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[Roulette 6] Rame rame rameur ramez Ft Elisabeth & Anarkia

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Sam 24 Juin 2017 - 1:33
Chicago Outfit
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rame rame rameur ramez on avance a rien dans ce canoe


Elisabeth & Anarkia


C’est ton jour de chance, alors que tu passes les portes du Buraliste, on t’annonce que t’es le deuxième gagnant du magasin en cette journée anniversaire. Ça tombe bien tu n’as pas eu beaucoup de chance ces dernières heures, te voilà l’heureux gagnant d’une mini croisière pour deux sur le lac, évidement le second est l’autre gagnant.

Mais pas grave, un Yacht de luxe avec un repas gastronomique et une nuit cela ne se refuse pas surtout quand on sait que la somme est hors de vos budgets. Vous voilà le samedi suivant sur le pont d’un voilier et non d’un grand et beau navire, on vous invite dans une seule et jolie cabine et pire on vous met à contribution, une fois loin des rives de Chicago.

Le pied ? à voir, la nuit se couche, le repas lui répond à vos attentes. Reste à savoir qui dormira à droite et à gauche car la cabine est si petite qu’elle n’a aucun autre espace que la couchette…



Rebondissement possible a tout moment pas le staff



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Dim 25 Juin 2017 - 0:01
Anarkia Kooks
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Elisabeth & Ana
La croisière s'amuse
 

Rame, rame, rameurs, ramez !




C'
est une collègue urgentiste de l'hôpital qui a monté ce vil coup tordu sans précédents. Convaincue que je suis tendue dans mon travail, et accessoirement d'humeur vengeresse envers moi, elle m'a inscrite à un tirage au sort au buraliste à côté de l'hôpital en allant s'acheter son paquet journalier, pour une somptueuse croisière sur un somptueux yacht avec repas gastronomique pendant un week-end. L'idée est tentante, mais avec personne pour le partager l'intérêt est des plus limités. Je ne pensais pas gagner ce stupide tirage au sort bidon, je n'ai jamais de chances dans ce domaine. Et pourtant. J'avais préparé ma petite valise avec un sourire, malgré tout. Il y a vraiment très longtemps que je n'ai plus pris soin de moi, pensé à moi. Avec un métier comme le mien, penser à soi est compliqué. Au final, je l'avoue, je suis excitée à l'idée de cette croisière ! La deuxième personne avec moi sera sûrement un homme, dans la trentaine, sicilien, très bel homme, où nous serons amenés à nous revoir bientôt. Si seulement j'avais su. Le voilier monoplace était joli à regarder, mais de loin seulement. Et depuis la rive. Le comble de cette histoire, ce n'est pas qu'une autre femme ait gagné comme moi, c'est que nous devons ramer nous-mêmes. Je connais ce genre d'effort physique qui donne des courbatures. L'inconvénient de mon travail tellement précis est qu'une courbature peut changer le degré d'inclinaison de ma main ou de mon outil, et à un degré près je peux faire une très grosse et fatale bêtise. Je l'avoue : je ne rame pas tel Charlton Heston dans Ben-Hur. J'aurais pu refuser de monter sur ce voilier, mais l'éternelle optimiste que je suis s'est laissée convaincre.

Ce qui me dérange le plus, c'est la couchette unique. Partager mon lit n'est pas une de mes habitudes préférées, et avec une inconnue je suis encore moins motivée. L'autre femme a l'air tout autant motivée que moi. Nous ferons plus ample connaissance en discutant sur le pont loin de tout le côté foireux de ce tirage au sort. Nous sommes au milieu du lac Michigan, le bateau arrête d'avancer tout seul, nous devons ramer. Je tente de retarder ce moment fatidique dans une tentative relativement pathétique de briser la glace.

"Je m'appelle Ana, et vous ? Il s'agit de votre première fois sur un bateau ? Me concernant, c'est le cas. "

J'ai honte de l'avouer, mais je ne suis jamais montée sur un bateau avant. Oh, ma famille sicilienne a des yachts quelque part qui traînent, mais je n'ai jamais eu le privilège d'y monter. De plus, je n'ai pas eu le loisir de quitter ma ville à part pour des conférences ou des colloques scientifiques. Oui, je n'ai pas de vie sociale, j'en suis parfaitement consciente. Un peu de compagnie ce week-end ne peut me faire que du bien, non ?







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Jeu 29 Juin 2017 - 10:57
Elisabeth Langton
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Ana & Elisabeth
Quelque part sur le lac Michigan


