potes et on en rediscutera. Je lançais un regard si noir à l'ambulancier qu'il aurait pu en mourir, même s'il était trop occupé à soigner Raylan.
Mon soigneur gardait ses mains contre mes côtes, une de chaque côté, intensifiant par moment la pression, me faisant grimacer par moment. Mon regard se recentra sur Raylan.

« Je doute que ce soit le moment idéal, remarquai-je. Surtout pour un vol de sac foireux. »

C'était la première histoire qui m'était venue à l'esprit, mais elle était relativement plausible. La vieille l'avait fait fuir, ne voulant passe faire chopper, car il avait sûrement un casier judiciaire. Soudain, le véhicule se stoppa. Nous étions arrivés à l'hôpital et nos chemins allaient se séparer pour quelques heures...




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Ven 30 Juin 2017 - 23:24
Raylan Bran
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Cette femme était pour le moins surprenante, elle avait de ces commentaires, sérieusement on aurait dit moi au féminin, ouais je sais je suis perturbé comme gars, mais faut avouer que ça me va bien non ? Franchement j'avais failli lui répondre pour le coup des femmes en détresse, non en fait je l'aurai fait à coup sûr si mister casse-noisettes n'avait pas provoqué une douleur me clouant littéralement le bec, pareil lorsqu'elle émit l'hypothèse que je puisse être un traitement médical, bordel ça avait vraiment été trop tentant, mais forcément mon bourreau me tortura à ce moment-là.

Oh et puis le coup des minettes que je ramenais dans mon lit, honnêtement je dus même me mordre les lèvres pour ne pas répondre à celle-là, mais j'avais décidé de bosser un minimum sachant trop bien qu'on allait me demander des comptes, au moins cette fois-ci rien n'avait explosé, ou alors cette fois ce n'était pas de ma faute. Hein ? Mais non je n'ai jamais dit que les autres fois c'était de ma faute, d'ailleurs je n'ai même pas dit qu'il y avait d'autre fois, cessez un peu vos accusations mal placées. Bref, elle finit par me répondre que l'autre tocard avait simplement voulu prendre son sac à main, je n'avais aucune raison de douter de sa parole, mais je ne pus m'empêcher de me dire que ce mec était encore plus attaqué du ciboulot que je ne le pensais.

Les urgentistes nous firent alors sortir de l'ambulance, elle sur un brancard et moi menaçant de mon poing le premier qui oserait me dire de m'allonger pour me faire transporter. J'enfilai, non sans mal, mon tee-shirt et récupérai ma veste au sol, visiblement les spécialistes des soins n'avaient pas jugé son bon usage comme oreiller.


« Ce fut un plaisir les gars vraiment, mais la prochaine fois abstenez-vous... »

J'allai jusqu'au premier médecin que je croisai et commençai la discute histoire de faire croire à ces ahuris que c'était bon, j'étais pris en charge et qu'ils pouvaient me foutre la paix. Une fois fait je commençai discrètement à tenter d'atteindre la porte d'entrée de l'établissement, ils m'avaient déjà torturé aujourd'hui, pas question que quelqu'un d'autre ne me touche, pas même une femme, enfin bon d'accord, ça dépendait aussi de quelle femme. Mais là n'était pas la question, puisque de toutes façons personne n'allait me toucher.

« Monsieur Bran ! Vous vous trompez de direction ! C'est par ici ! »

« C'est par ici mon cul ouais, je vais bien j'accompagnais juste la dame, bye doc... »


Merde, repéré, bordel j'étais si proche du but, quelques pas et j'étais dehors, mais je tombai alors sur une véritable armoire à glace que j'allais avoir du mal à passer dans cet état.

« Oh allez écoute mon gars, sois sympa, je peux au moins griller une clope ? »

« Je suis une femme monsieur... »


Je restai la regarder, la détaillant de haut en bas et de gauche à droite, reculant la tête pour faire passer un peu l'hallucination auditive que je venais d'avoir. Mais je me repris assez vite, après tout qui étais-je pour juger de son allure ?

« Oh...ça veut dire non ?... »

Tandis que mon interlocutrice qui devait être la progéniture de King Kong et Godzilla voyait rouge, ne me demandez pas qui fait la mère entre les deux, je ne veux pas l'imaginer, le médecin qui m'avait interpellé de sa voix se rapprochait à grande vitesse.

