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[Roulette 6] Rame rame rameur ramez Ft Elisabeth & Anarkia

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Sam 24 Juin 2017 - 1:33
Chicago Outfit
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rame rame rameur ramez on avance a rien dans ce canoe


Elisabeth & Anarkia


C’est ton jour de chance, alors que tu passes les portes du Buraliste, on t’annonce que t’es le deuxième gagnant du magasin en cette journée anniversaire. Ça tombe bien tu n’as pas eu beaucoup de chance ces dernières heures, te voilà l’heureux gagnant d’une mini croisière pour deux sur le lac, évidement le second est l’autre gagnant.

Mais pas grave, un Yacht de luxe avec un repas gastronomique et une nuit cela ne se refuse pas surtout quand on sait que la somme est hors de vos budgets. Vous voilà le samedi suivant sur le pont d’un voilier et non d’un grand et beau navire, on vous invite dans une seule et jolie cabine et pire on vous met à contribution, une fois loin des rives de Chicago.

Le pied ? à voir, la nuit se couche, le repas lui répond à vos attentes. Reste à savoir qui dormira à droite et à gauche car la cabine est si petite qu’elle n’a aucun autre espace que la couchette…



Rebondissement possible a tout moment pas le staff



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Dim 25 Juin 2017 - 0:01
Anarkia Kooks
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Elisabeth & Ana
La croisière s'amuse
 

Rame, rame, rameurs, ramez !




C'
est la directrice de l'hôpital qui a monté ce vil coup tordu sans précédents. Convaincue que je suis tendue dans mon travail, et accessoirement d'humeur vengeresse envers moi, elle m'a inscrite à un tirage au sort au buraliste à côté de l'hôpital en allant s'acheter son paquet journalier, pour une somptueuse croisière sur un somptueux yacht avec repas gastronomique pendant un week-end. L'idée est tentante, mais avec personne pour le partager l'intérêt est des plus limités. Je ne pensais pas gagner ce stupide tirage au sort bidon, je n'ai jamais de chances dans ce domaine. Et pourtant. J'avais préparé ma petite valise avec un sourire, malgré tout. Il y a vraiment très longtemps que je n'ai plus pris soin de moi, pensé à moi. Avec un métier comme le mien, penser à soi est compliqué. Au final, je l'avoue, je suis excitée à l'idée de cette croisière ! La deuxième personne avec moi sera sûrement un homme, dans la trentaine, sicilien, très bel homme, où nous serons amenés à nous revoir bientôt. Si seulement j'avais su. Le voilier monoplace était joli à regarder, mais de loin seulement. Et depuis la rive. Le comble de cette histoire, ce n'est pas qu'une autre femme ait gagné comme moi, c'est que nous devons ramer nous-mêmes. Je connais ce genre d'effort physique qui donne des courbatures. L'inconvénient de mon travail tellement précis est qu'une courbature peut changer le degré d'inclinaison de ma main ou de mon outil, et à un degré près je peux faire une très grosse et fatale bêtise. Je l'avoue : je ne rame pas tel Charlton Heston dans Ben-Hur. J'aurais pu refuser de monter sur ce voilier, mais l'éternelle optimiste que je suis s'est laissée convaincre.

Ce qui me dérange le plus, c'est la couchette unique. Partager mon lit n'est pas une de mes habitudes préférées, et avec une inconnue je suis encore moins motivée. L'autre femme a l'air tout autant motivée que moi. Nous ferons plus ample connaissance en discutant sur le pont loin de tout le côté foireux de ce tirage au sort. Nous sommes au milieu du lac Michigan, le bateau arrête d'avancer tout seul, nous devons ramer. Je tente de retarder ce moment fatidique dans une tentative relativement pathétique de briser la glace.

"Je m'appelle Ana, et vous ? Il s'agit de votre première fois sur un bateau ? Me concernant, c'est le cas. "

J'ai honte de l'avouer, mais je ne suis jamais montée sur un bateau avant. Oh, ma famille sicilienne a des yachts quelque part qui traînent, mais je n'ai jamais eu le privilège d'y monter. De plus, je n'ai pas eu le loisir de quitter ma ville à part pour des conférences ou des colloques scientifiques. Oui, je n'ai pas de vie sociale, j'en suis parfaitement consciente. Un peu de compagnie ce week-end ne peut me faire que du bien, non ?