Rame rame, Rameur ramez




I
l m'arrivait d'être chanceuse. Généralement, et c'était pour cela que je me considérais chanceuse, c'était parce que je m'étais mise dans un pétrin monstrueux et que je réussissais à m'en sortir. Je ne croyais pas spécialement en un bonne fée au-dessus de mon épaule ou autre luciole bizarre, je savais qu'une opportunité s'était présentée à moi et que je l'avais saisi. Cependant, ce n'était pas sous couverture pour avoir des informations que je pensais décrocher un week-end sur un bateau. Évidemment, le refuser aurait été suspect. Ma mission actuelle n'était pas des plus urgentes, je pouvais donc me permettre ce petit écart. Je n'étais jamais partie en vacances, je n'avais jamais pris de temps pour moi-même depuis que mon grand-père m'avait formée et encore moins lorsque celui-ci est décédé.
Ce fut donc avec mon sempiternel sac que je me rendis au point de rendez-vous. La vue était très sympa, le lac beau, mais malgré moi, je dus combattre les flashes de souvenirs que mon cerveau osait ressasser. J'inspirai un grand coup, fermant les yeux et me repris. Je ne supportais pas ne pas avoir le contrôle de mon corps et de mes pensées et j'avais appris à maîtriser cela. Soudain, je remarquais qu'une autre personne était là. Sûrement la deuxième gagnante. Son visage me disait quelque chose et le chemin se fit rapidement : elle était médecin et en quelque sorte, prisonnière de la mafia aussi. Retenir un visage et un nom était devenue une habitude. Coïncidence ou entourloupe ? Mieux valait rester sur ses gardes. Aussi, je n'entamais pas tout de suite la conversation tel un chat sauvage qui n'a jamais eu de contact.
Finalement, nous arrivâmes sur ce voilier, découvrant qu'en plus de partager la même chambre, nous partagerons le même lit. Je m'en fichais un peu, mais au vu de l'expression de la jeune médecin, j'affichais un air peu motivé. Ce n'était pas en restant neutre que j'allais attirer sa sympathie, bien que ce ne fût pas ma priorité, mais c'étaient mes premières vacances, avec une personne que je savais qu'elle faisait partie de la Mafia, je pouvais potentiellement me détendre. Elle savait peut-être manier le scalpel, mais je savais utiliser un couteau.
Soudain, le bateau s'arrêta et je découvris que nous devions ramer. Et comment ramons-nous ? D'accord, je voyais les rames, mais où fallait-il les mettre ? À ce moment-là, la jeune femme tenta de faire la conversation.

« Elisabeth, enchantée, répondis-je en la regardant avec un léger sourire. Oui, première fois aussi et à part assommer quelqu'un avec ce truc, ajoutai-je en attrapant une rame, ça va être une première de l'utiliser pour avancer. On risque de se faire doubler par une tortue. »

Je trouvais l'encoche pour mettre la rame et m'installais. Je la plaçais correctement et fis deux trois fois les mouvements qui me semblaient corrects avant de reporter mon attention sur Ana qui n'avait pas bougé d'un pouce.

« Un problème ? demandai-je. J'espère que vous n'avez pas peur de l'eau. »

C'était pour détendre l'atmosphère et la détendre aussi, j'avais l'impression qu'elle était si raide qu'on pourrait s'en servir pour faire l'encre. Ou une bouée plutôt.




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Sam 15 Juil 2017 - 1:01
Anarkia Kooks
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Elisabeth & Ana
La croisière s'amuse
 

Rame, rame, rameurs, ramez !




J
e suis donc en compagnie de la charmante Elisabeth, inconnue au bataillon. A priori elle a autant d'expérience que moi en navigation. Cette croisière promet du bon. Je la regarde batailler avec les rames, qu'elle finit par installer. Elle avait même le bon geste. Mais je ne bougeais pas d'un millimètre. J'ai une bibliothèque dans la tête et je suis capable d'effectuer une greffe de cœur en moins de deux heures, mais ne me demandez pas de conduire un bateau je vous prie !

"La tortue nous dépassera quoi qu'il arrive puisque la vitesse d'une tortue dans l'eau peut atteindre jusqu'à trente-cinq kilomètres par heure contre quatre mètre par minutes sur terre."

De l'avantage de lire beaucoup et de tout comme je le fais : certaines informations paraissant anodines et inutiles transforment la conversation. Je passe pour une je-sais-tout, mais cela ne me dérange pas. Je viens juste de réaliser la situation : nous sommes seules sur un bateau à rames, et c'est ma première fois.

"Je n'ai pas de tendances aquaphobes. En revanche il me faut vous faire une confidence, Elisabeth. Je ne sais pas nager."

Je n'ai jamais appris. Personne ne s'est jamais donné la peine de m'apprendre. Je sais comment réagir pour faire respirer une personne sauvée de noyade, mais mes compétences nautiques s'arrêtent ici. L'eau n'est pas mon élément. Je suis plutôt terre ferme. Étant scientifique je crois en la gravité et l'attraction terrestre et la vie sur terre. Si les humains se sont développés pour vivre sur terre, inutile d'aller contre les créations de la Nature pour tenter de braver les éléments.

"S'il n'y a pas de bouées sur ce bateau, je pense faire une crise de panique d'ici quelques minutes."

Le ton calme et posé dans lequel je m'exprimais était déconcertant, même pour moi. D'un autre côté, s'énerver et céder à la panique était parfaitement futile et d'intérêt limité pour nous deux. Je me demandais surtout comment nous allons réussir à regagner la terre ferme. Peut-être que ma famille peut m'aider ? Je sors mon téléphone de ma poche et le déverrouille, pour voir affiché sur l'icône du réseau un point d'exclamation, prouvant que même les appels aux numéros d'urgences ne marcheraient pas. Ceci est absolument merveilleux. Les battements de mon cœur s'intensifient dans ma poitrine et je tente de les calmer en souriant à ma nouvelle camarade.

"Je vous annonce que le service téléphonique est inexistant, et ce même pour les appels d'urgence. J'espère ne jamais retrouver les responsables de ce tirage au sort, sinon je ne donne pas cher de leurs vies."