« Hey mais quelle femme sublime, vous, vous faîtes du sport non ?... » Cette espèce de grosse brute m'attrapa alors par l'oreille pour me tirer vers le médecin, ah bah non, la médecin, euh non en fait, les médecins qui se pointaient fissa dans notre direction. « Si tu me laisse filer je t'offre ton plat de stéroïdes préférés...une sucette ? Un énorme steak ! Non mieux, je t'arrange un coup avec une flic super sexy que je connais...aille, aille, aille... » Elle était folle celle-là, elle prenait mon oreille pour le vagin de sa copine ou quoi ? Pas de bol, cette fois ça y est les médecins nous avaient rattrapé.

« Monsieur Bran, vous savez que nous sommes autorisés à vous sédater et vous attacher en cas de résistance ? »

« Hein ? Et depuis quand ? »

« Depuis que le commissaire en chef du treizième nous à signer sa dérogation à votre sujet... »

« Ah, mais je n'allais pas m'enfuir voyons doc...j'avais juste très envie d'une cigarette quand votre gori...votre superbe employée m'est tombée dessus...c'est pas méchant une cigarette...si ? Hey on se calme là, pourquoi vous avez une seringue dans la main ? »

« Détendez-vous monsieur Bran... »

« Je suis détendu, parfaitement détendu, pas la peine de...de...me piquer...avec...ce... »


Au moins sa seringue eut le don d'être efficace, je sentis tout d'abord les douleurs de mon corps disparaître avant de sombrer dans un espace noir, je pense qu'ils n'avaient pas blagué, ils m'avaient sédaté les enfoirés...
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Sam 1 Juil 2017 - 3:08
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J
'étais légèrement déçue qu'il ne réplique pas, mais au vu de sa grimace, il était évident qu'il l'aurait fait si l'ambulancier n'était pas si brut avec lui. Je pouvais concevoir qu'il était peut-être difficile de soigner un patient comme lui, mais de là à être désagréable et douloureux, c'était ridicule. Les gens devenaient mal-baisés pour un rien !
Alors que les portes s'ouvraient pour me faire sortir, je soufflai un coup, la douleur revenant d'un coup et plus vive. D'autant plus lorsqu'ils me sortirent brusquement. Malgré moi, une plainte sortit de ma bouche, me faisant crisper le visage et fermer les yeux sur le coup. Bande de rustres. Je tentai tant bien que mal de canaliser ma douleur, travaillant sur ma respiration tandis qu'ils m'emmenaient à l'intérieur de l'hôpital. J'ouvris néanmoins les yeux, me demandant où était Raylan. Pas que je m'étais attachée à lui, mais parce qu'un médecin l'interpela. Apparemment, il voulait se faire la male. Loupé beau gosse ! Je souris légèrement avant de perdre connaissance sur le chemin de la salle d'opération.

Lorsque je me réveillai, j'étais dans une chambre. Un de mes bras était apparemment perfusé, mais il ne me faisait pas mal. Je n'avais mal nulle part en fait. Je décidai d'ouvrir les yeux et détaillai la pièce du regard. Pas de personnel soignant, ni de policier, seulement mon sac à main sur une chaise au-dessus de ce qu'il semblait être mes vêtements. C'était très bon signe. Doucement, avec prudence, je bougeai mes bras et me redressai. Toujours aucune douleur. On avait dû me donner quelque chose, ce n'était pas possible. Je sortais d'une opération, un connard m'avait poignardé et je ne sentais absolument rien.
Ce fut alors qu'une idée complètement dingue s'illumina dans ma tête : et si j'allais titiller cet inspecteur Raylan Bran ? Telle une prédatrice focalisée sur sa proie, je n'avais plus que cela en tête. Aussi, je profitais de l'effet des médicaments pour m'asseoir sur le lit, les jambes vers le sol prêtes à me soutenir de nouveau, après avoir baissé l'une des barrières du lit médical. Doucement, je levai mes bras en l'air et détachai les attaches en haut de la blouse médicale. Je dénudai une épaule et observai le pansement au niveau de mes côtes. Pas de sang. Bon signe ! Mes pieds touchèrent le sol, gardant une main contre le matelas au cas où mes jambes cèderaient, et me dirigeai vers mes vêtements, les toquant contre cette blouse trop grande et peu confortable. J'abandonnai cependant l'idée de mettre un soutien-gorge malgré ma poitrine, le sous-vêtement passant pile sur ma plaie me dissuadait de trop abuser des propriétés des antalgiques ou analgésiques. Ou les deux. Il fut mis en vrac dans mon sac. J'en profitai pour vérifier que j'avais toujours le téléphone portable de l'autre connard et je quittai ma chambre, me rendant naturellement à l'accueil.

