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Inhale, Exhale ft Julian

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Dim 30 Juil 2017 - 1:23
Aliénor Spence
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Inhale, Exhale




C
e qui était très étrange c'était que je me sentais plus à l'aise tandis que j'étais sous son coude à le recoudre, à la merci direct d'un coup ou d'une balle , que maintenant à quelques mètres toujours aussi sujette à un projectile dans la tête mais nettement moins calme maintenant que je ne savais plus quoi faire de mes mains si ce n'est les essuyer contre mon jean tandis que je me retournais de nouveau vers sa voix. Bornée, moi ? Oui ce n'était pas une nouveauté et cela pour personne. J'avais toujours eu mon petit caractère, même gamine j'avais essayé de le dompter pour ma mère et les concours dans laquelle elle m'emmenait . En grandissant mon naturel ne rejaillissait qu'en famille, et par cela j'entendais chez celle de mon meilleur ami ou bien avec mes potes puis après le divorce, quand j'avais pu raccrocher les talons contre une paire de runner et courir autant de temps que je le voulais j'étais redevenue moi . Je m'étais épanouie au lycée, en partie grâce au club d’athlétisme et car enfin je pouvais réfléchir à mon avenir par moi même. Une fois que j'avais décidé plus rien n'aurait pu m’arrêter et quand je voulais aller sur une intervention sans attendre mes collègues c'était également le plus souvent vrai .

Mais en l’occurrence même si il pensait le contraire je ne le traitais pas d’imbécile. Restant éloignée de lui je soupira avant de lui répondre «  Tu sais qu'on peux défendre un avis contraire du tien sans dévaloriser ta personne ou te prendre pour un con ? Juste parce que tes mots, aussi bien tournés soient ils ne me convainc pas ? Parce que je veux croire en autre chose ? Tu me diras que y'a pas pire aveugle que celui qui ne veux pas voir mais pour le coup ça me va. Si pour toi c'est trop tard, moi non … et les saloperies que j'ai vu ne m’empêche pas encore de dormir, car j'ai autre chose dans la vie à quoi me raccrocher. Ah et en passant c'est pas tant ta taille qui te rends menaçant... mais en effet plutôt le fait que tu m'ai enlevé et... bah menacé. Je sais très bien que je ne suis pas sortie d'affaire. »

Il se rhabilla et inspecta de nouveau son porte feuille. Quand il en sortit la photo de mon père et moi je grimaça. Il savait déjà mon nom, mon adresse, celle de mon boulot, j'aurais souhaité que ça, que ce qui m'était le plus intime le reste. Surtout qu'il n'avait pas l'air décidé à respecter cette partie là de ma vie non plus. Je devrais déjà m'estimer heureuse d'en avoir encore une mais l'écouter parler sans savoir m'agacer prodigieusement. J'avais le droit à encore de beaux clichés. Œil pour œil, dent pour dent ? La loi du Talion en somme puisqu'il s'était pensé jugé , j'aurais le droit moi aussi à mon analyse psy ? Comme à mon habitude quand quelque chose m'agaçait ou que je réfléchissais , ma mâchoire se balança de gauche à droite . «  Saches pour ta gouverne que je cours plus vite que n'importe lequel de mes collègues et que j'ai choisi d'être pompier. Punir les criminels m’intéressent pas, je préfère aider les autres, les victimes ou bien ceux qui m’enlèvent quand j'ai de toute façon pas le choix . » Je croisa les bras sur ma poitrine , et tout les spécialistes de la race humaine auraient raison de penser que j'essayais de me sauvegarder. «  Quant au manque d'instinct de survie... pour cette nuit je dirais plutôt que je suis fataliste. Si tu te crois dans ton bon droit tu me tueras, si tu crois que j'essaie de te la mettre à l'envers , tu me tuera … Au moins ça sera moi sur qui tu tireras et pas la petite poupée que tu voudrais voir à ma place. » Je gardais la tête haute autant que je le pouvais quand il revint. Ce que je disais était vrai. « Tu as de toute façon tout le pouvoir, surtout maintenant que je ne te suis plus utile … je le sais, tu le sais. A quoi  bon faire semblant ? »