Je suis capable de tuer quelqu'un de sang-froid de manière à ce que l'autopsie révèle un accident. C'est une faculté que je ne crie pas sur tous les toits. Je pourrais me reconvertir en tueuse à gages ou chasseuse de prime, cela me donnerait des fins de mois bien plus tranquilles que les actuelles, mais cela irait à l'encontre de mes valeurs et de mon serment. Sauver des vies, toutes les vies, même celles qui ne le méritent pas, car nous ne sommes pas juges mais docteurs.







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Jeu 20 Juil 2017 - 10:39
Elisabeth Langton
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Ana & Elisabeth
Quelque part sur le lac Michigan


Rame rame, Rameur ramez




J
'arrêtai sans préavis ce que j'étais en train de faire. Venait-elle de me faire une mini émission nature ? Je la regardais, sans être agressive, juste je la fixais, comme si elle avait dit qu'elle venait d'une planète extraterrestre.

« Peut-être que si nous étions deux à nous mettre aux rames, ça irait plus vite, lui fis-je remarquer. Cependant, je ne garantis pas que l'on gagne contre une torture. »

Y'avait-il seulement des tortues dans ce lac ? Peu importe. Là n'était pas la question. Je vérifiais mon installation et plaçai la rame de telle sorte qu'elle ne puisse pas finir à l'eau. Je me levai, après avoir essayé de détendre l'atmosphère, et allais placer l'autre rame. Ce n'était pas si compliqué pour le moment, mais je sentais une certaine réticence. Peut-être avait-elle peur de se sentir ridicule ? Me connaissant, ça me donnait juste envie de la titiller !
Cependant, je ne m'attendis pas à une telle confidence. Je la dévisageai, tiraillée entre le fait de l'engueuler et de me moquer d'elle. Les deux étaient relativement tentant. Qui allait sur un bateau sans savoir nager ? C'était comme aller à un bal sans savoir danser, ridicule.

« Vous n'êtes pas sérieuse ? lui demandai-je, plus pour me rassurer, car Anarkia était visiblement très sérieuse et très stressée. Ne bougez pas, lui ordonnai-je. »

Je passai à côté d'elle, sans la toucher, à bonne distance pour ne pas qu'elle panique un peu plus et entrais dans la cabine. J'observais l'intérieur, analysant et repérant chaque objet potentiellement utile. Mes mains m'aidèrent dans la recherche de gilets de sauvetage. J'en attrapai un et ressortis, le tendant à la blonde.

« Enfilez ça, lui dis-je plus comme un ordre que comme une suggestion malgré moi. Serrez les attaches et ensuite, tirez sur le truc rouge qui pendouille devant vous à gauche. Ca se gonflera. Vous pouvez attendre d'être dans l'eau, mais dans la panique, on ne sait jamais. »

Je retournai à ma place initiale, attrapai la rame et refis deux mouvements pour être sûre qu'ils soient corrects. Ma tête se tourna de nouveau vers Anarkia, qui n'avait pas l'air de bouger.

« Les chiens savent nager, c'est instinctif. Si vous tombez à l'eau, faites le chien avec vos bras et vos jambes. »

Je n'avais jamais eu de difficulté à nager. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours su nager. Je m'amusais souvent au bord de la piscine, sous le regard de ma mère, lorsque j'étais enfant. Elle m'emmenait de temps en temps au cottage aussi. Elle n'aimait pas trop se mouiller, mais elle faisait toujours un effort pour au moins mettre les pieds dans l'eau lorsque je voulais non seulement jouer avec elle, mais rester dans l'eau. Je fermais un instant les yeux, une ou deux secondes maximum, revenant à l'instant présent.
C'était une astuce comme une autre, mais je n'avais pas le temps ni les moyens de lui faire un cours présentement. Je n'étais pas maître-nageur non plus ! Ce week-end allait être bien long...

« Bon, ce n'est pas que je m'ennuie, mais il faudrait qu'on se mette à ramer, non ? »

Surtout si nous n'avions aucun réseau, chose qui ne me dérangeait absolument pas. Je savais me débrouiller seule, je l'avais fait depuis mon plus jeune âge. J'avais rapidement compris qu'on n'était jamais mieux servi que par soi-même et que l'Etat, la police, les gens comme ça, n'était pas forcément compétent ou juste. Mais qui étais-je pour juger ? J'étais une tueuse.

« J'ai l'impression qu'il va faire frais cette nuit, j'espère que vous avez pris un pull. »

Les températures fraîches ne me dérangeaient pas trop. J'arrivais à supporter, mais ça m'endormait très rapidement. Heureusement, j'avais prévu le coup... même si j'avais quasiment la totalité de mes affaires en fait.




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Dim 3 Sep 2017 - 1:29
Anarkia Kooks
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Elisabeth & Ana
La croisière s'amuse
 

Rame, rame, rameurs, ramez !




