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Inhale, Exhale ft Julian

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Dim 2 Juil 2017 - 14:32
Aliénor Spence
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Inhale, Exhale




C
ette garde était enfin terminée. Cela avait été de la crise jusqu'à si tard, à croire que c'était la pleine lune, le jour de l'an et Halloween réunis : tout les fous étaient de sortie. Nous avions du intervenir sur tout un tas d'accident, heureusement de petite envergure. La palme venait sans doute à cette petite vieille , réveillée par des cris venant de l'appartement à coté qui craignait qu'on tue quelqu'un. Nous avions bien essayé de renvoyer le bébé aux flics mais eux aussi étaient débordés et nous avait dit, non sans humour et ironie que si quelqu'un était vraiment sur le point de mourir, nous serions plus à même de le sauver. Même sans être paramédic en effet en tant que pompier nous avions une solide formation aux secours... sauf que là cela ne nous avait été d'aucune utilité . Nous nous étions retrouvés à interrompre une partie fine et les hurlements si ils étaient provoqués par une quelconque douleur étaient toutefois absolument consentant. Il m'en fallait beaucoup pour me choquer .Toutefois voir le propriétaire sortir en furie faire un scandale à sa voisine, et tout cela en tenue de latex de cuir découpée en divers endroits stratégiques m'avait laissé perplexe. Tellement perplexe que ce fut mon collègue,qui sans doute plus habitué que moi à ce genre de fête et de débalemment impromptu dans la rue fut le premier à aller le calmer. A l'évidence ce n'était pas la première fois que la petite vieille faisait en sorte de les interrompre . Quoiqu'il en soit, de retour à la caserne, l’anecdote avait fait le tour en deux secondes et mon très cher binôme du soir allait de ses petits commentaires sur la « bachelorette du service », à comprendre moi, qui me serait enfuie en courant et rougissante si lui, le mâle n'avait pas agis et sauver la situation.

A cet instant c'était moi qui avait des envies de meurtre sur toute la gente masculine et qui était installée au milieu d'eux à les écouter déblatérer sur leurs expériences sexuelles. Et là oui, la majorité des femmes en entendant ça , aurait eu de quoi s'enfuir, choquée au mieux, dégoûtée vraisemblablement. J'avais donc fini par espérer la fin de mon créneau au plus tôt. J'adorais mon travail , ne vous y trompez pas. Il arrivait juste une certaine heure où il me tardait que le service de jour reprenne le flambeau et où je pourrais  regagner mon appartement, être accueillie par mon chat ronronnant. Rien de très passionnant, et peut être même un tout petit peu pathétique, je vous l'accorde mais c'était ce calme ci qui me permettait de faire une coupure nette avec l'effervescence de la caserne. J'avais de la chance c'était mon jour de repos et ma série avait reprit pour une nouvelle saison. Après m'être changée , je sortis prendre l'air au plus vite avant de m'acheminer vers ma voiture. J'essayais avec difficulté d'enfourner mon uniforme dans mon sac en jurant quand ma veste tomba à terre . Je me pencha pour la récupérer, faisant tomber ma clef ce faisant « Putain de nuit de merde, c'est quoi la prochaine tuile qui va me tomber dessus ! »




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Lun 10 Juil 2017 - 3:07
Julian Kraine
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Si je n’y voyais plus grand chose, je sentais mes poumons se vider de leur oxygène. Je n’arrivais plus à respirer. L’air était lourd de fumée, et je toussais, m’étranglais.

« Julian ! »  La voix me parvenait, de très loin, cette voix paniquée alors mon regard sondait le nouveau paysage qui peu à peu prenait place. La poussière s’échappait du trou béant du plafond par lequel Donovan et moi avions chuté. Autour de moi, la chaleur était irrespirable ; une pestilence de cendres et de mort planait. Dans ce qui semblait être son entre de torture et les réponses à toutes ces filles qui avaient soit disant quitté nos services et restaient introuvables étaient effacé à mes côtés l’homme luttait avec la barre en fait qui l’avait traversé de part en part, crachant du sang.

« Non, Donovan ! » Au-dessus de moi, la lame d’un couteau a émis un reflet accompagné d’un rire sinistre et désespéré. Sarah une petite gamine fraîchement arrivée hurlait sa peur depuis l’étage, de mon point de chute, je ne distinguais pas son visage pourtant. Quand le poignard s’est enfoncé dans mon ventre, je compris rapidement que ces hurlements étaient en ma faveur.

La lame profondément vissée à mon torse je me relevai et de toutes ma hauteur l’attrapai pour à mon tour en finir avec lui, plantant sans aucune douceur ma main droite sur la plaie laissée de la barre pour le paralyser et parfaire mon œuvre une fois tordu de douleur en lui brisant la nuque. Dire que ce fils de pute avait été l’un des potes de mon beau-père durant plusieurs années et voilà que je découvrais son penchant pour le macabre, pire pour le sadisme. Je n’ai jamais été un homme de foi pas plus qu’un grand gentilhomme, je porte même très peu d'intérêt aux filles bossant pour nous, mais je ne tue pas pour le plaisir, cela est même contre productif ou reclus depuis que je suis le président du club.

Le calme revenu j’inspectai les lieux, sous le fond sonore et larmoyant de la gamine un étage plus haut. Ma main gardait en place la lame qui me faisait grincer de la mâchoire. Le sang coulait le long de mes doigts dans un flux sinistre.

Mes poumons donnaient l’impression de s’être transformés en deux lourds sacs de ciment. Quand le rugissement de la voix de Lena dans mes tympans noya les lamentations de la gamine au-dessus de moi enfin nous. Elle était submergée par une émotion familière – le sentiment de perte, de peur –  Un sourire se glissa sur mon visage et ma main libre tapa son épaule.