Je pris sa bouteille et la leva vers la lumière pour voir la quantité qu'elle détenait. Moi qui détestait le whisky j'avais déjà envie de vomir. «  Me masquer les yeux n'est pas envisageable je suppose ? Cela serait trop facile ? » Je dévissa le bouchon et porta le goulot d'abord à mon nez tandis que mon dégoût se lisait sur mon visage. Je commença à boire, sachant que c'était plus une façon d'asseoir un peu plus sa position de décisionnaire. Au moment de reprendre ma respiration je la lui tendis «  On peux partager si tu veux... Car je peux t'assurer que j'en ai pas besoin d'autant pour rouler sous les tables, surtout pas après une nuit de travail sans avoir mangé.  Et tu peux aussi changer d'avis et considérer que je veux tellement rentré chez moi, que je suis prête à te promettre que je ne dirais rien à personne. De toute façon, ça doit pas être ta caisse et je sais même pas ton prénom. Je peux considérer tout ça comme des heures supplémentaires ... » Je haussais les épaules en tentant un petit sourire, délié sans doute par l'alcool. « Je peux le tenter en tout cas ? »






Aliénor Spence



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Mar 15 Aoû 2017 - 4:00
Julian Kraine
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Dix-neuf ans plutôt : Je ne me sentais pas chez moi.

Je ne me sentirais jamais plus chez moi nulle part. D’ailleurs, je ne voulais pas de chez moi, ces mots évoquaient de trop pénibles souvenirs. Ma Cora et son mari me surveillaient attentivement tout en me conduisant à travers la maison. Ils voulaient que je m’y plaise – on le voyait à la lueur d’espoir dans leurs yeux. Je ne savais même plus ce que ça faisait d’espérer. Voilà longtemps que je n’espérais plus rien du tout.

Nous t’avons attribué une chambre en haut, m’informa prudemment ma mère que je n’avais encore jamais nommée autrement que par son prénom. Je te l’ai peinte en gris et rouge. Je n’ai pas oublié que tu aimais ces couleurs. C’était vrai, j’avais aimé les deux nuances de froid et de chaud, quelques Noëls auparavant. Je m’étais même habillée tout en nuance de couleur pour sa visite, mais à l’époque j’avais un rôle défini par les juge et mon père à tenir. Ce n’était plus forcément la même chose aujourd’hui…Je suivis mon beau-père et Cora dans l’escalier. Avec toutes ces photos de famille accrochées au mur, je détournai la tête pour ne plus regarder que droit devant moi. J’avais vu les mêmes dans ces lettres, quand elle me les exposait fièrement. Mais ce n’étaient que des mensonges des promesses de famille, dont je ne ferais jamais vraiment partie. Je n’y trouvais d’ailleurs que des faux sourires.

- Voilà, lança Cora en ouvrant une porte au milieu du couloir.

C’était une grande chambre au sol couvert de bois claire avec des murs gris et rouge.Elle me plut tout de suite. Si je n’avais pas eu peur d’entendre ma propre voix, je les en aurais remerciés. Mais je me contentai de déposer mon sac à dos par terre avant de me tourner vers ma mère qui se lança pour me serrer dans ses bras. Je comptais jusqu’à vingt mentalement et me disais que ça devrait suffire.

- Bon, j’espère que tu aimes ma chambre ! laissa tomber une voix grave sur le seuil.

– Seth ! lança Fred.

- Quoi ? C’était gentil, non ? renchéri la tête brune que je ne connaissais qu’en photo et qui était visiblement le second fils de ma mère et de celui avec qui elle avait refais sa vie, après avoir fui la mienne et celle que mon père lui offrait.

