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C'est... la... fête, c'est la fête, service garanti impec !

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Mar 29 Aoû 2017 - 22:02
Eretria Callaghan
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Raylan & Eretria
Lincoln Avenue, tard le soir


C'est... la... fête, c'est la fête, service garanti impec !




C
est la fêêêêêêêêêêêêêêête ! Ce soir je fais la fête ! A cause d'une inondation suite à un tuyau qui a sauté Lord a dû fermer le club pour la nuit, le temps que l'assurance vienne et tout ça. Ma fille dort chez une amie, encore, et du coup, j'ai ma soirée libre ! J'aurais pu me faire toute la saison deux de Gotham sur Netflix, mais ce soir, sans enfant, j'en profite : JE SORS ! Merci les clients généreux en pourboires. Oui, je sors, en ville, habillée classe, comme ce que font toutes les jeunes femmes ayant la vingtaine. Je prends même le temps de me pomponner, je fais la totale : fond de teint, crayon noir, eye-liner. Pas de blush, j'en mets assez pour le club et je déteste ça. Je me fais un smoky dans les règles de l'art qui souligne mes yeux noirs. Je m'attache les cheveux de manière un peu chic dans un chignon relevé pas vraiment chignon, je ne sais pas comment ça s'appelle en fait, en laissant quelques mèches tomber sur les côtés de mon visage. Maintenant vient le plus compliqué : choisir une tenue adaptée, qui ne fasse pas pute ni prude mais qui fasse festive. Je n'ai pas grand chose. J'ai le fourreau de mon bal de fin d'année, que j'ai réussi à garder. Je rentre encore dedans sauf au niveau des boobs, une grossesse ça vous les bousille bien comme il faut. J'arrive à faire rentrer mes deux amis dans la robe qui me fait un décolleté vraiment décolleté. Un bolero suffira pour cacher tout ça. Et les chaussures ? Allez, je tente les bottines Doc Martens. Le choc des cultures ! Je m'admire dans le miroir de l'entrée. Je vais machinalement pour toquer à la porte de Saoirse pour avoir son avis, avant de me souvenir qu'elle n'est pas là. Ce soir, je vis pour moi. J'attrape mon sac et saute dans les transports en commun. Je n'ai pas souvent été à Lincoln Avenue, donc j'en profite ce soir. Les bars sont nombreux, j'essaye de me fier à l'ambiance musicale que j'entends. Les cornemuses écossaises, même si je les aime, ne m'inspirent pas, l'électro boum-boum-boum me casse les oreilles rien que de dehors, et je suis attirée par le son des guitares. Ouais, un petit pub rock va me faire du bien. Ma tenue n'est pas adaptée mais je m'en fiche. Je tire la porte et pénètre dans le lieu.

On se croirait dans un film avec Marilyn. L'ambiance année cinquantes est omniprésente, que ce soit dans la décoration ou dans la musique ou dans le costume des serveuses. Toute souriante je m'installe au comptoir. Ce soir je ne suis pas une maman. Ce soir je ne suis pas danseuse. Ce soir je suis une jeune femme qui profite de la vie qui aligne les billets et qui rentre en transports en commun, ce que je réponds à la serveuse qui me demande mes clefs de voiture. Je regarde la carte. Ça ne fait pas très fifties, mais je commence par un Mojito. Une valeur sûre et éternelle, connue de tous, qui fait démarrer la soirée toute en douceur. En plus le barman le fait à la cubaine, c'est-à-dire où on sent d'abord la menthe et ensuite en arrière-goût le rhum. Miam. Il me faut moins de cinq minutes pour le descendre en entier. Je commence doucement, on verra pour le mélange après. J'en commande un deuxième. Je suis Irlandaise pure souche, le whiskey est donné en intraveineuse dès l'âge de cinq ans. Ou presque, j'exagère un peu, en tous cas je tiens très bien l'alcool, bien plus qu'un homme costaud. Je termine mon deuxième Mojito et m'en vais me commander le troisième, qui m'est apporté. Alors que je n'ai pas encore commandé. J'entends le bruit d'un tabouret racler contre le sol et je sens une présence à côté de moi. Jeune, blond, de beaux yeux bleus, mais une haleine bien entamée qui ne sent pas que l'alcool. Il se colle contre moi avec insistance jusqu'à ce que je sente sa main sur mon derrière.

"Ehhhhh beautééééééééééé, ton père est un astronaute ? Il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux."

Mon père est un ancien patron de l'IRA mais sinon tout va bien. En levant les yeux au ciel devant tant de pathétique, je lui jette son Mojito à la figure.

"Il m'a appris de pas toucher ce qui t'appartient pas abruti."

Il m'attrape le bras, je lâche le verre par surprise qui se brise par terre.

"Espèce de salope je vais t'apprendre le respect."