« Ta fini de brailler, va chercher la môme qu’on se tire. » En chemin la petite bien trop jeune pour nous rapporter un centime, ne faisait que geindre, dans une langue que je ne connaissais pas, mais maîtrisait parfaitement Lena qui semblait lui répondre sèchement. De mon côté ma main tenait encore la lame en place et mon regard se fixa sur les habitants aux prises avec leurs vies.

« Putain dépose la chez Lord ou je vais la découper en morceaux moi-même. Je me fou de ce qu’elle baragouine, ou si elle comprend, mais sérieusement, je ne suis pas en état-là. »

Quand enfin le silence se fit, j’ouvris la boite à gants, j’en sortis le gros scotch argent et sans aucune douceur me changeai en rouleau de printemps sous le regard désapprobateur de mon ex et accessoirement meilleure amie/ gestionnaire des soucis de nanas des putes.

Elle prit la route du logement de Lord et sans un mot fit un signe à la gamine de la suivre. Attendant qu’elle passe la porte de l’immeuble, je me collai au volant et direction le poste de secours le plus proche où je pourrai à coup sûr toper un généreux pompier à qui je pourrai passer l’envie de trop en dire. Garé depuis près dix minutes le jackpot se présenta sous mes yeux, récupérant mon arme, je profitai du moment où elle faisait tomber sa veste pour me jucher sous son nez, l’arme en main.

« Bonsoir, voilà l’idée, tu m’aides et je suis cool, tu gueules, je t’assomme et on n’y gagne pas toi et moi, surtout toi, car je suis sûr que le crétin qui suit sera d’accord lui, tu montes dans la voiture et dans une heure t'es chez toi à regarder le dernier épisode de notre belle famille. » Je devais pas avoir belle allure couvert de sang un couteau scotché dans le torse et couvert de poussière. Mais qu’importe je n’étais pas là pour l’inviter à danser.


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Mar 11 Juil 2017 - 19:31
Aliénor Spence
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J
e vociférais toujours sur le sort de cette nuit de merde. Allais je me trouver en panne d'essence  et devoir prendre le bus nocturne mal fréquenté de Chicago ? Retrouver mon appart cambriolé ? Un dégât des eaux peut être ? Ma mère m'attendant au pas de ma porte ? Dans ma paranoïa naturelle je m'imaginais beaucoup de chose mais certainement pas de me retrouver nez à nez avec un couteau. Comme quoi je devais vraiment être fatiguée pour ne pas avoir pensé à ce genre de désagrément.  Je levais les yeux vers le monstre qui me faisait face. Clairement c'était ça que je voyais en lui. Je n'étais pas petite mais , lui devait faire … quoi... 2 mètres ? Je n'avais pas envie de me lever pour vérifier si ce n'était pas la trouille qui trompait mon sens de la mesure. Je n'étais pas forcement facilement impressionnable mais j'avais tout de même, encore heureux au vu de mon métier, un sens aiguë de la survie. Je ne savais pas si c'était le sang , le couteau ou le fait que même sans il pourrait sans doute me broyer les os avec une main ou bien si c'était tout ça qui me faisait dire que ses menaces n'étaient pas des paroles en l'air. L'analyse fut donc vite faite et je hocha docilement la tête, ce n'était pas le moment de se la jouer casse cou.

Je me leva donc lentement afin de montrer pattes blanches. Est ce que ça servirait vraiment quelque chose ? Est ce que dans sa tête je n'étais pas déjà une morte en sursit, et finirait quoiqu'il arrive à la une des faits divers. J'avais espéré au moins mourir en intervention, non pas que les honneurs à titre posthume m’intéressait particulièrement mais je m'y étais préparée. Violée, égorgée, dépecée par un psychopathe à la sortie du travail, ça je l'avais pas envisagé encore. Mes yeux évitèrent son regards pour ne pas réveiller chez lui des pulsions meurtrières contre ma personne et aussi car ce ruban argent autour de son flanc me rendait perplexe. Etait ce pour arranger une blessure ? Si oui au moins tout le sang sur sa personne ne venait peut être pas totalement d'un autre. C'était rassurant non ? Et puis si il fallait tenter le tout pour le tout je saurais où attaquer., mes années d’athlétisme serait sans doute ma seule planche de salut si j'arrivais à gagner juste deux secondes d'avance pour courir.

« Ok, inutile de recourir à la violence.. » Prenant mon sac contre moi , je distingua la voiture dans laquelle il voulait que je rentre et examina la distance avec la mienne. Le temps que je puisse rentrer  dedans et démarre il aurait déjà péter la vitre et ma gueule à la fois. Et si je lui lançais une de mes pompes de sécurité  dans le bide ? Et si le couteau n'était pas sa seule arme ou bien si sa capacité à de lancer dépassait celles des hommes de cirque, je finirais donc avec un poignard entre les deux yeux. Même si cela me faisait mal à dire, obtempérer était vraiment ce qu'il  y avait de mieux à faire. Je me dirigea donc là où j'aurais fini quoiqu'il arrive de bon grès ou de force. « Tu peux conduire dans cet état ? J'aimerai pas être retrouvée morte avec un type dans ton genre dans un accident de la route »




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Mar 11 Juil 2017 - 23:18
Julian Kraine
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« Ok, inutile de recourir à la violence. »
Silencieux mon pistolet caché dans mon dos et un simple couteau en soutiens de bande dans le bide, je l’observais cherchant quelques solutions à son souci présent, à savoir moi. Évidemment prendre le risque de contredire ma demande serait brave, mais clairement fou, je n’avais pas l’intention de perdre plus de temps ce soir et n’étais pas à un mort près, après tous n’avais-je pas mis fin à la vie d’un des potes de mon beau père pour en arriver là ? Alors détruire la vie d’un inconnu qu’on retrouverait à poils dans le canal comme la plupart des putes que Lord ne domestiquait pas et qui nous causait trop de merdes ne serait qu’un fait non résolu de plus. Mais allez savoir pourquoi j’avais mon cotât de mise à mort.