M
es propos avaient eu un effet assez flagrant sur Elisabeth. Ses yeux montraient une telle décontenance, elle était sincèrement perturbée. En revanche elle savait comment agir à bord d'un bateau ; j'observais avec attention la façon qu'elle avait de placer les rames. J'ai beau être une personne intelligente, si ç'avait été moi à sa place je les aurais placées complètement différemment. Et puis soudainement elle se leva et passa à côté de moi. Qu'allait-elle faire dans la cabine ? Aller se coucher ? Il est bien trop tôt. Elle ressort avec ce qui ressemble à une bouée de sauvetage. Non, un gilet de sauvetage. Le ton employé lorsqu'elle s'adresse à moi est relativement autoritaire mais ce n'est ni le lieu ni le moment de contester surtout qu'elle me rend un sacré service. J'enfile la bouée jaune canari et suis ses consignes. Le gilet se gonfle soudainement et je ressemble au bonhomme Michelin. Son petit discours sur les chiens me fit rire. Cela devrait marcher, en situation délicate j'ai un instinct de survie très puissant. Je lui souris.

"Je vous remercie de votre sollicitude et tâcherai de me souvenir de ces bons conseils. J'espère cependant ne pas devoir les appliquer. En revanche, il va falloir m'expliquer le concept des avirons, il me faut avouer que mon savoir me vient des jeux olympiques d'été et je n'ai jamais eu l'occasion de le mettre en pratique."

Je pose mes mains sur les avirons, un dans chaque main, que je tiens tout au bout. J'ai les bras complètement pliés. Je tente un essai, pas vraiment concluant puisque je n'ai réussi qu'à éclabousser l'horizon. J'éclate de rire en lâchant les avirons tout en m'essuyant le visage, quelques gouttes d'eau s'étaient accrochées à mes cheveux et glissaient doucement sur mes joues.

"J'ai pris un plaid de camping en polaire, à tout hasard, mais je ne suis pas de ceux qui craignent le froid. Au contraire même, j'ai tendance à préférer le froid à la chaleur."

Au grand damn de ma famille d'ailleurs, qui elle préfère la chaleur et les cent degrés farenheit tandis que je me languis d'un agréable soixante. Je n'attends que la nuit en fait, pour pouvoir admirer les étoiles et profiter de la vue et du calme. Je suis une citadine affirmée, mais une fois de temps en temps j'aime le calme pour me ressourcer. Je trouve cela reposant et inspirant. La poésie des étoiles et le silence de la nature m'aident énormément à me concentrer sur mon travail. Combien de fois ai-je été à l'observatoire de Chicago pour admirer les constellations afin d'être parfaitement détendue avant une procédure compliquée. J'aurais bien besoin des étoiles pour m'aider avec les avirons. Je reprends les avirons et retente un essai. Moins d'éclaboussures cette fois-ci. Je regarde Elisabeth, un sourire gêné se dessine sur mes lèvres.

"Il y a un geste que je ne dois pas faire correctement. Je vous présente mes plus plates excuses. Auriez-vous l'obligeance de me montrer la bonne conduite je vous prie ?"

Force est de constater que le Michelin sur moi bloque une bonne partie de mon amplitude de mouvement, limitant par conséquent mon champ d'action. Je m'en souviendrais de cette croisière. Et cette collègue se verra rendre la monnaie de sa pièce lundi. J'ai déjà une petite idée.







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Sam 16 Sep 2017 - 12:50
Elisabeth Langton
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J
'observai la jeune femme avec un visage neutre. En dépit du fait qu'elle avait enfilé le gilet de sauvetage, elle avait l'air tout aussi peu rassurée que lorsqu'elle ne le portait pas. Des Jeux Olympiques ? Ca ne renseignait pas vraiment, mais c'était mieux que rien. Il fallait être un sacré bon observateur pour apprendre quoique ce soit, les compétiteurs étaient de très haut niveau, c'était d'ailleurs pour ça qu'il y avait une pareille compétition, mais de là à prendre exemple sur eux pour faire avancer cette barque, je trouvais ça utopiste et très optimiste. Il ne fallait pas se leurrer, nous allions galérer à avancer, mais nous y arriverons, peu importe le temps que cela allait prendre.
Anarkia tenta un essai avec les avirons qui n'était pas très concluant, mais l'intention y était. Elle ria en s'essayant le visage, car quelques gouttes d'eau venaient de l'éclabousser. Ne trouvant rien de drôle à la situation, je préférai ne pas montrer quoique ce soit et afficher un léger sourire en coin. Mieux valait ne pas paraître hostile, n'est-ce pas ?

« Si vous continuez comme cela, vous allez finir tremper sans mettre un pied dans l'eau et votre plaid va bien vous servir, rétorquai-je avec mon léger sourire. »

Je ne savais pas moi-même si j'allais dormir. Elle n'avait pas l'air dangereuse, ni d'être une tueuse, mais les apparences sont trompeuses dans ce milieu. Il fallait mieux rester constamment sur ses gardes et je n'avais pas envie de finir en buffet à volonté au fond du lac. En fait, je n'allais probablement pas fermer l'œil de la nuit. Qu'il fasse chaud ou froid n'y changerait rien.
Je me ressassai les gestes de la blonde et acquiesçai légèrement, pensant savoir d'où venait le problème.

« Je crois que c'est parce que votre dos ne bouge pas. Vous faites les mouvements avec vos bras, mais vous restez relativement droite. Je pense que votre dos doit accompagner vos mouvements, aussi bien lorsque vous allez en avant qu'en arrière, vous devez vous pencher, expliquai-je. Surtout avec le gilet de sauvetage, les mouvements doivent être plus... prononcés je dirais. »

Mes explications étaient un peu foireuses, j'admettais. Mais je n'étais pas très douée pour expliquer les choses, encore moins pour apprendre quelque chose à quelqu'un. C'était tout un métier et certains étaient doués, d'autres absolument pas. Je me plaçai, m'installant plus ou moins correctement, et attrapai les rames. J'exécutai les gestes que j'avais décrits quelques secondes plus tôt et me stoppai.

