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Dim 6 Aoû 2017 - 6:27
Angelo Delgado
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Mon age : 30 ans
Mon Job : Artiste peintre/Coursier de nuit
état Civil : Célibataire
Mon Adresse : West Side
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Age du Joueur : 26


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Angelo Colt Delgado
featuring Luke Grimes





Informations Générales
Hey coucou, je m'appelle À mon grand dam, Angelo. Tu ne me connais pas encore, mais je suis sûr(e) qu'on se croisera rapidement tous les deux. Alors sache qu'on me surnomme parfois Colt et que je suis né(e) le 24 Juillet 1987 dans la grande ville de Détroit dans le Michigan...sans doute. D'ailleurs, j'ai quelques origines familiales Américain. En parlant famille, je suis du genre à préférer les femmes. Je suis actuellement célibataire. Quoi ? Il te faut un secret ? Ok, ça n'en est pas un pour certains, mais je suis, Artiste peintre officiellement, coursier de nuit officieusement dans la vie courante et j'appartiens plus à aucun gang. Bref, la nature a voulu que je sois reconnu(e) comme un Jump In The Fire et dans un monde dit IRL, on dira que je suis Luke Grimes.

Psychologie


14 Avril 1995


Cher Monsieur le Directeur Koncagul,
Suite à la réception de votre demande, je me suis permise de discuter avec la psychologue afin de vous dresser le portrait le plus fidèle possible d’Angelo.
Cet enfant a un comportement renfermé et excessivement froid pour un garçon de son âge. Il ne se mêle pas à ses petits camarades et se désintéresse complètement des activités que nous lui proposons, mis à part pour tout ce qui est en lien avec le dessin ou le sport. Sujet à de nombreuses dérives langagières, Angelo n’a aucun filtre et se distingue par un vocabulaire particulièrement fleuri. Sa vie sociale en est d’ailleurs fortement affectée puisqu’il n’a pour ainsi dire aucun véritable ami et échange très peu avec les autres enfants qu’il juge trop «puérils». Ce rejet général ne semble par ailleurs pas le gêner le moins du monde. Son rapport avec les adultes est sensiblement le même qu’avec les enfants. Malgré son comportement, Angelo se fait discret et reste relativement effacé au sein du groupe. S’il ne se sent pas agressé ou gêné par quelque chose, il se complaira dans le silence et ne se manifestera d’aucune façon.
Malgré ce portrait plutôt négatif, Mme Gallaway a insisté sur le caractère perspicace et observateur du jeune garçon ainsi que sur son sens développé de l’honneur.
Cordialement,

Lindsy Monroe, assistante sociale au Terchoonian Home Orphanage»



La première chose à souligner est que Colt est tout sauf bavard. Parler pour ne rien dire, ça ne l'intéresse pas. Pour lui, le silence n'a rien de gênant, au contraire. Extrêmement froid et loin d'être affable, Colt ne sourit pour ainsi dire jamais. Il a également une sainte horreur qu'on le touche et lui impose un contact physique non consenti.
Bien que très spontané (et donc parfois vexant), Colt est à l’écoute des gens. S'il ne parle pas beaucoup, il dira cependant toujours ce qu’il pense, que ce soit ou non douloureux. Par contre, lorsqu'il est question d'exprimer ses propres émotions il s'enferme dans le mutisme.
Sa spontanéité lui apporte aussi ce petit côté isolent et provocateur qu’il n’a fait qu'affirmer avec l'âge. Cela dit, pour Colt, une promesse est une promesse et de ce fait, on peut dire qu’il est un homme de confiance.
Quand Colt s’attache, (et il est très difficile d'attendrir ce coeur de pierre) il devient protecteur et alors, sa façon de se comporter, bien que toujours dans la retenue, change du tout au tout.
Il ne se fie pas aux apparences : il considère d'ailleurs les gens comme des moutons. Pour lui, ils sont tous pareils et il est rare de trouver un profil singulier et intéressant dans la masse. Il se coupe donc volontairement du monde, ne parle que peu et se désintéresse fortement de l'opinion des gens. Il sera donc très difficile de l'amadouer.
Parfois, il tente de faire de l’humour, mais la plupart du temps il échoue ou il est incompris, ce qui lui coupe toute envie de recommencer.
Il a pour qualité le fait de ne pas être matérialiste ni avare. On pourrait même aller jusqu'à dire qu'il peut se montrer particulièrement généreux.
Colt déteste par dessus tout les chats, mais il a de nombreux traits qui se rapprochent de cette espèce : il est observateur, discret et  plutôt agile.
 ◭


Tics et Manies

Angelo déteste son prénom. C'est la seule chose que lui a laissé sa mère et il compte s'en débarrasser légalement un jour prochain. Il trouve ce prénom non seulement terriblement laid mais surtout incompatible avec ce qu'il est.

Son surnom, "Colt", lui vient de ses nombreuses séances de tir. Son arme préférée étant le Colt Python, ses camarades du stand de tir ont fini par lui trouver ce surnom qui lui colle à la peau. "Colt" est devenu le substitut naturel d'"Angelo", prénom qu'il déteste.

Quand il avait treize ans, il a laissé en plan sa partenaire de «première fois» dans un hôtel miteux de Las Vegas. Il a filé comme une ombre au petit matin et l’a laissée payer le supplément de la chambre.

Son nom d'artiste est Gunner Kareem. Il l'utilise pour garder une part d'anonymat et qu'on le laisse tranquille.

Rainy est le surnom qu'il donne au hackeur avec qui il travaille. Il ne l'a jamais rencontré en chair et en os, ne connait même pas son vrai prénom. C'est son père adoptif qui l'a mit en relation avec lui quand il a commencé à travailler comme coursier et depuis, ils s'appellent tous les jours pour le travail. Cet anonymat est selon Rainy plus sécurisé pour lui si jamais ils se font prendre. Les seules informations que Colt a pu récolter sur lui sont qu'il aime le bacon Canadien, qu'il a deux chiens dont un ressemblant à une carotte et qu'il porte des lunettes sans lesquelles il voit aussi bien - (selon ses propres mots) - "que dans le derrière d'un babouin".

Le surnom "Rainy" vient du fait qu'il passe son temps à boire le verre à moitié vide, comme un pleurnicheur.

Colt ne se sépare jamais de son téléphone grâce auquel il peut contacter ou être contacté par Rainy à n'importe quel moment.

Il appelle son ancienne belle-mère "Scarlett" au lieu d'Elise depuis le jour où elle a reçu un coup de couteau au visage lors d'une mission de Don dans laquelle Elise s'était imposée.