Sûrement car je ne faisais cela qu’en dernier lieu et n’y prenais absolument aucun plaisir. Pire j’en finissais répugné de voir à quel point la vie n'est rien. Un instant une seconde et tout s’arrête, les souvenirs, les sentiments, tout ce stop et la chaire qui les contenait se décompose en quelques minutes, le parfum de la vie prend les traits de la merde.

Elle se dirigea vers la voiture et je claquai la porte sur elle, m’aillant assuré que la sécurité enfant était en place sur mon vieux modèle, ainsi pas sortir non désiré dans un virage. J’avais besoin d’elle en vie pour me recoudre, voilà tout et tant qu’elle suivrait sagement mes attentes, il n’y aurait pas de soucis.

« Tu peux conduire dans cet état ? je n’aimerai pas être retrouvée morte avec un type dans ton genre dans un accident de la route »

Je ne pris pas la peine de répondre me contentant de l’emprisonner là où j’avais vidé pas mal de sang avant mon bandage sommaire. Et contournai la voiture pour me mettre au volant et sortir du parking.

« T'es quoi, secouriste, pompier ? » Ma voix était froide, la douleur n'aidant pas à jouer les potes d’un moment. Mon bien pressait la voiture d’aller plus vite et après quelques kilomètres je nous glissai dans un abattoir délaissé où j’avais quelques habitudes de rencontre. Quelques chats s’enfuirent sous la vision des phares. Mais je ne ralentissais pas pour eux, me stoppant qu’une fois les bureaux délabrés devant mon capot.

« Voilà file-moi ton portefeuille », Dis-je tout en sortant de mon dos l’arme et allumant le plafonnier. « Voilà le programme, tu me répare ce bordel, ferme ta gueule et tout ira bien, tu rentres chez toi, fais ta vie et je veille à ce que tu n’ai pas de soucis tant que j’en ai pas. » Je la détaillai un instant et m’adossai plus correctement sur le siège.

« J’ai aucune envie te faire du mal, l'hôpital est exclus pour moi, alors on deal donnant donnant, tu sors en forme de ce petit moment si j’en sors aussi, tu merdes et demain on sera deux sur le carreau, moi à cause de cette merde, toi avec un cachou dans le pruneau. J’aurai plus grand-chose à perdre à t’offrir un voyage avec moi en enfer, t'as compris blondie ? »
Plaçant mon arme doit sur elle.

« Ton portefeuille, dans la boite à gants tu trouveras une trousse d'urgence, je n’ai pas la nuit et je suis sûr que t'as pas envie de voir si je bluff. »



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Ven 14 Juil 2017 - 18:46
Aliénor Spence
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I
l referma la porte sur moi et je me sentis totalement prise au piège... mais après tout c'était le but. Tandis qu'il faisait le tour pour me rejoindre coté conducteur, je jetais un œil discret autour de moi . L'odeur de fer rouillée du sang se mélangeait à celle d'essence et d’huile de moteur. Si cela ne tenait qu'à moi j'aurais peur d'allumer même une cigarette dans ce lieu clos. Il démarra et je vis dans le rétroviseur disparaître ma petite voiture... est ce que ça inquiéterait quelqu'un de la voir encore là dans quelques heures ? Sans doute pas, les gens penserait que je suis rentrée avec Javier comme parfois je le fais quand nos horaires concordent. Je regrettais soudain de n'être pas assez proche de ma brigade... Je soupira dans mes pensées avant qu'il me pose la question quant à mon poste. «  Pompier... mais j'ai de solides notions en secourisme ne t’inquiètes pas puisque ce n'est clairement pas pour un incendie que tu m'as enlevé » Quoique que à la façon dont il conduisait comme si en effet il y avait le feu on pouvait se le demander. Tout ses muscles semblaient tendus par la douleur mais il ne voulait pas ralentir, faisant fuir tout ce qui voulait encore vivre demain matin . Si je pouvais, je ferais volontiers parti du lot . Quand il gara sa voiture près d'un vieil abattoir je me surpris à préférer soudain la voiture pleine de sang, au moins ça je connaissais.

« Voilà file-moi ton portefeuille » m'ordonna t-il en me rappelant qu'il était armé, comme si j'avais oublié. Je n’obtempéra pas tout de suite et le vis s'installer plus à son aise. Je n'avais foutrement aucune envie de lui refiler mon portefeuille avec mon adresse et craindre ensuite de le voir débarquer si il y avait une complication ou au moindre bibi. Bon ok vu le mec il ne s'inquiéterait pas pour une petite coupure mais si il avait un doute qu'elle ai parler de lui à quelqu'un, il pourrait sans doute m’égorger dans mon sommeil... Et s'il savait le métier de mon père ou de mon meilleur ami ça ne serait pas à mon avantage. Il continua dans son discours menaçant mais en m'offrant tout de même l'espoir de réussir à m'en tirer.