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Jeu 29 Juin 2017 - 10:57
Elisabeth Langton
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Ana & Elisabeth
Quelque part sur le lac Michigan


Rame rame, Rameur ramez




I
l m'arrivait d'être chanceuse. Généralement, et c'était pour cela que je me considérais chanceuse, c'était parce que je m'étais mise dans un pétrin monstrueux et que je réussissais à m'en sortir. Je ne croyais pas spécialement en un bonne fée au-dessus de mon épaule ou autre luciole bizarre, je savais qu'une opportunité s'était présentée à moi et que je l'avais saisi. Cependant, ce n'était pas sous couverture pour avoir des informations que je pensais décrocher un week-end sur un bateau. Évidemment, le refuser aurait été suspect. Ma mission actuelle n'était pas des plus urgentes, je pouvais donc me permettre ce petit écart. Je n'étais jamais partie en vacances, je n'avais jamais pris de temps pour moi-même depuis que mon grand-père m'avait formée et encore moins lorsque celui-ci est décédé.
Ce fut donc avec mon sempiternel sac que je me rendis au point de rendez-vous. La vue était très sympa, le lac beau, mais malgré moi, je dus combattre les flashes de souvenirs que mon cerveau osait ressasser. J'inspirai un grand coup, fermant les yeux et me repris. Je ne supportais pas ne pas avoir le contrôle de mon corps et de mes pensées et j'avais appris à maîtriser cela. Soudain, je remarquais qu'une autre personne était là. Sûrement la deuxième gagnante. Son visage me disait quelque chose et le chemin se fit rapidement : elle était médecin et en quelque sorte, prisonnière de la mafia aussi. Retenir un visage et un nom était devenue une habitude. Coïncidence ou entourloupe ? Mieux valait rester sur ses gardes. Aussi, je n'entamais pas tout de suite la conversation tel un chat sauvage qui n'a jamais eu de contact.
Finalement, nous arrivâmes sur ce voilier, découvrant qu'en plus de partager la même chambre, nous partagerons le même lit. Je m'en fichais un peu, mais au vu de l'expression de la jeune médecin, j'affichais un air peu motivé. Ce n'était pas en restant neutre que j'allais attirer sa sympathie, bien que ce ne fût pas ma priorité, mais c'étaient mes premières vacances, avec une personne que je savais qu'elle faisait partie de la Mafia, je pouvais potentiellement me détendre. Elle savait peut-être manier le scalpel, mais je savais utiliser un couteau.
Soudain, le bateau s'arrêta et je découvris que nous devions ramer. Et comment ramons-nous ? D'accord, je voyais les rames, mais où fallait-il les mettre ? À ce moment-là, la jeune femme tenta de faire la conversation.

« Elisabeth, enchantée, répondis-je en la regardant avec un léger sourire. Oui, première fois aussi et à part assommer quelqu'un avec ce truc, ajoutai-je en attrapant une rame, ça va être une première de l'utiliser pour avancer. On risque de se faire doubler par une tortue. »

Je trouvais l'encoche pour mettre la rame et m'installais. Je la plaçais correctement et fis deux trois fois les mouvements qui me semblaient corrects avant de reporter mon attention sur Ana qui n'avait pas bougé d'un pouce.

« Un problème ? demandai-je. J'espère que vous n'avez pas peur de l'eau. »

C'était pour détendre l'atmosphère et la détendre aussi, j'avais l'impression qu'elle était si raide qu'on pourrait s'en servir pour faire l'encre. Ou une bouée plutôt.




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Sam 15 Juil 2017 - 1:01
Anarkia Kooks
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Elisabeth & Ana
La croisière s'amuse
 

Rame, rame, rameurs, ramez !




J
e suis donc en compagnie de la charmante Elisabeth, inconnue au bataillon. A priori elle a autant d'expérience que moi en navigation. Cette croisière promet du bon. Je la regarde batailler avec les rames, qu'elle finit par installer. Elle avait même le bon geste. Mais je ne bougeais pas d'un millimètre. J'ai une bibliothèque dans la tête et je suis capable d'effectuer une greffe de cœur en moins de deux heures, mais ne me demandez pas de conduire un bateau je vous prie !

"La tortue nous dépassera quoi qu'il arrive puisque la vitesse d'une tortue dans l'eau peut atteindre jusqu'à trente-cinq kilomètres par heure contre quatre mètre par minutes sur terre."

De l'avantage de lire beaucoup et de tout comme je le fais : certaines informations paraissant anodines et inutiles transforment la conversation. Je passe pour une je-sais-tout, mais cela ne me dérange pas. Je viens juste de réaliser la situation : nous sommes seules sur un bateau à rames, et c'est ma première fois.