Je vois sa main se lever. J'attends le coup. Je connais l'effet. Je ferme les yeux et j'attends le coup, qui ne vient pas. J'attends, mais rien ne vient. Même qu'il m'a lâchée. J'ouvre les yeux. Pourquoi est-il par terre ce sale type ? J'ai rien fait !






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❀ Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but refuse. They cling to the realm, or love, or the gods. Illusions. Only the ladder is real. The climb is all there is. But they’ll never know this. Not until it’s too late.
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Mer 30 Aoû 2017 - 4:06
Raylan Bran
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C'est...la...fête...

« Hey Bran ! Raylan ! »

Mais qu'est-ce qu'il me voulait lui ? Trente-deux heures de service d'affilée et je n'avais toujours pas le droit de me tirer ? Sérieusement je faisais plus d'arrestations que n'importe qui dans ce commissariat de malheur, enfin remarque peut-être qu'ils ne comptaient pas les cadavres, peu importe mon affaire était résolue, j'avais fais avouer le vendeur de voitures en faisant un essai d'achat avec lui, j'avais mérité de me bourrer la gueule maintenant non ? Euh je veux dire, de prendre un peu de repos, j'avais au moins douze heures obligatoires et si je voulais dormir, il fallait que je mange, dans un verre c'est vrai, vous commencez à me connaître.

« Clarke a demandé à te voir et le capitaine t'as laissé un mail concernant l'affaire qu'il t'a confié, c'est ce qu'il m'a dit en tout cas. »

« T'es secrétaire toi maintenant ? »

« Ben ouais, ça fait partie de mes fonctions entre autres, t'avais pas oublié quand même ! »

« Hein ?...non, bien sûr que non...merci pour le message, tu diras à la jolie blonde qu'elle me verra demain et qu'elle sait encore se servir d'un téléphone...moi j'ai finis mon service... »

« T'es pas croyable toi, tu sais qu'un jour quelqu'un va finir par te tuer ? »

« Pourquoi crois-tu que j'entretiens mon amabilité avec la gente féminine ? Il y en a bien une qui va finir par y arriver et Clarke est la seule nana armée qui peut m'en mettre une à tout moment... »

« Ah!Ah ! T'es con ! Rentre bien, à demain. »


Se doutait-il seulement deux secondes que ce qu'il prenait pour une plaisanterie n'en était pas vraiment une ? En tout cas il fallait que je me tire moi, surtout si ma chère collègue demandait à me voir après notre enquête, je ne tenais pas à me prendre mon interrogatoire improvisé dans les dents, ce n'était quand même pas de ma faute si elle avait tenu à ne pas me laisser seul avec notre suspect et fait l'erreur de monter à l'arrière. Bizarrement on ne s'était pas parlé depuis et je n'étais pas très chaud pour qu'on le fasse avant qu'elle n'ait eu sa nuit, son amant, son verre, enfin peu importe ce qu'elle ferait pour se calmer, mais qu'elle l'ait fait quoi, demain au moins je serai sûr.

J'observai mes messages sur mon téléphone tandis que je passais les portes du commissariat pour rejoindre mon pick-up garé devant, une dizaine d'appels de Neilina accompagnés d'une vingtaine de textos de sa part, visiblement j'avais zappé un truc, ce qui voudrait dire qu'elle m'attendrait devant chez moi, tiens Brooke aussi m'avait appelé, oups elle n'allait pas aimer le message laissé au réceptionniste alors. J'allais monter à bord de mon véhicule, mais cette nouvelle me fit décider de finalement refermer la porte, j'allais me mettre à l'envers dans un bar et dormir dans ma voiture ce soir, je prendrai une douche au boulot le lendemain. Enfin je vérifiai mes mails pour voir ce que le capitaine avait à me dire, je ne vous le révélerai pas bande de curieux, je vous aime bien, mais la vie de quelqu'un serait en jeu si je le faisais.

En tout cas j'étais pris un certain moment le lendemain, j'en connaissais une qui allait devoir attendre un peu plus longtemps avant de me trucider. Bon maintenant je pouvais enfin envisager de me détendre un peu, je m'allumai un joint que je fumai en allant jusqu'au bar de Raf, un type sympa, ne me demandez pas son nom, je ne connaissais que son surnom,  j'avais aidé à dégager quelques violents ivres et depuis il m'offrait toujours un verre ou deux quand je passais, en même temps vu ce que je consommais à chaque fois en allant chez lui, ça ne lui coûtait pas tant que ça de me les offrir ses verres. L'ambiance était festive ce soir, il y en avait du monde, je ne me souvenais plus quel jour on était exactement, mais pas le bon pour boire peinard visiblement. Je passais à peine derrière le bar, cherchant une place que je vis une femme tenue au bras par un crétin suite au bruit d'un verre cassé, il voulait d'après lui, lui apprendre le respect, bien sûr à coups de poing dans la tronche, ben voyons, je n'étais pas certain qu'il réussisse à la frapper vu son état, mais je préférais éviter le risque.