« Mais que faites-vous ici ? Vous devez vous reposer ! Vous n'êtes pas en état ! s'exclama une infirmière.
- Faites-moi une ordonnance pour que je prenne des médicaments et faites-moi signer la décharge pour que vous n'ayez aucun problème, ordonnai-je d'un ton relativement aimable. »


Elle alla chercher un médecin, qui me prit à part, m'expliquant les risques auxquels je m'exposais si je sortais si tôt. Je lui assurais que j'allais bien et que ça continuerait s'il me prescrivait le nécessaire, lui promettant de revenir au moindre problème. J'avais donné un faux nom de famille, il y avait peu de chance pour qu'ils me retrouvent, mais je reviendrais si je n'ai vraiment pas le choix. Je ne suis pas encore folle.
Ce fut en retournant vers l'accueil que j'aperçus Raylan dans un lit, dormant visiblement. Je réglais la note en cash, détournant la question sur le fait d'avoir autant d'espèces sur moi et signais d'un gribouilli la paperasse nécessaire.

« Excusez-moi, j'ai envie d'aller aux toilettes. Est-ce que vous pouvez m'indiquer où ils se trouvent, je vous prie ? demandai-je très poliment à l'infirmière. »

Elle me répondit en m'indiquant le chemin et par chance, je passais non loin de la chambre du jeune policier. Je la remerciai et suivis ses indications, vérifiai que personne ne faisait attention à moi et entrais dans la chambre de l'inspecteur Bran avec un fauteuil roulant qui se trouvait à côté de la porte de sa chambre. Je fermai doucement la porte derrière moi et me plaçai à côté de lui. D'un doigt, je lui touchai la joue. Rien. Aucune réaction. Je lui pinçais le nez. Toujours rien. Il dormait bien. Je ne savais pas ce qu'ils lui avaient donné, mais c'était costaud !
Je décrochais la perfusion, lui détachai les mains, abaissai l'une des rambardes du lit médicalisé et dégageai les draps sur lui. Il avait également eu le droit à la blouse et un sourire malicieux étira ma bouche en coin. C'était beaucoup trop tentant pour ne pas le faire, mais d'un autre côté, un homme en blouse médicale n'était pas des plus discrets. Ce fut donc avec un très grand plaisir que je me débarrassai de ce truc, le laissant nu comme un ver, pour finalement l'habiller. Le plus compliqué fut le tee-shirt, mais mission accomplie ! Quoique le plus dur allait peut-être être de le mettre sur ce fauteuil roulant. Je plaçai l'objet médical sur le côté et soulevai difficilement Raylan, malgré le fait que mes bas étaient sous les siens pour plus de facilité. Je coinçai rapidement la poche de perfusion dans son pantalon, sur le devant, sentant qu'elle allait glisser dans ma manœuvre. Je sentis mes côtes tirées un peu, mais je serrais les dents et finalement, les fesses de l'inspecteur atterrirent sur la chaise roulante. Victoire ! Je soupirai un bon coup et cachai la poche en mettant le tee-shirt par-dessus. Nickel. Un petit détail. Il avait l'air d'être relativement connu, il fallait donc que je cache un peu son visage. Je sortis une casquette de mon sac à main et la plaçai sur sa tête, couvrant les trois-quarts. Ok, c'était le moment de vérité.
Inspirant un bon coup, je quittai la chambre avec Raylan, toujours endormi, et sortis par une sorte d'entrée pour un autre service. Par chance, une fois de plus, un taxi attendait. Je me penchais légèrement, affichant un joli sourire.

« Bonsoir monsieur, pouvez-vous m'aider avec mon petit ami ? demandai-je avec un accent anglais.
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Il est narcoleptique. »


Le chauffeur accepta mon explication et m'aida à monter Raylan à l'arrière du taxi. Je mis la chaise dans le coffre une fois pliée et m'installai à côté de mon pseudo petit-ami. Je lui donnai une adresse et après quelques dizaines de minutes, nous arrivâmes à destination. Je le payai, le remerciant chaleureusement et partis avec Raylan, toujours dans les vapes, dans son fauteuil roulant. J'étais vraiment curieuse de savoir ce qu'on lui avait donné pour qu'il soit K.O. aussi longtemps. Ça devait faire des heures qu'il était inconscient.

