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[Roulette 7] Dieu te le rendra ! Ft Elisabeth & Sanjay

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Dim 3 Sep 2017 - 18:06
Elisabeth Langton
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Sanjay & Elisabeth
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Dieu te le rendra !




J
e riai à sa répartie. Oui, en effet, j'étais vraiment trop jeune pour lui. C'était assez cocasse comme situation. Ca devait être un choix assez compliqué en y réfléchissant, mais chacun était maître de ses actes. Théoriquement. Je n'avais pas de doute que la situation ne lui déplaisait pas à cent pour cent et qu'il devait y trouver son compte.
Je tentais une approche, essayant de rendre notre périple moins ennuyeux. Cependant, ce n'était pas le sujet le plus joyeux. Je n'étais pas spécialement compatissante, mais c'était une véritable galère. Même si ça avait l'air triste, je comprenais la situation et les choix des deux partis : l'un ne voulait plus de cette vie, l'autre estimait qu'ils pouvaient se démerder à leur âge. Néanmoins, je ne comprenais pas comment on pouvait abandonner son enfant. Je n'avais aucun instinct maternelle, mais je savais ce que ma mère avait fait pour moi, elle m'avait élevé seule, mon grand-père étant à la fois ce qu'il était et ma figure paternelle. Elle était morte pour moi d'ailleurs. Je chassais ces pensées, ces souvenirs, me concentrant de nouveau sur l'instant présent. Ce n'était pas le moment de déterrer le passé.
Tout à coup, il accéléra et se tourna vers moi, marchant à l'envers. Il ne devait pas avoir autant confiance, les cailloux pouvaient être traîtres. De plus, les événements montraient clairement que ce n'était pas le bon jour pour croire en sa bonne étoile. Je l'écoutais puis, ricanai en entendant ses suppositions. Il était vrai que les banques pouvaient bien baiser les particuliers, mais c'était beaucoup trop manipulateur pour moi.

« Il n'y a aucun cadavre dans le coffre, dis-je en gardant mon sourire. Mais tu n'étais pas loin. Je suis consultante et généralement, lorsque je vois quelqu'un, c'est pour lui dire qu'il est viré. Donc, ouais, c'est une certaine façon de baiser les gens. »

Je lui fis un simple signe négatif pour refuser sa cigarette. Il était plutôt sympa pour un mec de son âge qui galérait. Comme quoi, on ne peut vraiment pas juger une personne à son physique ou après trois mots échangés. Apercevant un rocher, j'attrapai Sanjay pour le décaler et qu'il l'évite. Si je me retrouvais avec un adolescent à moitié mort, j'allais avoir un mort de plus sur mon compteur journalier. Je préférais éviter.

« Tu me trouves sexy ? Je croyais que je n'étais pas à ton goût, remarquai-je malicieusement. »

Je passai une main dans mes cheveux, découvrant qu'ils étaient à une température si élevée qu'on aurait pu faire un barbecue dessus. Avec une si petite bouteille d'eau, nous n'allions vraiment pas tenir. On était vraiment dans la merde.
Soudain, j'entendis le son d'un moteur. Instinctivement, je m'arrêtais et me baissais, m'accroupissant derrière un buisson. Je tirais Sanjay pour qu'il s'accroupisse en même temps que moi, ouvris légèrement mon sac et attrapai la lunette de mon sniper. J'observais en direction des voitures cramées, qui étaient à plusieurs centaines de mètres maintenant, découvrant deux véhicules avec deux hommes dans chaque. Je baissai ma lunette, évitant de me faire repérer par le reflet du verre et ma tête se tourna vers l'adolescent.

« Tu as deux options : ne pas regarder ou emporter dans ta tombe ce que tu vas voir, lui annonçais-je calmement, sur un ton qui n'était pas du tout menaçant. Fais ton choix rapidement, parce qu'on a notre ticket de sortie en première classe. »

Je le regardai quelques secondes avant de pivoter vers mon sac et de l'ouvrir en grand. Je sortis mon sniper, remettant ma lunette dessus. Je le chargeais et plaçais le trépied. Je m'allongeai sur le sol, légèrement excentré au buisson, calais l'arme correctement et visai. Je travaillai sur ma respiration, me concentrant pour ne pas louper un seul tir, respirant un peu de poussière par moment. Une fois ma respiration lente, je tirai une première fois, tuant un des chauffeurs. Cela agita les trois autres, qui se mirent instinctivement à couvert. Sans quitter la scène des yeux, je rechargeai et cherchais un nouvel angle de tir. J'aperçus une petite fenêtre et je saisis ma chance. Un nouveau mort. Plus que deux. Je vis le chauffeur mort basculé et je sus que quelqu'un tentait de prendre sa place. Je devinais le corps caché derrière la portière et tirais. Troisième cadavre. Tout à coup, un moteur gronda et je sus que le dernier était à bord du deuxième véhicule. Il savait où j'étais et il comptait m'écraser comme une crêpe. Je pris mon sniper et me levai, ayant le véhicule quasiment en face de moi. Je visai rapidement, lui mettant une balle en plein coeur et fis une roulade sur le côté pour éviter le véhicule, me plaçant à côté de Sanjay. La voiture fut stoppée par un gros rocher et je me tournai vers l'adolescent.