Il a une chienne, Deedee. C'est un berger blanc suisse qui a sept ans et ils sont extrêmement liés. Colt l'a recueillie alors qu'elle était abandonnée dans un parc.  
Ici


Colt fume. Pas souvent, mais régulièrement. Tout dépend de la situation, du moment et surtout de la compagnie.
coh














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Dim 6 Aoû 2017 - 6:28
Angelo Delgado
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"L'absence et la mort ne diffèrent pas beaucoup donc, on ne se quitte pas, on se perd de vue, mais on sait bien que n'importe où, on se retrouvera."





This is Me







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21 Janvier 2015
Colt & "Scarlett"
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-Colt.

N’importe qui aurait eu peur en distinguant dans le calme de la nuit les pourtours d’une silhouette sombre. Mais pas Elise. Les fantômes de son passé s’étaient chargés de la destituer d’une bonne partie des craintes habituelles que pouvaient ressentir un être humain.

-Scarlett.

La cinquantenaire eut un rictus et porta une cigarette à ses lèvres. L’homme s’avança dans un silence total et se posta aux côtés d’Elise. Cette dernière lui jeta un regard en coin et soupira lourdement. Agacement ou soulagement, il était difficile d’interpréter cette réaction.

-Quand te décideras-tu à m’appeler de nouveau par mon prénom ? "Elise", c'est pourtant pas compliqué.

Elle accompagna cette question d’un nouveau soupir, cette fois clairement identifiable comme étant une réaction de pure contrariété. Son air désabusé en disait long : c’était une question rhétorique. Elle connaissait cet homme mieux que quiconque et savait par conséquent que nourrir le moindre espoir à ce sujet était inutile.
Tandis qu’elle s’appuyait contre la balustrade, le dénommé Colt resta muet. Son regard était braqué droit devant lui et ses bras étaient croisés sur sa poitrine. De toute évidence, il n’était pas un grand bavard. Son regard dur suffisait en général à décourager les plus téméraires.
S’ensuivit un silence de quelques minutes qu’aucun des deux protagonistes ne vinrent troubler. Ils se contentaient de rester debout l’un à côté de l’autre, sans regard ni geste partagé. Engoncée dans son tailleur trop étroit, Elise épousseta le tissu d’un geste machinal. Elle acceptait ce silence pesant car elle connaissait Colt, mais à dire vrai elle n’aimait pas beaucoup les atmosphères de ce type. Au bout de quelques minutes, elle se décida à jeter un coup d’oeil à son voisin. Il restait là, debout, le regard fixe, bouche fermée. Elle eut un énième soupir lourd de sens et retira sa capuche à Colt. De cette façon, elle distinguait mieux son visage. Ce n’était vraiment plus le petit garçon de treize ans qu’elle avait connu. Son air austère et ses sourcils froncés lui donnait un petit côté «connard fini» qui lui allait comme un gant. Pas étonnant qu’il déteste autant son prénom...
Elle eut un demi-sourire puis glissa sa main au creux de la nuque de Colt qui se retourna vers elle tout en cherchant à fuir cet élan d’affection.

-Arrête de faire le con et viens par là, morveux.

Sur ce, elle l’attrapa par les épaules et le colla contre elle dans une étreinte dénuée de pudeur. Il se débattit un peu en râlant, puis baissa les armes et se laissa enlacer sans un mot. Il resta cependant inactif vis à vis de cet étreinte et se contentait de rester debout, les sourcils froncés. Colt n’était pas très familier des contacts physiques. En fait pour tout dire, il détestait qu’on le touche. À l’usuelle, il n’acceptait ce genre de contact que venant d’une femme qu’il espérait mettre dans son lit. Mais il respectait bien trop Elise pour lui refuser un instant de rapprochement, quand bien même la sensation d’être ainsi collé contre quelqu’un avait tendance à le glacer de la tête aux pieds. Il se contenta donc de subir cette étreinte, le nez plongé dans le cou d’Elise, des accents de fruits de la passion et de café s’engouffrant dans ses narines. Il ferma finalement les yeux pour faire le vide mais Elise le délivra bientôt, un sourire gravé sur ses lèvres peintes d’un rouge criard. Elle le regarda un instant comme l’aurait fait une mère puis lui colla une tape sur le derrière qui arracha à Colt un soupir d’exaspération à peine contenu. Cette réaction fit rire Elise qui le gratifia d’un clin d’oeil. Elle ajouta d’une voix amusée :

-Qu’est ce que je lui ferai pas à ce joli petit cul si ça ressemblait pas à de l’inceste.
-Et à du viol.
-Oh, tais-toi gamin. Je suis sûre que t’aurai des tas de choses à apprendre avec Mama Elise.
-Ouais, tu m’en diras tant.

Elle eut un sourire qui décrispa un peu Colt. Il acquiesça d’un air peu convaincu mais amusé. On avait l’impression qu’elle s’adressait à un ado de quinze ans et pas à un homme de vingt-huit. Elise tira une taffe de sa cigarette puis la tendit à Colt qui s’en empara sans se le faire répéter. Souriante, la cinquantenaire se retourna vers ses rosiers buissons à grandes fleurs qui mériteraient d’ailleurs une petite coupe.

-Qu’est ce qui me vaut le plaisir de cette visite quasi-annuelle ?

Il y avait une pointe de déplaisir dans son ton mais elle le voila de façon à ce que Colt ne se sente pas obligé de se justifier. Elle le connaissait bien trop pour se permettre de lui faire la moindre réflexion. C’était le meilleur moyen de ne pas le revoir avant deux ou trois ans.
Il enfonça sa main dans sa poche et en sortit une petite boîte qu’il colla dans les mains d’Elise. Elle y jeta un oeil et eut un sourire sans joie.

-Pour l’anniversaire de la mioche.
-Tu pourrais lui donner en mains propres...

Colt ne donna aucune réponse et se contenta de regarder droit devant lui. Elise lui reprit la cigarette et se remit à la fumer. Elle savait qu’il ne servait à rien de s’étendre sur ce sujet.

-Pourquoi t’es pas venu à Noël ?
-J’avais un rendez-vous.
-Un rendez-vous ? Qui est la malheureuse ?
-«Blanche Fesses et les sept seins». Édition originale de 1981.

Elise marqua un instant de pause et regarda Colt, les sourcils haussés. Elle eut un petit rire et ajouta avec légèreté :

-Quelle déception pour un soir de Noël. Si tu avais pris le temps de me demander, je t’aurai conseillé «Le Père Noël en a une dure» ou alors un bon vieux classique «Cyrano de Vergerac».
-Toi, tu sais parler aux bouffeurs de minou.
-Je veux simplement t’ouvrir d’autres horizons pour éviter qu’un jour un mini Delgado ne vienne féconder un ovule qui donnera naissance à un monstre baveux.

Colt lui jeta un regard en coin et songea à cette possibilité. C’était tellement improbable que s’en devenait comique.

-Rassure-toi, c’est pas à l’ordre du jour.
-Le monde ne s’en portera que mieux.