Je pénétrai dans un hôtel et demandai une chambre avec un lit double. Je n'avais pas choisi cet hôtel au hasard, je savais que le réceptionniste ne posait aucune question. Il faisait son job par dépit et ne balançait rien, car il ne demandait rien non plus. Prenant l'ascenseur, je marchais tranquillement dans les couloirs jusqu'à notre chambre. Je l'ouvris et entrai à l'intérieur avec le beau policier endormi. La pièce était simple : un lit double sur la droite en rentrant, une large fenêtre recouverte de rideaux en face et sur la gauche, une sorte de bureau avec un téléviseur accroché au mur. Une porte sur la droite menait directement à la salle de bains avec baignoire, lavabo et toilettes. Je fis rouler Raylan jusqu'au lit puis, le soulevai au mieux et le déposai la tête pile sur un oreiller. J'attrapai sa perfusion et la lui retirai, me moquant des taches de sang qui imprégneraient la literie. Ayant son arme de service, sa plaque et ses menottes, je décidai de jouer le jeu à fond. J'attrapai ses poignets et le menottai aux barreaux du lit en fer forgé. Je souris à cette vision, pris la télécommande et allumai la télé. J'ouvris un paquet de chips et grignotai en attendant que le beau chevalier aux bois dormants se réveille, assise à côté de lui comme si c'était totalement normal.




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Sam 1 Juil 2017 - 4:03
Raylan Bran
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Lorsque je rouvris les yeux, je compris très rapidement que je devais être en train de dormir, comme d'habitude je vivais ce cauchemar encore et encore, moi discutant avec Neilina tandis qu'un coup de feu retentit et que je me précipite pour la voir là, allongée sur le sol inerte, les battements de cœur du bébé grandissant en elle s'estompant peu à peu alors que son sang ternit ce foutu tapis que je déteste, mais que je ne supporte pas de voir devenir ainsi, s’empeigner de cette couleur macabre. Ma femme vient de mourir encore une fois sous mes yeux tandis qu'un autre coup de feu retentit, et soudainement je me retrouve devant mon meilleur ami agonisant au sol tandis que cette espèce de taré rit aux éclats avant de l'achever d'une balle dans la tête.

Et encore une fois je vide mon chargeur de rage sur lui sans pouvoir lui effacer ce putain de sourire détestable du visage. Mes yeux s'ouvrirent soudainement sous un flash de lumière, l'hôpital, j'étais à l'hôpital, des voix se soulevèrent, disant que je ne devais pas me réveiller maintenant, j'aperçus une silhouette complètement floue que je devinai être une infirmière, s'approcher de moi et ce fut à nouveau le trou noir sans que je ne puisse dire ou faire quoi que ce soit. J'avais beau lutter de toutes mes forces, vouloir me réveiller, je compris simplement que quelqu'un demanda à augmenter la dose de quelque chose avant de véritablement sombrer de nouveau dans les limbes de mon inconscience.

Et là je me réveillai sur une plage de sable fin avec la mer bleue turquoise avec toutes les femmes sexy que j'avais croisé en bikini sans le haut. Ok ça va je déconne, en fait je revivais encore une fois ce cauchemar de malheur, mais personnellement je préfère la versions des filles en bikini pas vous ? Et non je ne citerai personne, pas que j'ai pas confiance en vous, mais il suffirait que j'en oublie une et qu'elle lise ces lignes pour que ça m'apporte des emmerdes encore, et croyez-moi, j'en ai déjà suffisamment comme ça. Bref, lorsque je me réveillai, je sentis un mal de crâne aussi violent que la pire gueule de bois que j'avais pu prendre dans ma vie.