"Je n'ai pas de tendances aquaphobes. En revanche il me faut vous faire une confidence, Elisabeth. Je ne sais pas nager."

Je n'ai jamais appris. Personne ne s'est jamais donné la peine de m'apprendre. Je sais comment réagir pour faire respirer une personne sauvée de noyade, mais mes compétences nautiques s'arrêtent ici. L'eau n'est pas mon élément. Je suis plutôt terre ferme. Étant scientifique je crois en la gravité et l'attraction terrestre et la vie sur terre. Si les humains se sont développés pour vivre sur terre, inutile d'aller contre les créations de la Nature pour tenter de braver les éléments.

"S'il n'y a pas de bouées sur ce bateau, je pense faire une crise de panique d'ici quelques minutes."

Le ton calme et posé dans lequel je m'exprimais était déconcertant, même pour moi. D'un autre côté, s'énerver et céder à la panique était parfaitement futile et d'intérêt limité pour nous deux. Je me demandais surtout comment nous allons réussir à regagner la terre ferme. Peut-être que ma famille peut m'aider ? Je sors mon téléphone de ma poche et le déverrouille, pour voir affiché sur l'icône du réseau un point d'exclamation, prouvant que même les appels aux numéros d'urgences ne marcheraient pas. Ceci est absolument merveilleux. Les battements de mon cœur s'intensifient dans ma poitrine et je tente de les calmer en souriant à ma nouvelle camarade.

"Je vous annonce que le service téléphonique est inexistant, et ce même pour les appels d'urgence. J'espère ne jamais retrouver les responsables de ce tirage au sort, sinon je ne donne pas cher de leurs vies."

Je suis capable de tuer quelqu'un de sang-froid de manière à ce que l'autopsie révèle un accident. C'est une faculté que je ne crie pas sur tous les toits. Je pourrais me reconvertir en tueuse à gages ou chasseuse de prime, cela me donnerait des fins de mois bien plus tranquilles que les actuelles, mais cela irait à l'encontre de mes valeurs et de mon serment. Sauver des vies, toutes les vies, même celles qui ne le méritent pas, car nous ne sommes pas juges mais docteurs.







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Jeu 20 Juil 2017 - 10:39
Elisabeth Langton
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Ana & Elisabeth
Quelque part sur le lac Michigan


Rame rame, Rameur ramez




J
'arrêtai sans préavis ce que j'étais en train de faire. Venait-elle de me faire une mini émission nature ? Je la regardais, sans être agressive, juste je la fixais, comme si elle avait dit qu'elle venait d'une planète extraterrestre.

« Peut-être que si nous étions deux à nous mettre aux rames, ça irait plus vite, lui fis-je remarquer. Cependant, je ne garantis pas que l'on gagne contre une torture. »

Y'avait-il seulement des tortues dans ce lac ? Peu importe. Là n'était pas la question. Je vérifiais mon installation et plaçai la rame de telle sorte qu'elle ne puisse pas finir à l'eau. Je me levai, après avoir essayé de détendre l'atmosphère, et allais placer l'autre rame. Ce n'était pas si compliqué pour le moment, mais je sentais une certaine réticence. Peut-être avait-elle peur de se sentir ridicule ? Me connaissant, ça me donnait juste envie de la titiller !
Cependant, je ne m'attendis pas à une telle confidence. Je la dévisageai, tiraillée entre le fait de l'engueuler et de me moquer d'elle. Les deux étaient relativement tentant. Qui allait sur un bateau sans savoir nager ? C'était comme aller à un bal sans savoir danser, ridicule.

« Vous n'êtes pas sérieuse ? lui demandai-je, plus pour me rassurer, car Anarkia était visiblement très sérieuse et très stressée. Ne bougez pas, lui ordonnai-je. »

Je passai à côté d'elle, sans la toucher, à bonne distance pour ne pas qu'elle panique un peu plus et entrais dans la cabine. J'observais l'intérieur, analysant et repérant chaque objet potentiellement utile. Mes mains m'aidèrent dans la recherche de gilets de sauvetage. J'en attrapai un et ressortis, le tendant à la blonde.

« Enfilez ça, lui dis-je plus comme un ordre que comme une suggestion malgré moi. Serrez les attaches et ensuite, tirez sur le truc rouge qui pendouille devant vous à gauche. Ca se gonflera. Vous pouvez attendre d'être dans l'eau, mais dans la panique, on ne sait jamais. »

Je retournai à ma place initiale, attrapai la rame et refis deux mouvements pour être sûre qu'ils soient corrects. Ma tête se tourna de nouveau vers Anarkia, qui n'avait pas l'air de bouger.