« Notre véhicule est avancé. Tu conduis ou je conduis ? »




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Ven 8 Sep 2017 - 2:35
Sanjay Lewis
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&
Sanjay
Dieu te le rendra !


Consultante ? Je riais sous cape à la description sous job. C'était peut être la vérité , peut être un odieux mensonge pour cacher un job à la CIA, FBI ou peut être le KGB, qui sait ?  Mon imagination me semblait débordante sans doute à cause du cannabis respiré, les vapeurs des pots d’échappement qui avaient cramés plus tôt ou juste le soleil tapant de plus en plus fort sur ma pauvre tête. Et puis cette conversation sur son pseudo métier avait des avantages. Pseudo disais je car oui oui je ne m’avouai pas si facilement crédible ou alors j'étais vraiment d'une paranoïa rare et les préjugés sur les dégâts de la drogue sur un cerveau n'étaient pas forcement injustifiés. En tout cas ainsi on ne parlait plus de ce qui m'avait mené à devoir cambrioler les entres cuisses de vieilles peaux en manque d'affection. Et puis c'est que c'était pas toujours bien frais là dedans … en parlant d'odeur je tapota mon nez.

- Tu as raison ça n'a pas sentit le barbecue c'est que y'avait pas de corps !

Je me déplaçais toujours en la regardant me demandant qui elle pouvait être vraiment. J'en fréquentais du beau monde, même si c'était toujours dans l'ombre et toujours derrière le dos des maris ou des héritiers, mais j'avais aussi l'occasion de dealer avec pas mal de petits ou gros poissons . Je ne me mêlais physiquement que dans des petits trafics, ne sachant que trop, pour l'avoir vu comment cela finissait quand on voulait jouer les plus gros caids dans la rue. La drogue n'était pas ma principale activité, ma vraie source de revenue c'était moi même. Et à ce titre il fallait mieux que j'évite de finir avec une balle dans la tête  ou pire : défiguré ! C'est ce qui faillit bien m'arriver si elle m'avait pas rattrapé de justesse. Dans l'opération j'avais perdu ma clope mais qu'à cela ne tienne j'en allumais une directement après et reprenant le chemin dans le bon sens cette fois ci, je riais légèrement.

- Merci et disons que tu as l'avantage que tout tienne encore en place, n'est ce pas un critère suffisant pour juger de la beauté d'une femme ?

A bien y penser même gamin je ne m'étais jamais imaginé avec un type de gonzesse particulier. Je ne me rappelais pas avoir eu de petite amoureuse . Mon genre était devenu tout simplement celui qui payait ce qui ne faisait pas de moi le meilleure juge quant à sa la sexytude d'une femme. Toutefois Elisabeth avait pour elle une silhouette à la fois féminine et athlétique. Ce dernier point la rendait sans doute même plus charmante . Et puis elle avait des cheveux -merci captain obvisous- et si il y avait un attrait féminin qui trouvait encore grâce à mes yeux c'était capitulairement parlant. A moins que ça ne soit juste car les miens étaient une préoccupation particulièrement prenante.

En plus des oiseaux qui piaillaient et du goudron qui bouillonnait presque sous la canicule, enfin un autre bruit apparut derrière moi. Je n'eus même pas le temps de vérifier si je n'avais pas juste des hallucinations auditives que déjà elle m'agrippa pour que je me dissimule avec elle. Je l'aurais plutôt vu faire de l'auto stop pour nous deux afin qu'on puisse enfin se sortir de cette merde ! A la place je la vis sortir un espèce de zoom pour appareil photo. Était ce ce vraiment le moment d'aller prendre des clichés des arbres ? Mais bien vite je préféra jeter un œil sur les voitures qui s'approchait des carcasses de nos véhicules. Cela ne sentait pas bon. Si elle les avait brûlé ce n'était pas pour rien, c'était pour qu'on ne la retrouve pas. Peine perdue à l'évidence et j'allais me retrouver au milieu d'un truc trop compliqué pour moi.