Je soupirai, tentant au mieux d'émerger, là pour le coup je voulais un café bien fort, non en fait une infusion de caféine c'était même mieux. Bordel mais combien de temps avais-je dormi ? Je tentai de bouger les bras pour me passer une main sur le visage, mais un truc m'en empêcha et je dus me forcer à lever la tête pour découvrir que je n'étais plus à l'hôpital, mais attaché à un lit ? Curieux, je ne me souvenais pas avoir bu jusqu'à plus soif pourtant, un rapide coup d’œil me permit au moins d'être soulagé en voyant que j'étais habillé et non à poils à la merci d'une espèce de nymphomane sado-maso. Ben quoi ? Genre ça ne vous est jamais arrivé, ah non ? Ben...moi non plus...


« Qui que vous soyez si vous voulez me découper, commencer par le crâne s'il vous plaît... »

D'accord j'ignorais complètement à qui j'avais à faire, voyant encore d'une netteté un peu floue ce qui m'entourait, si, si, ça se dit, ça s'appelle une figure de style les copains. Passons, en tentant de recouvrer complètement ma vue, je me repassai un peu le fil des événements, l'indic, l'agression de la belle, la course poursuite, l'ambulance, le médecin, Hulk version girly, la piqure. Oh les enfoirés, ils m'avaient drogué, elle était belle la médecine tiens, mais une minute, si j'étais habillé à présent, qui m'avait habillé ?

Cette simple pensée suffit à me redonner des forces et recouvrer la vue, pourvu que c'était pas un vieux barbu détraqué ou l'infirmière King Kong ! Aussi bizarre que ça paraisse, je fus presque soulagé de voir une femme un peu plus à mon goût non loin, même si le soulagement fut de courte durée, pourquoi diable m'avait-elle attaché ?


« Je vous ai fait tant d'effet que ça ?...C'est pas grave, je comprends, je suis irrésistible...mais je dois avouer que c'est moi qui menotte les autres d'habitude... »

Où diable était-on ? En tout cas vu le paquet de chips qu'elle avait avec elle, je compris qu'elle n'avait pas fait de folies avec mon corps pendant mon sommeil, bizarrement je trouvais ça aussi rassurant que dommage, mais je me gardai bien d'en avouer le moindre mot.

« Vous menottez tous les hommes que vous croisez ou juste ceux qui vous plaisent ?...Par pitié dîtes-moi que c'est vous qui m'avez habillé et pas la fille cachée de l'invincible Hulk...mais avant toute chose, pourquoi m'avez-vous attaché ? »
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Sam 1 Juil 2017 - 4:43
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A
utant il m'arrivait de faire des plans dans ma tête qui pouvait me sortir de situations désastreuses ou d'arriver à mes fins, autant ça s'arrêtait là. Je devais réfléchir à la suite rapidement ou une nouvelle boucle allait commencer. Cependant, la télévision accaparait toute mon attention et avant que je ne m'en rende compte, j'étais aux côtés de ce chef Viking, prête à me battre et à piller.
Soudain, un soupir me fit tourner la tête : Raylan était en train de se réveiller et je n'avais aucune réplique en stock ! Je décidai de la jouer doucement et de le laisser émerger...

« Vous vous en servez donc si peu ? Je ne peux être qu'un poil déçue, commentai-je moqueuse. »

Je ne savais si c'était ma réplique ou si ses idées étaient de nouveau en place, mais le policier retrouva ses esprits. Ses yeux étaient grands ouverts à présent et ses sens avaient l'air d'être à l'affût. Ou son sens de l'humour. Peut-être que ses chevilles avaient grossi durant le voyage ? Je n'étais pas médecin et certaines choses arrivaient sans qu'on le sache...

« Si vous me faisiez tant d'effets que cela, comme vous dites, dis-je en posant mon paquet de chips et en essuyant rapidement mes mains avec une serviette avant de tourner mon visage vers lui, je serais comme ça. »

Joignant les gestes à la parole, je me levai légèrement et passai une jambe de l'autre côté, me mettant à califourchon sur lui, m'asseyant au niveau de sa ceinture. Je me penchai légèrement, lui donnant une vue certainement sympathique de ma poitrine grâce à mon décolleté - quasiment la moitié de mes seins était visible, pas la totalité. Aguicheuse ? Provocatrice ? Y avait de l'idée, en effet. Néanmoins, c'était un simple jeu pour moi, rien de plus. Je n'avais pas le même avis et le même recul sur mon corps que la plupart des femmes. Je connaissais mes atouts, je savais m'en servir si nécessaire et surtout, je savais en jouer. Et actuellement, ce n'était rien que ça.