Ces piques répétées pouvaient sembler cruelles et difficiles à entendre, mais Elise s’exprimait de cette façon depuis toujours. C’était la seule et unique présence féminine que Colt avait eu dans sa vie et même s’il faisait désormais sa vie loin d’elle, elle tenait dans son coeur une place toute particulière. Il n’aurait jamais eu le culot de l’appeler «maman», mais elle demeurait ce qui se rapprochait le plus d’une mère à ses yeux. Peu importait à quel point ses mots pouvaient être blessants, Colt ne lui en tenait jamais rigueur car il savait bien qu’il s’agissait plus de taquinerie que de méchanceté pure. Et puis au final, n’était-ce pas la vérité ? N’était-il pas impétueux, froid, insensible et parfois même un brin violent ?
Elise le regardait, pensive. Ce n’est que lorsqu’il tourna le regard vers elle que Colt se rendit compte de ce que ces grands yeux reflétaient. Il reprit la cigarette des doigts d’Elise et tira une taffe, puis il détourna le regard, mal à l’aise. L’expression de son interlocutrice prédisait une conversation déplaisante, une conversation durant laquelle Colt aurait probablement envie de partir sans se retourner.

-Est-ce que tu pourrais envisager d’abandonner ?

Colt soupira lourdement, les yeux fermés. Sa réaction sembla ne pas beaucoup étonner Elise. Mais il aurait beau soupirer, s’énerver, s’insurger, elle irait jusqu’au bout de sa pensée et Colt le savait très bien.

-Je ne suis personne pour te dire ça, je le sais. Mais je te connais comme je connaissais Don. Il ne faisait pas grand cas de sa propre vie. Il était coursier et il se définissait à travers ça. En fait, quand je te regarde j’ai l’impression de le voir lui. C’est encore ce qui m’inquiète le plus.

Colt resta muet. Il préférait se taire plutôt que de se lancer dans un débat sans fin.

-J’ai quitté Don parce que je ne supportais plus la peur. Pas parce que je ne l’aimais plus. Je voulais juste essayer d’oublier ce noeud dans mon ventre. Mais ça n’a servi à rien.

Elise était entrée dans la vie de Colt et Don comme un ouragan, bouleversant peu à peu tout ce qui se trouvait sur son passage. La vie avait prit un tournant qu’ils n’avaient pas imaginé, les obligeant à dompter la femme forte qu’elle était. Si ces six années auprès d’Elise avaient été difficiles, elles avaient aussi été ce qui se rapprochait le plus d’une vie de famille pour Colt.
Elise marqua un instant de pause qui sembla durer des heures. Il semblait qu’elle réfléchissait à plein régime, cherchant les bons mots pour exprimer le fond de sa pensée. Elle porta une main sur sa joue et traça du bout des doigts les contours irréguliers de la cicatrice qui s’étendait sur une dizaine de centimètres. En la voyant agir ainsi, Colt se mordit la lèvre et détourna le regard.

-Je ne veux pas t’enterrer toi aussi.

Colt écrasa la cigarette sur la balustrade et ferma les yeux un instant. Il fallait qu’il recentre la conversation pour qu’elle cesse de basculer dans le mélo.

-Ce jour-là, on s'est fait niquer comme des bleus et toi t'as foutu le pied dans la merde. C’est moi qui aurait dû venir avec lui, pas toi. Don a regretté ton accident toute sa vie et moi..., Colt prit le temps de souffler avant de reprendre, moi, j'aurai dû m'imposer au lieu de m'écraser comme une merde.
-J’y suis allée parce que je le voulais, personne ne m’a contrainte. Don et toi, vous n’y êtes pour rien du tout. Ce n’est pas ça qui me fait peur.
-Pourquoi tu flippes putain ? On dirait que t'as un Pitbull au fion.
-Si Don est mort pendant une course, malgré son expérience et sa force, alors toi aussi tu pourrais y passer.
-Franchement Scarlett, j’m’en cogne.

Colt se tourna vers Elise qui le regardait comme s’il venait volontairement de se cogner la tête contre un mur. Colt commençait à en avoir marre d’entendre ces inquiétudes qu’il jugeait futiles et inopportunes.

-Écoute, j’ai franchement ni le temps ni l’envie d’entendre qui que ce soit me dire ce que je dois ou ne dois pas faire. Si je clamse, mes affaires sont en ordre. La seule chose que je demande, c’est que quelqu’un s’occupe de Deedee. Le reste, j’m’en fous. Arrête de te faire du souci pour un truc qui te concerne plus. C’est franchement chiant. Ne prend pas la responsabilité de Don, elle est morte avec lui. Occupe-toi plutôt de ta gosse, elle, elle a besoin de toi.

Son ton était ferme de façon à ne laisser aucune ouverture au dialogue. C’était sa façon de clore le débat. Elise lui jeta un coup d’oeil fatigué puis baissa les yeux vers le sol, pincée. Colt lui donna une tape amicale sur l’épaule puis fit quelques pas avant de lancer d’une voix lasse :

-Bon. J’me tire. J'suis plus claqué qu'un cul dans un clip de Nikki Minaj.

Les conversations de ce type avaient tendance à le mettre dans un état de frustration qui pouvait vite le faire déraper. Aborder ce genre de sujet était une perte de temps. Elise savait pertinemment qu’il n’arrêterait pas. Sa vie toute entière tournait autour de celle du coursier.

-Tu cogites trop. Baise un coup, ça te détendra.

Il lui fit un clin d’oeil suivit d’un signe de la main avant de se détourner d’elle sans un mot. Qu’y avait-il à ajouter après tout ?

-Tu vas as me dire que tu as fait plus de quatre cent cinquante kilomètres pour à peine cinq minutes de conversation ?

Elise le regarda s'éloigner. Elle avait la bouche entrouverte et les yeux grands ouverts. Colt ne répondit pas et laissa Elise seule et frustrée par son absence de sollicitude. Les bras croisés sur la poitrine, elle releva le menton vers lui et avant qu’il ne soit plus à portée de voix, elle lança d’un ton insatisfait :

-T’es vraiment un petit con, tu le sais ça ?

Colt esquissa un rictus amusé. Qui cherchait-elle à convaincre, au juste ?



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29 Juillet 2000
Don & Elise
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Don faisait courir sa main sur la peau légèrement hâlée d’Elise, laissant ses doigts s’aventurer de son bas ventre à sa gorge qu’il couvrait de mille baisers. Elle se contentait de rire d’une voix claire, un large sourire fendant son visage. Don se rapprocha un peu plus, caressa les hanches de la jolie blonde tandis qu’elle ramenait ses mains derrière les oreilles de Don pour l’attirer jusqu’à ses propres lèvres. Ils se perdirent dans un baiser plein de fougue, baiser dont ils étaient plus que familier. Quand ils se séparèrent enfin, Elise s’allongea en travers du torse de Don, les yeux fixés sur le plafond.