Tout comme ce dilemme qu'elle me présenta. Avais je vraiment le choix ? Oui j'aurais pu partir pisser dans mon coin et revenir faire le parfait idiot et profiter du fruit de son labeur. Sauf que je n'étais pas si lâche que ça. Fronçant les sourcils je hocha la tête.

- Fait ce que tu as à faire et je fermerai ma gueule si tu me ramènes à Chicago .

Il ne lui en avait pas fallu plus pour sortir le parfait attirail de la James Bond Girl . J'étais au cinéma en fait. Je restais dans mon coin à la regarder faire en essayant de ravaler mon choc. L'imaginer en tueuse à gage, vaguement , et cela pour m'amuser était une chose . La voir se préparer à tirer et tout sauf de la dinde pour thanksgiving en était une autre. En toute honnête je ne faisais pas mon grand quand je vis le sniper qu'elle sortit de son sac et encore moins quand la balle atteignit sa cible avec une exactitude que je ne croyais possible que dans les films. J'étais sur le cul, littéralement sur le fessier sur le bas coté à regarder ma compagne de fortune tuer 4 mecs dans le plus grand des calmes. Je ne savais pas trop quoi en penser. J'aurais du paniquer, non ? Mais je ne semblais pas être une victime possible pour le moment tant que j'ouvrais pas ma gueule, et celle ci était scellé  . Une fois que j'aurais digéré cela serait peut être autre chose mais j'avais dans l'idée que mon instinct de survie me pousserait au silence et à l'enterrement pur et simple de cette anecdote. Voilà c'était déjà rangé au stade d'anecdote, c'était bon signe, non ?

Elle m'encouragea à rentrer dans cette nouvelle voiture et j’hésitai, comme elle dut sans doute le remarquer à mon sourcil arqué.Toutefois c'était soit ça, soit resté ici avec maintenant 4 cadavres. Autant être du coté d'Elisabeth. Je finis par hocher la tête et fit le tour du véhicule qui avait plutôt bien vécu la collision. De toute façon elle finirait en tas de cendre comme les autres. J'allais m'installer sur le siège passager comme pour réponde à sa question mais le corps inanimé de l'autre me stoppa net. Pas question que je le touche. Oui ce n'était pas forcement galant, mais je n'avais lu aucune règle sur le fait de ne pas laisser une gonzesse se débarrasser elle même des cadavres qu'elles avaient butté. Nous allions laissé un véritable massacre. Je désigna du doigt les corps .

-Je te laisse faire avec ça, quelque chose me dit que tu as l’habitude et que tu feras mieux que moi, sans laisser tes empreintes.

Quand le siège passager fut dégagé je m'y installa en essayant d'en toucher le moins possible avec ma peau nue. Et quand Elisabeth en eut finit avec ses petites affaires me rejoignit, je resta un instant silencieux. La voiture avait déjà pris le chemin de Chicago et je serais normalement toujours en vie à la fin du voyage. Je ne devrais pas trop tirer sur la corde. Pourtant à un moment je repris la parole.

- Si un jour je deviens une de tes cibles, essaies de me laisser un tour d'avance pour que j'ai une mini chance... histoire de quoi. En hommage à cette folle aventure ?

A défaut d'air frais , je voulais me faire une bouffé de bien plus utile pour me garder dans cet royal flou artistique qui me permettait de ne pas trouver cette situation complètement déjantée. Je pris la dernière clope de mon paquet et grimaça. Je n'avais même plus de tabac pour me faire un joint une fois dans mon quartier. Il faudrait que j'aille taxer quelqu'un.




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Dim 1 Oct 2017 - 11:17
Elisabeth Langton
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M
algré moi, je lâchai un petit rire amusé. Il était vrai que lorsqu'un corps brûlait, l'odeur était caractéristique, mais avait-il dit ça parce qu'il avait connu ça ? Ou était-ce juste pour détendre l'atmosphère qui n'était pas pesante ? Ou était-ce l'effet de sa drogue ? Un mélange des trois ? Tout était possible et envisageable, mais je ne creusais pas pour autant. La conversation devenait plaisante et notre entente de plus en plus cordiale, même s'il ne fallait pas se fier aux apparences : nous restions tous deux sur nos gardes. Nous ne nous connaissions que depuis quelques heures à peine et nous n'accordions pas notre confiance si facilement.
Après l'avoir sauvé d'une chute qui l'aurait sûrement blessé, il me remercia et me complimenta. Sa question me laissa muette, réfléchissant.

