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are we fool to play with fire ? julian

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Mar 29 Aoû 2017 - 16:33
Dylan Thorne
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Are we fool to play with fire ?
Il était quasiment vingt heures. Je marchais vers ce garage que je connaissais si bien maintenant. Quarante huit heures s'étaient écoulées depuis la dernière fois que j'avais vu Julian. Quarante huit heures pendant lesquelles j'avais ressassé notre conversation et où elle nous avait mené. Nous avions franchi une limite interdite ce soir là, tant physique que morale. J'avais cédé à la tentation, accepté cette attirance que j'avais pour lui depuis notre rencontre. Ça aurait pu aller plus loin, nous aurions pu oublier ce qui nous reliait et simplement nous laisser aller. Il avait eu la présence d'esprit de m'apprendre être marié avant que les choses ne dérapent vraiment. A partir de là je m'en étais voulue de ne pas avoir creuser d'avantage son passé. Ce que j'avais lu dans son dossier était déjà suffisamment difficile alors je n'avais pas voulu creuser d'avantage, dans l'espoir qu'il se confie un jour à moi de lui même. Sauf que je ne m'attendais pas à une telle révélation. Je n'avais vu aucune trace de cette femme lors de mes visites dans son garage, pas de photos d'elle, pas d'alliance à sa main, rien qui pourrait m'indiquer qu'il s'était unie à une autre. Pourtant c'était le cas et le fait de savoir qu'il avait demandé le divorce ne me rassurait pas pour autant. Je devais apprendre de cette leçon et faire attention dorénavant. Je ne devais me plus laisser aveugler par mon désir pour lui mais plutôt faire appel à ma tête pour prendre des décisions intelligentes et sensées.
Mon coeur voyait les choses différemment cependant. Sitôt Julian parti, j'avais pris une douche froide pour me rafraîchir les idées et tenter de contrôler mes sentiments. Je ne pouvais pas tomber amoureuse d'un homme comme lui, pas seulement à cause de son statut marital, mais pour son histoire dans sa globalité. Je n'avais jamais été attirée par les bad boys, c'était même tout l'inverse. Plus un homme était discret et gentil et plus il me plaisait. Jusqu'à ce que je tombe sur mon ex mari. Un homme en apparence bien sous tous rapports mais qui dans l'ombre devenait un véritable démon. Depuis je ne me fiais plus aux apparences et attendais de connaître les gens avant de les juger. De ce fait, je n'avais jamais eu peur de Julian malgré son passé houleux et son casier judiciaire chargé. Au contraire, quelque chose m'attirait vers lui depuis le premier jour. Et c'était bien ça le problème. J'étais tiraillée entre mes sentiments et mon devoir en tant qu'agent de probation. Mon rôle était de maintenir cet homme sur le droit chemin, pas de lui faire faire des fautes avec ma complicité.
Couper les ponts aurait été la meilleure solution mais je n'avais pas pu m'y résoudre. Je tenais à ce qu'il y avait entre nous, peu importait de quoi il s'agissait et je savais pertinemment que ça ne disparaitrait pas du jour au lendemain juste parce que j'arrêtais de le côtoyer. Me voilà donc au point de rendez-vous, devant le Road Ice quelques minutes avant vingt heures prête à jouer avec le feu une nouvelle fois. Il m'avait clairement dit qu'il m'emmènerait pour le week-end, avec toutes les idées que cela impliquait. J'avais pensé ne pas venir, jouer la carte de la prudence sauf que j'avais ce sentiment d'inachevé et j'espérais que si nous nous retrouvions à nouveau seuls je pourrais éclaircir cette situation qui me rendait folle.
Comme il me l'avait demandé, j'avais pris quelques affaires dans un sac à dos sans savoir où il allait m'emmener. J'avais discipliné mes cheveux en les attachant afin de ne pas être embêtée si nous prenions sa moto. Pas de robe cette fois mais un short parce qu'il faisait trop chaud pour porter un jean et un t-shirt basique. Je déposais mon sac à mes pieds, croisais les bras et attendis dans la lumière du lampadaire. La chair de poule sur mes bras m'indiqua que quelqu'un était en train de m'observer. Je me tournais vers le garage, en sachant pertinemment qui se tenait là. "Bonsoir Julian." Elle était de retour, cette attirance impossible à réfréner. Je lacérais mes bras avec mes ongles pour rester à ma place et ne pas lui sauter directement dessus.
   