Je posai ma main à plat sur l'arrière de son crâne en passant à côté de lui pour finir par lui écraser la tronche sur le comptoir, il allait faire dodo maintenant. Je m'installai un peu plus loin sans me soucier de l'état de la mademoiselle, d'une je n'étais plus en service, et de deux j'étais déjà suffisamment dans la merde avec deux certaines femmes que j'évitais, je ne tenais pas à en ajouter une troisième.


« Merci Raylan, ça fait plaisir de te voir ce soir, je t'offre le premier whisky ? »

« Ne me remercie pas, il avait besoin d'une sieste...pour ce qui est du verre, tu sais bien que je ne refuse jamais... »

« Ah!Ah ! Voila pour monsieur, tu rentres en voiture ? T'as filé tes clés à Holly ? »

« T'en fais pas je suis à pied, rappelle-moi juste que j'ai laissé ma voiture au poste en partant s'il te plaît, la dernière fois que j'ai fais ça je l'ai cherché pendant au moins deux heures avant de m'en souvenir... »

« Pas de souci...je m'occupe d'eux là-bas et je reviens, ne commence pas à raconter tes conneries avant ! Ma gosse me réclame tes exploits depuis que t'es passé à la télé sur le toit de cette bagnole. »

« Je m'en voudrais qu'elle manque ça... »


Sur ces bonnes paroles j'avalai mon verre cul sec en jetant bien malgré moi un petit coup d’œil à la miss qui avait gâché son verre sur la tronche de la belle au bois dormant gisant sur le sol à présent. Je n'en eu pas tout à fait le loisir, une gamine d'à peu près vingt ans prit mon regard pour elle et commença à me faire les yeux doux, mais me voir jouer avec mon alliance sembla la calmer un peu. Bon, il foutait quoi Raf là ? Il me fallait un autre verre à présent que je pouvais remercier miss œil de nounours de m'avoir rappelé ma femme...
Berth©
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Mer 27 Sep 2017 - 0:07
Eretria Callaghan
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Raylan & Eretria
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L
a conversation curieuse du barman avec un monsieur m'interpella. A priori cet homme un peu rustre venait de me sauver la vie. Pourquoi, je ne sais pas, mais j'entends bien le découvrir. Le plus surprenant c'est que cet homme m'ignorait complètement. Il a fait sa bonne action de la journée, voilà, il peut picoler. Mais ça ne va pas se passer comme ça. L'Aileen en moi voulait cogner le crétin par terre, mais Aileen est morte il y a une paire d'années de ça. Et Eretria est une femme craintive et soumise. Pas par choix, bien évidemment. En tous cas Saoirse a l'air d'apprécier, donc je m'en fous du reste en fait. Mon sauveur se fit ouvertement reluquer par une nana, qui a l'air un poil plus jeune que moi. Au moins moi j'ai l'âge légal de boire de l'alcool, je doute que ce soit son cas. Mon sauveur lui mit un vent phénoménal et se mit à triturer son alliance, que je n'avais pas remarqué avant. J'ai appris que c'est un tic nerveux, généralement quand l'homme se sent coupable ou soucieux. Je serai tenté de dire soucieux, en général quand on passe sur le toit d'une voiture c'est qu'on n'a plus rien à perdre. Tout l'opposé de moi ce type. Mais je me dois de le remercier. A priori il connaît le barman qui ne lui fait pas payer, donc lui offrir un verre est inutile. Ah si, je sais ce que je peux peut-être offrir. Je recommande un verre de single malt, et verre en main je me rapproche du monsieur. Ses traits étaient tirés. C'est clairement quelqu'un qui ne dort pas beaucoup et qui est torturé. On a peut-être pas mal de choses en commun finalement. Et vu qu'il a l'âge d'être mon père, ou presque, c'est sa détresse émotionnelle qui m'attire. Seuls des dépressifs peuvent voir des dépressifs à travers leurs masques.

"Quelqu'un qui sauve une demoiselle en détresse sans rien attendre derrière. Je croyais cette race de gentlemen éteinte à tout jamais."

Je descends cul-sec mon single malt, le goût pur et sec fait vibrer mes papilles de bonheur. Nous attendons, le verre vide, tous les deux, comme deux idiots.

"En revanche, un homme qui recherche de l'adrénaline n'est pas au bon endroit. Sauf pour noyer sa peine. Je recommande le single malt, parole d'irlandaise, il tabasse bien quand on n'a pas l'habitude. "

Son pote barman revient. Je lui demande de laisser la bouteille sur le comptoir. Sceptique il me demande mes clefs de voiture. Je suis venue en métro, aucun soucis mon gars, et je suis irlandaise, donc autant dire que je tiens très bien mon alcool. Une capacité qui j'espère a été transmise à la petite, dans une grande ville américaine comme celle-ci ça pourrait lui servir avec ses futures copines de lycée qui crashent une fête de fraternité.

