RSS
RSS



 

if there's a Hell, I'll meet you there.▬ sam&as'

 :: Chicago :: East Side :: Road Hells Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 15 Sep 2017 - 21:54
Asmodée H. Davis
Criminels
avatar
Messages : 81
Dolls : 30
Mon age : 40 ans.
Mon Job : Ingénieur en génie civil officiellement, tueur à gages officieusement.
état Civil : Veuf, volontairement. Mais son âme appartient à ce démon qui lui ronge le coeur.
Date d'inscription : 31/08/2017


Mon P'tit Carnet
Disponibilité de jeu: Libre
Mes relations:
http://chicago-city-rpg.forumactif.org/t617-asmodee-s-phone#6563

Road Hell  ◈  Samaël Davis & Asmodée Davis
Keep your heart on Fire and your mind on Ice.
 


 




J
'recrache lentement la fumée de ma cigarette qui s’échappe de mes lèvres. J’sens la température de mon corps monter d’un cran. Je ferme les yeux, poussant un râle, ma tête inclinée sur le côté. J’ai la tête qui tourne, et j’me sens dans une autre dimension. Un rail de trop. J’écrase le mégot dans le cendrier et je pousse un long soupire, glissant ma main sur ma tête.  Trop d’questions se bousculent dans ma tête, certaines sans réponses. Où est notre géniteur, actuellement ? Pourquoi nous a-t-il abandonné et puis, après tant d’années, n’aie pas cherché à nous joindre ? Pourquoi avions nous choisi cette vie et, un jour pourrions nous nous sortir de cette tourmente infernale ?  Est-ce qu’on vivra heureux ? Est-ce qu’un jour, on cessera de se cacher et de fuir ? Parfois, cette vie m’épuise et psychologiquement je sais que j’débloque. Je sais que j’perds le Nord parfois et que j’abandonne. Mais je crois que j’ai abandonné depuis bien longtemps. Celui que j’étais a fini par périr, noyer par cette noirceur sans fin et parfois je me dis, qu’il a mérité ce long repos de guerrier. Il avait trop souffert, beaucoup trop.

Mais celui que je suis aujourd’hui ne me déplait point. Il sait ce qu’il veut, quand il le veut et finit toujours par obtenir ce qu’il désire. Les seuls sentiments qu’il peut éprouver de positifs sont pour son unique amour. Enfin, amour, qu’est-ce que j’en sais ? Moi qui n’aie plus éprouvé ce sentiment depuis bien trop longtemps, j’ai fini par l’oublier. J’ignore si ce n’est qu’un intense désir sans limites, ou autre chose. J’ignore ce que j’éprouve pour mon frère, mais c’est bien loin d’être quelque chose de sain. Qu’importe ce que pensent les autres, je ne les ai jamais écoutés. Qu’importe ce que l’on peut faire lui et moi, ça ne regarde personne d’autre. Je sors de mes pensées en entendant la porte d’entrée claquer et des bruits de pas qui se dirigent en ma direction. Un sourire en coin se glisse sournoisement sur mes lèvres. « Tu m’disais que tu en avais pas pour longtemps. » Je tourne la tête en sa direction et me mord de manière faussement discrète la lèvre inférieure. Je quitte la chaise sur laquelle mon postérieur s’est reposé un peu trop longtemps, puis j’me dirige vers lui, glissant l’une de mes mains sur son torse, glissant vivement mes lèvres sur les siennes afin de lui voler un baiser faussement chaste. « On sort ce soir. J’espère que tu n’as rien contre, big bro’. De toute façon, je ne te laisse pas le choix. » Une lueur de folie se glisse dans mon regard qui s’est presque noircit instantanément laissant place à la menace qui plane. Je l’détourne, me glissant dans ma chambre pour m’habiller convenablement.

Road Hells. Ca fait bien longtemps que l’diable et moi n’ayons pas passé une soirée en dehors de chez nous. Soit par manque de temps, soit parce qu’en général, nous sommes trop sanguins pour que les choses se déroulent bien, surtout quand nous sommes tous les deux dans la même pièce, aussi grande soit-elle. J’me dirige vers le bar en compagnie de Clyde et commande un Bloody Mary. Je glisse mon regard en direction de Sam’ et glisse d’une manière plutôt joueuse ma main le long de son bras avant de la retirer.  Le serveur m’donne mon verre et je ne prends même pas la peine de le remercier ou même de le calculer plus que ça puis je m’installe sur un tabouret, face au dancefloor. J’observe chaque personne présente, les détaillants. Défaut professionnel sans doute. Passer une bonne soirée et avoir une sensation de bien être ne m’étaient pas arrivé depuis bien longtemps. Je bois quelques gorgées de ma boisson alcoolisée avant de la déposer sur le bar derrière moi et de glisser, avec beaucoup d’arrières pensées, mon regard sur mon frère. « Vu que t’es trop imposant avec ta carrure digne d’un gratte ciel, tu m’gardes mon verre ? » Moqueur, mais jamais loin d’être méchant. Du moins, avec lui. Je dépose un baiser à la commissure de ses lèvres avant de l’abandonner. Je me dirige vers la piste et commence à me déhancher au rythme de la musique. Je lance un regard presque provocateur en sa direction avant de finir par faire un tant soit peu semblant de l’ignorer tout en faisant en sorte, indirectement, de garder son attention. J’suis loin d’être un mauvais danseur, j’ai l’rythme dans les veines et l’déhancher du diable.

Un homme un peu plus costaud que moi me rejoint et se colle un peu trop à mon goût à moi. J’ai une sainte horreur que l’on dépasse mes limites d’approche dans mon consentement. Après tout, nous sommes beaucoup et je suis venu ici pour penser à autre chose et me détendre, pas d’loup à l’horizon. Mais, il se trouve qu’il se fait insistant. Il se colle un peu plus à moi, je sens même sa main frôler mes fesses, son souffle se répandant dans mon cou, sentant son haleine putride, blindé de whisky. Il glisse ses doigts sur ma nuque et j’lui attrape vivement le poignet, exerçant une pression importante sur ce dernier, par réflexe.  « Ben alors, tu t’dandines comme une chaudasse et tu fais ta prude ? » Et en plus, galant. J’arque un sourcil et souris en coin. « J’apprécie le compliment, merci. » Puis je lui lâche le poignet et je lui administre un violent coup de coude dans le nez, sentant ce dernier craquer sous le choc. Il fut surpris, et sonné. J’aspire légèrement ma lèvre inférieure entre mes dents. « A ta place, j’ferais attention sur quel cul j’poserais mes mains, la prochaine fois. » Mais il reprit bien vite ses esprits et ne manqua pas de m’administrer un violent coup de poing en pleine mâchoire, la sentant s’déplacer sous la cogne du mec aussi rocheux qu’mon frère. Je perds légèrement l’équilibre, me rattrapant de justesse à une chaise, sonné.




Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chicago Outfit :: Chicago :: East Side :: Road Hells-