Je ne me souvenais pas beaucoup de mon cadet. On n’avait jamais joué ensemble dans les réunions de famille, organisées, car il préférait s’éclipser en compagnie d’un de ses jouets du moment, une console hors de prix ou un vélo qu’il avait amené avec lui.Et là, il restait adossé au chambranle, ses cheveux bruns lui tombant dans les yeux, un sourire ironique aux lèvres. Il n’avait pas l’air content. Mon Dieu, on m’avait donc donné sa chambre ? quel drame pour un enfant qui avait toujours tout eu. Je m’en fichais en fait, en réalité dès mon arrivée à Chicago, je m’étais promis de ne rester là que le temps d’avoir l’âge suffisant pour me tirer, deux ou trois ans au plus et le petit trésor retrouverait sa piaule et son petit luxe.

Seth n’est qu’un sale gosse, expliqua vivement Cora. Il est enchanté de pouvoir s’installer dans la mansarde. Il nous a cassé les pieds pendant deux ans pour qu’on lui aménage son espace privé.

Une large main se posa sur mon épaule tandis que mon beau père se mettait à côté de moi.

- Mon fils, tu n’as pas oublié Julian, dit-il d’un ton péremptoire.

Seth me dévisageait. Son expression, d’abord irritée, s’adoucit soudain, comme pour marquer une certaine inquiétude.

– Non, je me souviens.

- Bien, continua Fréderic Rivers. Tu vas devoir lui faire visiter le lycée lundi. Vous êtes dans le même établissement et nous nous sommes assurés que vous partageriez quelques horaires de cours et  trajet en commun afin que tu puisses l’aider.

J’avais l’impression que Seth savait déjà tout ça depuis longtemps. L’information me visait plutôt moi.

- T’as pas idée, marmonna-t-il en s’en allant.

– Désolée, dit ma mère. Il est devenu plutôt hargneux, et nous ne savons plus toujours quoi faire.

Même si je parlais, je ne saurais quoi répondre à ça, sachant qu’elle n’avait visiblement jamais su quoi faire pour moi non plus, totalement aveugle au long combat qu’elle avait enduré pour m’avoir sous son toit.Elle me serra le bras à nouveau dans les bras et je la repoussais plus rapidement.

- Nous allons te laisser t’installer. Défais tes affaires et repose-toi. Si tu veux voir quelqu’un, je serai dans la cuisine, à préparer le dîner. Tu peux aller partout dans cette maison. Fais comme chez toi.

Encore ces mots : chez toi. Cora et Fred me laissèrent seul, enfin. Et là, au milieu de cette jolie chambre Grise et rouge, je me rendis compte, à ma grande surprise, que je me sentais déjà tranquille. J’aurais pourtant cru que toute notion de sécurité m’avait abandonnée depuis longtemps.

- Alors, c’est vrai que tu ne parles pas ? La voix d’Aria emplit la pièce et je fis volte-face pour apercevoir ma demi-sœur assise sur le sol du placard dont la porte glissait doucement pour la faire apparaître entourée d’un tas de jouets qui avait dû l’occuper le temps de ma venue.

Aujourd'hui :

Bien que totalement différente elle me rappela ma cadette, son coté dénué de bon sens qui la poussait toujours à mettre sa bouche ou son attention sur des points de vue et a gardais pour soi ou qui ne la regardais tout simplement pas le moins du monde. Son besoin d’affirmer ses idées et pousser les autres à entendre qu’elle ne pensait pas pareil. Silencieux alors qu’elle me rendait la bouteille et m’offrait quelques solutions possibles ou négociations communes à toutes personnes dans son cas. Je contentai d’incliner la tête et sortir ses papiers de ma poche pour les déposer à côté d’elle.

« Range tes affaires. » dis-je tout en allant ranger la bouteille dans la voiture.

« Ta raison la caisse est pas à moi, et tu cours sûrement vite, tout le monde cours vite quand sa peau en dépend. » Je reviens vers elle et retirais les balles du barillet pour les glissait dans ma poche et lui tendis l’arme.