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Mar 29 Aoû 2017 - 19:09
Julian Kraine
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I've got sunshine on a cloudy day, When it's cold outside I've got the month of May,I guess you'd say, What can make me feel this way ?



« Non, non et non ! Pas question, je suis désolé, mais tu m’en demande trop là » Elle croisa les bras sur sa poitrine et pris l’air le plus boudeur qu’elle avait en réserve tout en se laissant tomber sur le capot de la voiture.

« T'as pas compris, je ne te demande pas ton avis, je t’informe. »
Elle soupira et j’aurai juré qu’elle allait taper du pied si ça continuait.

« C’est une foutue connerie Kill, sérieux t'as pas plus con comme idée ? » Elle arrangea une mèche qui lui tombait sur les yeux et repoussa la sueur qui perlait à son front. Tout en tachant au mieux de reprendre un minimum de contrôle d’elle-même ou de la situation. De mon côté je n’avais pas bougé, assis à côté de la moto que je révisais, je dévissai quelques écrous. Mon regard passait d’elle en arrière-plan aux attaches du sabot.

« C’est à moi d’en juger, je ne te demande pas de réfléchir, mais d’obéir. » Elle tappa du talon sur le sol lisse du garage et je me retins de rire. « Sérieusement, faut grandir, t'as plus l’âge des caprices, si tu continues tu vas finir par te rouler par terre. »
Elle se redressa et avança vers moi.

« Sale con ! » Je délestai la moto de son sabot et ignorai sa remarque. « Franchement c’est Foupoudav. » Soupira-t-elle en se laissant tomber sur mon dos pour glisser ses bras autour de mes épaules et son menton sur mon épaule. Je glissai ma main sale sur sa peau ambre parfaitement propre et elle me serra un peu plus en poussant un soupire pour la seconde fois. Relevant un sourcil je répondis doucement à son geste par une menue caresse.

« T'as pas assez chaud, faut en plus que tu tentes de m’amadouer avec tes charmes de sorcière, sauf que je n’en démordrai pas Aria, tu y vas point barre. » Elle glissa ses mains sur mon cou et mima de m’étrangler. « Sale gosse ! »

« Bourreau d’enfant ! »

Je me tournai pour me retrouver le nez collé à sa poitrine et grimaçai.

« T'as plus l’allure d’une enfant et tu expose un peu trop tes attributs pour me le faire croire. »

« Connard. » Je me relevai, la surplombant de plusieurs centimètres. « Vas-y sors ta taille, abus de force sur une jeune et innocente jeune femme. » J’éclatai de rire.

« Sérieusement jeune ok, mais innocente toi ? Autant que moi, bon aller tu vas être en retard et moi aussi. » Elle fronça les sourcils et loin de se démonter me suivit dans le vestiaire.

« Me dis pas que t'as un rendez-vous ! Attends si c’est ça et que tu ne m’en parle même pas ! Voilà pourquoi tu veux me forcer à passer le week-end avec maman à ses foutues portes ouvertes ! Tu te casse avec une nana ou tu vas voir ton ex salope qui t'a laissé comme un clébard à la rue, si c’est pour elle bois de l’eau, je n’occuperai pas maman ! » J’avais retiré mon haut et me tournai vers elle un regard noir.