-Dis-moi Don, quand est-ce que tu vas me présenter ton marmot ?

Il passa une main sur la nuque d’Elise et la caressa d’un geste distrait.

-Tu as vraiment envie de rencontrer le diable en personne ?
-Le diable s’appellerait donc Angelo ? Ironie du sort ou moyen de diversion ? Mon coeur balance...

Il eut un sourire et se redressa, entrainant Elise avec lui. Quand elle se retourna vers Don, elle glissa ses jambes autour des hanches de ce dernier puis enroula ses bras autour de ses épaules.

-Tu pourrais me parler un peu plus de lui ?
-Y a pas grand chose à dire. C’est un petit con. Il n’est ni chaleureux, ni indulgent, ni patient. Ses rapports avec les gens sont en général réduits au strict minimum et quand il lui arrive d’ouvrir la bouche, on préférerait qu’il la ferme. On pourrait penser que c’est sa crise d’adolescence mais non, c’est sa personnalité qui est comme ça. C’est un gosse qui se contente de peu parce qu’on ne lui a jamais donné beaucoup. D’ailleurs il ne demande jamais rien. Ce mioche est un coup de vent.
-Et...?
-Il était solitaire et passait son temps à dessiner pour passer le temps. Du coup quand je l’ai récupéré à l’orphelinat on a dû composer ensemble. S’apprendre l’un l’autre. Ça a pas été facile tous les jours parce qu’on est tous les deux têtus et insoumis par tempérament, mais on l’a fait. Tu sais il avait onze ans, c’était déjà un vieux. Personne ne voulait de lui parce que c’était un petit con, un chat sauvage. Quand je l’ai rencontré la première fois il m’a pas décroché un mot et s’est contenté de me lancer des regards sombres.
-Et ça ne t’a pas découragé ?
-Non, j’ai su que c’était lui à la minute où j’ai croisé son regard.

Elise eut un sourire satisfait et jeta un coup d’oeil à Don. Il semblait happé par ses souvenirs.

-Il en avait plein les couilles de l’orphelinat, je l’ai senti tout de suite. Cet endroit lui inspirait autant de répulsion qu’un cadavre grouillant de vers et pourtant, il restait lui-même et se refusait de jouer la comédie du gentil gamin obéissant. Il voulait pas partir avec le premier venu, il voulait partir avec quelqu’un qui allait pas le tenir par les couilles et l’empêcher d’être le petit con qu’il était.

-Tu parles de lui comme si c’était le dernier des crétins, mais pourquoi est-ce que j’ai l’impression qu’au fond tu l’aimes bien ?
-Peut-être parce que c’est le cas.

Don disait ça avec une extrême pudeur et un petit rictus gêné qui toucha Elise au fond du coeur. Elle lui lança un regard plein de tendresse et le gratifia d’une caressa sur la joue avant de se relever.

-Et tu lui as parlé de ce que tu sais ?
-C’est pas le moment. Il est encore trop téméraire, trop fougueux. Et puis je préfère le laisser s’habituer à moi avant de lui imposer un choix qui pourrait influencer toute sa vie.

Don jeta un oeil à Elise qui semblait perdue dans ses pensées. Elle chercha distraitement ses vêtements sur le sol. Le fait qu’elle ait apprit la nature du «métier» de Don avait été une erreur regrettable car cela la rendait complice des méfaits qu’il pouvait commettre. Mais ce qu’Elise supportait le moins c’était l’inquiétude qu’elle éprouvait quand Don partait avec sa capuche sur la tête et son air sombre. si elle taisait cette inquiétude, c’était uniquement par empathie pour Don. Pourtant, la simple idée que ce fardeau puisse aussi peser sur les épaules d’un môme de treize ans l’angoissait encore plus. Quand elle se mordit la lèvre en signe d’anxiété, Don intercepta son regard inquiet et la prit dans ses bras pour la calmer et la détendre. Mais il savait bien qu’au fond, ça ne fonctionnerait pas le moins du monde.

Elise se retourna vers Don, se détacha de lui avec un petit soupir et se dépêcha de chercher son tee-shirt pour recouvrir sa peau frigorifiée. Dans les bras de Don, elle avait toujours chaud. Don laissa son regard courir sur les formes de sa douce et se mordit la lèvre un instant. Elise se retourna et intercepta son regard. Elle eut un sourire amusé et fit «non» de la tête.

-N’y compte même pas.

Elise se baissa et attrapa son tee-shirt qui trainait nonchalamment sur le sol. Don s’approcha quand même d’elle tel un fauve vers sa proie et l’entraina sans ménagement contre lui pour l’embrasser. Elise se dégagea de cette étreinte à contre-coeur et lui dit d’une voix ferme :

-Je dois aller bosser ! T’es inépuisable ma parole. Un vrai lapin.

Elle se rhabilla à la hâte, soucieuse de ne pas succomber à nouveau aux charmes de Don. Le visage de ce dernier exprima une profonde déception en la voyant se revêtir. Il se laissa tomber sur le lit défait et contempla le plafond d’un air contrit. Quand Elise eut fini de se rhabiller, elle revint sur le lit le temps de lui voler un baiser puis se redressa à la hâte.

-Putain, je suis déjà en retard ! On se voit ce soir ? Remy est chez son père.
-Je sais pas encore, j’ai un truc à faire.

«J’ai un truc à faire» signifiait souvent «je vais foutre le zouc dans une baraque», «je vais faire peur à quelqu’un» ou encore «je vais livrer un colis à des délinquants armés jusqu’aux dents». Dans tous les cas, cette phrase ne plaisait pas beaucoup à Elise.

-Ne fais rien que je ne ferai pas.
-Je risque pas de te faire l’amour dans ce cas, dit-il, dépité et frustré.
-Qu’est ce que t’es con.

Elise eut un rire communicatif qui arracha un imperceptible sourire à Don. Elle attrapa son sac et son manteau et se dirigea au pas de course vers la porte. Avant de disparaitre, elle passa cependant la tête dans l’embrasure de la porte et détailla Don des pieds à la tête. Puis, elle lui dit d’une voix suave :

-On se tient au courant ?

Elle s’en alla comme un coup de vent, en laissant derrière elle une effluve de parfum aux accents de fruit de la passion qui titilla agréablement les narines de Don.