« Je pense que ça doit être comme ça. Mon dos ne se bloque pas et tout mon corps suit, ça évite de se blesser bêtement... et de s'éclabousser, ajoutai-je pour essayer de détendre les choses. Ca vous parait bien ? Nous n'avons pas une grande distance à faire, mais autant prendre notre temps. »

Ce n'était pas comme si nous pouvions aller prendre un café au Starbucks du coin. Pourquoi étais-je dans cette galère déjà ? Parce que j'avais besoin de me détendre ? J'aurais pu trouver autre chose, ça m'épuisait plus que de raison.

« Si vous êtes du genre camping, pourquoi venir sur un bateau ? demandai-je, curieuse. »




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Dim 12 Nov 2017 - 0:21
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J'
écoutais avec la plus grande attention les conseils avisés de ma nouvelle amie, pour ainsi dire. Elle a tout à fait raison, force est de l'admettre : si je continue ma pitrerie je vais finir trempée de la tête aux pieds, si pas pire. Il faut donc bouger le dos en même temps que les bras ? Ce mouvement m'en rappelle un autre, nettement plus plaisant et nettement moins douloureux. Je regardai Elisabeth s'exécuter et analysai dans le détail la position de sa colonne vertébrale. Je tente de faire pareil et il se trouve que je ne m'en sors pas trop mal. En revanche le souffle vient à me manquer et ma gorge devint un peu sèche. Oui, elle avait raison, autant prendre notre temps. J'ai un savon à passer à une certaine collègue, il me faut toute ma force physique pour cet acte auquel je suis toujours en train de penser. Il ne me reste qu'à régler le détail de la situation, et j'y suis presque. Je pensais à la cafétéria, cependant mon humiliation étant privée rendre la sienne publique serait mesquin. Ah, voilà la solution, je vais jouer de mon autorité de titulaire, pour une fois, et lorsqu'un patient avec une érection complusive viendra aux urgences, je passerai le mot pour qu'elle s'en occupe personnellement. Voilà qui fait mon affaire. Je souris de ma petite revanche. Il n'y a pas mort d'homme, personne ne souffre et le travail est fait. Si toutes les revanches du monde étaient aussi douces que celle-ci nous serions dans le monde des teletubbies. Je n'ai jamais aimé ces petits bonhommes tout colorés et leur antenne sur la tête, ils m'ont toujours un peu effrayée. Et leur façon de parler est grandement infantilisante, Ghibli et Disney parlent normalement et cela marche très bien. Je vais sûrement regarder l'un d'eux en rentrant histoire d'alléger ma tête. Si j'arrive à rentrer chez moi un jour, cela va sans dire.

"Et bien, il s'agit d'un vil coup monté par ma collègue urgentiste, qui s'est mis en tête l'idée saugrenue que j'ai besoin de sortir et de voir autre chose que mon travail. Ma vengeance est déjà prête dans ma tête, je sais quel type de patient lui confier, elle va vite comprendre qu'il y a des conséquences à se payer ma tête ha ha !"

Mon éclat de rire se transforma en un vil baillement que je recouvris vite de ma main, lâchant précipitamment la rame qui lâcha son socle et tomba à l'eau. Je pense pouvoir affirmer à sept cent cinquante pour cent qu'Elisabeth va me jeter à l'eau pour ce sacrilège.

"Je suis sincèrement confuse, ma journée a été particulièrement remplie à l'hôpital et, comment dire, j'espérais un repas gastronomique assise dans une salle luxuriante. Si vous décidez de me jeter à l'eau je ne vous en tiendrais pas rigueur il serait de bon ton de le faire. Vous savez ramer avec une seule rame ?"

Après une petite lutte contre Michelin je sors mon téléphone. Une barre. Une seule. La plus petite. Je tente la numérotation de l'hôpital, mon smartphone me renvoie un message d'erreur disant que je ne suis pas enregistrée sur le réseau. Je lance une recherche, qui s'achève par un rond barré et un point d'exclamation. Autrement dit, pas de signal. Et je n'ai bien évidemment pas mon bipeur que j'ai laissé à l'hôpital pour le week-end, sinon la situation ne serait pas aussi marrante à observer.

"Je ne sais quoi dire, vraiment. Vous devez me haïr. Et je n'aide pas à améliorer ce cliché des blondes écervelées."