« Heureusement, j'ai envie de dire. Dans notre belle société, c'est un critère suffisant, en effet, dis-je finalement. Ca doit te changer. »

Je souris, amusée par ma petite remarque, mais ce n'était absolument pas méchant. Nous vivions dans une société où pour plaire, il fallait avoir un corps impeccable, des atouts mis en valeur, quitte à faire de la chirurgie pour rentrer dans un moule imaginaire. C'était la triste réalité, mais je ne m'en plaignais pas. Je savais que j'avais la chance d'avoir un corps avantageux, je m'en servais, j'usais de mes charmes lorsque c'était nécessaire ou lorsque je désirais quelque chose, car la plus grande faiblesse d'un homme hétéro restait une femme séduisante et séductrice.
Les choses s'accélérèrent et ma vraie nature prit le dessus. J'avais pesé le pour et le contre et lorsque j'eus la réponse de Sanjay, je passais à l'offensive. Tuant les hommes sans aucun état d'âme de ma part, je me dépoussiérai du mieux que je pouvais en disantque notre véhicule était avancé. Regardant Sanjay, je vis qu'il était perturbé, le cul entre deux chaises, et c'était ce qu'il y avait de plus normal. Il venait de voir qui j'étais vraiment, il craignait donc pour sa vie. Aucun mot ne sortit de sa bouche, mais je le vis se diriger vers le côté passager. Je rangeai alors mes armes, les remettant dans mon sac ainsi que les douilles que j'avais trouvées. J'ouvris la porte côté conducteur et le mec gisait, inanimé, sur les deux sièges. Même si Sanjay gardait son calme, je sentais qu'il n'était pas à l'aise à toucher un cadavre. Qui l'était hormis les croquemitaines ?

« On s'en fout des empruntes, dis-je en attrapant le corps et en le tirant de toutes mes forces hors de la voiture. Ils sont employés par quelqu'un, donc cette personne va venir chercher les cadavres pour ne pas avoir de problèmes, les véhicules et tout. »

Attrapant une cheville dans chacune de mes mains, je tirai l'homme de quatre-vingts kilos sur quelques mètres avant de laisser tomber ses jambes sans ménagement. M'accroupissant, je fouillai l'homme et trouvais son porte-feuille. Deux cents dollars. C'était mieux que rien. J'attrapai mon sac et le posai sur la banquette arrière avant de monter côté conducteur.

« Si ça peut te rassurer, je vais aller détruire cette bagnole dans une casse, donc mets-toi à l'aise, lui dis-je en mettant ma ceinture et en réglant la climatisation qui allait nous faire énormément de bien, mais qui ne démarra pas tout de suite. »

Je fis une marche arrière puis, tournai sur la gauche, roulant sur le cadavre pour prendre la direction de Chicago. Je roulais quelques mètres dans la terre sèche avant de récupérer le bitume. Le silence s'était installé entre nous, mais cela n'avait rien d'étonnant. Il fallait qu'il digère ce qu'il venait de vivre et je savais qu'il cherchait à tout prix à suivre. Comme moi. Mais il n'avait pas les mêmes compétences que moi. Finalement, il rompit le silence et je souris légèrement en coin, de sorte à ce qu'il le remarque.

« Je doute que tu deviennes une de mes cibles, lui avouai-je honnêtement. Il n'y a même aucun risque pour que ça n'arrive. »

C'était la stricte vérité. Je n'avais pas de contrat sur les gens qui galéraient comme lui, ni les petits trafiquants de ruelle. Lorsque la Mafia frappait, elle tapait très haut. C'était stratégique.
J'acquiesçai à sa dernière remarque. Oui, une sacrée folle aventure même ! Je sortis les deux cents dollars que j'avais volés sur le cadavre et lui tendis, sans quitter les yeux la route pour les quelques virages qu'il y avait.

« Tiens, cadeau... même si je sais que tu garderas le secret. »

Il en avait plus besoin que moi et puis, j'avais une petite liasse de billets dans mon sac à l'arrière et j'allais être payée en rentrant. Deux cents dollars étaient vraiment la moindre des choses que je pouvais faire, même si je ne faisais pas dans la charité, ni dans la pitié. C'était... par rapport à cette aventure.

« Je te dépose à un endroit en particulier ? demandai-je finalement. »