« Les chiens savent nager, c'est instinctif. Si vous tombez à l'eau, faites le chien avec vos bras et vos jambes. »

Je n'avais jamais eu de difficulté à nager. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours su nager. Je m'amusais souvent au bord de la piscine, sous le regard de ma mère, lorsque j'étais enfant. Elle m'emmenait de temps en temps au cottage aussi. Elle n'aimait pas trop se mouiller, mais elle faisait toujours un effort pour au moins mettre les pieds dans l'eau lorsque je voulais non seulement jouer avec elle, mais rester dans l'eau. Je fermais un instant les yeux, une ou deux secondes maximum, revenant à l'instant présent.
C'était une astuce comme une autre, mais je n'avais pas le temps ni les moyens de lui faire un cours présentement. Je n'étais pas maître-nageur non plus ! Ce week-end allait être bien long...

« Bon, ce n'est pas que je m'ennuie, mais il faudrait qu'on se mette à ramer, non ? »

Surtout si nous n'avions aucun réseau, chose qui ne me dérangeait absolument pas. Je savais me débrouiller seule, je l'avais fait depuis mon plus jeune âge. J'avais rapidement compris qu'on n'était jamais mieux servi que par soi-même et que l'Etat, la police, les gens comme ça, n'était pas forcément compétent ou juste. Mais qui étais-je pour juger ? J'étais une tueuse.

« J'ai l'impression qu'il va faire frais cette nuit, j'espère que vous avez pris un pull. »

Les températures fraîches ne me dérangeaient pas trop. J'arrivais à supporter, mais ça m'endormait très rapidement. Heureusement, j'avais prévu le coup... même si j'avais quasiment la totalité de mes affaires en fait.




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Dim 3 Sep 2017 - 1:29
Anarkia Kooks
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Rame, rame, rameurs, ramez !




M
es propos avaient eu un effet assez flagrant sur Elisabeth. Ses yeux montraient une telle décontenance, elle était sincèrement perturbée. En revanche elle savait comment agir à bord d'un bateau ; j'observais avec attention la façon qu'elle avait de placer les rames. J'ai beau être une personne intelligente, si ç'avait été moi à sa place je les aurais placées complètement différemment. Et puis soudainement elle se leva et passa à côté de moi. Qu'allait-elle faire dans la cabine ? Aller se coucher ? Il est bien trop tôt. Elle ressort avec ce qui ressemble à une bouée de sauvetage. Non, un gilet de sauvetage. Le ton employé lorsqu'elle s'adresse à moi est relativement autoritaire mais ce n'est ni le lieu ni le moment de contester surtout qu'elle me rend un sacré service. J'enfile la bouée jaune canari et suis ses consignes. Le gilet se gonfle soudainement et je ressemble au bonhomme Michelin. Son petit discours sur les chiens me fit rire. Cela devrait marcher, en situation délicate j'ai un instinct de survie très puissant. Je lui souris.

"Je vous remercie de votre sollicitude et tâcherai de me souvenir de ces bons conseils. J'espère cependant ne pas devoir les appliquer. En revanche, il va falloir m'expliquer le concept des avirons, il me faut avouer que mon savoir me vient des jeux olympiques d'été et je n'ai jamais eu l'occasion de le mettre en pratique."

Je pose mes mains sur les avirons, un dans chaque main, que je tiens tout au bout. J'ai les bras complètement pliés. Je tente un essai, pas vraiment concluant puisque je n'ai réussi qu'à éclabousser l'horizon. J'éclate de rire en lâchant les avirons tout en m'essuyant le visage, quelques gouttes d'eau s'étaient accrochées à mes cheveux et glissaient doucement sur mes joues.

"J'ai pris un plaid de camping en polaire, à tout hasard, mais je ne suis pas de ceux qui craignent le froid. Au contraire même, j'ai tendance à préférer le froid à la chaleur."