« Ta fait ce que je t’ai demandé, et bien qu’on partage un tas chose et que je te conseillerais de t’accrocher qu’a toi-même car les autres attaches tombent ou te laisserons tomber un jour, je respecte ton courage. Monte je te ramène. » dis-je tout en laissant l’arme sur le capot et en revenant vers le volant.



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Mer 16 Aoû 2017 - 22:29
Aliénor Spence
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L
'espace d'un moment c'était comme si j'étais seule dans cet abattoir tant mon chauffeur semblait prit dans un de ses souvenirs. Et pour une fois je me faisais silencieuse et aussi petite que possible du haut de mon 1m75 qui de toute façon était bien minable face à la masse qui me faisait face. S'il pouvait m'oublier, faire demi tour, restait dans son petit monde et me laissait retrouver le mien j'en serais reconnaissante . Devais je me préparer et faire une prière ? Je n'en connaissais aucune, n'était clairement pas assez pieuse pour cela. Même le bénédicité j'étais incapable de le donner et laisser cette tâche à Nelly ou Kath. Pourtant ma mère avait insisté pendant des années pour que je joue la petite fille chérie de l’Amérique aux concours et cela passait par des God Bless America à tout va lancé par une gamine en couettes blondes qui ne faisait cela que pour plaire à une femme qui n'avait de cesse de vouloir vivre ses rêves à travers elle . Nos parcours à mon vis à vis et moi avaient du en effet être bien différents. Avait il eu une mère ou un père à impressionner ? Des frères, des sœurs à choyer ? Un exemple à suivre ? Je n'en serais sans doute absolument rien et ma curiosité mal placée resterait inassouvie. Toutefois si je rentrais chez moi sans sale cicatrice , j'essaierais sans doute d'effacer cette expérience de ma mémoire. J'étais assez têtue et si je m'en donnais la peine , j'arriverais à me bluffer moi même.

Quand il revint vers moi, ou bien juste vers notre espace temps, il me tendit mes papiers que je m'empressais de ranger dans ma poche arrière. Le goût du Whisky continuait de brûlait ma gorge et je ne demanda pas mon reste quand je fus débarrassé de la bouteille en échange. Il me présenta l'arme à présent déchargée et je finis par imaginer la fin du tunnel . Il m'offrit une dernière leçon de vie, mais après tout j'avais joué l'institutrice de maternelle depuis une bonne dizaine de minute aussi en l’assommant de ce que je croyais juste ou pas. Je ne voyais pas mes attaches tomber de si tôt, ma famille, mon père, Javier, mon amour pour mon travail , tout les gens qui avaient eu de l'importance pour moi à un moment de ma vie même si désormais je ne les voyais pas plus. Je n'étais pas la plus sociable du monde, j'avais même du mal à accorder ma confiance totale et mon attachement mais une fois que c'était fait, peut être qu'en effet je ne pouvais les imaginer me décevoir. Avoir mon affection était un putain de piège en fait.  

Ne voulant pas abuser de sa patience maintenant que j'avais une chance de m'en sortir en un seul morceau  je repris le flingue du capot avec le bout de mon sweat. Paranoïaque ? Moi ? Peut être, mais j'avais pas envie d'avoir mes empreintes sur une arme qui avait déjà servis et qui n'allait de toute façon pas finir sa carrière dans un musée. Je me glissa donc dans l'habitacle de nouveau silencieuse pour un petit temps. Je posa le vieux calibre dans la boite à gant, mon patient X irait le récupérer, le faire disparaître je ne voulais savoir où mais tant qu'il n'était pas devant moi ça m'importait peu . Je ramena mes genoux à ma poitrine et me laissa pencher vers la portière . « Je tiendrais parole puisque tu as tenu la tienne. Pour ton flanc change le pansement tout les jours  et nettoie jusqu'à ce que ça ressemble à quelque chose, mais je pense que tu n'es pas à ta première  blessure de guerre. »