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Rame rame, Rameur ramez




J
e n’étais pas admirative comme beaucoup de personnes au sujet des médecins. Ils avaient choisi cette voie, avaient fait de longues et dures études pour sauver des vies. Ils ne faisaient que leur travail, même si celui-ci était loin d’être une partie de plaisir. Surtout les urgences. Les gens y allaient pour un rhume à la con ou une coupure au couteau qui demande un simple pansement. Assistés. Cependant, je concevais le fait qu’elle ait besoin de repos, c’était un besoin humain et relativement naturel. J’étais peut-être une machine à tuer, mais j’avais aussi besoin de temps mort. Je fis un sourire en coin en l’entendant rire, la regardant. Ca devait être comique les vengeances entre collègues ! Néanmoins, mon sourire disparut assez vite lorsque je vis la rame tombée à l’eau. Misère… Qu’avais-je fait de si terrible pour mériter cela ? Certes, je tuais des gens, mais était-ce une raison ? J’en doutais fortement. Je soupirais plus ou moins discrètement, plaçant un bras autour de mon ventre et l’autre amenant les bouts de mes doigts sur mes lèvres. Je restai plantée là, réfléchissant aux possibilités qu’ils nous restaient : tenter de ramer avec une rame, plonger et nager jusqu’à la rive pour trouver un bateau à moteur et revenir chercher l’autre et se barrer de cette maudite barque ou attendre jusqu’au lendemain qu’on vienne nous chercher. Dans la première idée, il faudrait qu’on se passe la rame, car je ne pourrais certainement pas le faire seule. Pour la seconde idée, il était évident que ça serait moi, je savais nager et j’irais plus vite qu’en faisant la nage du chien. La troisième option était, comme la première, une idée qui ne m’enchantait pas. Pas du tout même. Je préférais me mouiller que de continuer cette mascarade. Au vu du bâillement de ma camarade d’aventure, elle n’aurait aucun mal à s’endormir ici. Je me retenais de lui demander si elle soignait avec une seule main à sa question, mais je ne pus me retenir un ton assez sarcastique.

« J’ai peut-être l’air athlétique, mais je ne suis pas Hercules, dis-je en haussant les sourcils, croisant mes bras sur ma poitrine, ayant plutôt envie de la foutre à l’eau comme elle le suggérait. Si je vous mets à l’eau, vous risquez de mourir d'hypothermie ou d’une crise d’angoisse par rapport à votre peur de l’eau. Je n’ai pas envie de commettre un homicide. »

Bien qu’un homicide ne m’avait jamais posé de problème et je pourrais le faire sans problème d’ailleurs, mais le type nous avait emmenées jusqu’ici, il connaissait mon visage. Un témoin. Trop chiant. Plutôt éviter les emmerdes inutiles.

« Vu votre métier, je doute que vous soyez écervelée ou alors je ne mettrais plus jamais ma vie entre les mains d’un médecin, répliquai-je, sincèrement, bien que j’aille rarement voir un médecin. »

Il fallait que je sois vraiment en piteux état pour aller à l’hôpital, ce qui était vraiment rare.
Finalement, je décidai de parler de mes trois idées pour nous sortir de là, j’allais jusqu’à mon sac, que j’avais mis dans la petite cabine et vérifiais mon téléphone portable. J’avais encore de la batterie, mais aucun réseau. Je le remis dans mon sac et retournais auprès d’Anarkia.

« J’ai de la batterie. Depuis la rive, on aura sûrement du réseau pour appeler quelqu’un… mais si je me mouille, vous me devez un resto, fis-je en souriant en coin, mi-amusée, mi-sérieuse. Que décidez-vous que nous fassions ? »




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Dim 12 Nov 2017 - 14:58
Anarkia Kooks
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Rame, rame, rameurs, ramez !




L
e calme olympien d'Elisabeth me perturbait. Les seules personnes disposant de facultés aussi exceptionnelles étaient les médecins, les agents des forces de l'ordre et les soldats de la mafia. La première solution me paraissait assez étrange, la deuxième était plus plausible, et la troisième, possible. Seulement, je ne l'avais jamais rencontrée avant. Certes il est impossible de connaître chaque membre de la Mano, mais une femme, qui n'a pas l'air sicilienne, je l'aurais remarquée. Je tenterai de lui poser la question, si nous arrivons à sortir de ce fourbi un jour ou l'autre. Et ses arguments étaient tout à fait justifiés : si j'entrais dans l'eau je n'en sortirais pas vivante, l'angoisse et la peur surpassent l'adrénaline de l'instinct de survie et je deviendrais de la chair pour les poissons. Cette éventualité ne m'enchante guère, je tiens à ma vie, merci. Le choix du terme m'interpella. Homicide. Les gens ont plus facilement tendance à parler de meurtre, pas d'homicide. La piste de la police commence à se faire plus sérieuse la concernant. Une part de moi aurait préféré qu'elle soit de la mafia. Je tenterai de lui poser la question vraiment subtilement.

"Et si je vous apprends qu'en plus d'être médecin titulaire je suis chirurgienne cardiovasculaire, je vous enlève le dernier morceau de foi qu'il vous restait en la médecine. Rassurez-vous, dans un bloc opératoire je suis nettement plus à l'aise que sur l'élément le plus dangereux de la nature."

Parmi les quatre éléments de la nature, l'eau était de loin le plus dangereux. Le feu peut s'arrêter. La terre et l'air sont essentiels mais inoffensifs. Mais l'eau ? Il est plus facile d'éteindre un incendie que d'arrêter un tsunami. Personne ne peut arrêter un tsunami ou une inondation. L'eau est vraiment la maîtresse de tout sur cette terre, et c'est aussi pour cette raison qu'elle me terrifie. Elle bouge tout le temp, il est difficile de prévoir ses mouvements, et on ne peut la vaincre. Mon bloc opératoire stérile me convient très bien, merci beaucoup. Elisabeth semblait maîtriser cet élément, mais un détail lui échappait dans ce scénario pourtant très bien ficelé.