«  J'ai compris, je te fais tes points de suture et tu me laisse me barrer en toute tranquillité... pas besoin de me pointer un flingue à la gueule à la moindre seconde et me répéter que tu peux m'en mettre une balle dedans » Pour accompagner mes mots je pousse lentement le canon en dehors de mon champ de vision avant de me contorsionner pour prendre mon portefeuille de la poche arrière de mon jean et le jeter sur le tableau de bord. « Satisfait ? » Je vais ensuite récupérer la trousse de secours et grimace en voyant qu'il y manque pas mal de chose. Je prends la petite bouteille d'alcool quasiment vide «  Il va m'en falloir plus et... ah  voilà » J’éloigne mon siège pour pouvoir attraper une bouteille de vodka . «  Tu devrais aussi te reculer et te mettre à l'aise, j'ai pas envie que tu m'en mette une juste par réflexe... »Je prends le petit ciseau et commence à découper la bande de scotch puis quand viens le moment de tirer dessus je me décide à prendre de l'eau dans mon sac et commencer à en arroser l'endroit de sa blessure pour ramollir la colle afin de ne pas récupérer des bouts de peau en retirant la bande. Je décide de lui tendre le reste de l'eau « Tiens débarbouilles toi un peu aussi s'il te plaît, tu as tellement de sang sur toi que je serais incapable de reconnaître si tu fais une hémorragie ou si c'est... le sang de quelqu'un d'autre » Je préférais vraiment ne pas savoir ce qu'il en était et essayer de me concentrer sur ma tache actuelle. Je retira donc le scotch d'un seul élan et me retrouva devant une blessure impressionnante mais qui avait le mérite d'être net. « Files moi ton t shirt  » ordonnais je sans même m'en rendre compte





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Mer 26 Juil 2017 - 1:37
Julian Kraine
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« J’ai compris, je te fais tes points de suture et tu me laisse me barrer en toute tranquillité... pas besoin de me pointer un flingue à la gueule à la moindre seconde et me répéter que tu peux m'en mettre une dedans »

Elle a du cran, pas certaine de me croire, mais on ne peut pas lui retirer quelle a plus de couilles que le type qui m'a planté ce soir. Silencieux je la laisse faire sa petite manœuvre, à la fois amusé et curieux de voir si elle est de celles à vouloir perdre deux dents en défiant ou des malines qui la jouent plus fin avec le gros balourd que j’impose par mon physique. Lançant son portefeuille sur le tableau de bord, je note un brin de provocation et tente à croire qu’elle finira dans la case dentiste. Mais pas pour le moment je ne suis et n’ai jamais été le roi de la punition expéditive.

« Satisfait ? »

Elle attrape la trousse et moi je sors le contenu de son portefeuille visiblement je ne suis pas tombé sur la plus riche, et bien que je ne joue plus les pick Pocket depuis mes douze ans j’ai gardé quelques restes de repérage comme le billet qui a la marque du pli et explique qu’il est là depuis quelques temps en assurance ou l’état des papiers.

« Il va m'en falloir plus et... ah voilà » Je suis rendu à lire son prénom quand elle attire mon attention sur ses petites préparations. « Tu devrais aussi te reculer et te mettre à l'aise, je n’ai pas envie que tu m'en mettes une juste par réflexe... » à peine dis qu’elle commence à jouer les secouristes, parfaits au moins elle a de l’initiative la gamine.

« Tiens débarbouilles toi un peu aussi s'il te plaît, tu as tellement de sang sur toi que je serai incapable de reconnaître si tu fais une hémorragie ou si c'est... le sang de quelqu'un d'autre »

J’allais protester, franchement me coller une linguette de démaquillage d’une des fille sur la gueule, pas besoin, c’est pas ma tronche qu’elle devait recoudre mon bide, mais pas le temps de dire un mot que madame demande déjà plus encore.

« Files-moi ton tee-shirt  »

D’un mouvement j’arrête sa main et la repousse lentement, la voilà aussi armée que moi en somme et un trou pas deux.

« Aliénor tu sais quoi, on va prendre l’air, il y a une table, les phares, je pense qu’on peut faire ça sans se faire un plan ado dans la caisse à savon et franchement vu la taille du lieu, je doute que tu me referme sans m’ouvrir ailleurs avec tes mouvements nerveux. Sors c’est ouvert. » Prendre le risque de la voir courir comme un lapin au milieu d’un vieil entrepôt sombre entouré d’un canal lugubre et d’un terrain vague du déjà vu, mais bon qui sait elle ne sera pas si idiote et dans l’autre cas j’espère qu’elle saura aussi se recoudre la couenne, car je suis pas sûr qu’elle ira plus vite qu’une balle. Détaillant la table couverte de poussière je prends son foutu paquet de linguettes pour culs de nourrisson et visage de salope et m’avance non sans placer le contenu de son portefeuille dans ma poche arrière. Après quelques pas je retire mon haut et le laisse sur le capot pour aller faire face aux phares et commencer à virer les lingettes à côté de moi.

« Ce n’est pas mon sang, le miens a coulé plus bas que ma tronche et j’ai aucune envie d’une pipe ou d’un changement de couche. Au travail plus vite on aura fermé ce truc plus vite tu pourras rejoindre ta pénates et moi la mienne. » Charmant ? A quoi bon j’étais catalogué et pas là pour faire dans le speedating mais sans la dentelle et la broderie donc pas besoin de jouer les hommes aimables pour l’instant.