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Ven 1 Sep 2017 - 17:36
Julian Kraine
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« Je tiendrai parole puisque tu as tenu la tienne. Pour ton flanc change le pansement tous les jours et nettoie jusqu'à ce que ça ressemble à quelque chose, mais je pense que tu n'es pas à ta première blessure de guerre. »

Mes doigts pianotaient sur le cuir dur du volant de cette pauvre voiture qui ne survivrait sûrement pas à sa nuit et le rapt de la pompier, mon ventre me torturait, mais rien à côté du moment où j’avais dû me balader avec le corps étranger, doucement mon calme naturel vis mon flegme revenir à la place où il n'aurait sûrement pas dû partir.

« Parfait, merci, au besoin je sais où te trouver pas vrai. » Je ne détachai pas mes yeux du chemin chaotique du terrain vague qui bordait l’entrepôt, vestige d’un temps où la mafia avait encore la maison sur la ville. Elle avait rangé l’arme, passé le test avec brio, n’avait même pas tenté de la garder pour avoir mes empruntes et les fils à papa qui se feraient sûrement un plaisir de botter en touche le mec qui avait osé lui emprunter sa petite tête blonde. Mes yeux passèrent dans le rétro alors qu’on se glissait dans la circulation, fixant ensuite rapidement l’horloge encore à l'aiguille du tacot.

« J’aime bien ton point de vue sur les gens et le droit chemin, au fait, il est un peu trop utopique, mais c’est ce qui le rend presque touchant. »

La caserne et le parking se profilaient et je glissai ma main sur mon sac que je virai sur la plage arrière. En arrêtant la voiture juste à côté de la sienne.

« Bonne change Aliénor Spence. » Dis-je, l’invitant à partir.





Je te laisse le soins répondre ou pas pour Fermer ! Smile Avoue que je suis un saint homme lol


Taking my soul into the masses, write down my poems for the few
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Lun 4 Sep 2017 - 21:21
Aliénor Spence
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Caserne, fin de service de nuit.
 

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« Parfait, merci, au besoin je sais où te trouver pas vrai. »  Un remerciement et une mise en garde non ? C'était ainsi que je le pris mais je n'allais pas m'en plaindre . Une once de courtoisie avait été plus que je ne l'avais espéré à la seconde où j'étais entré dans cette voiture et pourtant cela aurait pu être pire. Je le savais, j'avais joué avec le feu en ouvrant ma tronche et en ne disant pas amen à tout comme n'importe quelle personne censée l'aurait fait. Je n'avais alors pas remonté la réputation des blondes  incapable d'agir avec réflexion. Je n'avais pas non plus fait preuve d'un courage particulier, pas essayé de m'enfuir, pas été suicidaire au point d'essayer de même lui écraser le pied ou lui souffler dans le nez. Sincèrement même à moi je n'arrivais pas à faire croire que j'aurais eu une chance. De même... comme il l'avait si bien dit, il savait où me trouver et comme je ne comptais pas déménager dans l'immédiat, je devrais cesser de dormir les fenêtres ouvertes , ou cesser de vivre tout court.

« J’aime bien ton point de vue sur les gens et le droit chemin, au fait, il est un peu trop utopique, mais c’est ce qui le rend presque touchant. » Cool... j'étais passé pour la petite fille qui croyait encore aux contes de fée et maintenant j'avais le droit de retourner dans mon petit royaume où tout était rose ? Si c'est ainsi qu'il le voyait, ça m'allait tant que je me retrouvais saine et sauve sans avoir besoin de payer des fortunes en psychanalyse pour terreurs nocturnes.