"Après votre exploit qui m'a littéralement sauvé la vie j'avoue que je suis curieuse d'entendre ces fameuses conneries, évoquées plus tôt. Mon quotidien étant plutôt calme et n'ayant pas les moyens pour me payer le câble ou Netflix, vos aventures devraient refaire ma soirée. Tant que le single malt coule à flots. Je suis difficile sur la boisson seulement, pas le reste, Raylan."

J'ai parfaitement entendu son pote barman l'appeler comme ça, même si j'étais en train de repousser un relou de la drague. Et oui, je sais écouter. Le barman a l'air assez inquiet sur ma consommation, aussi je sors mes coupures de mon portefeuille et les lui montre, il a l'air satisfait et ouvre une seconde bouteille de single malt. Oui, je viens de boire une demi-bouteille pure à moi toute-seule et ça a autant d'effet sur moi que si j'avais bu de l'eau. J'ai besoin d'aventures dans ma vie, éclaire-moi, Raylan.






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Lun 2 Oct 2017 - 23:33
Raylan Bran
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Pourquoi étais-je venu ici moi ? Je savais pourtant que me saouler n'était pas une solution, mais j'avais tellement de complications dans ma vie professionnelle, bon personnelle aussi certes, je ne voyais pas qui pourrait me reprocher de chercher la simplicité et noyer mes problèmes dans l'alcool. Enfin mise à part ce pot de colle de Neilina, bon d'accord ma tante aussi, et le capitaine, sans oublier Arthur, Brooklyn aussi, bordel de merde, rien que de penser à toutes ces personnes susceptibles de me le reprocher, ben j'avais d'avantage envie de boire. Pourquoi diable les gens ne me laissaient pas me détruire en paix ?

Surtout que je faisais quand même gaffe à ne pas les entraîner dans ma chute, d'ailleurs pourquoi je pensais à ça moi déjà ? Bordel il me fallait un autre verre, vivement que Raf revienne. C'est alors qu'une jeune femme s'assit non loin de moi, ou peut-être qu'elle était installée là depuis un moment en fait, bref elle se mit à me parler, ses dires me permirent d'ailleurs de savoir qui c'était sans que je n'ai besoin de tourner la tête pour savoir de qui il s'agissait, la petite rouquine à qui j'avais évité quelques marques sur la peau un peu plus tôt. Ses mots me firent d'ailleurs sourire, je ne pense pas que les relations féminines de mon entourage auraient tout à fait été d'accord pour me qualifier de gentleman.

Toutefois, je ne répondis pas de suite, curieux de savoir ce qu'elle aurait à ajouter, le moins que l'on puisse dire c'est que je ne fus pas déçu, j'appris donc qu'elle était irlandaise et elle me conseilla même sur le whisky, enfin elle avait peut-être vu juste pour la noyade de peine, je n'étais pas certain moi-même de ce que je cherchais à noyer. C'est alors que Raf revint, me distrayant un peu, ce qui ne devait pas paraître franchement très poli, ma tante m'avait toujours dit qu'écouter lorsqu'une dame s'adressait à soi était bien, mais que répondre c'était mieux.


« Vous avez donc retenu mon prénom miss...je ne crois pas avoir eu le plaisir d'entendre le vôtre... »

Oui bon d'accord je ne me montrais pas très loquace, pour ma défense j'étais plus à l'aise avec les gens qui menaçaient ma vie ou étaient énervées après moi. Raf me servit un autre verre lorsque je lui fis signe et fit mine d'essuyer son comptoir, je savais bien qu'il n'attendait qu'une chose, que je réponde à la dame pour tout raconter à sa fille. Un de ces quatre il allait falloir qu'il m'invite à dîner pour que je la rencontre cette gamine trop curieuse. Je daignai enfin me tourner vers mon interlocutrice, faisant signe à Raf de servir de nouveau, ce soir allait encore me coûter cher au niveau de l'ardoise.

« Donc vous souhaitez qu'un gentleman qui n'en est pas un au passage, illumine votre soirée d'aventures...je ne sais pas si je suis à la hauteur de la demande... »

« Bon t'arrêtes de te faire prier ? Sinon moi je peux lui parler de la fois où t'es entré désarmé dans la banque au coin de la rue sans arme et que t'as réglé le problème sans tuer personne...ou alors la fois où t'as sauté sur le toit d'une voiture roulant à pleine balle sur l'autoroute, vous savez que c'est même passé à la télé ? »

« D'accord ça va...sers-moi au lieu de raconter à ma place, d'ailleurs je te remercie, ça en fait deux que je ne peux plus raconter maintenant... »

« Ah non mon pote, moi je veux les nouvelles, j'ai une gamine à faire dormir, je suis certain qu'en une semaine t'en as au moins trois ou quatre à raconter... »


Mon super pote barman me serre mon verre, tandis que je pousse un soupire, depuis quand il n'attendait pas que je sois saoul pour commencer à lui raconter mes histoires ? Je revins donc à la jolie rouquine.