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Lun 2 Oct 2017 - 17:13
Sanjay Lewis
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Il n'y avait pas à dire à Chicago , on pouvait sortir d'un lit douillé le matin et se retrouver en plein cagnard avec une tueuse à gage l’après midi . Oui parce que définitivement Élisabeth n'était pas un enfant de cœur et la possibilité qu'elle soit flic dans une entreprise gouvernementalle me paraissait de moins en moins plausible aussi. Oh le calme que nécessitait ce genre de taf, elle l'avait. Et puis la décontraction par rapport aux  macchabées , ok mais merde je supposais qu'à chaque mort ils devaient se justifier sur une vingtaine de rapports, copiées en 10 exemplaires chacun . La jeune femme qui se tenait en face de moi en train de se débarrasser d'un corps sans trop de difficulté malgré le gabarit du truc –heureusement car de toute façon je n'avais vraiment aucune envie de lui prêter assistance- se foutait royalement de prévenir un quelconque chef. Ah par contre les cadavres en avait un ? Je me retiens de justesse de jeter un œil derrière moi, au cas où un grand mec costaud type men in black ou bien une pale copie d'Al Pacino ne débarque. Si cela avait été le cas j'imagine que la seconde vague du carnage ne m'aurait pas épargné . Mais au moins si dans les saloperies qui englobaient tout ce merdier il y avait un minimum de règles et que l'anonymat était respecté alors que fallait il dire ? Alléluia et roulé jeunesse ! Bon j'étais peut être pas aussi décontracté que le voulait me le faire croire le cours de mes pensées, toutefois je pouvais essayais de me convaincre à  force de me dicter des conneries.

- Bon bah si on s'en fout alors, après tout c'est toi qui t'y connais le mieux. Moi mes petits trafics m'ont pas préparé à ça

Et même après ce jour, j'espérais ne pas avoir affaire  à un mort de si tôt. Y'avait pas un quota , même pour un mec de la rue comme moi ? Des mecs sur le point de nous claquer entre les doigts après une overdose j'en avais déjà vu, mais j'avais détourné les yeux quand j'avais compris que je ne pourrais rien faire.Puis quand les secours arrivent en règle général les flics aussi, donc je décampe aussi sec.Voilà ce à quoi mon quotidien m'avait préparé, pas à tirer des morts d'une voiture après les avoir tirer comme des canards.

Il était dingue que je cherche à retrouver un semblant de sécurité dans l'habitacle de la voiture qui fut pourtant la dernière demeure de l'autre type et à qui il n'avait pas porté bonheur. De surcroît c'était bien assis à attendre la gonzesse avec le plus de couilles que je n'avais jamais vu que j'étais. Je devais être soit inconscient soit je n'avais tout simplement pas le choix. L'ambiance c'était quelque peu détendue au fil des kilomètres parcourus mais nous restions des étrangers l'un pour l'autre mais elle était aussi le moyen le plus sur que j'avais de rentrer à Chicago. Devais je donc regarder ailleurs, oublier ce que j'avais vu ? En étais je capable ? Fermer ma gueule, assurément oui . C'était une des choses que nous apprenions très vite par chez nous mais il faudrait aussi que je fasse attention à mes descentes que je ne bade pas sur ce sale épisode. La climatisation qu'elle allumait aurait le mérite de ne pas me faire étouffer sous le chaud où une quelconque pression. Dieu merci j'avais encore assez de cannabis dans les poumons pour anesthésier le  choc.

-Allez courage tu auras bientôt tué plus de bagnoles que d'homme aujourd'hui  déclarais je en passant une main un peu nerveuse dans mes cheveux avant de grimacer quand elle écrasa le corps d'en d'entre eux. Bon ce cadavre là compte pour deux finalement maintenant rajoutais je avec une pointe d'humour noire.

J'eus au moins la satisfaction de savoir que je n'étais pas assez important pour devenir une de ses cibles. Un petit sourire naquis en réponse au sien, après tout je n'étais pas vexé. Adolescent j'avais passé mon temps à essayer de passer inaperçu pour ne pas me faire choper par les services sociaux et désormais à part pour choper une cliente, j'essayais de me fondre dans la masse. Ce qui s’avérait parfois difficile avec ma dégaine que je ne me résignais pas à changer pour autant. Pour une fois qu'être qu'une petite merde face à la criminalité ambiante de Chicago m'était utile, j'allais pas me plaindre !

Tout comme j'allais pas me plaindre quand elle me tendit la liasse de billet. Je la pris sans me faire prier.  L'argent n'avait pas d'odeur et surtout aucune fidélité envers leurs précédents possesseurs.

-Si c'est pas un pot de vin, je prends . Comme tu as cramer la voiture, je pourrais me payer une trottinette ou un vélo avec ça en dédommagement.

Je ponctua ma bravade avec un petit clin d’œil de connivence tandis que la climatisation me donnait de nouveau le goût de vivre aussi bien que celui de la nicotine qui habitait désormais mon palais. Je chercha rapidement de quoi me servir de cendrier et jeta mon dévolu sur un gobelet de fastfood qui traînait. M'assurant qu'une bouteille d'eau ne se cache pas quelque part, je dus en faire mon deuil et n'en être que plus impatient de voir ma bonne vieille ville. Déjà celle ci apparaissait de plus en plus proche sur les panneaux,c 'était en soi une victoire.