"Un restaurant me semble le minimum syndical pour rattraper ce fiasco. Je peux même vous garantir qu'il aura plus d'étoiles que cette croisière, vous pouvez assurément compter sur moi Elisabeth."

Je ne voyais aucun inconvénient à l'inviter au restaurant suite à cela. Surtout dans un restaurant gastronomique. Certes mon salaire de docteur ne fait pas partie des plus élevés, mais occasionnellement il me permet de m'offrir un vrai plaisir gastronomique, dans le genre de restaurants où le serveur demande qui paiera l'addition et donne la carte des prix à cette personne seulement. Ceci est un concept tellement élitiste, mais après la désastreuse croisière de pauvre de ce soir, mes standards ont besoin d'être réhaussés et j'ai bien besoin d'élitisme.

"J'aime beaucoup votre solution, bien meilleure que la mienne. En revanche, comment comptez-vous garder votre téléphone au sec pendant que vous nagez ? Vous possédez l'une de ces pochettes imperméables que l'on peut porter autour du cou ? Ou alors vous avez un vieux Samsung noir et rouge étanche ?"

Si elle est soldat de la mafia, effectivement, elle a ce téléphone ou un similaire, c'est un modèle bien trop vieux pour être traçable par les forces de l'ordre. Je n'ai pas besoin de ce genre de téléphone puisque mes consignes viennent oralement. Et puis, un petit Clash Royal ou un Candy Crush Saga en salle de repos avec un café permettent de souffler un peu entre deux procédures.

"Cependant, il me faut vous faire confiance quant au fait de me sortir de là. Vous seriez en droit de me laisser au milieu du lac, certes, mais les conséquences ne seraient pas marrantes et pas de mon ressort. Je tiens sincèrement à vous payer ce restaurant gastronomique."

Ce n'est pas une menace, loin de là, bien au contraire, mais l'idée m'a traversé la tête pendant quelques secondes. Rien ne me garantit qu'elle appelera les secours pour venir me chercher. Mais si elle est de la police ou de la mafia comme je le soupçonne, elle a tout intérêt à tenir sa parole. Elle m'a l'air d'être une femme de parole d'ailleurs. C'est un sentiment qu'elle m'a renvoyé plusieurs fois. Mais je peux me tromper.







I cannot cry 'cause the shoulder cries more I cannot die I a whore for the cold world. Whore for the cold world.
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Dim 12 Nov 2017 - 18:31
Elisabeth Langton
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Rame rame, Rameur ramez




« O
h ! Il en faudrait bien plus ! répondis-je en haussant de nouveau les sourcils. Ca ne me concerte simplement dans l’idée que lorsqu’on se donne les moyens et qu’on bosse dur, on arrive à son but. »

Je n’étais pas de ces personnes qui distinguaient les blondes, des brunes, des rousses. Je trouvais ça foutrement ridicule. Depuis quand la couleur de nos cheveux devait renseigner sur l’intelligence ? Il m’arrivait de faire des trucs complètement idiots lorsque j’étais en vacances, en pause, en pseudo-week-end - parce qu’on ne va pas se mentir, les semaines ne comportent pas sept jours ni vingt-quatre heures dans une journée lorsqu’on est tueur à gages et qu’on fait partie de la mafia - et la preuve étant, Anarkia était un chirurgien cardiovasculaire. Elle ne devait pas être débile, sinon il y aurait plus de médecins… mais ceci était un autre sujet.
Actuellement, nous étions dans de beaux draps. Ma chère compagne d’aventure avait fait tomber la rame et nous étions en pleine réflexion sur comment se sortir de ce beau merdier.

« Je ne doute pas de vos compétences… et je n’ai pas envie de vérifier avec mon corps. Je vous crois sur parole. »

Les aiguilles, je n’en avais pas peur, mais rester allongée dans un lit d’hôpital, ce n’était pas du tout mon truc. J’avais besoin de bouger. Rester enfermée n’était pas quelque chose que je faisais, qu’il pleuve, qu’il neige ou que ce soit l’apocalypse. J’aimais me sentir libre, alors que je savais pertinemment que je ne l’étais pas. J’avais une dette envers la Mano, une dette que mon grand-père m’avait laissée, mais heureusement, parce que je pense qu’on m’aurait dégagé et j’aurais fini SDF, malgré le fait qu’il ait été un parrain. Je n’étais rien. Seulement sa petite-fille, mais je n’avais aucun droit, aucun grade, ni aucune reconnaissance. Ca ne signifiait que peu de chose pour la mafia.

« Même une pizza me conviendrait, mais si vous voulez un restaurant étoilé, je ne vais pas vous en empêcher, fis-je en souriant en coin. Et puis, je suis d’accord, ça nous fera oublier ce fiasco. »

Comme si la chance pouvait me sourire autant ! J’étais relativement chanceuse en mission, mais il ne fallait pas pousser mémé dans les orties. Si je n’avais tout le temps, la vie serait ennuyeuse. Elle l’était déjà presque à certains moments…
Mon regard ayant dévié sur l’eau du lac, je me concentrais de nouveau, fixant Anarkia, les bras toujours croisés. Je sentais que quelque chose n’allait pas. Ses questions alertaient mon sixième sens, mon instinct me soufflant qu’il y avait anguille sous roche. Je la laissais parler, ne bougeant pas d’un iota. Je ne savais pas si elle avait véritablement peur que je la laisse, ce que je pourrais faire, ou le fait qu’elle ait une idée derrière la tête.