« Bien, je commencerai donc par aujourd'hui, ma collègue, appelons la Barbie, a obtenue une information sur le meurtre gérant de concession automobile en ville, le problème c'est qu'on n'avait ni preuves, ni confession...nous sommes donc allé voir le suspect, un employé du dit gérant...là Barbie commença à l'interroger tandis que moi j'observais toutes ces voitures de luxe... »

Un peu plus tôt dans la journée...


Ce mec commençait réellement à m'amuser, c'était dingue comme ses réponses aux questions de Brooklyn étaient détaillées, il cachait quelque chose, elle comme moi, on le savait, c'était plus évident que de saler ses frites au restaurant. Clarke était douée avec les mots, il fallait être plutôt malin pour ne pas se trahir lorsque l'on était coupable en face d'elle, et visiblement, ce cher vendeur était malin. Vu comment avançait les choses on allait faire choux blanc et cette idée me déplaisait fortement, pas seulement parce que c'était elle qui conduisait et qu'elle avait tendance à accélérer facilement lorsqu'elle était frustrée, l'idée de laisser un tueur en liberté me mettait intérieurement en colère. Puisque Brooke avait essayé sans résultat, c'était à mon tour.

« Dîtes, j'hésite depuis un moment à acheter une belle voiture, celle-ci a l'air pas mal... »

« Vous ne trouverez pas mieux, elle est la parfaite alliance entre design, confort et vitesse, elle vous intéresse ? »


Ma coéquipière semblait ignorer où je voulais en venir, son regard en disait long et le sourire que je lui rendis sembla la perturber encore plus, je revins donc au vendeur, Tony.

« Ah oui, beaucoup...on peut faire un tour ? Pour essayer ? »

Sans attendre de réponse de sa part, je m'installai côté conducteur et refermai la portière, là, je pus voir que la jolie blonde n'était pas plus avancée sur mes intentions.

« Euh oui mais...votre collègue m'interroge et... »

« Oh allez, venez faire votre vente, les questions seront toujours là tout à l'heure... »


Tony vint alors jusqu'au côté passager et je lançai alors un regard victorieux, presque prédateur à Brooklyn, qui équarquilla les yeux, je pense qu'elle venait enfin de comprendre ce que je voulais faire...

De retour au bar...


« Là, Barbie insista pour grimper à l'arrière, presque comme si elle ne me faisait pas confiance...j'ai démarré en trombe et j'ai testé la voiture, j'ai roulé à contre-sens, grillé quelques feux rouges, pilé à quelques endroits juste à temps pour éviter un poteau ou un mur et bizarrement la langue du vendeur s'est déliée toute seule, il semblait préférer aller en taule plutôt que de mourir en ma compagnie...et quand j'ai proposé à ma collègue d'aller manger un morceau après l'arrestation, elle a vomi dans une poubelle et a soigneusement évité de me parler toute la journée...du coup j'ai eu une bonne journée, on a arrêté un meurtrier, je me suis défoulé au volant et je n'ai pas pris un seul reproche dans la tronche de la journée...pas très orthodoxe pour faire taire une femme je vous l'accorde, mais ça marche... »

Sourire aux lèvres en faisant un signe de négation pour signifier que je n'étais pas croyable, Raf me servit un nouveau verre. D'ailleurs il n'était pas le seul à avoir le sourire, j'aurai juré qu'ils n'étaient plus juste tous les deux à m'écouter.

« Et ça miss, ce n'est qu'une journée dans ma peau, qu'est-ce qu'on en penserait en Irlande ? »
Berth©️
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Lun 30 Oct 2017 - 23:49
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Raylan & Eretria
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"Je m'appelle Eretria, en toute simplicité."

Le barman ne lui laissait pas le temps de répondre et me raconta deux aventures tout droit sorties des blockbuster hollywoodiens. Clairement, ce type est un drogué de l'adrénaline. J'en ai vu pas mal, des soldats de l'IRA comme lui, qui ne vivent que pour le frisson du danger et qui n'ont plus rien à perdre. Et si ces gens n'ont plus rien à perdre, ça veut dire qu'ils ont tout perdu. Et en général, dans ce milieu, quand on perd tout, ça veut dire vraiment tout. La preuve avec moi, j'ai tout perdu aussi. Si je n'avais pas découvert ma grossesse pendant le procès je pense que je me serai ravisée et serai restée là-bas. Mais au final je suis heureuse d'être partie. Saoirse a une vraie chance ici. Libre de toute contrainte mafieuse. A six ans elle sait à peine lire et écrire tandis qu'au même âge je savais tirer avec un Glock toucher ma cible et faire souffrir. J'ai tout à perdre ici. Je ne sais pas ce qu'a perdu Raylan, et je n'irai pas demander, parce que ça ne me concerne pas. De plus, il n'a pas l'air du genre bavard à raconter tous ses problèmes. En revanche, ça m'intrigue de savoir comment la gamine du Raf peut dormir avec des histoires pareilles. Elle doit être encore un bébé. Je lui en toucherai quelques mots tout à l'heure, d'abord, écoutons Raylan. Il est relativement sexiste avec sa pauvre collègue, elle doit avoir sacrément du cran pour tolérer un gars comme ça qui l'interrompt. Il faudrait peut-être que je la rencontre, peut-être que sa détermination et sa résistance pourraient m'aider à tenir tête à Lord et à m'affirmer en tant que personne. Ou pas. Sa conclusion me donna le sourire. Il souriait lui aussi. Il est étrange ce garçon. En tant que soldat de l'IRA il serait tout à fait exceptionnel, mais ça n'est plus mon problème et d'ailleurs je m'en fiche totalement.