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18 Mars 2003
Angelo & Don
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Ses doigts osseux resserrés sur sa pochette, Madame Margarett Kingley regardait le jeune homme s’avancer vers elle d’un pas décidé. Elle resserra son emprise sur son petit sac de perles, redoutant sans doute qu’il s’en empare. Elle n’avait jamais beaucoup aimé ce garçon et tolérait tout juste son père. Cette famille avait quelque chose d’étrange, une aura négative à laquelle elle était malgré elle extrêmement sensible.
La vieille femme se crispa des pieds à la tête quand le garçon s’arrêta en face d’elle, planté comme un piquet. Avec sa capuche sur la tête, elle distinguait tout juste le bas de son visage et elle décelait déjà une certaine contrariété sur les traits du garçon. Madame Kingley se recroquevilla un peu et cacha son sac derrière son dos.
Le garçon soupira d’exaspération puis releva les mains vers son visage pour le dégager de la capuche qui le recouvrait. Madame Kingley croisa son regard sombre et se décomposa des pieds à la tête. Il était acerbe et manifestait une énergie négative très puissante. La petite mamie baissa les yeux et se colla contre la porte derrière elle, soucieuse de mettre entre elle et ce gamin le plus de distance possible.
Le coeur de Madame Kingley loupa un battement quand elle vit le garçon tendre sa main vers elle. Affolée, elle se déporta sur la droite pour s’éloigner au maximum de lui. Angelo en profita pour se saisir de la poignet de la porte et l’ouvrit, poussant par la même cette grand-mère qui semblait le prendre pour un monstre suceur de sang.
Madame Kingley comprit enfin qu’elle bloquait le passage et elle fit plusieurs pas de côté pour ouvrir la voie au garçon qui ne se fit pas prier et s’engouffra dans le vieil immeuble d’un pas décidé.
Cette vieille peau était plus paranoïaque que jamais.
Le garçon préféra emprunter l’escalier que l’ascenseur et monta les marches deux par deux, pressé et éreinté. Il fallait qu’il réfléchisse, qu’il fasse le point.
Quand il ouvrit la porte de l’appartement 9B, il entendit les rumeurs inaudibles d’une conversation. Angelo s’engouffra à l’intérieur, retira sa veste, la jeta sur le canapé et alla s’installer dans l’encadrement de la fenêtre, une cigarette étroitement calée entre son index et son majeur. Une épaisse barre de sourcils froncés soulignait son regard inquiet. Le visage fermé, Angelo jeta un coup d’oeil désabusé à Don qui était au téléphone depuis plus de vingt minutes maintenant. Le murmure de sa conversation était incompréhensible mais ce soir, il ne suscitait pas la curiosité d’Angelo. L’adolescent avait autre chose en tête que les mystérieuses allées et venues de son père. Ce soir, ses pensées étaient dirigées vers son frère.
Il porta la cigarette à ses lèvres, ses yeux fouillant le ciel chargé de nuages sombres. Depuis que son frère était à la maison d’arrêt, l’humeur d’Angelo était encore plus morose et tyrannique que d’habitude.

Quand il vit l’adolescent, Don lui fit un geste rapide de la main pour lui signifier qu’il n’en avait plus pour longtemps, puis il s’éloigna afin de terminer sa conversation à l’abri des oreilles indiscrètes que représentait Angelo. L’adolescent eut un rictus courroucé et focalisa son regard sur la pointe incandescente de sa cigarette. La mâchoire serrée, il finit par fermer les yeux, fatigué et dépité par sa propre impuissance. Il resta ainsi un moment, le temps de laisser son esprit divaguer.

-Hey princesse.

La voix de Don se manifesta comme sortie de nulle part, à tel point qu’Angelo sentit la surprise le faire tressaillir. À la vue de cette réaction, Don eut un petit rire moqueur. Il alla chercher une bière dans le frigo et s’installa dans le fauteuil en face de la fenêtre, les yeux braqués sur Angelo. Ils se regardèrent ainsi un petit moment, puis Don reprit son sérieux et lança d’une voix à la fois ferme et convaincue :

-Il sortira.  

Angelo se tourna vers son père adoptif et le fixa comme s’il venait de lui annoncer que la banane était un fruit. Bien entendu qu’il finirait par sortir. Le problème n’était pas de savoir s’il allait sortir mais quand il allait le faire. Angelo connaissait Nathan. Ce n’était ni une chochotte ni une petite nature et il savait pertinemment que son frère ne se laisserait jamais dépérir à cause de cette incarcération. Mais ce n’était pas pour autant un évènement réjouissant et par conséquent, Angelo ne pouvait s’empêcher de se poser des questions et de ressasser cette information, encore et encore.

-Si tu veux demain on ira lui acheter un panier d’oranges.

Don eut un sourire railleur et se mit à ricaner bêtement. Angelo le connaissait par coeur et savait qu’il faisait ça pour dédramatiser la situation et le dérider, mais il ne pouvait pas s’en sortir si facilement. Angelo attrapa son paquet de clopes et le jeta sur son père qui le rattrapa au vol avant de le fourrer dans sa poche d’un air satisfait.

-Parfait, j’en avais plus.  

Angelo eut une moue d’exaspération et retourna à la contemplation du ciel chargé d’une épaisse couche nuageuse. Il n’avait jamais été très bavard, mais Don n’avait pas été coulé dans le même moule. Parfois, Angelo se demandait comment Don avait pu survivre seul pendant si longtemps avant de se décider à l’adopter.

Depuis quelques temps, Angelo se posait des questions sur sa propre vie. Être très actif au sein d’un Cartel était un choix qu’il avait fait en connaissance de cause. Si le jeune homme était de nature parfois un peu trop spontanée, pour les grandes décisions il prenait toujours le temps de la réflexion. Or, il était actuellement dans une période de remise en question.
Quand il releva les yeux vers Don, il était en train de fumer ses cigarettes, les jambes étendues sur la table basse. S’il arborait une position décontractée, son regard, lui, reflétait un état de profonde réflexion. Angelo se redressa, désireux de faire le point seul. Il attrapa son veste sur le canapé et se dirigea vers la porte d’entrée mais il se fit alpaguer oralement par Don, ce qui incita le garçon à s’arrêter net, l’oreille tendue.

-Attends.  

Angelo se retourna vers Don. Il lisait clairement dans le regard de son père que ce qu’il avait à lui dire était important, voir décisif. Don releva les yeux vers son fils adoptif et eut un semblant de sourire en voyant son regard intrigué. Quand il il lui fit signe de venir s’asseoir avec lui, Angelo eut un temps de réflexion au court duquel il se demanda s’il n’allait pas regretter de rester. Cela faisait déjà un moment qu’il cherchait des réponses au comportement pour le moins étrange de Don : ses disparitions répétées des heures et parfois même des jours durant, ses blessures, son insistance à lui faire apprendre les sports de combat, ses coups de fil répétés à un certain «Rainy», cet ordinateur inaccessible... Toutes ces choses étranges qu’Angelo devait garder pour lui.
Était-ce le grand moment ? Celui de lever le voile sur tous les mystères qui entouraient Don ?

-Si la masturbation rend sourd j’en déduis que tu as une sacré tendinite.