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Mer 26 Juil 2017 - 3:04
Aliénor Spence
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J
'essayais de me concentrer sur ce que j'avais à faire, sur le boulot, sur la blessure que je devrais soigner si je ne voulais pas devenir moi même un sac de frappe. Pourtant un œil le suivait prendre connaissance de toute ma vie sans vergogne, de mon nom, de mon adresse et même des mes maigres finances . Pourquoi ça n'aurait pas pu tomber sur un de mes collègues, les bodybuildé qui avaient oublié que parfois c'était la rapidité et l'agilité qui faisaient tout par exemple. je pris une profonde respiration en m'approchant des dégâts mais fut arrêter dans mon geste pas la masse de muscle. « Aliénor tu sais quoi, on va prendre l’air, il y a une table, les phares, je pense qu’on peut faire ça sans se faire un plan ado dans la caisse à savon et franchement vu la taille du lieu, je doute que tu me referme sans m’ouvrir ailleurs avec tes mouvements nerveux. Sors c’est ouvert. » Étrangement sortir ne me donnait pas plus envie. Dans cet espace clos au moins j'aurais vu les dangers survenir tandis que dans l’entrepôt, si une armée de motard se prenait l'envie de faire une halte d'honneur et de hisser comme porte drapeau ma tête, je voyais pas bien ce que j'aurais pu faire pour les en empêcher. Sauf que... j'avais en fait pas le choix. Comme si je pouvais l'avoir de toute façon ? Je n'étais pas vraiment en promenade sympathique.

Je finis par sortir à mon tour et regarda l'insalubrité du lieu. Et dire qu'on faisait chier les hôpitaux pour être désinfecté de fond en comble et que je devrais pour ma part recoudre ce type sur une table poussiéreuse avec pour seule lumière les phares d'une voiture. J'aurais voulu répliquer que je n'étais pas nerveuse mais cela aurait été faux, cela n'aurait pas altérer ma suture mais non je ne pouvais déclamer que j'étais la femme la plus sereine du monde alors que j'étais face à un mastodonte qui aurait pu me briser en deux secondes. La preuve était faite quand il retira son t shirt, j'en fus encore plus convaincu, si ses biceps n'étaient pas suffisant.

Je pris mon courage à deux mains et m'avança de nouveau vers lui «  Si c'est pas ton sang, raison de plus pour s'en débarrasser pour éviter qu'il souille ta blessure. A moins que tu n'ai pleine confiance dans les antécédents médicaux de ta victime ? Et tu préfères qu'on fasse ça debout ou allongé sur la table ? Et je parle de la couture pas d'une pire rassures toi … J'ai autant envie que toi de me retrouver chez moi,et oublier toute cette fin de nuit pourrie. » Je tenta de dépoussiérer la table, cherchant à trouver dans cette activité banale un semblant de normalité . Et attendant sa réponse j' agrippais les cotés du meuble en fermant les yeux. Si je voulais voir le jour demain sans être défigurée j' allais devoir être méthodique et efficace. Je connaissais mon boulot sur le bout des doigts et même si cette circonstances restaient particulière, mon taf restait le même. Je me retourna alors vers lui « Maintenant je suis ta secouriste et toi mon patient... Alors on va y aller molo avec les menaces et les doutes concernant mes talents. et tout se passera pour le mieux comme on le veux tout les deux. Si j'ai besoin de faire tabasser un mec je te demanderais alors tes précieux conseils, et concernant les premiers soins, je suis plus qualifiée que toi et tes amis sinon tu m'aurais pas embarqué comme ça. Donc laisses toi faire un peu. »






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{Absence} Totale - du 21/10 au 12/11
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Mer 26 Juil 2017 - 3:50
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La petite avait du répondant, certes elle puait la crainte, mais quoi de plus normal, je n’étais pas d’une humeur des plus loquaces et joviales, pire au prix du comique j’aurai sûrement fini bon dernier. Après faut avouer que ma nuit avait été des plus merdiques, tuer un pote de mon beau-père car il n’avait rien trouvé de plus lucratif qu’enlever des gamines trop jeunes pour se les faire, les tuer et salir le club n'était pas des plus judicieux, mais finir à travers le parquet pourri pour trouver l’entrée de la mort avait été la cerise sur le gâteau. Je ne me rappelais même pas à quel moment ce foutu couteau avait fini planté là si c’est peu avant la chute ou pendant, ce qui est sur c'est que le miens avait fini par le massacrer avant que je me décide à jouer les rambo. L’écoutant passer de soumise à maîtresse, je la détaillais elle et la table un coup je devais faire ce que je préférais, un autre me glissait dans ses mains bien docilement.

Un long soupire et je contournai la table pour ouvrir le vieux jet d’eau et laisser l’eau couler un moment. Les lieux on les connaissait, il nous appartenait depuis des années, il était pourri, mais fort utile aux échanges ou à la torture d’un âne bâté.

Détachant mes cheveux de ma main la plus éloignée du couteau encore en place, je grimasse alors qu’il bougeait à chacune de mes respirations, si seulement elle avait pu avoir l’idée de tout retirer en une fois. Mais bon visiblement il fallait que je joue les messieurs propres avant d’envisager quelques foutus points prenant le jet, je le fis glisser sur moi, m’arrosant copieusement le visage et le torse. Serrant les mâchoires quand l’eau toucha la plaie et l’âme et me piqua copieusement l’échine. Le sang continuer d'affluer mais celui de l’autre disparaissait. Après deux minutes je laissai tomber le tuyau au sol et lui fis face.

« C’est bon pour toi ? » Soupirai-je une nouvelle fois, lançant un regard à la garde du couteau avant de décider d'attendre plus longtemps et de l’arracher d’un trait, à présent plus de recul possible.

Ma main tremblait alors que je refluais un spamme de douleur, tachant de marcher vers la table et me plaçai contre elle et laissai tomber sur celle-ci l’arme souillée de mon sang.