"En Irlande vous vous prendriez des claques en premier lieu parce que les irlandais ont le respect de la femme, et après les claques on vous offrirait un verre et on vous donnerait les clefs de la maison. En gros vous seriez adopté et considéré comme l'un des nôtres. Dans les petits villages en tous cas. Dans les grandes métropoles vous seriez en garde à vue à essayer de trouver un arrangement monétaire avec votre geôlier pour sortir de là. Et l'euro étant actuellement plus fort que le dollar, vous douillerez. On se croirait dans une scène de Usual Suspects, avec le commissaire et Verbal Kint. Vous avez quelque chose qui est plus Die Hard, Raylan ?"

J'aime bien appeler les gens par leurs prénoms. Je trouve que ça donne un côté plus humain, plus terre-à-terre. Pour l'administration nous sommes des numéros, pour le travail nous sommes des robots, et pour le reste nous avons un titre. La forme prénominale est tellement peu utilisée, on se contente des formalités avec des madames et des monsieurs, des mademoiselles pour les machistes. Un prénom fait beaucoup. J'ai eu la chance de choisir mon prénom actuel, les marshalls voulaient m'appeler Ashley. Trop américain. Trop impersonnel. Eretria a une consonne gaélique que j'aime beaucoup, malheureusement trop peu de mondes m'appellent comme ça. Mais l'heure n'est pas à philosopher, l'heure est à Netflix en vrai.

"Raf, si je peux vous appeler Raf, remettez une bouteille de single malt je vous prie. Raylan, je vous écoute, vous avez toute mon attention."

Le ci-nommé semblait étonné de me voir aussi fraîche et sobre après une bouteille pure. Et oui mon gars, j'ai grandit avec du single malt pur en intraveineuse ou presque. Les marshalls peuvent supprimer beaucoup de choses de mon ancienne vie, mais ma physionomie est éternelle. Je me demande comment réagit Raylan quand il est imbibé d'alcool. Il avait l'air sobre quand il m'a défendue, est-ce qu'il n'est pas du genre violent quand il est saoul ? Hum, je pense que ledit Raf ne serait pas aussi compréhensif si c'était le cas.






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Jeu 30 Nov 2017 - 18:51
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C'est...la...fête...

L'Irlande hein ? J'aurai probablement été différent si j'y avais été, de ce que disaient ceux qui y allaient, c'était un pays capable de changer un homme du tout au tout. Enfin me connaissant, j'imagine que ça ne m'aurait pas forcément changé en bien en fait. Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire lorsqu'elle affirma que les irlandais m'apprendraient le respect de la femme, ils n'étaient franchement pas vraiment très réputés pour ça.

En revanche je manquai clairement de m'éttoufer lorsqu'elle me demanda si j'avais une histoire faisant un peu plus Die Hard, premièrement, depuis quand les femmes aimaient ce films ? Deuxièmement, elle était un peu trop cinéphile à mon goût soudainement. Et troisièmement, elle me prenait pour Bruce Willis ? Sans déconner comment des gens normaux pouvaient-ils supposer que la police réelle ait des scènes dignes de Die Hard ? Bon, là en l’occurrence, elle n'avait pas tord, mais c'était le principe, je n'étais pas Superman moi bordel.


« Vous savez, on ne fait pas toujours des cascades comme dans les films miss...c'est comme dans votre pays les protestants ne font pas toujours la guerre avec les catholiques...d'ailleurs si vous me permettez juste d'aborder le sujet...vous avez été les pratiquants des toutes premières religions, avant l'Egypte, la Grèce, le Vatican et j'en passe...les anglais vous ont piqué vos terres et ont même fait des lois vous interdisant d'être propriétaires dans votre propre pays...vous ne trouvez pas ça ridicule de vous battre pour des religions que vos propres envahisseurs ont importé chez vous ?...Désolé si je suis directe, mais puisque vous venez de me faire comprendre que vous étiez irlandaise, j'avoue que j'ai toujours voulu avoir le point de vue d'un natif sur le sujet...mon arrière grand-père a grandi là-bas... »

Ben quoi ? Elle ne pensait tout de même pas apprendre des anecdotes sur ma vie sans rien m'apprendre sur elle en retour si ? En tout cas vu ce que ma famille m'avait dit sur mes origines, elle devait venir de la campagne, les citadins étaient plus portés sur la bière que sur le whisky, enfin c'était ce qu'on m'en avait dit.