- Dans le sud si tu peux. Enfin surtout si tu es certaine que y'aura pas un hélicoptère qui nous attends au tournant pour nous butter  hein!

Je continuais mon inspection de la voiture et dans la boite à gant découvris un nouveau paquet de clope. J'étais presque plus heureux de cette découverte que de la tune gracieusement offerte ...enfin presque.



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Mer 25 Oct 2017 - 13:07
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J
'avais été entraînée à faire cela depuis la mort de ma mère, soit depuis mes huit ans. C'était devenu un automatisme pour moi de prendre les choses en main, d'avoir le contrôle de la situation pour ne pas mourir. Je devais survivre, par n'importe quel moyen. Tuer ne me faisait ni chaud ni froid, je n'avais pas été éduqué pour ressentir la moindre compassion ou empathie. Il était d'ailleurs ironique de connaître ces mots sans les éprouver. Néanmoins, ça ne m'empêchait pas de faire fonctionner un minimum mon cerveau. Sanjay n'était pas comme moi, les morts, il ne connaissait certainement pas au vu des expressions qui défilaient sur son visage. Comment le pouvait-il ? Nous étions peut-être deux marginaux, mais nous étions diamétralement opposés. Il était un petit trafiquant qui n'hésitait pas à vendre son corps à des cougars et j'étais une tueuse à gages qui faisait partie de la mafia de Chicago. Ce dernier point lui restait heureusement inconnu. Ca signerait probablement son arrêt de mort. Il serait con de mourir après avoir survécu à cette aventure pour avoir mis son nez là où n'avait rien à y faire, n'est-ce pas ?
Le silence dans la voiture était relativement apaisant, même si je sentais qu'il était chamboulé par les derniers événements et les cadavres. Je préférais me concentrer sur la route, le laissant gérer à sa manière les choses. Avec ce qu'il avait fumé, il était probable qu'il en ressente encore les effets, ce qui lui permettait sûrement d'encaisser si bien.

« Aucune chance, répondis-je simplement, ayant tué plus d'hommes que détruis de voitures. Même si on le compte pour deux. »

Je préférais ne pas compter le nombre de mes victimes, surtout aujourd'hui, puisque j'en avais tué quatre de plus de ce qui était prévu. Et puis, si je devais comptabiliser chaque jour, je n'étais pas dans la merde. Il me faudrait une bibliothèque entière et je déménageais trop souvent pour m'encombrer de carnets avec le nom de chacune de mes cibles abattues. Surtout que ça constituait des preuves directes et qu'il était hors de question que je me fasse coincer. Je n'étais pas un psychopathe de tueur en série. C'était peut-être difficile à croire, mais j'étais simplement une tueuse à gages.
Je ne pus m'empêcher de pouffer alors qu'il prenait la liasse de billets. Il n'en manquait vraiment pas une !

« Si c'était un pot-de-vin, j'aurais mis mon fric et là, ce n'est pas le cas, commentai-je. T'es sérieux ? Ca fait un tiers d'un loyer, t'es gourmand ou t'es si bon qu'on te file trois mois de loyer par nuit ? »

Je ne pouvais m'empêcher de le taquiner sur ça à chaque occasion qu'il me présentait. J'étais vraiment insupportable parfois, mais j'assumais parfaitement. Et puis, je me doutais qu'il allait me le rendre correctement. Même un adolescent comme lui avait de la répartie et c'était quelque chose d'assez plaisant. Je n'avais pas spécialement la langue dans ma poche et avoir quelqu'un en face de moi qui arrive à me renvoyer la balle était agréable.

« Pas de problème, j'y allais, répondis-je. Un hélicoptère ? Non, je doute... sauf si tu as prévenu les flics. »

Voler avec un hélicoptère dans Chicago n'était pas aussi aisé que cela. Certains médias le pouvaient, mais la police avait toujours son mot à dire. Alors un civil... Ca devait être la croix et la bannière, même pour quelqu'un qui avait de l'argent.
Enfin, nous passâmes les panneaux "Bienvenue à Chicago". C'était un soulagement sans nom et je rêvais déjà d'une bonne douche pour que mon corps oublie cette journée. Respectant les limitations de vitesse et le code de la route, je circulais dans les rues, changeant de direction par moment. La décharge n'était pas loin et j'avais l'habitude de faire disparaître les véhicules là-bas, leur donnant quelques billets pour qu'ils fassent comme si n'importe quel citoyen leur avait donné un tas de ferraille hors d'usage. À peine dix minutes en ville, j'entrais dans la décharge, roulant au pas et me garais en plein milieu de l'allée, à côté d'une sorte de cabane sur la droite qui était le bureau du gérant.