« Je ne vais pas mouiller mes affaires. Je vais les laisser ici, je fais l’aller-retour pour les récupérer et vous récupérez par la même occasion. Je me sèche rapidement, me rhabille et on se tire de ce lac, énumérai-je comme si c’était clair et évident. D’autres questions ? »

Finalement, je sortis une serviette de mon sac et photographiais la disposition de mes affaires. Si elle fouillait, je le saurais. Mon arme était tout au fond, caché dans un pantalon. Je glissais mon téléphone portable dans une poche de veste et refermais le sac.

« Si ça ne vous ennuie pas, je vous serais reconnaissante si vous me prêtez votre plaid tout à l’heure pour me réchauffer plus vite. »

Je commençais à me déshabiller, me dévoilant en sous-vêtements, m’agenouillais et trempais une main dans l’eau fraîche. Voire assez froide. Je ne montrais rien et en posais sur ma nuque pour me préparer au choc thermique, mouillant également mes bras, le haut de ma poitrine et légèrement le ventre. Je soufflais plusieurs fois, dégonflant mes joues et après un élan, je plongeai dans l’eau froide, la tête la première, faisant une brasse avant de remonter à la surface, soufflant...




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Dim 12 Nov 2017 - 20:14
Anarkia Kooks
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I
l semblerait qu'elle fasse partie de ces nombreuses personnes qui se sentent inconfortables en présence d'aiguilles. Je n'ai jamais réussi à comprendre cette peur irrationnelle des aiguilles. Une aiguille dans le corps est bien la seule chose qui peut se contrôler : on la plante où l'on veut et on choisit combien de sang on veut retirer. Évidemment si elle est mal placée il peut y avoir des petites conséquences, mais très mineures. Personnellement je trouve cela fascinant. Rares sont les patients qui pensent comme moi.

"Je vous dois a minima un restaurant étoilé, j'insiste sur ce point."

Je la regardais faire son petit manège avec ses affaires. Sa posture ne m'échappa point. J'ai la même devant un écran avant une transplantation cardiaque. C'est une position de concentration et d'analyse. Elle enregistre le contenu et le placement de chaque objet dans son sac. Elle avait peur que je regarde dedans ? S'il n'y a pas de lampe avec un génie qui exauce les vœux, son contenu ne m'intéresse aucunement, je ne toucherai pas à un cheveu de ses affaires, j'ai été bien élevée je vous prie. Chacun ses affaires, on se touche pas à ce qui ne nous appartient pas, ceci est la meilleure solution pour éviter les problèmes. Et que pouvait-elle avoir de secret à cacher ? Beaucoup d'or ? Une arme ? Et à quoi cela me servirait, là, tout de suite, dans cette situation ?

"Ce plan me convient parfaitement. Et mon plaid est tout à vous bien évidemment, je ne vais pas vous laisser geler ici alors que vous nous sortez de cet embêtement."

Je joignis le geste à la parole et me levai pour le sortir de mon sac. Le Michelin autour de moi réduisait toujours mon amplitude de mouvement, mais je ne l'enlèvera qu'une fois sur de la terre ferme qui ne bouge pas. Je sors mon précieux et le pose plié sur le sac d'Elisabeth, elle n'aura qu'à le prendre. Je la regarde se déshabiller. Aucune pudeur. Elle me plaît cette fille. Elle a de l'esprit. Si elle ne travaille pas déjà pour nous il faut trouver un moyen de la recruter, je pense qu'elle serait un sacré atout. Je la regardais se mouiller partie après partie, pour éviter le choc thermique. Bonne idée. Puis elle saute, et nage. Elle crawle même. Je la regarde partir, fascinée. Il faut vraiment que je prenne des leçons. Seulement pour prendre des leçons de natation il faut avoir du temps libre, et ce dernier n'existe que trop rarement pour que je le consacre à autre chose que du sommeil réparateur. Quel cercle vicieux. Et si je prenais quelques jours de vacances ? Je dois avoir explosé le record de l'hôpital du nombre de congés restant en fin d'année. Il doit bien me rester trois mois, voire plus. Mais trois mois sans travailler est tout simplement inconcevable. Que fait-on lorsque l'on ne travaille pas ? On sort voir des gens ? Elisabeth a atteint la rive. Je tente de m'asseoir engoncée dans mon Michelin et sort mon téléphone. Quatre-vingt-sept pour cent de batterie et je dispose d'un câble et d'un chargeur externe. Pas de réseau pour jouer à Clash Royal ou Candy Crush Saga, mais un poker fera l'affaire. Du poker contre des robots n'est pas aussi drôle que du vrai, il n'y a pas des têtes humaines avec des tics à analyser. C'est mon moment préféré dans une partie de poker. Et je suis très douée pour lire les gens. Après une enfance et une adolescence dans la rue, les expressions humaines n'ont aucun secret pour moi. D'ailleurs, certains membres de la famille entraînent leur bluff avec moi, et je les entraîne au bluff. Le bruit de l'eau me sortit de mes pensées, je vis Elisabeth revenir à la nage et tenter de grimper dans le bateau. Je me lève et lui tends ma main pour la tirer sur le pont.

"Wouaouh, vous assurez comme une pro ! Ce crawl était beau ! Alors, ce cauchemar est terminé ?"







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