Et franchement vu la descente qu'elle avait, je commençais à avoir tendance à y croire. Je laissai donc à la belle le temps de répondre, avalant un nouveau verre cul sec, quand je remarquai le regard de Raf, il semblerait que je n'avais pas trop le choix, lui aussi voulait entendre une autre histoire.


« Vous savez, mis à part lorsque j'étais dans l'armée, je n'ai pas vraiment eu à affronter de terroristes...les flics n'ont jamais à faire face à eux, en général c'est l'armée et les fédéraux...donc ce film est une pure connerie...les suites aussi d'ailleurs, désolé de vous gâcher ça...après si vous pensiez aux scènes d'action, j'ai effectivement déjà fini sur le toit d'une voiture à pleine vitesse, à proximité d'une explosion, accroché à un camion en mouvement grâce à une chaîne...hum quoi d'autre...ah oui, j'ai aussi récemment du me battre sur une échelle de secours en chute libre sur plusieurs étages...je me suis retrouvé dans plusieurs fusillades, gangs, mafia, triades...qu'est-ce que vous préférez ? »

Ben quoi ? Je venais de raconter ma journée et ce n'était pas suffisant visiblement, autant que je sache ce que mon auditoire improvisé me réclamait non ? Sans compter que visiblement ils n'étaient pas que deux, le bar était devenu un peu plus silencieux depuis que j'avais raconté l'anecdote sur mon interrogatoire original.

Je soufflai légèrement agacé d'obtenir tant d'attention là où à la base je n'avais prévu de parler qu'à mon ami barman, puis je reportai un nouveau verre à ma bouche, je commençais à avoir envie de fumer donc la suite de mes aventures risquait de se dérouler devant le bar...
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Mar 2 Jan 2018 - 0:34
Eretria Callaghan
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O
n se fait pas des cascades comme dans les films venait-il de me dire. J'éclatais de rire, de bon cœur.

"Et bien mon cher Raylan vous vous contredisez. Ce que vous venez de me raconter sort tout droit d'un film de Michael Bay, et vous vous attendez à ce que je vous croive ? Allons bon, j'ai l'air débile, mais ce n'est qu'un air je peux vous rassurer !"

J'écoutais son petit discours sur l'histoire de mon pays. Son point de vue était intéressant et assez juste, bien qu'un petit peu inexact. Ne te lance pas dessus mon gars, parler de mon pays est quelque chose que je fais trop peu souvent pour ne pas savourer chaque moment de cette discussion.

"Nous ne nous battons pas pour une religion ou un chef, nous nous battons pour nos familles et nos terres. Vous devez confondre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. Je n'ai rien à voir avec mes confrères extrémistes du nord, je suis plus modérée. Mon idéal est ma famille, ma fille, c'est pour elle que je me bats actuellement. Le pays est essentiellement de confession catholique mais certains récents événements m'ont fait reconsidérer la justesse de ces enseignements et valeurs. "

Je n'avais pas vraiment envie de débattre philosophie sur mes racines à une heure aussi tardive. Vraisemblablement le dénommé Raf était de mon avis et sans se faire prier Raylan enchaîna avec une nouvelle histoire. On dirait une histoire tirée d'un épisode de la série Lucifer. Alors comme ça il a fait l'armée aussi ? Je sais que beaucoup d'anciens militaires, notamment des NAVY SEALS et des Rangers deviennent policiers ou agents fédéraux lorsqu'ils sont déchargés, mais en rencontrer un, réellement, c'est autre chose. Il a dû voir de sacrées horreurs, sûrement similaires à celles que j'ai pu voir à l'époque où j'étais agent de l'IRA. Dans une autre vie. Il y a une éternité.

"Et bien, je suis bon public, vraiment, donc c'est selon votre feeling. Les fusillades, pourquoi pas. Vous avez parlé de mafia, vous avez dû en voir, entre les Outlaws, les latinos, la Mano..."

Je ne mentionne pas l'IRA, volontairement. En tant qu'Irlandaise, mentionner c'est juste trop évident. Non pas que j'ai des rapports avec celle de Chicago, bien au contraire, je fais mon possible pour rester loin de leurs conneries. Si j'accepte leur dernière offre en date je signe mon arrêt de mort et l'embrigadement de ma pauvre Saoirse dans les rangs de la mort, surtout en connaissant sa paternité. Un jour il faudra que je lui en parle. Je redoute le jour où elle me posera des questions sur son père. J'essaye de préparer des réponses, pour ne pas être prise au dépourvue, mais une chose est bien sûre : ce jour-là je devrais mentir. Ayant assez menti par le passé je n'ai pas très envie de mentir actuellement, surtout pas à la petite, mais bon, ce jour arrivera, tôt ou tard. Heureusement, pas ce soir.