Angelo eut un rictus et se décida enfin à bouger. Il alla s’asseoir face à Don, les mains jointes et les coudes confortablement calés sur ses genoux. Don le regarda des pieds à la tête et passa les mains sur son visage en soupirant lourdement. Quand il se tourna de nouveau vers Angelo, ce dernier le confrontait du regard, immobile et implacable.

-Je sais qu’à plusieurs reprises, tu as essayé de me suivre. Je voudrais que tu arrêtes. Ça ne sert plus à rien maintenant, d’autant plus que j’ai l’impression d’avoir aux fesses une midinette qui veut mon cul. Je crois qu’il est temps que je me mette à table et que je te dise quel est le boulot qui te permet de t’essuyer le fion avec du triple épaisseur.  

Don se mordit la lèvre, puis il se lança non sans mal :

-Je suis un coursier de nuit. C'est un genre d'homme de main. Je fais ça depuis 26 ans. Le principe est assez simple : les clients me font des demandes et en échange, ils me payent généreusement. Les demandes peuvent aller de la simple livraison d'un colis à d'autres, beaucoup plus dangereuses. Mais je fais tout. Ou presque. La courtoisie que j'offre aux clients, c'est de ne poser aucune question : je ne cherche pas à savoir pourquoi ils me font telle ou telle demande, je n'essaye pas de savoir qui ils sont. D'ailleurs, je ne rencontre personne. Le truc avec le fait de ne poser aucune question, c'est que quoiqu'on fasse, on peut finir impliqué avec les flics. D'où l'importance de ne pas dévoiler qui on est mais de rester très discret. Les flics savent très bien qu'il y a un coursier, mais tant qu'ils ne sont pas capables de mettre un nom dessus, alors on pourra continuer. C'est aussi pour ça que quand ça sent le chaud, je me casse vers des horizons plus clairs.

Don scruta la réaction d’Angelo mais en constatant son silence, il se décida à continuer.

-Je travaille en collaboration avec un hacker qui reçoit toutes les demandes, sécurise nos communications, viole les système de données cryptographiques et je ne sais pas quel autre machin de hacker. En bref, il me couvre et il s’auto couvre. Et puis parfois, il me donne un coup de main, bien qu’il n’aille jamais sur le terrain parce que pour tout te dire, c’est une petite fiotte. Mais c’est aussi un putain de génie.  

Don marqua une nouvelle pause durant laquelle il tenta de sonder l’expression de son fils adoptif mais Angelo était comme figé, désireux de taire toute réaction jusqu’à ce qu’il sente que Don avait tout dit. Pourtant, Angelo avait des milliers de questions à poser tant il était sous le choc de cette révélation qu’il attendait depuis des années maintenant. Le mutisme était cependant son refuge actuel et cela incita Don à meubler le silence de plus en plus lourd.

-Tu dois probablement te poser des questions dont LA question fatidique : «est-ce que répondre à ces demandes ça signifie aussi casser des culs et buter des gens ?». Ben je te répondrai simplement que c’est une question de choix, mais que parfois, on l’a plus, le choix.  

Don prit un air solennel et alla s’asseoir sur le canapé pour se rapprocher d’Angelo qui restait passif et insondable.

-Pour être honnête, si je te parle de ça maintenant, c’est parce que je pense qu’il est temps pour toi de commencer à te former pour reprendre le flambeau. Je t’en sens capable à présent et vu que la route sera longue avant que tu sois prêt à me remplacer, on ferait bien de s’y mettre rapidement. Je te demande pas de me pondre une réponse là, maintenant, mais d’y penser, de prendre le temps de mûrir ta décision.

Angelo eut un temps d’hésitation au court duquel il fixa Don avec application. Ces révélations venaient éclairer les lanternes du jeune homme qui apprenait enfin la valeur manquante d’une équation qu’il cherchait à résoudre depuis des années. Quand il se décida enfin à ouvrir la bouche, Angelo détacha chacun de ses mots de façon à leur donner plus de poids.

-Le voile est enfin levé sur cette adoption qui t’a pris comme une envie de chier.

Don le regarda comme s’il venait de lui donner une claque. Il passa une main dans son épaisse chevelure grisonnante et jeta des coups d’oeil gênés à l’adolescent renfrogné qui lui servait de fils. Angelo eut un sourire de façade puis se mordit la lèvre avant de dire d’une voix calme et empreinte d’ironie.

-Te prend pas la tronche. J’me doutais bien que j’étais pas là pour combler ton envie de pouponner et de talcer des culs. J’me doutais bien qu’il y aurait une contrepartie à cette vie de rêve que tu m’as généreusement offerte en me sortant de ce repère d’acariens baveux et bruyant qu’est l’orphelinat.

Angelo leva les mains pour désigner l’environnement poussiéreux dans lequel il se trouvait puis il se leva sans attendre. Don en fit autant et attrapa le poignet d’Angelo avant qu’il ne fasse le moindre pas.

-Je suis content que tu sois là.
-Ouais.

Angelo se dégagea sans violence de l’emprise de Don et alla vers la porte, la tête pleine de questions qu’il ne voulait pas poser maintenant. Clairement, il ne faisait pas un caprice d’enfant. Il se fichait réellement de savoir pourquoi il avait été adopté, l’important étant le résultat et non la méthode utilisée. Il était également clair qu’Angelo n’avait jamais voulu imposer à Don le rôle de père et que par conséquent il n’attendait rien de lui. En fait, le garçon n’avait jamais compté sur l’affection de personne et il se satisfaisait de sa vie telle qu’elle était. Pour être franc, l’arrivée dans sa vie d’une maman poule et d’un papa gâteau ne ferait que l’agacer. Il appréciait Don tel qu’il était et ne chercherait jamais à lui imposer des responsabilités qu’il n’avait pas choisi d’avoir.
Quand il se retrouva devant la porte, la main sur la poignée, il releva les yeux vers Don et le détailla un instant. Il semblait anxieux et son teint livide dénotait d’un profond malaise et pourtant, il ne parlait pas et ne fit pas le moindre geste pour empêcher Angelo de partir. C’était par ailleurs très appréciable.

-Appelle Rainy et dit-lui de mettre mon numéro dans son répertoire.

Il ferma la porte derrière lui et ne revint que le lendemain matin, après une longue nuit de déambulation et de réflexion dans les rues sombres de Detroit.