« Ma victime tuée sans un remord, des femmes bien plus jeunes que toi, des gamines et prenant le temps de les violer et les torturer, je sais ce que tu dis, que je ne mérite pas ton aide, t'as sûrement raison, mais comme tu l'a si bien dis chacun son taff, juge pas trop vite les apparences, tu pourrais être étonnée, celui qui emprisonne l’autre ce soir c’est toi pas moi, la preuve j’ai laissé mon arme depuis un bout temps dans ma poche. » Je me penchai, serrant les bords de la table en fer, lui offrant tout l’espace qu’elle voulait sur la coupure.

« Alors véridique ? »



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Mer 26 Juil 2017 - 4:53
Aliénor Spence
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I

l n'y avait pas de petites victoires comme disait le dicton et faire entendre raison à ce mec était pourtant loin d'une mince affaire. Je préféra ne pas crier victoire trop tôt quand il se dirigea vers le point d'eau. Il n'était pas homme à se laisser dicter sa conduite c'était une certitude et je trouvais l'exploit d'autant plus agréable à souligner. C'était un peu comme inciter un gosse à aller au bain . Sauf que le gosse était un mec de prés de deux mètres à qui d'instinct j'aurais pas été soufflé dans les narines . Mais là il était devenu de ma responsabilité de m'occuper de lui, et de le laisser si ce n'était sauf mentalement, sans risque de complications médicales. Le jet d'eau découvrait son corps sculpté et essayant de me concentrer sur les contractions que je remarquais provoqué par la douleur je ne pouvait m’empêcher de penser que oui, merde ce grand balourd avait surtout toute la musculature d'un dieu romain .

Enfin débarrassé de sa couche de sang pourtant il n'attendis même pas de se placer pour retirer lui même le couteau et se faisant relancé l’hémorragie. Putain de merde Je grogna en le rejoignant et en l'aidant, autant que je le pouvais à atteindre la table sans heurt. Il ne prit bien évidement pas appuie sur moi et se débrouilla seul... comme l'aurait fait n'importe quel homme de ma brigade, pendant sans doute et cela à tort que j'aurais succombé sous son poids. Cela laissa juste ma tenue humide et un frisson de froid me parcoururent. Frisson dont je me voulu immédiatement.  Je n'avais aucune envie qu'il pense que je tremble de froid. Je lui donna alors mon avis tout de go. «Même douloureux le couteau empêchait ta plaie de suinter … Je te le répète je connais mon travail » Il s'accrocha à la table et me laissa enfin champ libre pour opérer ma science, même si elle appartenait plus au paramédic qu'à moi. « Mais sinon oui, ça me va  excepté que tu n'en fais qu'à ta tête» .

Je l'écouta alors me raconter les circonstances de l'accident comme j'aurais pu oser l'appeler dans un rapport tandis que j'imbibais une compresse d'alcool . Étrangement le portrait fait de l'autre homme était encore plus effrayant que me retrouver face à mon bonhomme. Enfin je disais peut être ça maintenant car il avait un peu plus face humaine. Passant les doigts doucement sur ses chairs pour en distinguer les points de rupture, je me trouvais de plus en plus calme. J'avais en face de moi une blessure, et je savais ce que j'avais à faire et dans ça je trouvais une certaine relaxation et un dérivatif bien pratique à ma nervosité. Alors après lui avoir prêté une oreille attentive , tout aussi doucement et en souriant légèrement je ne pus m’empêcher de me justifier à mon tour «  Ce n'est pas tant les apparences que j'ai jugé, j'ai déjà du soigné des mecs couverts de merde, du traiter avec des femmes complètement à la solde de leurs asseyants , des ivrognes, des enfants dans la rue qui se battaient comme il pouvaient pour survivre... et je ne les ai pas juger. Par contre quand on braque un flingue sur ta tempe, bizarrement tu fais plus rapidement 1+1 égale 2 sans aller chercher plus loin. La prochaine fois essaye de te débarbouillé avant pour avoir de nouveau l'air humain et de demander gentiment ? Cela pourrait marcher tu sais ? » Je le regarda un peu avant de continuer « Quant au mec que tu as sans doute tué... Désolé de ne faire partie que du commun des mortels qui passent sa vie à essayer de respecter la vie des autres . Mais je crois que devrait y avoir d'autre solution... que si il n'y avait pas tout vos règlements de compte et toutes vos magouilles à Chicago, et que si on trouvait pas si banale de prendre de l'argent sur le cul des femmes, cela ne déculpabiliserait pas des détraqués de vouloir faire de même avec des gamines. Alors tu as empêché d'autre petite d'être atteintes... mais dans quelques années ? Qui les protégera ? » Jouant avec ma mâchoire, sachant que je parlais dans le vide et que je j'aurais pu tout autant pisser dans un violon, je haussa les épaules et finit par lui sourire. «  Alors non je ne serais pas la séquestrante et tu ne seras pas le héros. Juste mon patient X qui a de la chance que tout soit bien net, ça ne devrait donc pas poser de problème et tu pourras rentrer chez toi assez vite. »

Je me leva pour aller me laver les mains avec le jet d'eau à mon tour et les stérilisa de nouveau avec de l'alcool avant de faire glisser le fil dans l'aiguille et revins à coté de lui .  « Je vais commencer, si tu sens que tu ne vas plus tenir la position, que tu veux faire une pause, tu me le dis... et... et bah je verrais ce que je pourrais faire à ce moment là ? Hum... en fait tu as peut être raison, je suis peut être plus tortionnaire que je le croyais. » Je piqua une première fois ses peaux sans lui avoir donner plus d'alerte.