« Et vous ne m'avez pas retrouvé comme ça, inspecteur Bran, si ? demandai-je d'une voix mi-malicieuse mi-provocatrice, plongeant mon regard dans le sien. »

Sans attendre la moindre réponse, je basculai mon autre jambe de l'autre côté, me retrouvant à l'opposé de là où j'étais avant qu'il ne se réveille et attrapai le téléphone. Le tout, comme si rien ne s'était passé.

« J'ai faim. Que voulez-vous manger ? »

Il était probable qu'il ne commande rien, mais je n'avais pas mangé et mon estomac commençait à crier famine. Je devenais grincheuse l'estomac vide, alors autant prendre les devants.
Je riais franchement à ses questions. Non, je ne menottai pas n'importe quoi et rarement les hommes qui me plaisent, je prends rarement mon temps avec quelqu'un. Moins il me côtoie, moins il pose des questions, moins je dois mentir pour me protéger.

« Évidemment, je n'allais pas vous laisser cette blouse sur le dos ! lui dis-je comme si c'était une évidence. »

Certes, les blouses médicales étaient pratiques et cela évitait de laisser des matières allergènes sur le dos des patients. Cependant, c'était loin d'être discret dans la rue. Fera-t-il le rapprochement ou préfère-t-il simplement le fait que ce soit moi plutôt qu'une infirmière qui l'ait vu tout nu ? Sachant qu'il a atterri dans cette blouse, donc une infirmière l'a forcément vu nu. Non, je ne comprenais pas. Il manquait une case au puzzle.

« Pourquoi vous ai-je menotté ? Je trouvais ça marrant, dis-je naturellement en lui souriant, amusée par la situation. Par contre, je n'ai pas cherché la clé, j'espère qu'elle est toujours dans une de vos poches de Jeans. »

Quand je disais que je ne réfléchissais pas jusqu'au bout, je ne plaisantais pas. Il y avait deux trois détails que j'avais oubliés... encore.




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Sam 1 Juil 2017 - 17:21
Raylan Bran
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Je sais que beaucoup d'hommes auraient un peu paniqué de se retrouver ainsi attaché, faut dire pour leur défense qu'on les éduquait en leur faisant croire qu'ils étaient libres, mais ça c'est une autre histoire dont je serai ravi de débattre avec vous une prochaine fois. Paniquer dans ce genre de situation était une erreur, pourquoi ? Et bien c'est simple, il est toujours plus de se sortir de n'importe quelle situation en gardant son calme, si vous faîtes face à un psychopathe, il sera déstabilisé et cherchera à vous faire entrer dans son jeu, donc vous gagnez du temps pour qu'on puisse vous retrouver avant qu'il ne vous tue.

Et si vous faîtes face à une femme assez séduisante comme c'était mon cas, allons messieurs, quel crétin voudrait qu'on le détache avant de connaître ses intentions ? C'est bien ce que je pensais, bon j'avoue que j'ai un avantage sur vous, mourir ne me dérangeait pas du tout, après tout j'avais perdu ma femme enceinte et mon meilleur ami, le seul qu'il me restait en fait, je n'avais strictement plus rien à perdre.

Je ne manquai pas le spectacle que la belle m'offrit, hochant la tête en guise d'approbation lorsqu'elle me dit que je ne l'avais pas trouvé ainsi sur moi. Par contre le coup de la blague aux menottes me fit sourire, presque rire en fait, une blague, c'était juste marrant, d'accord là j'étais certain de lui avoir fait assez d'effet pour qu'elle cherche à me déstabiliser. Quelque part heureusement qu'elle m'avait choisi moi, car je connaissais plus d'un flic qui n'aurait pas du tout apprécié son humour, bizarrement l'image d'une certaine partenaire dans cette position en train de hurler de rage qu'on la détache me vint en tête.


« Oh, donc vous attendiez que je sois conscient pour fouiller mon jean...c'est...mignon en fait...si votre offre tient toujours je vais prendre une grande bouteille de Whisky et une cigarette que vous trouverez dans ma veste...le petit déjeuner des champions... »

Oh ça va vous hein, j'ignorais quelle heure il était donc techniquement personne ne pouvait me dire que j'étais un alcoolique notoire qui bois le matin. Et puis sincèrement, pour ce que ça pouvait me faire qu'on dise ça de moi, tant qu'on ne le disait pas à mon ex-belle sœur qui risquerait de débarquer chez moi pour me forcer à jeter tout l'alcool que je possédais devant elle, ça ne m'atteindrait pas personnellement.