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10 Juin 2017
Colt & Rainy
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Les pieds nonchalamment posés sur son bureau, Colt inspectait les réseaux sociaux de Mickaela McKinnon, jeune secrétaire de 25 ans qui, semblait-il, appréciait autant de prendre des selfies duckface avec ses copines peroxydées que des photos de ses salades végétariennes. La raison pour laquelle Colt devait pénétrer dans son appartement pour y semer le chaos, il ne la connaissait pas et cela ne suscitait chez lui pas plus de curiosité que la masse atomique de l’hydrogène. C’était son travail, point. Colt passait dans la vie des gens comme un coup de vent : invisible et passager, on ne le voyait pas venir qu’il était déjà reparti. C’était peut-être cet anonymat qui plaisait à ses clients : Rainy réceptionnait la demande du client, il la transmettait à Colt qui l’exécutait, tout ça sans demander la moindre explication. Colt et Rainy ne cherchaient ni à savoir qui était le client, ni pourquoi il voulait telle ou telle chose. Ce qui comptait pour les deux hommes c’était le chèque au bout du compte. Rien d’autre. Et le plus ironique dans l’histoire, c’était le désintérêt total de Colt pour l’argent. Tout ce qu’il faisait, il le faisait surtout pour Donatello. Faire perdurer l’affaire du coursier était devenu une évidence, un devoir qu’il se devait d’honorer de la meilleure façon possible. Après tout, n’avait-il pas été adopté dans ce but ?
Réduire une adoption à un désir de faire perdurer une affaire pouvait sans doute sembler cruel, mais pas pour Colt. Il se fichait de la raison pour laquelle on l’avait sorti de l’orphelinat. Don lui avait donné une chance de se barrer de ce trou à rats et quand bien même la suite n’avait pas toujours été rose, au moins il y avait eu une suite. Clairement, un an de plus au milieu de ces mioches en manque affectif et il se faisait la belle en leur exposant sans gêne son majeur tendu.
Colt se souvenait comme d’hier sa première rencontre avec Donatello. Ce dernier avait feint la courtoisie et l’émotion devant l’assistante sociale mais la première chose qu’il avait faite une fois seul avec le petit garçon avait été de se moquer de son prénom, ce à quoi Colt s’était fait le plaisir de répondre que quand on portait le même nom qu’une tortue mutante bouffeuse de pizza, on pouvait aller se rhabiller. Les hostilités étaient lancées.
Les psychologues avaient prévenus Don que Colt était un enfant perturbé, emporté et dépourvu de toute considération des normes sociales. Autrement dit, que c’était un petit con mesquin et froid qui se contre-fichait de l’être. Parfois, Colt se demandait comment Don avait réussi à l’adopter car à les entendre, il était dangereux et bon à enfermer dans une cage blindée avec un crouton de pain et un verre d’eau tiède en guise de repas. Peut-être que le fait de pouvoir enfin se débarrasser de cette verrue qu’ils avaient sous le pied depuis 11 ans était suffisamment jouissif pour risquer de permettre à cette même verrue de contaminer d’autres voûtes plantaires. Dans tous les cas, il avait posé son derrière chez Don et le court de sa vie en avait été sensiblement influencé.
Grandir à Détroit, c’était un peu comme grandir au milieu de la fosse aux lions. Il fallait s’adapter à son environnement et prendre les armes qui convenaient pour survivre. Cette ville n’avait fait qu’amplifier la tendance de Colt à glisser sur la pente escarpée de la délinquance. Son adhésion à un cartel à seulement quatorze ans ne fit qu’ajouter une ligne de plus à son nombre incalculable de conneries mais ne l’empêcha pas d’ignorer les demandes multiples de son père adoptif de mettre un terme à ces activités. Comme Don avait l’habitude de dire, «il faut que ton casier soit aussi vierge que ma vieille tante Gretta.». Colt l’aurait bien dépucelée pour le contredire, mais elle avait plus de moustache que lui et puis l’archéologie, c’était pas son truc.
Ce n’est qu’à seize ans lorsque son frère de coeur Nath se fit choper pour avoir revendu des stups’ que Don accepta enfin de lui dire la vérité quant à sa profession. Il ignorait si c’était la détention de son collègue qui avait poussé Don à parler ou s’il avait simplement considéré que c’était le bon moment, mais ce jour-ci, le voile s’était enfin levé.
Colt n’était peut-être pas un adolescent affable et docile mais il avait un sens de l’observation aiguisé et une bonne propension à décortiquer toutes les situations qui lui semblaient curieuses. Pour ainsi dire, Don n’était quasiment jamais à l’appartement et s’absentait parfois même des jours entiers pour s’adonner à des activités à propos desquelles Colt n’avait pas la moindre information. L’adolescent avait bien essayé de le suivre une ou deux fois, mais Don disparaissait toujours comme un fantôme au détour d’une rue. Et même si Colt ne posait jamais aucune question, cette attitude mystérieuse aiguisait bien trop sa curiosité pour qu’il décide de passer à autre chose sans chercher à ouvrir l’oeil.

Le téléphone de Colt sonna et le nom qui s’afficha lui indiqua que c’était un appel qu’il ne pouvait ignorer. Quand il accepta la communication, une voix éraillée s’éleva du combinet et sauta l’étape des salutations chaleureuses pour en venir directement aux faits.

-Alors «frère sourire»? T’as vu ce que j’ai vu ou on reprend les bases ?
-Vendredi soir chez sa collègue Taylor ?
-Vendredi soir chez sa collègue Taylor à 19h pour se refaire la trilogie des Bridget Jones. Le tout comme c’est si joliment dit «saupoudré de Ben &Jerry’s et d’une généreuse couche de vernis à ongles, option massage et huiles essentielles».
-N’en dis pas plus, tu vas me faire bander.
-CE QUI TE DONNE EXACTEMENT... 5h30 pour les trois films. En comptant les pauses pipi on peut ajouter une bonne demie-heure et avec les blablas féminins habituels deux heures de plus. Ce qui te donne en tout et pour tout un minimum syndical de huit heures pour mettre le zouc dans ses petites culottes et réduire en poussière ses chatons en porcelaine.
-J’me pointerai à 18h15 pour m’assurer qu’elle se casse bien de l’appartement et j’irai refaire sa déco un peu plus tard. J’pars en reconnaissance demain pour voir comment rentrer dans son immeuble.
-Son appartement est le 4A au quatrième étage. Selon le client elle a un paillasson «les animaux sont les bienvenues et les humains sont tolérés».
-Non. Rainy, ne me dit pas qu’elle a un chat ? Je déteste les chats putain.
-C’est ton jour de chance, elle a laissé la bestiole chez le véto hier. À défaut de passer sur le paillasson il va passer sur la table d’opération. Normalement le monstre velu ne viendra pas apposer son empreinte féline sur toi.

Colt eut un soupir de soulagement et ferma la page facebook de Mickaela. Sa bière en main, il alla jusqu’à sa chambre où il commença à fouiller dans son armoire.