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Mer 26 Juil 2017 - 6:17
Julian Kraine
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J’écoutais son jugement sans appel sur chacun sur qui pour elle, gangrenait sa vie et lui brisait son utopie d’un monde plus beau. De plus en plus amusé par la jolie fleur tombée du panier qui inspectait les bords de la plaie, me rappellent l’utilité de garder le couteau en oubliant que j’avais fait le chemin avec lui, sagement bloqué en place et que je n’étais donc pas si inculte que cela ou elle m’aurait trouvé sans. Mais je n’en pipai mots, bien trop curieux de l’étudier elle et ses grands et beaux principes.

Visiblement émouchée elle ne prit aucune tendresse à son premier ouvrage et en quelques secondes je me retrouvai dans la cave de mon vieux faisant de moi une sorte de jeu de couture après une coupure au couteau qu’il m’avait fait trop bourré pour s’en souvenir au matin.

« Tout n’est pas blanc ou noir ma grande, t'as des beaux principes, certes ils sont logiques, louables même, mais tu sembles un peu trop radicale… » Je serrai les points sur le bord de la table pour ne pas avoir envie de l’étrangler.

« Laisse-moi deviner, t'es une fan de Disney, pour toi dans le monde tous les méchant le sont car ils sont envieux et tous les gentils sont doux et généreux ? » Je me redressai quelque peu approchant mon torse de sa main et plantai mes yeux sur la voiture.

« Ben sache que dans la vie tout n’est pas rose et bleu, noir et blanc, que parfois le coupable a de plus grosses raisons à son acte que tu ne l’imagine et que la petite princesse à papa n’est pas toujours aussi bonne et généreuse. Tu juges du haut de ta petite vie bien rangée, sans jamais avoir vraiment eu à survivre, ça se voit simplement à ta façon de juger le monde, ou alors c’est que t'as rien retenu de tes leçons, ce qui ferait de toi une des plus stupides beautés que j’ai rencontré, mais là j’en doute. Je te place plus dans les utopistes qui n'ont pas encore assez mangé de murs pour comprendre que le diable est ce qu’il est car Dieu est ce qu’il veut qu’il soit. Et dans ce cas de figure, qui est le vrai sadique ? Dieu qui veux l’amour et donc pousse son fils au mal pour avoir sa clique ou le fils qui est assez con pour servir les manigances du père ? Ou à moins que ce soit simplement de la survie à tous les niveaux, le lion qui mange l’agneau et l’agneau ravi de servir de bouffe ? Dans tous les cas Aliénor il serait judicieux de ne pas oublier que ton jugement est biaisé que tu ne vois qu’un aspect des choses et pas un ensemble. » Je glissai mon regard sur sa main qui semblait ne pas en finir de son rafistolage.




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Jeu 27 Juil 2017 - 10:56
Aliénor Spence
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J
e n'avais pas vraiment pensé à comment il pourrait prendre la façon que j'avais de voir la situation, je n'avais en vrai même pas pensé qu'il puisse m'écouter. J'avais balancé mes idéaux sans même me dire que mon interlocuteur pourrait prendre ça comme un jugement ou pire une provocation. Toutefois alors que je continuais me besogne et à m'étaler en parole , j'avais remarqué qu'il était attentif à mes paroles, et j'aurais été aux premières loges s'il lui était venu l'idée de m’assommer pour me faire taire. Ah... à le voir s'agripper à la table, ça devait lui être passé par la tête . Je devrais peut être m’entraîner à me baisser pour éviter un coup, au cas où .

Et donc quelques mili secondes plus tard me voilà taxée de radicale ? Je me mordis les lèvres pour ne pas répliquer immédiatement. Il m'avait enlevé, menacé et cela plusieurs fois mais c'était moi qui était radicale. Si tel était le cas lui serait juste un putain d’extrémiste. Ce ne fut pas la dernière analysé psychologiques de bas étage à laquelle j'avais eu le droit. La mienne avait été aussi agaçante à son oreille ? Sans doute... sauf que moi j'avais raison .

Mon patient se releva légèrement , me forçant à le regarder d'encore plus en contre bas. Les phares en plein sur sa stature , essayait il d'être encore plus impressionnant ? Bingo, c'était gagné. Je le détailla tandis qu'il continuait avec un calme olympien et m'arreta un instant dans mes points de sutures. J'essayais de le comprendre ? Pourquoi ? Car j'étais trop conne à trouver intéressant son point de vue ? Un point de vue si différents du mien. Nous n'avions pas eu la même vie c'était une certitude que j'avais depuis que moi je sortais du taf saine et sauve et que lui débarquais avec un couteau dans le ventre. «  Et ton jugement à toi est bien évidemment plus juste que le mien ? Je ne suis pas née dans la merde je le sais, des voyages, des occasions j'en ai eu de très belles... et je me suis battu pour le reste. Mais tu peux prendre de la hauteur avec ton 3 mètres, je pense que tu ne verras que ce que tu connais aussi. Toutefois des saloperies, des enflures, des trucs glauques j'en ai vu et plus que ma part. Je suis pas une petite fleur fragile crois moi. » Je repris mon travail avant qu'il ne sorte le fouet et m'accuse de faire durer le moment. «  Mais si je suis utopiste je l'assume. Si je préfère voir le bon quand j'ai de la chance de le croiser si rarement , je suis d'accord. Si vous vous bouffez les uns les autres, je ne pourrais rien faire si ce n'est comme une conne me retrouver dans un vieux entrepôt à recoudre le gagnant , je suis nullement obligé de participer au jeu et encore moins d'en aimer les règles. » Je termina mon dernier point et examina mon œuvre satisfaite.