« Notre aventure s'arrête là, dis-je en coupant le contact. »

Je ne savais pas trop quoi lui dire. Les "au revoir" n'étaient pas mon truc et je doutais que lui dire "j'espère te revoir" lui fasse plaisir. Ca le ferait plutôt flipper. Mieux valait rester soft. Nous étions encore des étrangers l'un pour l'autre après tout.




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Dim 12 Nov 2017 - 17:17
Sanjay Lewis
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Dieu te le rendra !


Certain dirait qu'en tant que mec j'aurais du prendre les choses en mains. Je leur dirais au contraire que je le faisais même rarement seul et à deux c'était plus la gonzesse qui mettait ses paluches sur l'engin. En définitif je n'avais aucune gène à la laisser se débrouiller avec ses cadavres. Car oui putain c'était ses cadavres, pas les miens. Si j'avais fait tomber un pochon de drogue, un joint ou une seringue , je me serais empressé d'aller les ramasser. Bon plus pour éviter qu'on me les pique que pour une quelconque préoccupation écologique. En tout cas je la laissa faire le ménage et admira la force qu'elle usa pour cela. Je me repassais la scène dans l'habitacle de la voiture, essayant d'y trouver une logique, une raison d'y avoir été mêlé. Punition divine ? Il fallait pas abuser ! Je n'étais de toute façon pas un saint et aujourd'hui en passant à coté des nonnes sans m’arrêter je n'avais pas fait le pire de ma vie. J'étais juste qu'un putain de chat noir attirant la merde comme le miel les ours ! A moins que Winnie l'ourson et sa voix de pédophile nous ait mentit ?!?

Après un silence on ne peut plus judicieux où je retrouvais une sorte de brouillard nécessaire à mon calme,  je fus tout de même le premier à reprendre la parole. Pourtant maintenant que je savais ce dont elle était capable  j'aurais peut être mieux faire de me la fermer bel et bien avant qu'elle décide de s'en charger. Quoique... je lui apparaissais sympathique ? J'avais un bon feeling avec la gente féminine quand je le souhaitais et là même si c'était ma vie à la clef et pas de beaux biftons, il aurait mieux fallut être dans ses petits papiers. En tout cas, pour le coup je ne simulais même pas, j'étais moi même, quelque part trop choqué par la tournure des événements pour jouer ma comédie habituelle.

Toutefois, je vis quand même me passer sous le nez une belle somme que je pris sans rechigner. Comme quoi je devais être un type absolument génial au naturel pour en mériter autant. Ou alors comme je le pensais de prime abords, je devais avoir l'air d'aimer particulièrement la tune et être capable de me taire pour une jolie liasse, bien plus que pour un jolie cul en tout cas. Elle reprit ses piques plus émoussées que l'aurait été un couteau à cran entre ses doigts. Pas parce qu'elle était d'une  nature douce mais juste car elle jouait plutôt que vraiment tentait d'entamer des hostilités inutiles. Je souriais donc légèrement.

- Les deux voyons ! J'aime qu'on me couvre de tunes et pour ça , et les faire me rappeler , faut bien que je sois particulièrement efficace ! Et puis malgré ce qu'on dit une gonzesse, une fois qu'elle a assez la dalle pour appeler un gigolo, le reste se fait tout seul. Je suis juste un gode un peu plus réactif et hot que les lapins qu'elles se fourraient avant de me connaître.

Certain y aurait vu une description bien peu flatteuse de ma personne alors que tout  au plus elle était réductrice. Je n'étais pas que cela, mais c'était ça qui me permettait d'être encore tout court ! Alors on crachait pas dans la soupe, ni à la gueule de celle qui nous la donnait. Enfin sauf si elle était porté sur ce genre de jeu, là encore une fois, tout était négociable. Elle me rassura sur l'impossibilité qu'on nous canarde à vu à l'arrivée en ville. C'était déjà ça de prit !

-Appeler les flics c'est pas mon genre. Et même si tu es pire que moi, quelque chose me dit que tu as 20 couvertures de gentilles citoyennes américaines qui te donneraient plus de crédit qu'au basané sans domicile fixe que je suis.

Je la voyais en effet parfaitement s'en sortir et même me mettre le tout sur le dos si je l'avais assez large et que cela restait crédible. L'instinct de survie, je le connaissais assez bien  pour ne pas l'en blâmer. " Bienvenue à Chicago" Enfin à la maison comme on avait coutume de dire .Sa conduite sportive se transforma en conduite mémère , parfaite pour passer inaperçus tandis qu'on se dirigeait vers un coin que je connaissais au final puisque théâtre de quelques trafics nocturnes. Le moteur éteint , un rire s'échappa de mes lèvres.