-Si son matou est là je te préviens je veux 15% de plus sur la commission.
-De toute façon, même s’il est là il sera tellement farci de cachetons qu’il sera totalement amorphe et tout juste capable de te lancer un regard aussi noir que ses poils.
-20%.
-D’accord, d’accord, tu auras tes 15% si Félix se pointe. Pour en revenir à notre secrétaire, demain elle bosse de 9h à 18h. Vaudrait mieux éviter d’aller inspecter l’immeuble entre midi et deux on sait jamais si elle décide de manger ses germes de soja et son yaourt 0% chez elle. Je t’envoi un message avec toutes les infos que j’ai d’ici cinq petites minutes.
-Bien, je regarde ça en rentrant. J’vais faire un jogging.
-Ok.

Rainy raccrocha aussitôt, aussi peu disposé à dire au revoir qu’à dire bonjour.
C’était peut-être son côté hackeur qui faisait ça, mais Rainy raccrochait toujours très vite. Depuis quatorze ans qu’il le connaissait, Colt n’avait jamais passé plus de cinq minutes au téléphone avec lui. Même le jour de l’enterrement de Don, il n’avait pas dérogé à cette règle.
Colt attrapa un tee-shirt et un jogging, les jeta sur son lit et se déshabilla, pensif. Depuis qu’il était coursier de nuit, sa vie tournait essentiellement autour de cette activité. Il avait prit le temps de régler sa dette au cartel puis avait commencé à se former pour prendre la relève de Don à dix-sept ans seulement. Le plus étrange dans l’histoire était que malgré cet entraînement, Don faisait tout pour le mettre à l’écart des tâches confiées par les clients. Ils s’étaient souvent engueulés à ce sujet, Colt soutenant sans jamais en démordre que ce n’était pas en se concentrant sur la théorie qu’il allait apprendre, ce à quoi Don lui répondait qu’il était bien prétentieux s’il pensait être prêt.  
Colt siffla à deux reprises et Deedee se dépêcha de le rejoindre, sa queue frétillant dans tous les sens, les pattes en appui sur la jambe de son maître. Cette chienne lui vouait un amour qu’il ne pensait pas mériter.

-Pousse-toi un peu que je puisse enfiler ça.

La chienne prit le temps de s'asseoir patiemment, le regard rivé sur son maître. Ses petits yeux bruns suintaient l’excitation de la promenade à venir. Colt en profita pour s’habiller tout en lui jetant des coups d’oeil amusés. Elle attendait, toute frémissante d’une impatience presque contagieuse. Quand il termina de se vêtir en enfilant un tee-shirt blanc en coton, Deedee se releva, consciente qu’ils allaient enfin partir se promener. Colt l’honora d’un bisou sur le crâne suivi d’une série de caresses qui semblèrent la combler au plus haut point.  Deedee était la seule demoiselle au monde qui avait l’honneur de profiter des papouilles consenties de Colt. La chienne en redemandait d’ailleurs souvent tant elle était attachée à son maître qu’elle affectionnait plus que tout au monde. Ils avaient tous les deux noué une relation profonde, pleine de douceur et de compréhension. Deedee faisait partie du cercle très fermé des êtres vivants envers lesquels Colt était capable de faire preuve de patience. C’était bien assez rare pour prouver à quel point il tenait à cette petite chienne.
Il fallait dire que depuis que Colt avait quitté le Cartel, il avait aussi considérablement diminué la liste des gens qu'il fréquentait. Il n'était pas doué de sociabilité et cette solitude l'avait d'ailleurs en partie poussé à venir à Chicago. Mais Deedee était le lien fort qui lui restait de Detroit, une petite flamme chaleureuse dans un quotidien éprouvant.
Ils se dirigèrent à l’unisson vers la porte d’entrée du loft. Il fallait que Colt se concentre, qu’il décompresse et se focalise sur sa mission à venir. Envisager toutes les possibilités avant de réaliser la tâche qu’on lui avait confiée était encore le meilleur moyen pour Colt d’être prêt. En soit, mettre le zouc dans l’appartement de Mickaela n’était pas compliqué, mais Colt savait d’expérience que les missions les plus simples pouvaient facilement déraper. N’était-ce pas lors d’une mission simple qu’Elise avait fini défigurée ?
Le coup de couteau qu’elle avait reçu au visage l’avait marquée à vie. Elle n’en avait jamais voulu à Don car elle s’était imposée dans sa mission sans lui demander la permission. Mais le résultat avait marqué tout le monde et encore aujourd’hui, Angelo entretenait de nombreux regrets vis à vis de cette mission raté. C’était un des exemples qui le poussait à prendre chaque demande extrêmement au sérieux, qu’elle semble simple ou compliquée.
Colt referma la porte derrière eux et ils allèrent courir dans le parc, comme tous les matins. C’était un petit rituel auquel ils s’adonnaient toujours, changeant seulement le lieu mais jamais l’activité.
Un quotidien qu’ils composaient à deux, au rythme des demandes faites au coursier.



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Dim 6 Aoû 2017 - 6:28
Angelo Delgado
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J'adore ce que je lis en première partie ** Il nous faudra un lien ! En tout cas, bienvenue chez nous bubulles
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Bienvenue mister!
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Je vais me charger de te guider jusqu’à ton entrée en jeu. Si tu as des questions, la boîte mp des membres du staff est ouverte :


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Quand tu auras fini ta fiche, tu devras aller poster dans le sujet fiches terminées ici et le code que tu rempliras est composé de toutes les demandes, et d'un mot de passe incontournable. Si ton personnage est un scénario, tu dois penser à prévenir ton créateur pour qu'il nous donne son aval sans quoi tu devras attendre qu'on le lui demande. Mais tu auras le temps de voir cela plus tard.

Quand tu auras fini ta présentation, on reviendra vers toi pour la suite et voir si tout va bien. Si tu réponds aux demandes du contexte/annexes ou du scénario que tu as choisi, on se fera alors un plaisir de te valider et de te dire ce qu'il te reste à faire... En attendant si tu as envie de venir te détendre avec nous, n'hésite surtout pas à faire un tour dans le flood ou la CB ! Ils sont ouverts aux petits nouveaux même non validés !

Encore bienvenue et bon courage pour ta présentation.

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Sanjay Lewis
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Bienvenue Smile
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Athena, tu sais déjà comment me parler à ce que je vois !  haapy  Ce que j'ai pu apprendre de ton personnage me plait, je pense qu'on se trouvera un truc super sympa à faire ! Elle a l'air d'avoir du caractère et surtout de l'ambition cette Athena. fouetyou

Donna bella, Andrea, Joaquim & Raylan, merci beaucoup vous êtes des choux Wink
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Sanjay y a pas moyen que je te demande pas un lien : de 1, J'ADORE Avan Jogia, tu as vu Shangri-la Suite ? Luke et Avan jouent ensemble dans ce film. On m'a aussi parlé de ton personnage et j'aime vraiment bien ce qu'on m'en a dit. Merci en tous cas pour ces quelques mots gentils tu es adorable  ♥♥♥
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