Aria avait une dent contre Lara, elle qui l’adorait avant et venait passer le plus clair de ses temps libres à Miami, ne lui avait plus adressé la parole depuis notre rupture, pire elle n’avait plus l’once d’un mot agréable pour elle. Elle savait que je n’aimais pas qu’elle parle d’elle ainsi, je pouvais comprendre son amertume, d’autant ma petite sœur a toujours été pour moi la plus importante du clan familial et inversement pour elle depuis mon arrivée dans sa vie. Mais si nous partagions le côté protecteur, je savais me montrer plus contenu sur sa vie qu’elle ne l’était sur la mienne.

« Ok ok je sais elle n'y est pour rien, elle était malheureuse et avait peur, bla, bla, bla... » Elle se laissa tomber sur le banc et je dû me résoudre au fait que ma douche ne se ferait pas à poils.

« C’est ça brave petite. » Elle se planta face au casier et les détailla comme s’ils affichaient les actualités du moment. « Tu m’excuseras mais je vais me laver moi. »

Elle leva la main en mode fait, fait et ne détourna même pas le regard.

« T'as raison tu chlingue, bon tu me dis où tu vas et avec qui. » J’avais à peine lancé le jet qu’elle glissa sa main dans l’antre du rideau pour couper l’eau chaude.

« Putain ARIA ! »

Elle s’esclaffa sans que je puisse la voir.

« Ben répond du genou, c’est qui ? »

« Personne qui ne te concerne, je vais régler un souci personnel, va pas encore te faire des films. »

J’entendis son talon taper le sol comme un taureau.

« Putain t'as les couilles les plus lourdes de Chicago, je vais finir par croire qu’elle t'a foutu dehors en te collant un putain de balai dans le fion ! »  Je poussai le rideau près à gueuler mais son air boudeur me fit éclater de rire.

« C’est pire que ça, elle les a coupé, cuisiné et donné au chien. Allez fiche le camp d’ici, maman t’attend. » Elle releva les yeux sur moi et je lu toute la détresse dans ses iris ambres.

« Putain tu lui as dit que je venais en plus ! T'es vraiment un enfoiré Julian. » Elle se détourna en prenant la serviette et disparu dans le garage.

« Aria t'es franchement lourde ! »

Elle éclata de rire pour seule réponse et claqua la porte.

La sortie de la douche se fit donc avec l’essuie tout industriel qui m’arracha quelques poile au passage et je n’en maudis que plus ma sœur. Après un moment je retrouvai la serviette sur le capot d’une épave avec le mot connard gravé dans la poussière. J’ignorai donc l’œuvre d’art et me dirigeai vers mon bureau pour passer quelques coups de fil et prévenir ma mère qu’Aria serait avec elle pour le week-end et qu’elle pouvait prendre l’appartement du centre pour l’occasion et se faire quelques boutiques. Elle me remercia, je relevai le nez de mes notes qu’après plusieurs minutes, l’heure du rendez-vous était venue.  Je lançai un regard à la moto où j’avais déjà placé les sacoches et me levai pour rejoindre la porte d’entrée et y trouver un peu plus loin dans le jour mourant Dylan. Croisant mes bras en m'appuyant au montant, j’attendais qu’elle se tourne, me délectant de son choix de vêtement. Finies les robes trop imaginatives, bonjour le visuel implicite. Son regard se glissa sur moi tel à une sonde.

« Bonsoir, Julian. » Un sourire en coin se glissa sur mes lèvres, me rappelant ses soupires et notre dernière rencontre.

« Bonsoir Miss Thorne, je vois que vous avez encore déjoué mes pronostiques, prête pour un vrai tour de moto ? » Je me redressai et lui fis signe d’approcher « Comment va ta voisine ? Elle semblait terriblement inquiète de ton sort mercredi. » Dis-je un brin taquin.