Au grand damn de ma famille d'ailleurs, qui elle préfère la chaleur et les cent degrés farenheit tandis que je me languis d'un agréable soixante. Je n'attends que la nuit en fait, pour pouvoir admirer les étoiles et profiter de la vue et du calme. Je suis une citadine affirmée, mais une fois de temps en temps j'aime le calme pour me ressourcer. Je trouve cela reposant et inspirant. La poésie des étoiles et le silence de la nature m'aident énormément à me concentrer sur mon travail. Combien de fois ai-je été à l'observatoire de Chicago pour admirer les constellations afin d'être parfaitement détendue avant une procédure compliquée. J'aurais bien besoin des étoiles pour m'aider avec les avirons. Je reprends les avirons et retente un essai. Moins d'éclaboussures cette fois-ci. Je regarde Elisabeth, un sourire gêné se dessine sur mes lèvres.

"Il y a un geste que je ne dois pas faire correctement. Je vous présente mes plus plates excuses. Auriez-vous l'obligeance de me montrer la bonne conduite je vous prie ?"

Force est de constater que le Michelin sur moi bloque une bonne partie de mon amplitude de mouvement, limitant par conséquent mon champ d'action. Je m'en souviendrais de cette croisière. Et cette collègue se verra rendre la monnaie de sa pièce lundi. J'ai déjà une petite idée.







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Sam 16 Sep 2017 - 12:50
Elisabeth Langton
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Ana & Elisabeth
Quelque part sur le lac Michigan


Rame rame, Rameur ramez




J
'observai la jeune femme avec un visage neutre. En dépit du fait qu'elle avait enfilé le gilet de sauvetage, elle avait l'air tout aussi peu rassurée que lorsqu'elle ne le portait pas. Des Jeux Olympiques ? Ca ne renseignait pas vraiment, mais c'était mieux que rien. Il fallait être un sacré bon observateur pour apprendre quoique ce soit, les compétiteurs étaient de très haut niveau, c'était d'ailleurs pour ça qu'il y avait une pareille compétition, mais de là à prendre exemple sur eux pour faire avancer cette barque, je trouvais ça utopiste et très optimiste. Il ne fallait pas se leurrer, nous allions galérer à avancer, mais nous y arriverons, peu importe le temps que cela allait prendre.
Anarkia tenta un essai avec les avirons qui n'était pas très concluant, mais l'intention y était. Elle ria en s'essayant le visage, car quelques gouttes d'eau venaient de l'éclabousser. Ne trouvant rien de drôle à la situation, je préférai ne pas montrer quoique ce soit et afficher un léger sourire en coin. Mieux valait ne pas paraître hostile, n'est-ce pas ?

« Si vous continuez comme cela, vous allez finir tremper sans mettre un pied dans l'eau et votre plaid va bien vous servir, rétorquai-je avec mon léger sourire. »

Je ne savais pas moi-même si j'allais dormir. Elle n'avait pas l'air dangereuse, ni d'être une tueuse, mais les apparences sont trompeuses dans ce milieu. Il fallait mieux rester constamment sur ses gardes et je n'avais pas envie de finir en buffet à volonté au fond du lac. En fait, je n'allais probablement pas fermer l'œil de la nuit. Qu'il fasse chaud ou froid n'y changerait rien.
Je me ressassai les gestes de la blonde et acquiesçai légèrement, pensant savoir d'où venait le problème.

« Je crois que c'est parce que votre dos ne bouge pas. Vous faites les mouvements avec vos bras, mais vous restez relativement droite. Je pense que votre dos doit accompagner vos mouvements, aussi bien lorsque vous allez en avant qu'en arrière, vous devez vous pencher, expliquai-je. Surtout avec le gilet de sauvetage, les mouvements doivent être plus... prononcés je dirais. »

Mes explications étaient un peu foireuses, j'admettais. Mais je n'étais pas très douée pour expliquer les choses, encore moins pour apprendre quelque chose à quelqu'un. C'était tout un métier et certains étaient doués, d'autres absolument pas. Je me plaçai, m'installant plus ou moins correctement, et attrapai les rames. J'exécutai les gestes que j'avais décrits quelques secondes plus tôt et me stoppai.

« Je pense que ça doit être comme ça. Mon dos ne se bloque pas et tout mon corps suit, ça évite de se blesser bêtement... et de s'éclabousser, ajoutai-je pour essayer de détendre les choses. Ca vous parait bien ? Nous n'avons pas une grande distance à faire, mais autant prendre notre temps. »

Ce n'était pas comme si nous pouvions aller prendre un café au Starbucks du coin. Pourquoi étais-je dans cette galère déjà ? Parce que j'avais besoin de me détendre ? J'aurais pu trouver autre chose, ça m'épuisait plus que de raison.

« Si vous êtes du genre camping, pourquoi venir sur un bateau ? demandai-je, curieuse. »




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