« Ta cicatrice ne sera pas si vilaine au moins, je vois que tu en a d'autre qui on été encore moins bien traité donc ça devrait t'aller. » Je le laissa vérifier par lui même tandis que je nettoyais de nouveau à l'alcool les abords de la blessure. Je me leva par la suite pour aller me laver les mains autant que je le pouvais.








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Jeu 27 Juil 2017 - 20:48
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Jouer aux petits cons, rien de plus simple. Placer en off mes sentiments agréables pour ne trouver en mes congénères que les points négatifs et répulsifs, cela est aussi simple que passer ma veste le matin et sortir. Le truc dans ce monde c’est de donner ce qu’on te vend, de rendre coup pour coup et de sourire, de faire comme si tu étais débile et de jouer l’âne pour donner l’impression à ton prochain qu’il mène toujours la danse. Le plus compliqué ? Ne pas laisser parler la colère que ces conneries engendrent, ne pas avoir envie de dire à l’autre nos quatre ou cinq vérités inutiles car l’homme a la particularité d’être fourbe et faux cul. Collez au grand jour que vous voyez clair dans son jeu et il niera en détournant cela pour vous faire passer pour un décérébré fini qui se fait des films.

J’avais la sensation constante d’être entouré de personnes du genre, des pauvres débiles qui pensaient que je l’étais plus qu’eux et qu’ils avaient en main la carte du tour suivant en ne voyant pas qu’à ce jeu-là je trichais ou manipulais mon monde bien mieux qu’eux, n’imaginant pas deux secondes être plus victime de mon orgueil que moi victime de leurs actes. Je n’ai jamais aimé perdre, je n’ai jamais supporté d’être pris plus pour un con que je ne le fais moi-même envers l’autre. Ainsi je ne montre jamais qui je suis vraiment et je ne suis pas sûr qu’un jour je serai capable de laisser vraiment une personne me connaître moi et pas le mec que je vendais à tour de bras selon la situation. Étais-je seulement capable moi de savoir qui je suis vraiment ? En y songeant, en remontant le temps, je ne suis pas sûr d’avoir vraiment été totalement moi avec qui que ce soit. Toujours un sourire, un faux semblant, un jeu, un versant de moi qui n’était pas complété par ces autres parts.

Que cela soit dans mes relations dites amoureuses, amicales, familiales, on n’avait jamais en face de soi le même abruti. Je souris, j’écoute, j’observe, je fais semblant de capituler, je me colle en colère, mais tout en jouant d’impulsions, je garde toujours la maîtrise de ma vérité. Je prends sur moi que jamais personne ne me connaisse totalement sous toutes mes coutures et qu’ils se fassent un avis faussé. Ainsi je passe tour à tour d’un personnage à un autre sans qu’ils n’aient le loisir de connaître l’autre.

Je m’attache à des fils que je peux couper ou délaisser sur ma route du jour au lendemain car le sac est plein et le brise. Non je ne suis en rien une personne agréablement douce et facile à vivre. Un mec prêt à tout encaisser sans rendre coup pour coup. Je suis même un fin stratège qui préférera donner la victoire de la bataille à son détracteur pour mieux attendre le moment final qui me fera gagner la guerre et ne laissera sur mon passage que le vide. Mon vide, celui qui fait de moi celui que je suis, qui ne s’attache plus ou n’enchaîne qu’une part infime de lui en donnant le sentiment de se donner pourtant totalement.

« Et bien tu sembles surtout fixé à croire que je suis un abrutis borné là ou t'es visiblement plus borné que moi ma grande. » Me redressant quand elle prit de l’espace pour se laver les mains je la détaillai amusé par ses mots et surtout son instinct de survie frôlant le zéro total.

« Tu sais que je n’y suis pour rien, au moins pour ma taille ou j’aurai dû être un nain pour que mes mouvements te semblent moins agressifs ? » M’avançant pour reprendre mon tee-shirt je l’inspectai une nouvelle fois. « L’utopie est bonne si on bosse dans une branche qui ne l’ébranlera pas ma grande, pour ton cas tu finiras forcément par te briser les ailes à croire que le bon a toute sa place quand le mauvais est souvent ce qui prime, mais bon comme tu le dis t'es là pour recoudre et subir, chacun sa vie pas vrai ? » Un sourire provocateur se glissa sur mes lèvres et je sortis ses papier de ma poche, inspectant une photo jaunie d’elle sur les genoux d’un homme en uniforme.

« Ah ben on y est, t'as choisi les pompiers car on t'a recalée a l’académie ou parce que t'as les jambes trop courtes pour passer les épreuves de l’académie de police ? Quoi que… » Reluquant sans ombrage sa silhouette, je me laissai tomber sur le capot de la voiture.

« Non, t'as raison, avec ta tronche et ton joli petit cul, tu dois en chier aussi, donc pourquoi miss jugement a fini par ramasser les restes des mecs comme moi plutôt que comme papa tenter de changer les choses réellement ? »

La provoque rien de mieux pour voir qui on a en face de nous et surtout comprendre à qui on a affaire et à quel moment il saura fermé sa gueule face à un homme qui n’est clairement pas là pour offrir à la personne une soirée romantique dans la voiture avec une déco bien isolée ou même un coup de fusil à pompe ne réveillerait pas le voisin le plus proche.

« C’est l’adrénaline ou ton manque d’instinct de survie qui a eu raison d’une vocation familiale ? » Me relevant je contournai la caisse pour prendre dans le coffre une bouteille de whisky délaissée par la proprio du tacot et revins sur mes pas.

« Bois et ce n’est pas une offre, mais une exigence, tu veux rentrer ok, mais où tu me cuve ça ou je vais devoir t’assommer pour m’assurer que tu ne sache pas où je te conduis ensuite. »




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