Dylan & Julian



Taking my soul into the masses, write down my poems for the few
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Mer 30 Aoû 2017 - 15:46
Dylan Thorne
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Il avait ce charisme naturel, cette prestance qui me perturbait à chaque fois. Si je le regardais trop longtemps dans les yeux je pouvais me perdre dans son regard, oublier toutes mes peurs, toutes mes interrogations à son sujet. Il devait avoir conscience de l'effet qu'il avait sur moi vu qu'il m'accueillit avec ce sourire en coin qui me fit frissonner. Je m'approchais de lui alors qu'il m'avoua être surpris de ma présence. Je haussais les épaules, moi même consciente que je n'avais rien à faire là. "On a qu'une seule vie, autant la vivre à fond." C'était devenu ma devise et elle était particulièrement appropriée en cet instant. Je n'osais pas le toucher, ne sachant pas trop à quoi il s'attendait de ma part. Jusque là, il avait été celui qui avait mené le jeu, même si je l'avais parfois encouragé. Je restais pour le moment en retrait, passive, le temps d'évaluer la situation et ce qui m'attendait.

Il ne put s'empêcher de me lancer une taquinerie sur ce qui s'était passée deux jours plus tôt. En pensant qu'il allait s'en aller, il m'avait surprise à me plaquer contre ma porte d'entrée et à me toucher là où je n'avais laissé personne accéder depuis longtemps. Ça avait été intense, complètement inapproprié et tellement bon ! Ce fut à ce même moment que ma voisine du dessus, Janice, avait décidé de me rendre une petite visite. J'aurais pu lui parler à travers la porte et lui demander de partir mais j'avais été incapable de sortir un mot autre que des gémissements de plaisir. Quand finalement Julian était parti, fier de son acte, Janice m'avait inondée de questions tout en me faisant la morale. Ce n'était pas un homme bien, il avait l'air dangereux, blablabla. En général j'écoutais les donneuses de leçon dans son genre et leur faisais gentiment comprendre que ça ne les regardait pas. Mais ce soir là, je n'avais plus la patience ni l'envie de faire l'hypocrite. Du coup je lui avais dit de s'occuper de ses affaires et de demander à madame Georges, la vieille dame qui nous avaient espionné sur le parking, d'en faire de même. Elle m'avait regardé d'un air choqué quand je lui avais claqué la porte au nez avant de prendre cette fameuse douche froide. Le lendemain, j'étais passée m'excuser en lui disant que j'avais eu des soucis et que Julian m'avait gentiment dépanné en me ramenant. Ça ne l'avait pas arrêté dans ses conseils soit disant bons à prendre mais j'avais laissé couler. "Elle a peur de toi. Comme cette vieille dame qui nous a espionné. Et comme tout mon immeuble maintenant que la rumeur s'est propagée. Tu es l'attraction du moment. Et moi une petite idiote bien trop naïve, dixit ces mêmes personnes." Je soupirais en sachant que aucune parole ni aucun acte ne changeraient ces rumeurs. Quand on menait une vie sans rebondissement la moindre petite étincelle devenait un feu de forêt. Je n'y avais jamais trop prêté attention avant, pour la simple et bonne raison que je n'avais jamais été la cible des ragots. "Alors" finis-je par ajouter pour changer de sujet. "Où comptes-tu m'emmener ?" Savoir qu'en plus nous allions partir en moto me faisait très plaisir. J'étais déjà toute excitée à cette idée, me rappelant parfaitement les sensations que j'avais ressenti lorsqu'il m'avait ramené chez moi mercredi. Partir n'importe où, du moment que j'étais loin des regards et des problèmes, ça m'allait. J'avais eu de nombreux doutes en arrivant au garage, mais maintenant, en face de lui, je ne regrettais pas d'avoir accepté son rendez-vous. Je m'en mordrais peut-être les doigts plus tard, les obstacles seraient toujours là à tenter de nous empêcher de partager un moment agréable. Mais là tout de suite je m'en moquais, j'étais insouciante et bien décidée à profiter. Je déposais mon sac sur sa moto, aussi enthousiaste qu'une enfant le matin de Noël.
   
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