-Et quelle aventure hein !

"On s’appelle et on se fait une bouffe ? " Ce genre de phrase bateau n'était pas notre genre et m'aurait écorché la bouche avant même d'être terminée. Je souffla un bon coup et sortit de la voiture avant de me pencher à travers la vitre ouverte.

-Tu te souviens  hein ! J'ai un passe droit si je me retrouve sur ta liste ! On sait jamais je pourrais finir caid de tout Chicago, accordes moi le droit d'être promus.

Ou pas... parce que attirer les responsabilités et encore plus d'emmerdes n'était pas mon but.

-Et si on se retrouve pas hasard et que t'es en pleine mission top secret, fait moi un signe et je passerai tout droit.

Est ce que cela indiquerait que sans ça, nous nous saluerions ? Je n'en étais pas sur moi même, et ce malgré le fait que sa compagnie ne m'avait pas été désagréable. Après un dernier hochement de tête je m'éloigna et n'attendit même pas d'être hors de porté de voix pour passer un appel.

- Salut ma belle ! Tu as le temps de prendre ton pied là ? Et ta douche italienne a bien été installée ? Pourquoi ? Ah mais pour t'y faire la fête voyons !




CODAGE PAR AMIANTE


They say home is where the heart is but my heart is wild and free So am I homeless Or just heartless? 
(gif tumblr/code northern lights.)
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Mar 14 Nov 2017 - 13:44
Elisabeth Langton
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Sanjay & Elisabeth
Route déserte.


Dieu te le rendra !




L
a journée n’avait pas du tout été prévue comme cela. J’ai rempli ma mission, certes, mais je devais être chez moi depuis plus de trois heures au moins et sans quatre autres noms sur ma liste de cadavres. Noms que je n’avais pas soit dit en passant et je m’en fichais comme de ma première chaussette. Je souris franchement à chaque rhétorique de Sanjay, riant presque sur sa remarque avec les lapins. C’était un mec assez drôle, une personne aussi étrange pour quelqu’un qui survivait, comme s’il prenait tellement tout à la rigolade qu’il voulait préserver quelque chose. C’était une possibilité. Je ne le connaissais pas si bien que cela et outre les gros pervers, où il était totalement aisé de lire en eux, les autres personnes, j’avais encore du mal à les cerner. Ils s’encombraient de sentiments qui m’étaient inconnus, que je ne connaissais que de noms, mais que je n’éprouvais pas. Je n’avais pas été éduqué comme cela ou si ma mère m’avait inculqué quelques prémisses, mon grand-père les avait fait disparaître.
Finalement, nous entrâmes dans cette bonne ville de Chicago, la ville toujours éveillée, toujours dynamique, pleines de possibilités.

« Peut-être pas vingt couvertures, mais je saurais m’en sortir, en effet, répondis-je doucement. »

J’userais probablement de mes charmes par la même occasion. Un magnifique sourire, un visage innocent, une comédie mûrement apprise et le tour était joué. Dans un sens, je comprenais Sanjay, pourquoi il utilisait son corps pour survivre. Il m’arrivait de la faire pour réussir une mission et je le referais encore, sans aucune hésitation. Le sexe n’était que quelque chose d’animal, une pulsion. Faire l’amour, cela n’existe que dans les contes de fées, les histoires de prince charmant et compagnie. Ce n’était pas la réalité, c’était une utopie. Lui et moi vivions dans la réalité.
Après quelques minutes, j’entrais dans une décharge et coupais le contact. Ma tête se tourna vers l’adolescent à ma droite et je lui souris doucement. Oui, quelle aventure !

« Je viendrais prendre une coupe de champagne pour fêter ta promotion, dis-je en lui faisant un clin d’œil, amusée. »

Après un sourire franc, je quittais également la voiture. Les adieux, ce n’était pas mon truc. Sanjay partait déjà vers la sortie et je me dirigeais vers le bureau, sans un regard vers le gigolo, qui appelait déjà une cliente comme si rien ne s’était passé. Passé à autre chose, avancé, ne pas rester sur place, c’était un truc de survivant. Je toquais à la fenêtre ouverte et entrais, le fils du gérant ayant sa musique à fond dans les oreilles. Je lui tapotais sur l’épaule le faisant sursauter.

« Putain ! J’ai cru que c’était mon vieux !
- Je peux te donner une correction comme il l’aurait fait s’il t’avait vu comme ça,
lui fis-je en souriant en coin. J’ai du boulot pour vous. »

Une fois cette affaire conclue, je rentrerai chez moi, me doucherai et me reposerai. J’avais une autre mission demain.




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