Bon il était temps de me détacher, je tentai de redresser mon corps en poirier pour faire tomber les clés au plus près possible de ma bouche, mais j'avais oublié un détail assez crucial dans cette histoire, je sortais tout juste de l'hôpital et j'avais des côtes cassées, oh bordel je ne tardai pas à abandonner cette idée débile, mes jambes avaient à peine été surélevées, mais ça avait suffit pour lancer une douleur assez stridente à mon abdomen, il allait falloir que j'oublie toute idée de faire des pompes ou des abdos pendant un petit moment.


« Finalement, oubliez la cigarette, passez-moi plutôt le joint que j'ai dans la poche intérieure de ma veste... »

Okay j'avoue que c'est pas super commun un flic qui consomme une drogue légale dans certains États et illégale dans d'autres, mais pour ma défense je venais de Los Angeles, donc quel intérêt à y vivre autre que la plante légale ?

« Au fait ma belle, on peut se tutoyer étant donné notre intimité maintenant...tu ne m'as toujours pas dis ton nom...ton ambulancier était plus discret que le miens... »

C'est vrai quoi, c'était bien la première fois que je me retrouvais attaché par une parfaite inconnue, enfin non, mais c'était la première fois que l'inconnue ne me pointait pas une arme sur la tête en me suppliant de l'oublier et qu'elle ne voulait pas finir en prison. En tout cas j'avais ces putains de côtes qui me lançaient et c'était assez désagréable, même si n'importe quel médecin me connaissant n'aurait pas hésité à m'attacher de la sorte pour que je ne fasse pas de folies, quelque part la belle avait pris une décision plutôt réfléchie et médicale en m'attachant.
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Mar 4 Juil 2017 - 16:10
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U
n sourire étira ma bouche. Il semblerait que mon petit jeu fasse son petit effet et ce n'était pas pour me déplaire. User de mes charmes ne me dérangeait pas, je l'avais fait lors de ma première mission, sans aucune honte, ni aucune peur. Outre ma virginité, je n'avais rien perdu ce jour-là et ma mission avait été réussie. Actuellement, c'était du pur plaisir. Aucune mission, juste mon envie et cela me faisait du bien de m'amuser un peu, même si c'était un policier. Je sentais que je pouvais me le permettre, je le sentais aussi joueur que moi.
Basculant de l'autre côté, une pointe de fierté naquit en moi : je lui avais cloué le bec.

« Dois-je vous rappeler que je vous ai vu complètement nu, inspecteur Bran ? demandai-je en le regardant droit dans les yeux, assise sur le bord du lit. Les infirmières ne vous ont pas laissé vos vêtements lorsqu'elles vous ont attachées à ce lit d'hôpital... et je comprends pourquoi, ajoutai-je avec un sourire malicieux et un haussement de sourcils. Je préfère les petits déjeuners traditionnels, voir anglais s'il vous venait à l'esprit de me faire plaisir un jour. Mais un grand café reste le plus important. »

Décrochant le téléphone, il ne fallut que deux sonneries avant que le réceptionniste ne décroche. Je commandais un dîner et une bouteille de vin pour l'accompagner. J'ajoutais une bouteille de whisky d'un certain âge. Autant prendre de la qualité. Je raccrochais et me levais pour fouiller la veste de Raylan pendant qu'il essayait de voir si la clé se trouvait dans sa poche. Quel flic avait un joint sur lui pour son usage personnel ? C'était assez exceptionnel quand même. Je trouvais le joint et le briquet. Je n'étais pas emballée à l'idée que la pièce allait sentir bizarre, mais ça serait une bonne occasion de tester. Mes yeux se levèrent, cherchant le détecteur d'incendie. Il se trouvait juste au-dessus du lit. Je montais dessus, sans écraser Raylan, et me hissait sur la pointe des pieds pour l'atteindre. Cependant, j'avais oublié ma blessure et la douleur me fit grimacer - je serrais les dents pour qu'aucun son ne sorte de ma bouche. C'était tellement violent que mon bras s'abaissa tout de suite, se serrant contre mon buste pour atténuer la douleur. De l'autre main, je réussis à attraper le détecteur et descendit du lit, posant l'alarme incendie sur le bureau, les piles à côté. Il ne risquait pas de se déclencher au moins. Par précaution, je déchirais une feuille d'un calepin à proximité et le brûlais à l'aide du briquet. Prenant le détecteur d'une main et le plaçant au-dessus de la fumée, j'étais sûre qu'il ne se déclencherait pas. Éteignant ce qui restait de la feuille, je la jetai dans la poubelle et revint m'asseoir à côté de Raylan. La douleur revenait progressivement et bientôt, je sentais que je ne pourrais plus la supporter.