Je ne me le refis pas dire deux fois quand enfin je vis les environs réconfortants de la caserne et même ma petite voiture qui n'attendait que moi. Je me glissa dehors et alors que j'allais claquer la porte, résolue à garder le silence au moins pour la forme je me retourna vers lui «  J’espère que tu guériras... de cette blessure ci en tout cas , comme ça on se recroisera pas . Merci de pas m'avoir tué»

Je ne demanda pas mon reste et alla m'installer au volant de mon véhicule pour voir le sien s'éloigner.Sitôt j'eus l'impression qu'on me retirait une main sur la gorge et pouvoir respirer plus à mon aise. J’enclenchai le moteur et me mis en pilote automatique pour rentrer chez moi . Ce ne fut que dix minutes plus tard quand je me retrouva devant chez mon meilleur ami que je me rendis compte que mes réflexes n'avaient pas été ceux que je croyais. J'aurais pu faire demi tour, me dire que le voir sans lui raconter, sans même le laisser deviner serait trop dur. Mais me retrouver chez moi, seule était au dessus de mes capacités. Et autant je comptais sur Javier pour comprendre si je disais que je voulais garder le silence, autant chez mon père j'aurais un bataillon de question sur le pourquoi du comment.

Je pris mon trousseau de clef, utilisa la sienne et monta 4 à 4 son escalier d'un immeuble tout aussi vieillot que le mien. J'aurais pu rentrer sans frapper comme nous le faisions de la chambre l'un de l'autre dans la maison familiale mais nous avions décidé de démettre cette règle quand je l'avais trouvé en galante compagnie quelques mois plus tôt. Non pas que la demoiselle aurait eu quelque chose dont être jalouse de moi et de ma relation avec Javier, mais la situation avait tout de même été assez gênante pour que nous passions au moins deux bonnes minutes avant d'exploser de rire avec mon complice de toujours.

Il mit presque autant de temps à me répondre tandis que je jouais nerveusement avec le reste de mes clefs , attendant de voir son visage pour retrouver un peu de banalité tandis que le jour se levait dans la cage d'escalier. Il apparut la tête encore ensommeillée mais nullement étonné de me trouver moi au seuil de chez lui. Il se contenta de s'écarter pour me laisser entrer et je me calma instantanément en allant me nicher dans ses bras. Il me câlina un instant avant de finir par me regarder soucieux « Qu'est ce qu'il y a Nora ? » Je secoua la tête en m'éloignant. « Je peux dormir ici s'il te plait... Je ne veux pas rentrer à mon appart » Avec lui c'était toujours plus simple de retrouver ma sérénité, de me retrouver moi sans plus jamais dépasser les limites de ce qu'il fallait faire ou pas. A ses cotés je savais que je n'aurais pas de problème, que je pourrais l'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit , qu'il serait toujours présent. Si certain nous voyait encore comme un couple possible c'était bien mal nous connaître. Bien  mal savoir que le petit poisson tombait toujours amoureux de l'oiseau insaisissable qui le boufferait si il en avait l'occasion plutôt que la mer calme qui le berçait et lui offrait tout ce qu'il voulait. Javier était ma mer, mon point d'ancrage car même si nous évoluons tous les deux , notre relation était toujours trop vaste pour nous faire ressentir l'abandon. Et déjà il savait que je ne nourrirais pas sa curiosité «  Tu ne vas rien me dire ? » Nouvel hochement de tête même si je me rendis compte que mes nerfs lâchaient et que mes épaules tremblaient maintenant qu'il les avait lâché. « Vas dormir dans ma chambre je finirais ma nuit sur le canap' . Ah et... »Encore une fois toujours gentleman mon demi frère. Il retira sa croix de baptême où son nom et son anniversaire était gravé et tout en embrassant mon front la passa à mon cou . « Tu me la rendra la prochaine fois qu'on se verra si tu n'en as plus besoin... » Le métal réchauffé par la peau de mon âme sœur, ce terme semblant avoir été crée pour moi et mon frère dans le plus beau sens du monde se posa entre mes clavicules et ce soir là je ne savais pas. Je ne savais pas que le lendemain il serait déjà parti au travail quand je me réveillerais … que nous n'allions pas pouvoir nous voir pendant une semaine entière et que cette croix je la garderai à vie quand la sienne allait lui être arrachée.






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