"Si l'attention du bar en entier vous dérange vous pourriez baisser le volume sonore, pour que vos exploits homériques ne les concerne plus. Ou alors votre ami Raf ici présent peut offrir une tournée générale pour calmer les oreilles des curieux. Ou alors nous pouvons momentanément sortir. Mais dehors le Single Malt ne coule pas à flots, comprenez donc ma réticence à vouloir sortir."

Je joignis le geste à la parole et vidai le reste de mon verre. Je lançai un regard taquin à Raf.

"La bouteille reste sur le comptoir je suppose ?"






Rise from the ashes
   

❀ Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again. The fall breaks them. And some are given a chance to climb, but refuse. They cling to the realm, or love, or the gods. Illusions. Only the ladder is real. The climb is all there is. But they’ll never know this. Not until it’s too late.
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Dim 21 Jan 2018 - 21:24
Raylan Bran
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Une seule pensée me traversa l'esprit quand elle m'apprit que l'Irlande était divisée en deux partie, à savoir comme s'ils ne faisaient déjà pas assez chier comme ça. Pas sympa je sais mais bon, j'aimais bien l'Irlande, sur le papier, les irlandais eux un peu moins, ils laissaient bien trop aller leur colère à mon goût, tout du moins pour ceux que j'avais croisé, notamment à New-York ou dans l'armée. Bon d'accord si vous voulez tout savoir, j'avais des origines Irlandaises et l'idée que mon penchant pour la violence ou l'alcool était prédestiné par mes origines comme le disaient certains chercheurs dans les magasines me rebutait énormément.

Que voulez-vous, j'avais toujours détesté l'idée que quelque chose ne se décide pour moi sans que je n'ai rien à y redire, imaginez un peu mes efforts avec une collègue se prenant pour ma baby-sitter personnelle et un capitaine vérifiant toujours quels dangers j'avais pris. Ainsi donc elle avait une fille, d'accord je commençais à comprendre l'entrain pour les histoires d'un flic bourré dans un bar, elle comme Raf voulaient dormir en paix après une aventure que je leur aurai servi sur plateau pour leurs gamines. Pas que je trouvais ça dérangeant en quoi que ce soit mais j'avais un peu l'impression de me faire avoir, vous savez, ben non en fait je ne sais trop quoi vous dire, toujours est-il que j'avais cette impression quoi.

Néanmoins je chassai rapidement cette pensée, miss bourbon semblait en connaître un rayon sur les gangs du coin et en tant que flic, j'étais curieux, vous l'avez compris, le fait qu'elle m'énonce le nom des Outlaws et de la Mano me fit tiquer. Les motards avaient tendance à se faire discrets et les psychopathes mexicains n'avaient jamais confirmé officiellement avoir de l'influence sur Chicago, enfin, après tout je n'étais plus en service, elle devait les connaître car elle vivait dans un certain type de quartier, c'était plus probable que l'autre version, à savoir qu'elle faisait partie d'une organisation criminelle, après tout si tel était le cas elle aurait déguerpi en moins de deux en apprenant que j'étais à la crime.

Oh les mafieux n'avaient pas peur des flics, mais ils se méfiaient de la crime, face à nous il n'y avait que deux solutions, se faire arrêter et voir comment sortir de cette merde après, ou alors tenter une fuite ou un affrontement et finir six pieds sous terre, je ne dis pas qu'ils ne peuvent pas tuer de gens de la brigade, mais s'ils le font ils sont morts, jamais encore un homme n'était resté en vie très longtemps après avoir tué un inspecteur de la crime, et ce dans n'importe quel commissariat du pays.


« Et bien si ça ne vous dérange pas...Raf va faire sa pause clope et moi aussi...cinq minutes sans votre saint Malt quotidien...ça vous paraît jouable ? »

Je n'attendis pas vraiment la réponse, un sourire entendu avec mon vieux pote barman et je me levai pour me diriger vers la sortie, ne manquant pas de ralentir délibérément à côté d'elle, si elle voulait son histoire elle ne résisterait pas. Je lui laissais très clairement le temps de rejeter l'idée vous savez genre « Et merde, bon tant pis » avant de laisser sa curiosité revenir à la charge. Ainsi si elle voulait vraiment son récit, elle viendrait. Une fois dehors, je sortis l'un des bâtons d'euphorie, l'allumai, puis en pris trois taffes avant de le passer à Raf qui ne se fit pas prier pour tirer un peu dessus. C'est alors que la porte du bar s'ouvrit.

« Ah ! Je savais que vous...hum...bonsoir monsieur, passez une bonne nuit... »

Bon bah fallait croire que je m'étais trompé, elle n'était pas venu nous rejoindre pour le récit, enfin elle pouvait encore c'est sûr, mais là elle mettait trop de temps, Raf allait gagner dix dollars et moi les perdre si elle ne nous rejoignait pas...
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