« Vous trouvez qu'on est intime, inspecteur ? Nous n'avons rien fait encore, répondis-je pour le taquiner. Il est vrai que je connais pas mal de choses sur toi. Je m'appelle Elisabeth et si tu préfères, nous pouvons nous tutoyer. »

Là, ça devenait plus intime. Mais je n'étais pas mal à l'aise avec l'idée. Vouvoyer ou tutoyer restait une manière de s'adresser à quelqu'un selon la situation pour moi. L'un comme l'autre ne me dérangeait pas. Il n'avais pas besoin d'en savoir plus, mon prénom était bien suffisant. Et puis, il ne m'arrêtait pas, donc je n'avais pas à lui dire plus non plus. Cela m'arrangeait bien.
Ma douleur au niveau des côtes revint, me faisant serrer un peu la mâchoire sans me défaire de mon sourire. Je supportais, mais je n'allais pas tenir si la douleur allait crescendo.

« Je vais devoir te laisser quelques minutes seul, il faut que j'aille à la pharmacie, mais je suis persuadée que tu vas rester gentiment ici, bien tranquille, n'est-ce pas ? demandai-je en glissant une main dans une de ses poches de Jeans, frôlant quelque chose qui n'était absolument pas des clés. Oups... mauvaise poche, dis-je en me pinçant les lèvres comme si j'étais désolée, alors que pas du tout, retirant ma main pour la mettre dans l'autre poche, trouvant une petite clé. Trouvée ! »

Je la sortis et la brandis entre nous deux comme si c'était une victoire avant de la mettre dans la poche de mon propre Jeans. Oui, je n'allais pas prendre le risque de le détacher et qu'il s'enfuit. Je n'étais pas idiote ! Je me levais, allais dans la salle de bains et pris une serviette relativement fine. Je l'enroulais et lui mis sur la bouche, l'attachant sur le côté pour qu'il puisse garder sa tête contre l'oreiller. J'étais quand même attentionnée de le laisser dans une position confortable !

« Promis, je serais rapide. Cinq minutes à peine et je te donnerais ton joint si tu as bien été sage. »

Je lui fis un clin d'œil avant de quitter le lit et d'enfiler mes chaussures à talons. J'attrapais mon sac et vis son badge et son pistolet. Ça pouvait être un détail supplémentaire qui le dissuaderait de s'enfuir, bien qu'avec deux côtes cassées, ça allait être compliqué de base.

« Au cas où, je garde ça avec moi, l'informai-je en lui montrant son badge de policier avant de le remettre dans mon sac à main. Et j'ai ton arme aussi. Sois sage. »

Je lui adressai un large sourire avant de quitter la chambre. Je sortis mes lunettes de soleil en voyant l'entrée de l'hôtel encore bien lumineuse et m'arrêtais à l'accueil. J'informais le réceptionniste que j'allais à la pharmacie et que je revenais vite, mais qu'il ne fallait pas détacher mon petit ami du lit parce qu'on était en plein jeu sexuel. Oui, aucun gène et aucune honte. Cependant, il n'avait pas l'air perturbé de mon histoire. Aussi, il me confirma qu'il transmettrait les instructions et je sortis de l'hôtel, direction la pharmacie la plus proche. Heureusement, j'arrivais pile au moment où une personne venait de finir et cinq minutes plus tard, on me donnait mes médicaments, je réglais et repartis dans les rues de Chicago. Je m'arrêtais dans une boutique, apercevant des chemises noires. Il était vrai que j'avais caché le trou de ma chemise avec ma veste en cuir, mais j'avais besoin de me changer. Je vis une chemise noire cintrée, je pris ma taille, la payais et repartis à hôtel. J'ouvris la porte de la chambre, la fermais derrière moi et retirais comme par réflexe mes chaussures.

« Alors, tu as été sage ? »




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